+ 18 ; Kidoh x Hansol - Taxi.

par GangBangster

Jin Hyosang roulait dans son taxi, scrutant les trottoirs, dans l’attente que quelqu’un ne lui fasse signe. Ce métier de chauffeur de taxi lui plaisait. En effet, tantôt il voyait du monde, et il entretenait alors un tant soit peu de conversation ; tantôt son taxi était vide, et il prenait ainsi le temps de se reposer.

Ce soir, les rues de Séoul étaient plutôt désertes au grand damne du châtain. Il s’arrêta à un feu rouge, patientant que la lumière ne passe au vert pour redémarrer. C’est là qu’un homme frêle, de petite taille, qui traversait le passage piéton d’un pas mal assuré, s’arrêta devant lui. Hyosang vit qu’il portait des habits sombres, moulants, ainsi qu’un bonnet sur sa tête. Puis l’homme s’approcha en titubant de la voiture de Hyosang. Il avait l’air mal en point, mais un client restait un client. Hyosang avait besoin d’argent, il déverrouilla donc les portes. Le client grimpa sur la banquette arrière avant de fermer la portière.


« Bonsoir, lança Hyosang en lançant un regard dans le rétroviseur, bien qu’il ne put voir la tête du client, qui était baissée. Vous allez où ? »


Il entendit un sanglot. L’homme releva la tête, et Hyosang sentit son cœur raté un battement.


« Je vais là où tu me déposeras, Hyosang. Je n’étais pas sûr que ce soit toi dans cette foutue voiture.

-Hansol… Murmura le châtain. Que fais-tu dans cet état ?

-Rien. J’ère. J’te cherche, partout.

-Tu sais que c’est fini entre nous, Hansol. Fallait pas aller voir d’autres mecs les cuisses grandes ouvertes. Surtout pas Byungjoo. »


Byungjoo et Hyosang étaient en froid depuis longtemps, vieille histoire de famille. Malheureusement, bien que leurs deux familles respectives se livraient une bataille sans merci, Hansol qui était à l’époque le petit ami de Hyosang, avait couché avec Byungjoo lors d’une soirée bien alcoolisée tandis que Hyosang travaillait. Il avait retrouvé son petit ami, chez lui, dans son lit, avec son ennemi juré. Il avait été violent ce soir là, frappant aussi bien Byungjoo que son ancien petit-ami…

Mais Hansol n’avait pas dénoncé les violences que Hyosang lui avait faites, et pour cela, le châtain lui en était en quelques sortes reconnaissant. Byungjoo quant à lui avait porté plainte et Hyosang avait dû lui verser des sommes assez importantes pour réparer les préjudices subis par le blond.

Depuis cette triste histoire, Hyosang se tuait à travailler jour et nuit, presque tout le temps, pour se refaire un peu d’argent. Les temps qu’il traversait étaient durs du point de vue financier, même si sa famille l’aidait un peu. Sur le plan sentimental, Hyosang n’avait pas eu le courage de se lancer dans une nouvelle aventure. Le fait de revoir Hansol ce soir, après quelques mois de silence, le laissait dans un drôle d’état. Il avait espéré revoir le brun, évidemment, mais dans d’autres circonstances.


Le feu était passé au vert, Hyosang se dirigeait machinalement vers le quartier où habitait Hansol, qui était assez éloigné de la ville. Le trajet promettait d’être long et tendu. Derrière, Hansol s’affairait. Hyosang lui lança un regard agacé à travers son rétroviseur. Hansol s’assit derrière lui et posa sa tête sur son épaule droite. Le châtain put sentir une légère odeur alcoolisée.


« Tu as bu, Hansol ?

-Un peu.

-Pourquoi ?

-C’est devenu une habitude. J’me sens mieux, après. J’ai plus l’impression d’être seul. »


Les mots du petit aux cheveux foncés avaient l’effet d’un coup de couteau planté dans le cœur de Hyosang. Ce n’est que maintenant qu’il réalisa qu’il aimait encore Hansol et qu’il regrettait de l’avoir frappé et jetait comme une ordure hors de appartement.


