Parc des princes

par molly_stevenson

Bon, tout d’abord, merci beaucoup pour ceux qui on laissé des commentaires… Voici la suite maintenant !

Bonne lecture !

« Faut vraiment que tu arrêtes de faire ça, après, il est tout chose pendant des heures… »

Bill Kaulitz - 22 ans

Chapitre 5 :

Parc des princes

Alice regarda le parc des princes, légèrement angoissé. Ce n’était certainement pas la première fois qu’elle y venait, mais aujourd’hui, c’était différent. Différent pour plusieurs raisons, la première étant qu’elle venait avec Summer, la deuxième étant qu’elle allait revoir les garçons après six mois de séparation.

Nous étions un quatre avril, et Alice entrait dans le parc des princes, côté VIP.

À peine avait-elle passé la porte qu’un garde du corps les entraîna en coulisse.

- Mademoiselle Turner, suivez moi, M. Kaulitz vous attend.

La jeune femme eut un sourire amusé : M. Kaulitz ? Lequel, le blond ou le brun.

Il les entraîna jusqu’à une loge, où, après quelques coups frappés à la porte, elles entrèrent.

- Summer ! - s’écria Bill en courant vers elles.

La blonde le regarda étreindre sa fille comme s’il ne l’avait pas vu depuis des années.

- Oh ! Comme tu as grandi, tu es presque une grande fille maintenant !

Summer montra quatre doigts signifiant son âge, et souriant de toute ses dents, le jeune homme s’apprêtait à repartir vers la banquette avec la petite fille dans les bras.

- Et moi, je suis juste là pour décorer ? - grogna Alice, les points sur les hanches.

Il rougit légèrement et se tourna vers elle.

- Désolé Alice, c’est juste que quand tu verras l’accueil que te réserve les deux autres, tu voudras qu’on t’oublie un peu.

La jeune femme fronça des sourcils.

- Qu’est-ce que tu…

- Alice ! - s’écria une voix en entrant en trombe dans la loge.

Tom, car c’était lui, se précipita sur la jeune femme pour la serrer dans ses bras.

- Bill, espèce de méchant, pourquoi tu m’as pas dit qu’elle était arrivé.

Le brun ne prit même pas ma peine de répondre, sachant son frère trop occupé à câliner Alice.

- Tu m’as manquée Alice… - lui murmura-t-il dans le creux de l’oreille, la faisant frissonner.

Sans vraiment savoir pourquoi, elle répondit franchement à l’accolade, plongeant son nez dans les dreads du jeune homme.

- Toi aussi Tom, tu m’as manqué.

Ils gardèrent la position jusqu’à ce que Georg entre à son tout dans la loge, accompagné de Gustav.

- Mais puisque je te dis que j’ai entendu… - disait-il avant de s’apercevoir de la jeune femme qui se détachait du blond, un peu mal à l’aise - Alice ! Tu es là ! Que je suis content !

À son tour, il alla enlacer la jeune femme, allant jusqu’à l’embrasser sous l’oreille, se faisant de ce fait, incendier du regard par Tom.

- Moi aussi je suis heureuse de te revoir Georg. - répondit-elle en rendant l’accolade, quoi qu’avec moins de franchise que celle de Tom.

C’était curieux, elle aimait autant les deux jeunes hommes, mais la présence de brun ne rendait pas un tiers de ce que le blond lui faisait ressentir.

- Eh, mais.. - s’exclama soudainement Bill à Summer alors qu’Alice et le bassiste se séparaient - Tu parles vachement bien allemand !

La petite fille eut un sourire amusé et répondit :

- Maman appris à moi. Elle dit que papa parler aussi allemand.

Il y eut un silence dans la pièce, où personne n’osait plus rien dire.

- Comme vous.

Pour la première fois, les membres du groupe purent entendre la voix de la petite fille autrement qu’en français, et sa petite voix fluette, et ses grands yeux bleu étaient en train de faire fondre les jeunes hommes.

- Maintenant, je peux vous parler. Et je veux dire : Je vous aime mes oncles.

