+ 18 ; Pairing surprise.

par GangBangster

Il serrait les dents, comme à son habitude. Les coups de reins du grand brun étaient violents, bestiaux, saccadés et rapides. Cela lui déchirait les entrailles, mais il avait l’habitude. Il devait juste attendre que son amant ne vienne et le supplice serait fini… Enfin, supplice, c’était relatif : il aimait sentir la présence forte de son homme qui s’amusait à le dominer, à le traiter sans respect comme un vulgaire objet sexuel uniquement destiné à assouvir ses pulsions. Bien que cette situation le fasse souffrir depuis le début, il ne voulait pas qu’elle prenne fin.

Ses gémissements furent étouffés dans l’oreiller, dans lequel il enfonçait de plus en plus sa tête. Manquant bientôt d’oxygène, il fut obligé de se redresser afin de respirer à l’air libre. Son partenaire en profita pour passer l’une de ses mains autour sa gorge, et lui serra la pomme d’Adam. Le petit aux cheveux bleus suffoqua, en silence, tandis que d’un coup de hanche puissant suivi d’un râle guttural, le brun se libéra entre ses chairs. Le dominant s’effondra à côté du plus petit, qui essuya rapidement les larmes qui menaçaient de couler au coin de ses yeux.

Le plus vieux se leva, et s’installa au bord de la fenêtre tout en l’ouvrant. Il prit une cigarette dans son paquet, l’alluma et tira une première bouffée. Il jeta un coup d’œil à son partenaire, n’ayant pas bougé du lit, couché sur le ventre, la tête négligemment posé sur l’oreiller déformé.


« Je t’ai trouvé mou, cette fois, Hojoon. »


Cette réplique blessa le cadet, qui prit soin de ravaler sa fierté pour ensuite s’excuser.


« Tu ne veux plus de moi ?

-Dongsung, là n’est pas le problème.

-Alors c’est quoi ? S’énerva le plus vieux, tirant une plus grosse bouffée sur sa cigarette. Explique-moi, je t’écoute.

-Il n’y en a pas.

-Je pense qu’il vient de toi, ouais. »


Hojoon sentit son cœur se serrer. Il ne comprenait ce que voulait l’autre. Leur relation avait toujours été physique et fusionnelle, mais au début Dongsung n’était pas si violent. Il se déchainait pendant leurs ébats, mais jamais il n’avait osé blesser Hojoon. Depuis quelques semaines, le brun s’était mis à devenir de plus en plus violent et irrespectueux, faisant mal au plus petit à chaque fois qu’il passait à l’acte. Ils n’avaient jamais considéré leur relation comme celle d’un couple, mais plutôt comme deux âmes en peine qui se réunissaient afin d’avoir un peu de chaleur humaine l’une de la part de l’autre. Le problème, c’était que Hojoon s’était rendu compte qu’il aimait sincèrement son aîné, pour sa présence rassurante et son calme communicatif. Il n’était pas sûr que Dongsung partage la même intensité de ses sentiments de son côté.


Dongsung écrasa sa cigarette qu’il avait finie. Il s’étira, referma la fenêtre puis regarda l’heure sur son réveil. L’après-midi débutait à peine.


« J’ai des choses à faire, annonça-t-il froidement. Pas toi ? »


Hojoon se redressa, hochant la tête négativement.


« Je vais rentrer chez moi, dans ce cas. »


Il avait annoncé ça d’une voix éteinte, tout en se levant et en rassemblant ses affaires. Il s’habilla, le cœur lourd, puis dit au revoir au grand ours brun planté au milieu de son salon. Dongsung lui adressa un léger signe de main avant de fermer la porte de son appartement.

Hojoon prit le métro, et rentra chez lui. Ce n’est qu’une fois qu’il avait fermé la porte à clef derrière lui qu’il s’effondra dos contre le bois, et qu’il se mit à pleurer toutes les larmes qu’il avait retenu jusqu’ici. Il sanglota de longues minutes durant, jusqu’à ce que son portable ne se mette à vibrer avec insistance dans sa poche. Il regarda le numéro, et fut heureux de pouvoir parler à son meilleur ami de longue date, Yu Sangdo.