« Je sais que je suis fautif, lâcha Hansol dans un soupir. Mais j’avais bu, Hyosang. J’avais pas les idées claires. Byungjoo m’a fait boire, il m’a dit de belles paroles… »


Hansol pleurait à chaudes larmes sur l’épaule du taxi, qui était désormais tendu. Hyosang lui jeta un énième coup d’œil à travers le rétroviseur et il grimaça lorsqu’il vit que son amant portait la dernière chemise qu’il lui avait offerte : la noire, avec des pics sur le col. Elle lui allait si bien, quoiqu’un peu grande désormais. Hansol avait perdu du poids.

Hyosang mordit sa lèvre inférieure, il était perdu dans ses sentiments. Les mains de Hansol s’installèrent sur ses pectoraux, et commencèrent de lentes caresses.


« Tu me manques, Hyosang. Horriblement. Je suis perdu sans toi. Si tu savais à quel point je regrette cette soirée d’égarement. Je n’ai jamais vraiment aimé que toi, je suis tellement écœuré de moi-même par rapport à l’histoire avec Byungjoo.

-Je te mentirais si je te disais que je ne t’en voulais plus. Tu m’as blessé, Hansol.

-Laisse moi me racheter, dans ce cas. »


Le petit brun lâcha Hyosang et non sans difficulté passa sur le siège avant, à droite du chauffeur. Nouveau feu rouge, il dut s’arrêter. Il put en profiter pour dévisager Hansol à la lumière des réverbères de la ville. Celui-ci avait les traits tirés, la peau blanche laiteuse, de grosses cernes sous les yeux. Il avait le visage creusé, ce qui confirmait à Hyosang qu’il avait maigri. Ses prunelles sombres étaient remplies de tristesse et de larmes. Hyosang avait envie de le prendre dans ses bras, de le rassurer, mais toute la haine qu’il avait éprouvé lors de cette soirée où il avait découvert Hansol avec Byungjoo dans son propre lit l’en empêcha.


« Je ne sais pas si je suis prêt à te pardonner. Pourquoi tu m’as trompé ? Je n’étais pas assez bien pour toi ?

-Je te l’ai dit. Je n’avais pas les idées claires, j’étais bien imbibé…

-Pourquoi l’avoir fait chez moi ?

-En réalité, on l’a fait dans l’ascenseur. On s’est écroulés ensuite dans ton lit, parce qu’à l’époque c’est là que j’habitais. Avec toi, Hyosang. J’étais bien avec toi. »


Hansol sourit un peu amèrement à l’évocation de ce souvenir.


« Je veux que tu me donnes une seconde chance. »


Le feu changea de couleur, autorisant Hyosang à redémarrer. Alors qu’il passait la vitesse, il sentit la main de Hansol se refermer autour de la sienne. Il ralentit, et regarda Hansol. Il entoura avec force la main de Hyosang, et commença à bouger sa main de haut en bas. Ce geste simple mais lourd de sous-entendu fit accélérer le rythme cardiaque du conducteur. Il vit sur la droite un parking, vide, sans éclairage, d’un magasin désaffecté. Il tourna sans prendre le temps de prévenir les autres usagers de la route, lui valant quelques coups de klaxons, puis se gara dans le coin le plus sombre qu’il put. Hansol avait lâché sa main, et le regardait, tout sourire. L’enseigne du magasin clignotante permettait de distinguer les formes.


« Hyosang, je t’aime. Je ne peux t’oublier. S’il te plaît, laisse-moi te prouver que je peux te rendre heureux. Sans faute, cette fois-ci. »


Hyosang ne tenait plus, il se détacha et fondit sur les lèvres fines du plus petit. Ses lèvres, il ne les connaissait que trop bien à force de les avoir embrassé au moins un million de fois. Les deux partenaires trouvèrent leur rythme presque instinctivement, partageant ainsi un baiser intense. Les mains du plus jeune revinrent se balader sur la chemise du chauffeur de taxi, qui soupira contre la bouche de Hansol. Ce dernier le repoussa un peu, afin qu’ils reprennent leur respiration.


« Je t’aime, Hansol. Je n’ai jamais pu t’oublier non plus. »


Cette déclaration fut suivie du plus grand sourire que Hansol pouvait offrir. Il prit Hyosang dans ses bras et le serra si fort, comme s’il voulait que leurs corps ne fassent plus qu’un.


« Laisse-moi te montrer à quel point je suis content que tu veuilles bien me pardonner. »


Ce murmure emplit Hyosang de frissons. Il pointa du doigt l’arrière de sa voiture.