Alice sourit en s’asseyant sur la banquette : Actuellement, elle était infiniment fière de sa fille, et de l’effet de surprise qu’elle propageait parmi les garçons. Mais celui qui les surpris le plus, à commencer par la jeune femme fut Tom, quand il s’agenouilla auprès de l’enfant et répondit :

- Et on t’aime tous énormément Summy… Toi et ta maman.

Summer passa alors ses bras autour du cou du blond pour lui coller un énorme baisé - comme seul savent faire les enfants - sur la joue.

- Les garçons, ça va commencer, vous êtes prêts ? - leur demanda un membre du staff, interrompant un grand moment d’émotion.

- Allez-y, on vous regarderas des coulisses. - déclara Alice en se levant, un sourire doux sur les lèvres.

Ils sortirent un à un de la loge tandis que la jeune femme restait avec sa fille, l’observant longuement.

Depuis la mort d’Hugo, elle avait fait beaucoup pour elle, ne pleurant jamais, ne craquant jamais, et restant maître d’elle-même quoi qu’il arrive. Maintenant, quatre hommes étaient entrés dans sa vie, la chamboulant plus que raison, et la poussant à s’attacher à nouveau.

À trop s’attacher. Elle commençait à sentir au plus profond d’elle-même que sa carapace se fendillait, devenant de plus en plus fragile, et de plus en plus précaire.

- Allez maman, on y va ! Je veux les voir jouer !

Alice sourit à l’enfant et, prenant la petite main, elle suivit sa fille vers les coulisses.

Là-bas, accouder contre la boite de tel ou tel appareil, Summer regarda les garçons jouer avec émerveillement, et elle, assise, appuyée contre une cloison, à écouter leur musique. C’était étrange comme situation, les garçons qui rendaient hystérique des centaines d’adolescente, se plaisaient à squatter sa cuisine, à jouer avec sa fille, à lui sauter dessus après une longue absence… bref…

Elle avait l’impression de les connaître comme simple jeune adultes, plutôt que comme des stars, et là, sous ses yeux ébahis, elle assistait à une transformation. Bill, n’était plus le Bill qui câlinait plus que raison Summer, Gustav n’était plus le garçon excessivement zen qu’elle connaissait, Georg n’était plus son grand frère protecteur, et Tom…

Tom était différent aussi. Elle n’avait rien de particulier pour le qualifier précisément, puisque même en temps normal, il était polyvalent, tantôt ce gamin hystérique qui s’excitait puis boudait pour un rien, et tantôt il était cet homme sérieux, qui savait si bien trouver les mots pour la soulager… et pour la faire pleurer. Même si elle ne l’avouerait jamais, elle tenait plus à lui qu’à n’importe lequel des autres, et ceux depuis le début, depuis que son regard d’eau avait rencontré les prunelles chocolat du jeune homme. Tom était, en ces temps de grande tempête émotionnel, sa bouée de sauvetage. Plus le temps passait, et plus elle se demandait si elle…

Les garçons quittèrent les coulisses à ce moment là, interrompant le fil de ses pensées à ce niveau là. Ils étaient transpirant, épuisés, mais leurs sourires étaient plus éclatant, et Bill, en prenant Summer dans ses bras pour lui coller un énorme baisé sur la joue, semblait comme rayonner d’une aura particulière, précieuse, qui englobait la petite dans son intégralité, lui donnant comme un air d’enfant miracle.

- Alors, alors ? Qu’est-ce que tu en as pensé ?

Après avoir bu un demi-litre d’eau, Tom lui sauta littéralement dessus pour l’assaillir de question.

- Tu es humide Tom… Je te répondrais quand tu auras pris une bonne douche…

Le jeune homme, qui avait passé ses deux bras autour de son cou recula, vexé.

Alice ne pouvait pas s’en empêcher, dès qu’elle commençait à s’attacher à quelqu’un, il fallait qu’elle soit froide avec lui… c’était une sorte de reflex instinctif, une protection dont elle s’entourait pour ne plus souffrir.

Mais à trop ce comporter ainsi, elle était en train de faire souffrir ces personnes.