« Hojoon-aaaaah ! s’exclama Sangdo, particulièrement joyeux à chaque fois qu’il avait l’occasion de parler avec Hojoon.

-Sangdo… murmura Hojoon d’une petite voix accompagnée de trémolos.

-Oh, ça ne va pas ? S’inquiéta le plus jeune. Tu veux que je vienne ? Je viens de finir de bosser, Taeyang prend la relève ! »


Sangdo était fleuriste, il tenait l’affaire avec un ami de son oncle, Kim Taeyang, qui était accessoirement l’un de leurs amis en commun avec qui ils s’entendaient tous les deux très bien.


« Je suis chez moi.

-J’arrive de suite, ne bouge pas. »


Sangdo raccrocha, Hojoon en profita pour se lever, et se diriger vers la salle de bain. Il se nettoya bien le visage, car il faisait peur à voir après avoir versé toutes ces larmes. Il coiffa négligemment ses cheveux colorés vers l’arrière, et attendit son meilleur ami sur le canapé, regardant la télévision sans vraiment y prêter une grande attention. Quelques dizaines de minutes plus tard, Sangdo était dans son entrée, n’ayant pas pris la peine de toquer.

Après avoir éteint la télévision, Hojoon se précipita dans les bras du grand blond, qui lui ouvrit grand avant le serrer fort dedans.


« Calme-toi, ordonna Sangdo d’une voix calme mais autoritaire. Puis quand tu seras prêt, explique-moi tout. »


Le blond avait posé sa joue contre le haut du crâne de Hojoon qui contrôlait sa respiration. Il caressait aussi son dos de haut en bas. Quand Hojoon se sentit prêt, il s’éloigna du plus grand et ils s’installèrent sur le canapé.


« C’est Dongsung, commença le plus vieux. Il est plus comme avant.

-Avant, c'est-à-dire ?

-Tu sais qu’il n’a jamais été très affectueux. Il ne m’a jamais montré qu’il tenait à moi, mais ça marchait comme ça… Et là, il devient… Je ne sais pas comment expliquer. Il me fait peur.

-Tu m’inquiètes. Il est violent avec toi ? Qu’est ce qu’il te fait ?

-Non, non. Juste pendant qu’on le fait, il devient un autre homme. Ou plutôt, il perd toute humanité.

-Je vois. J’imagine que tu as mal ? »


Le plus petit hocha la tête, sentant ses joues rosir. Il ne savait pas pourquoi parler de ça à voix haute avec Sangdo le gênait, mais il devinait qu’il en avait besoin, et que son ami resterait compréhensif et prêt à tout pour l’aider.


« Tu lui as dit ?

-Une fois, ça ne lui a pas plu, il m’a mis à la porte.

-Aujourd’hui, tu l’as vu ?

-Je rentre de chez lui il y a à peine une heure.

-Il faut que tu arrêtes de le voir, Hojoon. Ca crève les yeux que vous n’êtes pas fait pour être ensemble. La preuve, vous n’avez jamais été officiellement ensemble.

-Mais, je l’aime. Je me suis attaché à lui !

-Comment tu peux t’attacher à une ordure pareille ? Demanda Sangdo en lâchant un soupir écœuré. Depuis le début ce chien te considère comme son objet, il te prend quand il veut, sans demander son reste, puis te jette une fois qu’il a assouvi ses besoins primitifs. Hojoon, s’il te plaît, ouvre les yeux ! Il ne te mérite pas.

-Et si c’était en réalité moi qui avais un problème ?

-Ne redis jamais ça. Il t’a monté la tête. Tu es un garçon adorable, plein de vie, drôle, intéressant. »


Hojoon rougit pour de bon. Sangdo arrêta là son éloge avant de rire légèrement.


« Bref, tu n’es pas quelqu’un de mauvais. Par contre, Dongsung l’est, il te renferme, te détruit petit à petit. Regarde, ça fait deux mois que vous êtes ensembles, techniquement parlant… Deux mois que tu n’as pas mis les pieds dans ma boutique juste pour me faire un coucou, deux mois qu’on ne sort plus au cinéma, en boîte… On ne se voit même plus quand bon nous semble parce que monsieur le grand gourou a besoin de toi dans son lit pour se satisfaire parce qu’il ne peut pas le faire tout seul. »


Le monologue de Sangdo frappa le plus vieux de plein fouet.


