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Les Editions du Flamant Noir cherche de nouveaux Talents
 par   - 1892 lectures  - Aucun commentaire

Plumavitae s'associe avec Flamant Noir Editions

Plumavitae.co, vous vous souvenez ? Si non, rendez-vous sur plumavitae.co !
Mais ce n'est pas le sujet ! Nous avons le plaisir de vous annoncer notre partenariat avec Flamant Noir Editions, une maison d'édition exigeante consacrée au polar, le thriller ou encore le roman noir.

A partir du 2 mai 2018, grâce à Plumavitae, Flamant Noir Editions rouvre la réception des manuscrits par internet ! Auteur(e) de Thriller, de Polar ou de Roman Noir ? Envoyez-nous votre manuscrit !

Conditions d’envoi :

- Envoyez votre projet à cette adresse : manuscrits.flamantnoir.ed@gmail.com
- Votre manuscrit doit être cohérent avec la ligne éditoriale des Éditions Flamant Noir (plus d'infos sur http://editions-flamant-noir.com/)
- Adressez-nous au maximum les 50 premières pages de ton écrit (soit 37000 mots), accompagnées d’une présentation générale de vous et de votre projet

Alors, à vos claviers et que la Plume du Flamant Noir soit avec vous !


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Concours d'écriture by Shaku #1
 par   - 2052 lectures  - Aucun commentaire

Bonjour, je vous propose un concours d'écriture dont les règles sont plutôt simple. Je répondrais à toutes vos questions si vous en avez.

Par contre, sachez avant toute chose que je m'excuse envers les personnes n’habitant pas en France. Je ne peux accepter votre texte, car je ne pourrais pas financer les frais de port si jamais vous gagnez un lot... Cependant, vous pouvez participer si vous ne souhaitez rien gagner !

Le principe de ce premier concours

• Ce concours est anonyme.
○ Les participants m'enverront leur texte par mail en PDF à cette adresse (morganeperro@outlook.fr)
○ Titre du mail : Prompt#1 + Titre de leur fiction + n° du prompt
○ Le titre de leur fiction devra être au-dessus du corps du texte. Ce nombre de mot ne sera pas compris dans la limite autorisée.

• Écrire une fiction entre 3000 et 10 000 mots sur la base d’un prompt choisi au préalable à partir du 15 avril sur le document google indiqué en bas de la page.
○ Le prompt choisi doit être libre au moment de la réservation. Dans le cas contraire, choisissez un autre prompt où il n’y a pas marqué (réservé par « nom »)

Mais… qu'est-ce qu'un prompt ?
• Un prompt c’est un petit plan ou idée de quelques lignes pour écrire une fiction. On remplace aussi "A", "B", ect, par le nom du personnage.

○ Exemple :
• A et B se promènent dans la forêt et se font téléporter par des extra-terrestres. Comment vont-ils s'en sortir sans que ces monstres ne décident de copuler avec eux ?


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elane

Racisme, une question de perception ?

Bloggé le 17-04-2017 22:32 avec 4199 Vues

Alors il s'agit surtout d'un petit coup de gueule que je fais là car la principale intéressée ne le lira jamais ici. Et que poser la situation par écrit me permet de mieux la digérer. Je n'attends pas vraiment de réponse mais si je peux faire réfléchir une ou deux personnes sur cette situation, ce sera déjà pas mal.

Une petite présentation s'impose...

Je suis française d'origine, blanche. Toute ma famille est française à l'exception d'une grand-mère italienne et j'ai de la famille par alliance dans un peu tous les coins du monde, de l'Afrique du Sud à la Thailande en passant par les States. J'ai grandi dans un quartier asiatique et actuellement, j'habite le quartier black de Paris (Chateau-Rouge, pour ceux qui connaissent), l'un des derniers quartiers populaires de Paris et je bosse en banlieue dans un lycée où un enfant sur trois ne parle pas français à la maison. J'ai clairement pas le même travail que la plupart des profs mais c'est aussi un endroit où j'ai l'impression d'être vraiment utile. Et j'adore travailler là. 

Pour poser les choses un peu cruement, je suis blanche et j'ai toujours habitée des quartiers où j'étais clairement une minorité visible:-) Dans ma station de métro, je pense c'est le seul endroit en France où pendant l'été, une pharmacie fait de la pub pour des produits qui blanchissent la peau.