« Ici ? »


Hansol hocha la tête, et il fut le premier à s’installer sur la banquette arrière. Cela les rapprochait un peu de la faible lumière apportée par l’enseigne défaillante du magasin abandonné. Hyosang s’allongea du mieux qu’il put sur son amant, sans lui planter un coup de coude par inadvertance. L’habitacle serré ne leur laissait pas trop de manœuvres disponibles, les voici donc l’un sur l’autre. Le châtain commença par embrasser une nouvelle fois la bouche de Hansol, mais il descendit bien vite le long de sa mâchoire, comme il savait que le brun aimait ça. Il vint torturer son lobe avec ses dents tout en commençant à déboutonner sa chemise. Une fois celle-ci totalement déboutonnée, il sentit Hansol gigoter en dessous de lui. Il arrêta alors de lui mordiller l’oreille pour se redresser en face de son vis-à-vis, qui affichait une mine crispée.


« Qu’y a –t-il ? »


Hansol baissa son regard, imité par Hyosang, qui lâcha un soupir horrifié.


« C’est ma faute, Hansol ? C’est moi le monstre qui t’a infligé ça ? »


Le torse à la peau claire de Hansol était parsemé d’énormes bleus, toujours visibles même quelques mois après l’incident. Hyosang souleva un peu Hansol d’une main passée dans son dos tandis qu’il lui enlevait sa chemise de l’autre. Une fois Hansol à nouveau installé sur la banquette, il se recula un peu, et commença à faire des bisous papillons sur les clavicules du brun. Celui-ci gémit faiblement.

Au dessus du cœur, Hyosang sentit une cicatrice. La bouteille qu’il avait cassée puis balancé dans un excès de rage durant cette sombre soirée n’avait pas raté son coup, et il put voir une entaille longue d’au moins quinze centimètres en travers de la poitrine du plus jeune.


« Je m’en veux tellement, Hansol.

-Je l’ai mérité.

-Non, tu ne méritais pas ça. Ne dis pas de bêtises. »


Il embrassa encore et encore cette cicatrice, comme si ces baisers pouvaient la faire disparaître. Puis il passa aux côtes, qui étaient couvertes de bleus ayant des couleurs différentes. Hansol se crispait à chaque fois que Hyosang embrassait l’une d’elle.


« Tu as mal ? demanda Hyosang, chuchotant.

-Un peu, mais tu es doux… Alors j’aime bien… »


Hyosang sourit légèrement, puis il décida de s’attaquer au nombril de Hansol. Tout en s’amusant de sa langue et de ses dents autour de cet endroit sensible, il défit le jean serré du brun avant de libérer sa virilité déjà tendue d’un seul coup. Hansol enleva ses chaussures d’un coup de pied sec, Hyosang en profita pour lui faire quitter les derniers vêtements qu’il portait, mis à part son bonnet. Il lui allait bien, Hyosang aimait voir son petit brun avec des bonnets. Il réattaqua à pleine bouche le nombril de Hansol qui gémit plus fort cette fois, ses mains venant s’accrocher dans la chevelure du conducteur. Ce dernier laissa traîner sa langue tandis qu’il descendait plus bas, laissant une trace baveuse le long de son passage, avant de prendre en bouche Hansol qui criait désormais son nom. Ses mains accompagnaient le rythme de tête du plus vieux qui était doux et sensuel. Alors qu’il s’affairait avec sa bouche autour du membre de Hansol, il en profita pour déboutonner sa propre chemise, et quitta son pantalon dans lequel il était vraiment serré. Les voilà désormais tous les deux nus.

Hansol se durcit subitement dans la bouche avant de se libérer. Un regard d’excuse vint se planter dans les prunelles accusatrices de Hyosang.


« Je suis désolé, j’avais pas prévu… Je… Ca fait longtemps… »


Hyosang sourit avant de se redresser et d’embrasser à pleine bouche le brun, le faisant ainsi goûter sa propre semence. Alors qu’il s’éloignait de la tête du brun, qui était resté figé par cet échange soudain, un peu de liquide blanc coula le long de sa joue, car il n’avait pas pensé à la refermer après ça. Hyosang se pencha et lécha le sperme encore chaud, coulant d’entre les lèvres de son amant. Il finit en mordillant sa lèvre intérieure, et il put sentir le souffle chaud et mouillé de Hansol contre sa bouche.