« Au restau, quand tu sers tes clients, je suis sûr que tu n’es pas aussi souriant qu’avant. »


Hojoon était serveur dans un restaurant au bout de la rue, et effectivement, son patron lui reprochait de plus en plus de manquer de gaité dans sa façon de travailler.


« Tu me connais si bien, Sangdo, comment tu fais ? Demanda faiblement Hojoon, les larmes aux yeux.

-Tu ne te rends pas compte que je te connais dans les moindres détails après toutes ces années ?

-Tu es un ami formidable, tu le sais ça ?

-Oui, oui. Et toi tu sais que tu es quelqu’un de formidable qui est aveugle et qui ne voit pas l’attention que lui portent les personnes qui l’aiment ? »


Hojoon écarquilla un peu les yeux, et pouffa.


« Arrête, on pourrait presque croire que tu me fais une déclaration d’amour. »


Le blond sourit mais ne répondit rien.


« Je vais parler à Dongsung. »


Hojoon se leva, Sangdo fut surpris de cette soudaine déclaration.


« Tu vas lui dire quoi ?

-Que je le quitte ! Tu m’as ouvert les yeux. Je trouverais quelqu’un de mieux que lui. »


Sangdo acquiesça.


« Je peux rester là ?

-Oui… En réalité j’ai peur qu’il ne rapplique ici pour me tuer…

-Pas de soucis, je suis là, Hojoon. Appelle-le. »


Hojoon s’isola dans sa chambre avec son portable afin de régler ses comptes avec Dongsung. Sangdo fit les cent pas dans le salon, tendu. De longues minutes plus tard, Hojoon ressorti de sa chambre, les yeux rougis mais secs.


« Alors ? Demanda Sangdo.

-Il m’a hurlé les pires insultes du monde dans les oreilles. Mais il a compris qu’il devait m’oublier, il doit maintenant trouver une nouvelle proie…

-Je suis rassuré alors. Comment te sens-tu ?

-Libéré, j’ai envie de dire. Merci beaucoup. »


Sangdo adressa un sourire qu’il voulait rassurant à son ami.


« On sort pour fêter ça ? Proposa-t-il au plus petit.

-On va où ?

-Je t’invite au cinéma, vu qu’il n’est pas encore temps de dîner.

-Ca marche. Laisse-moi me doucher et on y va ! »


Leur fin d’après-midi se passa devant une comédie qui les fit beaucoup rire. Hojoon avait retrouvé du baume au cœur grâce aux précieux conseils et à l’attitude bienveillante de son ami.

En sortant du cinéma, le ciel s’était bien assombri. Hojoon proposa alors à Sangdo de manger chez lui, puis ils sortiraient ensuite dans un bar accompagnés de quelques amis.


Ils descendirent de la voiture de Sangdo, garée sur le trottoir en face de l’entrée de l’immeuble de Hojoon, et ce dernier fila ouvrir la porte tandis que Sangdo verrouillait sa voiture. Un cri étouffé ainsi qu’un bruit sourd le fit sursauter et se retourner : un grand homme brun venait de plaquer Hojoon face au mur et le maintenait ainsi avec une clef de bras. Le petit aux cheveux bleus essayait de se libérer mais la brute pliait de plus en plus son bras, lui arrachant des cris de douleur. Sangdo reconnut l’agresseur comme étant Dongsung, bien qu’il ne l’ait jamais vu à part sur le portable de Hojoon, quand il lui avait montré la seule photo au début de leur relation que le brun avait consenti à prendre.

Sangdo héla le grand ours brun, qui tourna à peine la tête vers lui.


« T’occupes pas de ça, toi, cracha Dongsung avec hostilité. Ce ne sont pas tes affaires.

-Hojoon est mon ami, alors cela me concerne. »


D’une main, il agrippa l’épaule gauche du brun et l’écarta de Hojoon, qu’il lâcha sur le coup. Mais Dongsung avait des réflexes, son poing droit s’abattit avec force sur la mâchoire du blond qui fut sonné quelques secondes. Il se redressa, la main sur la joue, et un frisson le traversa lorsqu’il croisa le regard emplit de folie furieuse de Dongsung.