Et pendant toute ma vie, je n'ai jamais senti que le fait d'être blanc était un avantage ou un inconvénient. Je n'ai jamais vraiment fait attention à la couleur de peau des gens autour de moi. Inconsciemment, j'ai une tendance à être plus réceptive envers les asiatiques (j'ai mis longtemps à m'en rendre compte) parce que j'ai grandi dans un quartier asiatique, mais en général, la couleur de peau des gens, je ne la remarque pas.

Depuis peu, j'ai une collègue originaire du Gabon qui réagit au quart de tour sur la question du racisme, de la condition noire, de l'esclavage, de la politique africaine. C'est black power à fond et comme elle est très entière, c'est souvent dans l'exagération mais assez drôle au final.

La première fois que nous sommes allées voir un film, une sortie entre collègues, nous sommes allées voir un film. J'avais aussi invité une amie Pat' et nous sommes allées voir un film pas génial mais dont j'avaisbien aimé le premier « Labyrinthe ». La première question que m'a posé ma collègue, avant même de savoir de quoi cela parlait, c'était « Y a t il des noirs dans le film ? ».

J'avais vu le premier et je l'avoue, j'étais incapable de répondre. Parce que je m'en fous en fait.

La deuxième chose qu'elle m'a dite c'est « Mais ton amie... elle est chinoise. » Ben oui, Patricia, c'est son nom français parce que Hua, c'est vraiment pas facile à prononcer pour un français. Vraiment pas !

Bon, je ne me suis pas formalisée pour si peu.

Elle est à fond dans la résistance suite à la prise de pouvoir d'Ali Bongo face à Jean Ping et la situation compliquée de son pays. Et je trouve que son combat est tout à fait honorable et louable.

Pour ceux qui ne connaissent pas la situation..

https://www.youtube.com/watch?v=hkZir1L7fSY

Pendant les vacances, elle m'a invitée pour son anniversaire et j'y suis allée.

J'étais la seule blanche. On était 31. Ce qui ne me choque pas d'habitude puisque je vis dans un quartier où presque tous ceux qui y habitent sont noirs.

Et la première réflexion d'une amie de ma collègue qui me dévisage « Ben celle-là, tu vas la mettre dans un coin. »... Oui, bonjour aussi...

Cette soirée a été l'une des plus longue de ma vie.

Pendant toute la soirée, j'ai été ostracisée parce que j'étais blanche, regardée de haut... et clairement, ceux qui m'ont parlé, j'aurai préféré qu'ils se taisent.

Il y avait aussi deux métisses... Et ça a presque fait débat sur le fait qu'on devait ou non leur parler comme aux autres.

Moi, il n'y a pas eu débat... J'ai été mise de côté purement et simplement. Même par ma collègue. La plus loooongue soirée de ma vie.

Ma collègue et ses amis qui sortent la carte du racisme, de la responsabilité de l'homme blanc pour tous les malheurs de l'Afrique (ils n'ont sûrement pas complètement tords malheureusement mais je ne suis pas responsable de tout ce que fait l'Homme blanc en Afrique ou ailleurs parce que je suis blanche...) tous les jours pour un oui pour un non m'ont clairement fait sentir très très mal.

Alors avec le recul, je me rends compte de deux choses.

Premièrement, malgré le fait que j'ai toujours habité et travaillé dans des quartiers populaires et clairement cosmopolites, je n'ai jamais connu le racisme « anti-blanc ». Ni dans le quartier asiatique où j'ai grandi ni dans le quartier black où je vis, ni en banlieue parisienne où j'ai toujours travaillée. Et ça, c'est plutôt encourageant et un bon signe pour la France.

Après, je comprends mieux la révolte que l'on peut ressentir face au mépris que l'on peut ressentir face au racisme. Surtout quand cela vient de personnes qui le combattent avec de grands mots et qui ne se rendent pas compte qu'ils tombent dans les pires travers qu'ils condamnent sans même s'en rendre compte, qui sont d'une susceptibilité incroyable sur tellement de sujets (du genre à réagir comme le pire des outrage d'utiliser l'expression « idées noires »...). J'ai un respect encore plus grand pour ceux qui ont vécu ce racisme et qui le vivent au quotidien. C'est terriblement destructeur de vivre une telle chose. Mon petit coup de gueule leur paraît peut-être même très déplacé. Si c'est le cas, je m'en excuse.