Elle partit à la suite du blond, qui était en chemin pour les loges, et l’attrapa par le bras.

Sentant une pression, Tom s’arrêta, et prise dans son élan, la jeune femme le percuta. Leurs regards se croisèrent.

- Vous avez été formidable. - lui murmura-t-elle, un air doux sur le visage - Vraiment…

Ceci dit, elle recula d’un pas, tandis qu’il hochait de la tête, hésitant, avant de repartir vers les loges.

Bill, passant peu de temps après aux cotés de la blonde, il déclara :

- Faut vraiment que tu arrêtes de faire ça, après, il est tout chose pendant des heures…

Elle le regarda passer sans comprendre : De quoi pouvait-il bien parler ? Elle savait que les jumeaux partageaient une relation particulière, ce qui rendait la compréhension mal aisée parfois… mais pourtant, là, au vue du regard que lui lançait les deux autres, ce que venait de dire le brun n’était trouble que pour elle.

Promenant son regard autour d’elle, elle s’aperçu qu’elle était la dernière, et se dépêcha de suivre les garçons, qui étaient partis avec sa fille.

- Dîtes les garçons… - commença-t-elle en entrant dans la loge - Vous savez que je vous… apprécie, et que j’ai une grande confiance en vous, mais si vous pouviez arrêter de vous faire la belle avec ma fille, se serait gentil à vous.

Elle avait hésité. C’est vrai, elle avait hésité sur le terme à employer. Pourquoi ne pouvait-elle pas leur dire qu’elle les aimait ? C’était pourtant vrai, elle les aimait tout les quatre, mais elle n’arrivait à leur avouer. C’était comme prouver sa faiblesse, et ça, elle n’était pas prête à le faire.

Il y eut un éclat de rire qui traversa la pièce et Georg prit la jeune femme dans ses bras.

- T’inquiète pas, la prochaine fois, on te prendra avec nous aussi.

Dans les bras du bassiste, elle se sentait protégée, elle se sentait sereine, bien, tout simplement.

Elle ferma les yeux.

- Bon, vous nous dîtes si on vous dérange… - grogna Tom en se laissant tomber sur la banquette, un sandwich entre les mains.

Alice comprenait de moins en moins le jeune homme, il était d’un lunatisme tel, qu’il passait de l’extrêmement complice au super froid… Un peu comme elle au final. Sa réflexion lui avait un peu déplu tout de même, et en temps normale avec une personne ordinaire, elle l’aurait probablement envoyé paître, mais ce n’était pas un temps normale, et c’était une personne extraordinaire. C’est pourquoi elle se détacha doucement de Georg, pour se tourner vers les trois autres.

- Ferme là, crétin de guitariste. - répondit pendant ce temps le jeune homme, gardant pourtant toujours ce petit sourire moqueur sur les lèvres.

Encore une fois, la jeune femme ne comprit pas ce qu’il se passait entre les membres du groupe : Elle avait l’impression que des choses avait été dîtes entre eux, des choses qu’elle ignorait et qui l’intriguait fortement.

- Bon, et si on sortait maintenant ? - proposa Bill en souriant, tentant de parer aux tensions qui semblaient s’installer dans la pièce.

Ils acquiescèrent un à un, avant que Gustav ne se tourne vers les deux représentante du sexe opposé.

- Hem… et on fait comment pour les filles ?

Tout les regards convergèrent vers elles, effectivement, si les fans les voyaient sortir avec eux, sa risquait de jaser.

- On va demander au staff de les faire sortir par derrière. - déclara finalement Georg en sortant de la loge.

- Excusez moi… Je vous apporte un peu trop de soucis - murmura la blonde en baissant les yeux.

Tom aurait voulu hurler que c’était faux, qu’elle ne leur apportait jamais de soucis, que si ça ne tenait qu’à eux, elle viendrait vivre avec eux… Mais la vérité, c’est qu’il s’était fait secouer par David, leur manager : Il fallait arrêter de ramener cette femme et sa fille partout où ils allaient, parce que si elle se faisait prendre par les paparazzis… aucun doute que ça ferait la une des journaux à scandale.