« Alors c’est ça, Hojoon, lança-t-il. Tu avais quelqu’un d’autre. Depuis combien de temps ?

-C’est un ami, pleurnicha Hojoon, recroquevillé contre la porte. S’il te plaît, Dongsung, il n’a rien à voir dans l’histoire !

-Pourquoi il te défend tel un chevalier servant, alors ? Tu lui as tendu ton petit cul combien de fois ? »


C’en était trop pour Sangdo, qui ne supportait pas entendre parler aussi mal de Hojoon. Il sauta sur Dongsung, le plaquant à son tour contre le mur, et serra ses mains autour de sa gorge. Le brun lui plaça un coup de genou dans la cuisse, à quelques centimètres du point fatidique.


« Excuse-toi de suite ! ordonna Sangdo. Comment oses-tu parler de Hojoon comme ça ?

-Hojoon n’est qu’une pute, un objet, dit avec difficulté le brun qui respirait comme un buffle enragé. Il ne mérite pas le respect.

-Ecoute moi bien, chuchota le blond à quelques centimètres de l’oreille de Dongsung, enserrant un peu plus étroitement son cou. Tu vas oublier Hojoon, tu vas sortir totalement de sa vie. Que je ne t’aperçois plus dans le quartier, sinon je peux t’assurer que ça ira mal pour toi.

-Tu… Ne me fais… Pas… Peur, suffoqua l’autre, à bout de souffle.

-Arrêtez ! »


Hojoon s’était relevé et tentait de séparer les deux hommes en pleine lutte. Sangdo recula légèrement, lâchant le grand brun, qui mit ses mains à son cou et se pencha en avant pour reprendre l’oxygène dont il avait besoin.


« Merci Sangdo… Dongsung, je ne veux plus te voir. Tu comprends ça ? On n’était pas fait l’un pour l’autre, tout simplement… Sors de ma vie, maintenant, s’il te plaît. »


Dongsung se redressa, un peu de tristesse au fond des yeux.


« Très bien, je vois. Je ne t’emmerderais plus. Quant à toi, dit-il en pointant son doigt vers Sangdo puis vers Hojoon, prends soin de lui. »


Il tourna les talons, et s’éloigna le long du trottoir. Hojoon avait les larmes aux yeux, et Sangdo était soulagé. Il prit le plus petit dans ses bras, et posa sa joue contre son crâne, comme à son habitude. Il sentit les épaules de Hojoon trembler, trahissant ses sanglots.


« Là, Hojoon, c’est fini. Il est parti. On rentre ? Murmura le blond. Je vais te faire un bon thé… »

Hojoon ouvrit les portes nécessaires à l’accès de son appartement, et une fois les deux hommes dedans, ils s’installèrent dans la cuisine. Hojoon accepta avec plaisir la boisson chaude préparée par le blond, qui s’assit à côté de lui sur les chaises hautes devant le bar.


« Merci, lâcha Hojoon après avoir bu quelques gorgées de thé brûlant mais savoureux et apaisant. Je ne sais pas ce que j’aurais fait sans toi, aujourd’hui, Sangdo.

-Tu aurais perdu de précieuses heures de ton temps à t’en faire pour un mec qui n’en valait pas la peine, tout simplement.

-Tu penses qu’il reviendra ?

-Je crois qu’il a compris que tu ne voulais plus de lui, ne t’en fais pas. Au pire, je suis là pour te protéger maintenant.

-Pourquoi tu fais tout ça pour moi ? »


Hojoon avait posé sa tasse et fixait désormais le blond. Celui-ci se redressa et avala sa salive, mal à l’aise. Son regard était fuyant mais bientôt il se força à regarder le plus vieux dans les yeux.


« Je pense que je t’aime bien plus que comme un ami, Hojoon. Te voir malheureux avec Dongsung me torturait l’esprit, et je n’ai jamais réussi à te l’avouer. Mais maintenant je pense que le moment est le bienvenu… »


Hojoon rougit encore une fois. Il ne s’attendait pas du tout à une déclaration de la sorte, et était gêné. Il ne s’était jamais posé la question de savoir s’il aimait Sangdo d’amour, car pour lui, c’était son meilleur ami, tout simplement. Devant son silence, Sangdo baissa la tête.