Bref... C'était une expérience de vie dont je me serais bien passée. Demain matin, je reprends le boulot et je vais croiser cette collègue dans la salle des profs. Et oui, je vais la jouer hypocrite, sans rentrer dans un conflit qui ne résoudrait rien pour essayer de la confronter aux contradictions de son comportement. Je ne comprends même pas pourquoi elle m'a invité au final. Peut-être qu'elle ne se rend réellement pas compte de son comportement ? Peut-être qu'à un certain niveau, on a tous ce petit côté hypocrite ?

Je ne sais pas mais franchement, je suis secouée. 

A l'heure où les Hommes construisent plus de murs que de ponts entre les cultures et les pays, je pense qu'on devrait tous réfléchir à ce qui nous unit plutôt qu'à ce qui nous divisent. 

 


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Ce que tu as vécu est très classique. Et s'explique facilement.

Certains noirs ont complètement gobé la pilule de l'esclavage et du racisme, d'autres se sont ultra-occidentalisés, nombreux crachent sur les blancs dès qu'ils en ont l'occasion, et une partie de la population reste indifférente à tout ce tintouin.

Ta collègue (ainsi que son entourage... faut jamais oublier l'entourage quand on parle de blacks) est simplement à caser avec ceux qui luttent avec acharnement contre "l'oppression contre les noirs". Parfois réelle parfois fantôme.

De plus, faut savoir que beaucoup de noirs (pas tous, hein, je généralise pas !) ne sont pas seulement "racistes" envers les blancs. Mais aussi racistes entre eux. Combien de fois j'ai vu des noirs se moquer des autres parce que c'est des "bantous à grosse tête" ?

J'ai fait mes 5 ans de fac en couple avec une tchadienne (du nord = les arabes musulmans à peau claire, à différencier des tchadiens du sud qui sont plus noirs et chrétiens). Donc je connais bien le sujet. J'ai eu mon lot de critiques racistes de la part de tout l'entourage africain de la fac (et pas que des tchadiens). Genre j'ai pas de thunes, je sais pas m'habiller, je veux pas devenir banquier ou homme d'affaires alors que je fais des études d'économie, c'est la honte, etc... Les noirs, c'est pas mal dans l'ostentatoire quand même.

Petite parenthèse : les produits pour éclaircir la peau, tu en trouves partout où vivent les populations africaines en France, pour ton info. En pharmacie ou dans la valise de la grosse dondon bantou, d'ailleurs.

Bref, ce que tu as vécu est pénible. Par acquis de conscience, tu peux essayer d'en discuter avec ta collègue (qui fera passer le message à son entourage). Il est possible que cette stigmatisation leur passe une fois qu'ils te connaitront mieux. Souvent, et c'est d'ailleurs pas un fait typiquement lié aux noirs d'ailleurs, les gens se moquent de ce (ou de ceux) qu'ils ne connaissent pas. Réaction "normale" typiquement humaine. Mais après, si tu prouves ta valeur, tu peux même monter haut dans leur estime.

Pour ma part, en dernière année de fac, j'étais devenu intouchable par les blacks. Plus un seul osait se moquer de moi (les derniers qui l'ont fait se sont pris des roustes des autres noirs qui m'appréciaient). Et la mère de ma fiancée a même insisté officiellement pour qu'on passe au mariage. Quand tu sais que j'ai commencé dans une merde totale question communauté (je te passe les détails mais c'était plus que simplement galère), tu peux te convaincre que si tu manoeuvres bien ta barque, ce que tu as subi n'est qu'un mauvais moment à passer.

Parce que quand tu te fais accepter de la communauté africaine, crois-moi, tu passes de super bons moments.


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Ce que tu as subit était un acte de discrimination si l'on en croit la définition exacte. Mais, conformément à un phénomène qui s'oberve de plus en plus (et qui est de plus en plus dénoncé, heureusement), les personnes ayant commis cet acte n'en sont absolumment pas conscient, tout comme la grosse majorité de la société n'y verra tout au plus qu'un manque de politesse. Si la situation avait été inversé, la LICRA aurait sauté sur la paleto des hôtes avant que ceux-ci n'aient pu démarrer la soirée.