« C’est pas grave, dit Hyosang en se redressant un peu. Ca veut dire que tu n’es pas allé voir ailleurs, tu m’as attendu. C’est mignon. »


Hansol sourit, les joues rosies de gêne. Il décida alors d’attraper les fesses de son amant tout en se redressant contre la portière. Il invita les hanches de son vis-à-vis à se rapprocher de sa tête afin qu’il puisse s’occuper à son tour de la virilité de Hyosang, qui n’opposa aucune résistance. Malgré la position plutôt inconfortable dû au toit assez bas de sa voiture, Hyosang profita des coups de langue et du savoir faire de son amant. Hansol se surpassa cette fois-ci, et Hyosang dut le stopper assez rapidement avant d’exploser en lui. Il arrêta son amant avant d’échanger leur position.

Hyosang se coucha, dos sur la banquette, et Hansol s’assit à califourchon sur son ventre. Hyosang commença par caresser les fesses de Hansol, tendrement. Les deux ne faisaient que de se regarder avec amour, douceur, et passion. Cet échange sans mot était spécial, mais c’est là qu’ils se rendirent compte qu’ils s’étaient beaucoup trop attachés l’un à l’autre pour ne pas vivre ensemble.

Hansol gémit lorsqu’il sentit un doigt entrer dans son étau de chair. Il ne se souvenait pas que ce fût aussi intrusif, mais il décida de prendre sur lui. Son amant savait parfaitement comment le détendre. De sa main libre, Hyosang reprit le membre de Hansol tout en lui assenant quelques coups de poignet, ce qui le fit durcir à nouveau. Les gémissements de Hansol se faisant plus forts et plus rauques, Hyosang introduit un second doigt en son amant et bougea avec plus de ferveur.


« Maintenant, Hyosang, supplia Hansol après quelques minutes de torture divine.

-Sûr ?

-Certain. »


Hyosang sortit alors ses doigts de l’intimité de Hansol, qui se recula un peu, et à l’aide de sa main désormais libre, présenta son membre à la place. Il s’inséra le plus doucement possible en lui, laissant le brun s’habituer à sa présence.


Hansol avait basculé sa tête en arrière et fermé les yeux, profitant de chaque coup de bassins que le brun lui donnait. Parfois, ils se faisaient mal à cause du peu d’espace disponible, ils se cognaient un peu partout, mais peu leur importait. Alors que Hyosang avait trouvé le point sensible de Hansol, celui-ci se cambra exagérément en prononçant plusieurs fois le nom de son amant entre quelques gémissements saccadés. C’en était trop pour Hyosang qui agrippa fermement les hanches du brun et accéléra ses coups de butoir. Ils vinrent presque en même temps, dans un concert de cris, de gémissements, de râles… Hansol sur le ventre de Hyosang, et Hyosang se déversa dans les entrailles du plus petit. Ils s’assirent face à face, sur la banquette arrière, dos à la fenêtre.

Hansol, d’un mouvement félin, se pencha en avant, posant les bras sur les cuisses de Hyosang, et lécha sa propre semence qu’il avait déversée sur le corps de son aîné quelques secondes auparavant. Il se redressa, et amena sa tête très près de celle de Hyosang, qui haletait, la bouche légèrement entrouverte. Voir Hansol ainsi l’avait excité de nouveau. Leurs bouts du nez se touchèrent, Hyosang avança son menton, mais Hansol recula en riant doucement. Il avala ce qu’il avait dans la bouche avant de passer son pouce sur sa lèvre inférieure, laissant Hyosang frustré de ne pas avoir eu son baiser final. Le rire cristallin de Hansol emplit la voiture. Hyosang râla.


« Oh, Hansol… Comment peux-tu me faire ça ?

-Parce que je peux ? Et que je le veux ?

-Moi je veux que tu sois mien.

-Je t’appartiens déjà tout entier, Hyosang. Depuis le début… »


Hansol embrassa furtivement les lèvres de Hyosang.


« Bon, et si on se rhabillait, et on bougeait de là ?

-Tu comptes faire quoi ?

-Me faire ramener chez moi par mon taxi préféré, le faire rentrer chez moi, puis le déshabiller à nouveau, ensuite je… »


Hansol n’eut pas besoin de rajouter un mot, Hyosang enfilait déjà son boxer en même temps que son pantalon, impatient de rattraper le temps perdu loin de Hansol.