« Tu ne m’aimes pas ? Demanda-t-il piteusement.

-Je… Je n’ai jamais réfléchi à cette question, pour être honnête. Tu sais que je t’apprécie énormément, Sangdo, tu es l’ami que j’ai de plus cher et que j’adore par-dessus tout. Tu as toujours su prendre soin de moi, et tu as toujours été là pour me soutenir, je ne te remercierai jamais pour ça. Mais… Je ne sais pas.

-Tu ne veux pas me laisser une chance de te rendre heureux ? De te montrer ce que c’est d’être vraiment aimé ? »


Hojoon resta interdit. Il était réellement perdu, il aimait Sangdo de tout son cœur, mais il l’a toujours vu en tant qu’ami, uniquement, n’ayant jamais envisagé de relation avec lui. Pourtant, les gestes avaient suffi à prouver la véracité de l’amour que lui portait Sangdo.


« Ecoute, laisse-moi réfléchir ce soir. Je te dirais ce qu’il en est après qu’on soit sortis. Je te promets de ne pas boire, afin de ne pas influencer ma réponse. »


Sangdo avait accepté le compromis, et se dit qu’il mettrait toutes les chances de son côté au cours de cette soirée qu’ils passèrent en compagnie de leurs meilleurs amis habituels : Taeyang, Sangwon, Sangkyun et Sehyuk.

A une heure avancée de la nuit, les amis se séparèrent. Une fois dans la voiture de Sangdo, qui avait pris particulièrement soin de Hojoon durant les quelques heures d’amusement qu’ils avaient partagé ce soir, le petit aux cheveux bleus prit la parole.


« Tu dors chez moi ce soir ?

-C’est toi qui vois.

-Je veux que tu dormes avec moi. »


Sangdo sourit et mit en marche le moteur de la voiture afin de les ramener chez Hojoon.


« Je n’ai pas d’affaires.

-Tant pis pour toi, rétorqua le plus vieux en riant.

-Tu m’en prêteras ?

-Elles t’iront trop petites, mais oui. »


Ils arrivèrent chez Hojoon, fatigués d’avoir marché de bars en bars cette nuit. Le plus vieux fouilla dans son armoire afin de trouver quelque chose qui pourrait servir de pyjama à Sangdo, sans que celui n’ait l’air ridicule car il était plus grand et plus musclé que le serveur. Lorsqu’il se retourna, il posa les affaires sur le lit et appela Sangdo, pour qu’il vienne essayer ses trouvailles.

Le fleuriste s’arrêta devant Hojoon, mais son attention n’était pas porté sur les vêtements, au contraire, ses yeux ne lâchaient pas ceux du plus petit. Il lui prit le menton entre deux de ses doigts et lui releva la tête, faisant sourire légèrement Hojoon.


« Alors, tu acceptes mon amour ? Demanda le blond.

-Je pense que tu me l’as déjà assez prouvé. J’ai été aveugle de ne pas avoir su le voir, le ressentir, et te le rendre au centuple. Je suis tellement idiot.

-Non, Hojoon, tu n’es pas idiot. Juste un peu long à la détente. »


Ils rirent doucement, ne bougeant pas, se regardant l’un l’autre affectueusement.


« Ce soir, laisse-moi te montrer ce que c’est d’être aimé, d’accord ? Susurra le plus grand.

-Je suis tout à toi. »


Sangdo profita de l’autorisation formulée par Hojoon pour briser le peu d’espace qu’il restait entre leurs lèvres. Leur premier baiser fut léger, doux, ce qui surpris Hojoon, habitué à être assailli par les lèvres pleines d’un Dongsung enragé. Il ferma les yeux, profitant de la douceur de Sangdo, chose qu’il n’avait jamais connue auparavant.

Les doigts du cadet lâchèrent le visage du plus petit afin que Sangdo vienne enserrer de ses bras les hanches de son vis-à-vis. Il rapprocha son petit corps du sien, et approfondit par la même occasion leur baiser.