On observe un véritable "deux poids, deux mesures", en matière de racisme, de discrimination et autres questions du genre. Un blanc qui prétendra avoir été victime de racisme sera, au mieux, prit comme un menteur, au pire, comme un connard ayant eu ce qu'il méritait (parce qu'il est blanc).

Pour beaucoup, le racisme envers les blancs (tout comme les violences conjugales faites aux hommes et autres), ne peut exister, tout comme un noir ne peut être raciste, une femme ne peut être sexistes. Pourquoi? Parce qu'il y a tendance à raccrocher l'homme blanc cis genre hétéro à tout les maux de la société, ainsi qu'à toujours donner raison à la minorité, qui s'est autoproclammée dépositaire du monopole du bien commun et de la juste pensée. Ainsi, il y a cette impression que l'homme blanc doit toujours tout aux autres, que quoiqu'il arrive, la faute de ses ancêtres, non, de son peuple, rejaillira toujours sur sa gueule, l'éclaboussant, le rendant toujours moins légitime sur les débats sur la discrimination. Discriminer un homme blanc, pour beaucoup, c'est de la justice sociale, donc ce n'est pas de la discrimination.

Et de là, dès qu'on essaye d'argumenter dans ce genre de situation, ça part très vite au concour de victimisation, d'hypocrisie et de révisionnisme. Pour vous dire à quel point ça frise le ridicule, j'ai déjà vu des mecs reprocher les croisades aux blancs d'aujourd'hui, ou encore des féministes balancer "après la monopolisation des premiers rôles au cinéma par les hommes, il n'est que justice de voir les femmes monopoliser les premiers rôles".

Et, généralement, c'est très difficile d'évoquer ce problème particulier sans se faire taxer de raciste et d'avoir droit à une chiée d'ad hominem.

C'est un problème sans fin... ceux qui soutiennent ce raisonnement assymétrique sont généralement persuadés d'être dans le bon droit. A noter qu'un certain nombre ne sont même pas concernés par le problème et pense se placer dans le camps des "gentils", en adoptant ce dogme. En réalité, comme l'aura briamment expliqué un épisode de South Park, ils ne font que flatter leurs égos.

 

Au final, je concluerais par ces mots. Nous sommes tous différents et certainements pas égaux de faits. Il y a tout un tas de choses qu'on ne peut contrôler. Notre sexe, notre âge, notre couleur de peau, notre milieu social, etc... mais il y a une choses que tout le monde peut faire, surtout en ce XXI siècle: apprendre. Apprendre le respect, apprendre à être moins con, apprendre à réfléchir... être différent ne signifie pas qu'on ne peut pas vivre ensemble, cela signifie juste qu'il faudra faire preuve d'un minimum d'adaptation. Nous sommes des êtres humains. L'adaptation, c'est notre plus grand caractéristique... alors bordels faisons tous un efforts! Sinon on avancera jamais.


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Elane, si ce n'est pas déjà fait, tu devrais aller faire un tour sur Tumblr, tu verras, c'est... fascinant.

Je souscris tout à fait aux propos du post juste au-dessus du mien. Je rajoute simplement que certains tendent à s'enfermer dans leurs particularismes (ethnique, sexuel, etc) au point qu'ils ne se définissent plus que par eux (ce qui est fort triste ; perso, ce qui m'intéresse chez quelqu'un ce n'est si sa couleur de peau, ni son orientation sexuelle mais ce qu'il est, ce qu'il aime, etc) et au bout du compte, par leur attitude fermée et revendicatrice, ils obtiennent en retour tout le contraire de ce qu'ils réclament, à savoir du respect, de la bienveillance et de la compréhension.

Et le gros problème, c'est que cette tendance (venue des USA pour l'essentiel) fait tâche d'huile dans de nombreux compartiments culturels depuis quelques années (i.e. l'exemple du film que tu cites au sujet duquel ta collègue t'a immédiatement demandé s'il y avait des acteurs noirs dedans - le film aurait pu être une daube que la question aurait été la même) et tend doucement mais sûrement à la mise en place d'une police de la pensée visant à ne heurter personne et à contenter tout le monde en ménageant les susceptibilités de chacun.

Sachant qu'on est 7 milliards, ça promet pour la suite.

Bref : le trop est l'ennemi du bien.