- Ce n’est pas toi qui nous apporte des soucis, c’est nous qui n’arrêtons pas de t’embêter en te faisant venir à chaque fois… - déclara sérieusement Bill.

Et Gustav ajouta :

- C’est nous qui devrions nous excuser.

Alice hocha légèrement de la tête, se mordillant les lèvres.

Tom aurait voulu pouvoir dire quelque chose pour la rassurer, la prendre dans ses bras, alors pourquoi avait-il été le seul à ne pas savoir réagir, pourquoi n’avait-il fait que pensé ? Pourquoi n’avait-il pas agit ? Des dizaines de question tournaient en boucle dans sa tête… c’était ainsi depuis plusieurs mois, depuis qu’il l’avait quitté en Allemagne… Il ne s’était pourtant rien passé de particulier là bas, et pourtant…

- Les mecs du staff sont Ok, vous pouvez y aller. - déclara Georg en revenant.

La jeune femme acquiesçait et, prenant Summer par la main, elle entreprit de leur faire ses adieux.

- On se revoit bientôt, d’accord ? - lui murmura le bassiste en l’enlaçant.

- Il n’en tient qu’à vous. - répondit-elle en souriant, répondant à l’accolade.

Il l’embrassa sur le front, avant de la laisser faire une bise à Bill et Gustav.

- Nan ! Je ne veux pas quitter ma Summy adoré !

Alice eut un rire, alors que le brun serrait contre lui l’enfant.

- Ne pas inquiet Oncle Bill. Bientôt nous revoir. - murmura la petite fille en lui caressant la tête comme elle l’aurait fait à un enfant capricieux, ce qui fit rire les trois autres.

Le jeune homme rit avec ses amis, et l’embrassa sur la joue avant de la reposer et de faire une bise à la mère.

- À bientôt Alice. - déclara Gustav avec un sourire tranquille - Les trois autres agités ne sont jamais aussi canalisé que quand tu es là.

Elle eut une moue amusé et se tourna vers Tom. Il la fixait, les yeux dans les yeux, et la jeune femme pouvait sentir qu’il doutait. De quoi ? Ça par contre, elle n’en avait pas la moindre idée. Pris d’une soudaine pulsion, il la prit dans ses bras.

- Dit Alice… - murmura-t-il, hésitant - Est-ce que… est-ce que je pourrait venir chez toi… quand on sera sortit d’ici… J’ai pas envie de… de rentrer à l’hôtel tout de suite.

Son souffle dans son cou la fit frissonner, et elle dut mobiliser ses forces pour répondre :

- Tu sais que tu es toujours le bienvenue sur le Willow, Tom… toujours.

Il la serra encore un instant contre lui, avant de finalement se détacher d’elle, ses yeux toujours vissé dans les siens. Et juste avant de la lâcher définitivement et de quitter la loge, il articula en silence :

- À tout à l’heure…

Alice resta immobile un moment, alors qu’ils sortaient de la loge : Elle allait se retrouver seule avec lui, comme au premier jour… ou presque.

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Entendant frappé à la porte de la péniche, elle alla ouvrir à l’encapuchonné qui attendait là, jetant des regards frénétiques autour de lui. Toutes femmes normal n’aurait jamais laissé entrer un homme dont on ne voyait pas le visage au milieu de la nuit. Mais Alice n’était pas n’importe quelle femme, et d’ailleurs, ce n’était pas n’importe quel encapuchonné face à elle.

- Tu es venu sans garde du corps ? - demanda-t-elle alors qu’il s’asseyait dans le canapé.

Il haussa des épaules.

- Bah, à cette heure, les groupies sont rentrés dormir…

La blonde eut un rire amusé.

- Summer aussi dort… Il faut dire que l’après-midi a été fatigante pour elle aussi.

Acquiesçant doucement, il attrapa le verre de coca qu’elle lui avait préparé pour en boire quelques gorgées. Pourquoi le palais Bercy était-il si loin de son hôtel ?

- Ça faisait longtemps que je n’était pas venu ici… c’est toujours aussi agréable…

Elle sourit et, posant sa tasse de thé sur la table, elle s’assit à ses cotés, dans le canapé.