Doucement, sans aucune violence, Sangdo fit pivoter Hojoon afin de l’allonger en travers du lit. Il enleva son tee-shirt, dévoilant son torse finement musclé au plus vieux qui le dévora du regard. Il poussa les affaires préparées pour lui, il les mit sur la table de chevet puis vint s’allonger sur son partenaire, prenant appui sur ses coudes et ses genoux pour ne pas l’écraser. Leur baiser reprit, toujours aussi lent et attentionné. Puis Sangdo descendit le long de la mâchoire de son aîné qu’il humidifia à plusieurs endroits, s’arrêtant pour embrasser la peau douce et laiteuse de Hojoon, qui avait des frissons absolument partout. Celui-ci respirait déjà de manière désordonnée, mais il adorait la sensation que lui procuraient les baisers de Sangdo. Ce dernier déboutonna la chemise du plus petit, et se stoppa lorsqu’il vit les marques violacées qui lacéraient son cou.


« Que se passe-t-il ? Demanda Hojoon en redressant sa tête afin d’apercevoir son vis-à-vis, horrifié.

-Ces marques, sur ton cou. C’est Dongsung ?

-Sûrement…

-Comment a-t-il pu-

-C’est de l’histoire ancienne, le coupa Hojoon. Continue s’il te plaît, je ne me suis jamais senti aussi bien. »


Il avait sourit en prononçant sa dernière phrase dans un souffle. Le blond ravala la haine qu’il éprouvait envers l’ex petit-ami de Hojoon, et continua à déshabiller celui-ci, excluant le brun de ses pensées.

Il laissa seulement son boxer gris au plus vieux, qui attendait la suite avec impatience. Sangdo, dont les genoux touchaient encore le sol après avoir tiré le pantalon de Hojoon le long de ses jambes, ne se releva pas de suite. L’aîné lui lança un regard interrogateur en se redressant sur les coudes. Sangdo passa ses mains sous les genoux de Hojoon, et se pencha en avant, glissant sensuellement vers le seul bout de tissus habillant encore le plus petit. Ses mains arrivèrent sous ses cuisses, le plus vieux gigota un peu lorsqu’il sentit les dents du blond prendre en otage un bout de peau placé à l’intérieur de sa cuisse gauche. Puis il lécha l’intérieur de la cuisse droite, du genou à la limite imposée par le boxer. Hojoon gémit le nom de son petit ami. Ce dernier se délectait de voir l’autre se mouvoir sous ses petites caresses et morsures. Il avait la chair de poule, le blond continua sa petite torture sur les cuisses de Hojoon, tantôt mordillant un bout de peau, tantôt laissant une trace de bave chaude en léchant l’intérieur de ses cuisses. Il pouvait aussi voir le plus vieux se durcir au fur et à mesure de ses actions exécutées avec soin.

Sans prévenir, il les cessa toutes et libéra le membre gonflé de désir du plus vieux qui lâcha un petit cri de surprise. Le dernier vêtement qui le couvrait tomba au sol, et Sangdo se déshabilla aussi à ton tour, totalement, avant de retomber par terre à genoux et de fondre sur la virilité tendue de Hojoon. Il la prit d’une main, et de sa langue, la lécha de haut en bas avant d’entourer son gland de ses lèvres et de plonger la tête en avant le plus doucement possible. Hojoon s’était agrippé aux draps, il s’était laissé tomber sur le dos, à plat sur le lit. Ses cuisses exagérément ouvertes laissaient toute liberté de mouvement à Sangdo, qui ne demandait qu’à bien s’occuper de son nouvel amant.

Ses gestes s’accélèrent un peu, pour le plus grand plaisir de Hojoon qui gémissait de plus en plus fort. Il se tendit, ramenant ses jambes sous lui et cambrant le dos. Sangdo serra un peu ses lèvres autour du membre du plus vieux, qui n’était plus qu’une petite chose bouillante de désir prête à exploser. De cela, Sangdo s’en servait, et s’en amusait.

Le plus petit se libéra dans la bouche de son partenaire dans un cri peu viril. Il respirait difficilement, son ventre bougeant comme s’il y avait un démon dedans.


« Ca va ? Demanda Sangdo après avoir avalé la semence de l’aîné.