Parfois, je me dis que je devrais n'en avoir rien à faire de ces gens-là sauf que pour y avoir été confrontée, j'ai du mal à rester zen devant autant d'arrogance et de bêtise mêlées.

Ta collègue, tu peux essayer de lui parler, de partager ton point de vue et ton ressenti vis à vis de ce que tu as vécu pendant cette soirée. On ne sait jamais, ça pourrait marcher. Après tout, si elle t'a invitée, ce n'était certainement pas pour t'humilier mais parce qu'elle t'apprécie. Par contre, prise dans son propre microcosme et afin de ne pas perdre la face devant ses amis qui sont a priori dans la même mouvance que la sienne, elle a choisi le camp de la majorité. Ce n'est pas correct vis à vis de toi, et ce n'est pas respectueux. Si elle est vraiment convaincue de son propre combat alors elle devrait comprendre.

 


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Je m'attendais pas vraiment à des réponses. Mais merci à vous qui avez pris le temps de le faire et d'apporter chacun un éclairage sur la situation.

Ben P : Très classique ? Je trouve ça assez triste en fait. Oui, ma collègue et ses amis font clairement du racisme anti-blanc et les deux métisses de la soirée n'ont pas eu un traitement de faveur non plus. 

 Et tu as raison, il y a aussi ce côté très ostentatoire qui ne me correspond pas et qui m'a un peu glacé. Ma collègue revenait de Madrid où elle a passé une semaine et elle disait à son amie « J'étais surprise parce qu'en Espagne, il y a pas de noirs et en plus ils sont un peu... villageois, si tu vois ce que je veux dire »...

En discuter avec ma collègue ? Non, je ne le ferai pas. Elle est extrêmement susceptible dès qu'on ose effleurer un sujet autour du racisme, des noirs et elle a une emphase qui ferait passer un Marseillais cafféiné pour un neurasthénique dépressif. Et j'en connais des Marseillais:-)

J'ai toujours trouvé son attitude entière assez drôle et comme j'habite dans son quartier préféré et qu'on a presque toutes nos classes en commun et que je suis aussi très dynamique, elle m'a toujours bien aimé.

Lors de la polémique de Nadine Morano qui avait une "amie noire", elle est rentrée dans la salle de classe en me prenant dans ses bras en disant que "j'étais son amie blanche".

J'avais trouvé ça drôle sur le moment. 

Je n'avais pas compris à l'époque que d'une certaine façon, c'était vrai, j'étais sa seule amie blanche.

« Souvent, et c'est d'ailleurs pas un fait typiquement lié aux noirs d'ailleurs, les gens se moquent de ce (ou de ceux) qu'ils ne connaissent pas. »

J'ai grandi dans un quartier asiatique, je vis dans un quartier black... Et non, je n'ai pas vécu ça. Jamais. Les Noirs qui habitent dans mon quartier viennent en majorité des DOM TOM et l'ambiance de mon quartier est très cool, presque trop cool parfois pour moi qui suis un peu speed :-) Mais j'adore ce quartier et j'y vis depuis cinq ans.

« Pour ma part, en dernière année de fac, j'étais devenu intouchable par les blacks. Plus un seul osait se moquer de moi (les derniers qui l'ont fait se sont pris des roustes des autres noirs qui m'appréciaient). »

Ce genre de comportements, je le trouve à la limite mafieux et ça ne me plaît pas vraiment.

Bref, je crois que je vais en faire mon deuil. Cette collègue restera une collègue. J'ai cru qu'elle pouvait devenir une amie. La vie continue...

Blackshamrock :

« Discriminer un homme blanc, pour beaucoup, c'est de la justice sociale, donc ce n'est pas de la discrimination. »

Oui, c'est exactement comme ça que je l'ai vécu en fait. Et oui, j'ai peur de me faire traiter de raciste si j'aborde le problème avec ma collègue qui s'est un jour emportée parce qu'un collègue avait osé employer l'expression « idées noires »... oui, oui, il s'est fait engueuler! Et c'était tellement énorme que j'ai crû que c'était une blague.

« être différent ne signifie pas qu'on ne peut pas vivre ensemble, cela signifie juste qu'il faudra faire preuve d'un minimum d'adaptation »

Exactement.

Je n'aurai pas dit mieux.

Alors je vais encaisser et faire comme si tout allait bien. J'aime toujours travailler avec elle parce qu'elle aime son travail et qu'elle a l'énergie pour le faire bien. Et c'est ce qui compte. On ne sera pas de grandes amies et je le regrette. Mais on travaille toujours aussi bien ensemble.

J'ai appris depuis longtemps qu'on peut-être ami et ne pas pouvoir travailler ensemble. Et que l'inverse est aussi vrai.

Alaiya :

« Je rajoute simplement que certains tendent à s'enfermer dans leurs particularismes (ethnique, sexuel, etc) au point qu'ils ne se définissent plus que par eux (ce qui est fort triste ; perso, ce qui m'intéresse chez quelqu'un ce n'est si sa couleur de peau, ni son orientation sexuelle mais ce qu'il est, ce qu'il aime, etc) et au bout du compte, par leur attitude fermée et revendicatrice, ils obtiennent en retour tout le contraire de ce qu'ils réclament, à savoir du respect, de la bienveillance et de la compréhension. »

Je suis tellement d'accord. Mais alors tellement!

Et mon petit côté scientifique et rationnel me rendrait presque malade si je m'y penchais trop. Comme quand je vois un élève prendre à l'envers un exercice et obtenir l'inverse de ce qu'il devrait avoir. J'ai presque besoin de l'aider. 

J'en ai discuté avec une collègue qui a vécu longtemps en Californie, pas le coin le plus reculé des States et elle m'a confirmé ce que tu dis. C'est très très présent aux States ce côté communautariste qui tourne à l'absurde.

le trop est l'ennemi du bien.

Merci pour la réf, c'est malheureusement pas si satyrique que ça.

 Comme je le disais plus haut, je n'ai pas envie de rentrer en conflit avec ma collègue. Elle n'a pas un discours raisonné ni raisonnable sur le sujet. Je vais m'y casser les dents et on travaille très bien ensemble, je n'ai pas envie de perdre tout ça.

 Alors ça fera pas avancer le schmilblik Mais au moins, ce ne sera pas le début d'un conflit ouvert au boulot.

 


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Perso, si je puis donner mon avis, il faut crever l'abcès. Le problème avec ce genre de mode de pensée, c'est que personne n'ose rien dire... donc ils continuent. Après, chacun à ses sensibilités, mais j'ai globalement un équivalent féministe à la fac et, je peux te dire que je ne me prive pas de lui rentrer dans le chou quand ça devient ridicule... bon, la personne est butée, donc ça la fait pas changer d'avis, mais ça permet aussi d'occuper le terrain, d'être aussi honnête avec soit même et ses idées et, surtout de pas la laisser continuer à déblatérer des conneries et empoisonner les opportunités d'expression.


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blackshamrock : Merci pour ton avis... La différence avec toi c'est que moi, je bosse tous les jours avec cette personne. C'est pas quelqu'un que je croise dans l'amphi ou avec qui je partage des cours. Je bosse 5 jours par semaine avec elle, toute l'année et, à moins d'une mutation, ça va durer encore quelques années.

Alors non, vu son niveau de susceptibilité sur le sujet et le fait que je doute qu'elle soit ouverte à la discussion, je ne me vois pas tenter de faire quoi que ce soit. Surtout que je bosse dans un petit établissement au microcosme assez fragile.

C'est dommage mais pas non plus très grave au final.

On peut travailler avec des gens sans pour autant partager leurs idées et parfois c'est aussi l'inverse. J'ai de bons amis avec qui je ne pourrais pas bosser.

Et je bosse super bien avec elle. Et j'ai pas envie de perdre ça non plus.


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Je comprend bien, mais, il y a un moment, si on répond pas, on se fait bouffer...


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Ne t'inquiète pas pour moi. Je sais très bien compartimentaliser les choses quand il y a besoin. 

 

 

 


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Bonjour,

Je me suis enregistrée spécialement pour ce thème. Cela m'avait étonné et j'ai voulu lire de quoi cela retournait.

Le racisme une question de perception? Carrément, oui. Les commentaires plus haut l'ont prouvé, je suis particulièrement d'accord avec la remarque du "le racisme contre les blancs, c'est considéré presque impossible comme un homme victime de violence domestique".

Je suis noire! O K, ma couleur de peau tend un peu vers de l'asiatique mais je viens d'un pays d'Afrique noire dira-t-on. Donc je suis noire. Pas métisses, même si on pourrait le penser quand on regarde une photo de classe ou de famille.