-O-oui, balbutia Hojoon, à bout de souffle. C’était … Merveilleux. Laisse-moi deux secondes et je m’occupe de toi. »


Il se releva et prit Sangdo par les poignets, afin de l’allonger à ses côtés, puis il grimpa à califourchon sur lui. Là, il laissa ses mains suivre les muscles du blond, découvrant son corps. Le fait qu’il puisse faire ce qu’il voulait à Sangdo était nouveau, car Dongsung n’acceptait pas qu’il le touche, alors Hojoon se retrouva un peu perdu. Sangdo le sentit et guida ses poignets, doucement, vers les zones qui le faisaient ressentir du plaisir. Ainsi, dans cet échange silencieux, Hojoon put découvrir Sangdo, son corps, ses points sensibles…

Après avoir fait gémir son vis-à-vis plusieurs fois, Hojoon se recula afin de s’occuper à son tour du membre tendu de Sangdo. Il imita ses gestes, des bruits mouillés mêlés aux soupirs rauques du cadet emplirent la pièce déjà lourde de tension sexuelle.

Leurs corps recouverts d’une fine couche de sueur, Sangdo sentit qu’il allait venir, il arrêta donc Hojoon. Il le fit s’assoir sur ses genoux, et il humidifia ses doigts dans la bouche du plus vieux. Celui-ci s’appliqua à bien préparer les doigts du blond, dont le visage était crispé. Observer son nouvel amant devenir aussi sale et appliqué était une torture et en même temps la plus belle image qu’il lui ait été permis de voir.

Il sentit son bas ventre devenir brûlant, et avant que cette image de luxure ne le fasse jouir sur le champ, Sangdo retira ses doigts de la cavité buccale du plus petit afin de les présenter devant son étau de chair. Il le pénétra d’un doigt, Hojoon grimaça. Mais il s’habitua plutôt rapidement à sa présence, et Sangdo en rajouta un deuxième. Il bougea en lui, le plus vieux ne tarda pas à le suivre d’infimes mouvements de hanches. Là, Sangdo sentit qu’il était prêt. Il remplaça ses doigts par quelque chose de plus imposant, et tout en s’infiltrant le plus lentement dans l’intimité de Hojoon, il souleva un peu ses cuisses afin de lui faciliter l’entrée.


Les premières secondes furent douloureuses pour les deux amants : Hojoon était vraiment serré, dérangé par la présence de l’autre, et Sangdo se faisait violence pour ne pas bouger trop vite dans les chairs crispées de son vis-à-vis.

Hojoon se détendit peu à peu, et donna le premier coup de bassin. Il croisa ses jambes autour du bassin de l’autre, et ainsi ils purent entamer une douce lente mais sensuelle. Assis l’un en face de l’autre, leurs gestes étaient doux, exécutés avec précaution, mais remplis d’amour et de passion. Sangdo regardait le visage de Hojoon penché au dessus du sien. Le plus vieux vint passer ses bras autour du cou du blond, et ce dernier empoigna ses hanches afin de mieux s’enfoncer en lui durant ses mouvements de balancier.

Leur petit manège dura jusqu’à qu’ils atteignent ensemble leur point de non-retour, Hojoon était aux anges. Jamais il n’avait pu imaginer que l’acte pouvait être aussi doux et agréable à la fois, lui qui n’avait connu que l’abrupte violence de Dongsung auparavant.


Ils étaient couchés l’un à côté de l’autre, la tête de Hojoon sur le torse de Sangdo, se levant et s’abaissant au rythme de sa respiration.


« Merci, Sangdo.

-Pourquoi tu me remercies ?

-Parce que maintenant, je sais ce que c’est d’aimer, et d’être aimé en retour. »


Sangdo sourit, avant d’embrasser son partenaire sur le front.


« Je t’aime Hojoon, je ne veux pas te perdre.

-Je suis à toi, pour toujours… »


Hojoon se redressa avant d’embrasser une dernière fois son amant, tendrement, mais essayant de transmettre le plus d’amour possible dans cet échange.


« Au fait ! S’exclama Hojoon une fois qu’ils eurent repris leur position initiale. T’as pas essayé les fringues que je t’ai trouvé ! »