Ce que tu as vécu, est moche et je suis d'accord avec toi, être un fervent défenseur de la cause noire, et être ultra susceptible sur les questions de racismes envers les noirs et se comporter ainsi est bizarre. Tu as d'ailleurs répondu à ma question, mais pourquoi elle t'a invité à la base? J'ai deux hypothèses, soit pour montrer à ses amies que malgré "l'oppression des noires" elle peut être amie avec un blanc, soit elle voulait être un pont au milieu réunir ses proches avec son lieu de travail (mais elle s'est planté), ou simplement elle t'a invitée par erreur (et quand elle s'en est rendu compte, elle ne pouvait plus se retracter).

Ton parcours, je le lis et je comprends que cela ne te touchait pas tant que cela, la question de couleurs compte tenu de ton passé. Je ne la connais pas, mais je vais essayer de te situer dans le contexte dans laquelle elle a vécu (même si cela n'excuse pas ses actions).

Le problème, sans prendre la défense de cette personne, c'est que dans l'histoire africaine, on parle dès notre plus jeune âge de la colonisation, de ses conséquences et encore aujourd'hui des séquelles de cette partie de notre passée. Les politiciens usent et abusent de l'excuse que leur pays ne s'en sorte pas à cause de l'influence prépondérante de cette colonisation, jusqu'à ce jour. Que l'Afrique n'arrive pas à se relever de sa pauvreté, car les colonisateurs continuent à avoir un pouvoir de décision dans chaque pays et que l'exploitation de l'Afrique continue mais sous un autre forme. Pendant l'âge très influençable de 7ans, jusqu'à maintenant, cette idée est implantée dans nos têtes. La pauvreté est associée au colonisateur et donc à l'homme blanc.

Tu n'y as rien fait effectivement, tu n'étais même pas né à cette époque. Mais le fait est que quand vous apprenez l'histoire de votre pays (j'imagine, je ne connais pas le programme de cours d'histoire), vous parlez des conquêtes, de l'art, des acteurs de l'histoire, des rois... En Afrique, l'histoire d'un pays colonisé est courte, la colonisation a supprimé (ou essayé) et d'anihiler toutes existences qui l'ont précédé. Du coup, seule une partie infime a été conservé et retranscrite, sur cette vie d'avant la colonisation. La seule grande histoire de notre pays qu'on retient c'est la colonisation, la manière dans les gens ont été traité, l'ingéniosité des massacres et des tortures divers, et les conséquences néfastes qui s'en suivent. Ce qui n'arrange pas les choses, c'est que les gouvernements qui se sont succédés, n'ont rien fait et ont exploité la richesse du pays et a mis leurs échecs et manque de résultat sur le dos du colonisateur qui n'arrête pas de faire une ingérence. Et comme l'histoire apprise (en classe) raconte que le méchant est l'homme blanc, pourquoi remettre en question les accusations des leaders nationaux? Je me suis laissée emporter, je crois. Bref, la plupart du temps ces personnes vivent encore en plein oppression et colonisation dans leur tête et tout motif pour se rebeller est bon à prendre.

Le fait est que l'homme blanc donne l'impression d'être passé à autres choses, alors que nous, non. Tout dans notre vie nous le rappelle, et c'est d'autant plus blessant quand on se rend compte qu'on est le seul à se rappeler, et que le "méchant" lui, a oublié. Moi-même il m'a fallu beaucoup de temps avant de passer à autres chose et de ma phase de xénophobie. Je crois que tous les jeunes africains (éduqués sur la base et l'histoire de leur pays) sont passé par là à un moment ou un autre de leur vie. Il y en a qui le dépasse et passe à autres choses, sans oublier. Il y en a qui use de toutes formes de rebellions, et y en a qui font dans l'extrémisme prêt à se venger au nom de l'ancêtre qu'ils ont jamais connu.

Avec cette forme de racisme que tu as vécu, pour nombreux (je rejoins l'un des commentaires qui dit) que c'est considéré et banalisé comme une manque de politesse. Car si c'est l'homme blanc qui le vit, c'est juste un retour de baton de la vie, c'est très peu par rapport à ce que nos ancêtres ont vécu. Si tu lui en parles, ce serait la réaction qu'elle aura à mon avis. Même si de toute sa vie, elle n'a pas vécu une once de racisme, elle s'autoidentifie avec l'histoire de son pays et c'est comme si (comme dans les livres qu'on lit) elle les a vécu.

C'est vrai, elle ne te connait pas trop, ni ses amies non plus, et elles t'ont mis à l'écart. Je ne connais pas la culture de son pays, mais il y a certaines cultures qui pour les réceptions d'invitées ne rencontrent la personne qu'ils invitent qu'au début et que pour le reste, l'invité se débrouille pour s'intégrer. Avec la différence de perception, il est possible qu'elle ait constaté que tu détonnais dans le groupe (par ta couleur) que quand tout le monde était là, mais te connaissant, elle espérait que tu t'intègrerais facilement. Les remarques que tu as reçu, c'est certains, elle ne peut pas l'ignorer, si elle connait un peu ses amies. Donc si elle n'avait aucune mauvaise pensé, et maligne, elle aurait dû prévoir comment gérer.

Toujours avec l'idée de la perception, je pense qu'il est certain que parmi les invités, il y en a qui diront que tu n'as pas essayé de t'intégrer et qui la lui feront comprendre. C'est une question de point de vue après tout.

PS: C'est un pavé, mes excuses.


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Merci Temarina pour ton point de vue.

Je comprends un peu mieux ma collègue qui a grandit en Afrique, au Gabon.

Le fait est que l'homme blanc donne l'impression d'être passé à autres choses, alors que nous, non. Tout dans notre vie nous le rappelle, et c'est d'autant plus blessant quand on se rend compte qu'on est le seul à se rappeler, et que le "méchant" lui, a oublié.

Alors non, on a pas oublié. Mais comme les Allemands avec le nazisme, les Italiens avec le fascisme, les Américains avec le massacre des Indiens... on sait qu'on en est responsable mais que notre génération n'en est pas coupable. L'esclavage et la colonisation a existé bien avant ce que l'on a fait en Afrique puisque le mot esclave vient du mot français slave, qui désignait les gens (blancs, blonds aux yeux clairs) des pays de l'Est qui étaient peut-être les premiers esclaves qu'on ait connu en France (les Anglosaxons ont d'ailleurs gardé le mot intact, slave). Toutes les civilisations avec un peu de pouvoir ont colonisé, envahit et tenter d'imposer leur modèle par la force.

Je dirais qu'apprendre l'Histoire dans sa globalité ne minimise en rien l'impact de la colonisation ou du commerce triangulaire mais cela fait comprendre que l'Homme est capable du pire dès qu'il a un peu de pouvoir.

Après je me souviens d'un survivant de la Shoah qui disait à des écoliers allemands qu'il n'avait pas de haine envers les Allemands parce qu'il était plus facile d'être le descendant des victimes que celui des bourreaux. Apparamment ce n'est pas si évident.

Quant à ta question : Tu as d'ailleurs répondu à ma question, mais pourquoi elle t'a invité à la base? 

A vrai dire, elle a toujours plaisanté sur le fait que j'étais "son amie blanche"... Et j'ai toujours crû que c'était une blague. Mais non, en fait, c'était du premier degrès. Et oui, je crois qu'elle voulait "montrer son amie blanche" (qui habite Chateau Rouge, un quartier noir, j'étais presque une curiosité). Enfin, c'est comme ça que je l'ai vécu.

Je pense que ma collègue sait ce que j'ai ressenti pendant cette soirée parce qu'elle n'en a pas parlé au boulot et elle est plutôt du genre volubile d'ordinaire sur tout et n'importe quoi... Et nous sommes redevenues juste des collègues. C'est très dommage mais je ne m'en rends pas malade pour autant.

Toujours avec l'idée de la perception, je pense qu'il est certain que parmi les invités, il y en a qui diront que tu n'as pas essayé de t'intégrer et qui la lui feront comprendre. C'est une question de point de vue après tout

Oui, je le pense aussi. Et c'est pour ça que j'ai pas ramené le sujet sur le tapis... Parce que ça m'aurait écoeuré ce genre de réaction.

Merci encore pour ton point de vue. Je m'en doutais un peu mais c'est intéressant d'avoir un retour de quelqu'un qui a vécu la situation et qui en parle avec recul. 

 

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