Actuellement, elle se sentait vraiment bien. Trop bien peut-être : La présence du jeune homme la faisait toujours se sentir toute chose. C’était incompréhensible. Ou plutôt si… et Alice n’aimait pas ce qu’elle comprenait.

Sentant la tête du jeune homme tomber sur son épaule, elle bredouilla :

- Tom, je…

Elle baissa le regard vers lui, et s’aperçut qu’il s’était endormi. Un sourire naquis sur ses lèvres. Il était vraiment adorable quand il dormait.

Le faisant glisser doucement de son épaule, elle le fit descendre sur ses genoux, lui retirant sa casquette, pour qu’il soit plus à l’aise, et un peu inconsciemment, elle continua de lui caresser les dreads doucement.

Dans la position qu’elle avait, et si elle ne voulait pas réveiller Tom, elle ne pouvait plus atteindre sa tasse sur la table basse.

Elle ferma les yeux un instant…

… Pour ne les rouvrir que beaucoup plus tard, allongé dans le canapé, tout contre le jeune homme.

La nuit avait passé, il devait être six heures du matin, et le soleil commençait à pointé par la fenêtre. Tom, la tête posé contre l’accoudoir, la tête d’Alice sur le ventre, regardait l’eau tanguer dehors. Il n’avait pas dormi longtemps, quelques heures à peine, il l’avait senti sombrer à son tour dans le sommeil, et il avait fini par se réveiller. Tout doucement, il avait modifié leur position pour qu’elle n’ait pas trop de courbature au réveil.

Une main sur sa tête, il jouait avec les cheveux blond cendré… C’était fou ce que les cheveux des filles étaient plus doux que ceux des homme, même Bill, qui pourtant passait des heures tout les matins sur son scalp, était loin d’égaler cette douceur naturelle. Elle avait bougé pendant la nuit, si bien que maintenant, une main agrippée dans son tee-shirt, elle avait l’oreille tout contre son torse.

Ainsi, elle était si mignonne qu’il aurait voulu qu’elle ne se réveille jamais, qu’il puisse la garder contre lui pour toujours. C’était stupide, et surtout, c’était si… pas lui. Cette façon de pensée était si différente de la sienne…

Il la regarda papillonner des yeux, signe que son réveil était imminent.

- Qu’est-ce que… - marmonna-t-elle en français.

S’apercevant de sa position, elle se releva brusquement.

- Oh… Tom… - bredouilla-t-elle - Je… Je suis désolée de t’avoir… - elle prit sa tête entre ses mains - Oh la la… Excuse moi, tu n’as pas dû bien dormir…

Le jeune homme continua à l’observer sans un mot, un air à la fois sérieux et attendrit sur le visage et, passant une main sur sa joue, il murmura :

- Tu es belle au réveil.

Une rougeur traître pris ses joues, elle avait l’impression d’être une adolescente face à son premier compliment masculin…

Le premier surpris par cet aveux fut Tom, il ne comprenait pas ce qui l’avait pris de dire une chose pareil… Mais là, ses cheveux en bataille, son air endormi, et la petite moue inconsciente qui ornait ses lèvres… Il n’avait qu’une envie, celle de l’embrasser. De goûter enfin ces lèvres roses.

Il se souvenait de la cigarette qu’elle fumait le premier jour, de l’air mystérieux que cela lui donnait… maintenant, plus d’un an après, le mystère s’était levé, mais le désir s’était amplifié.

- Tom, je…

Sans la laisser aller au bout de sa phrase, il se pencha vers elle, et l’embrassa avec toute la douceur imaginable. Leurs bouches se caressant, il jouait avec son piercing contre ses lèvres, l’incitant à le laisser aller un peu plus loin…

C’était étrange comme sensation, Alice était cette personne intouchable, telle une sainte, il ne la voyait pas comme une fille, mais bien comme une femme… Inconsciemment, il l’avait placée sur un pied d’estalle, et l’embrasser ainsi, là, maintenant, ç’aurait dû la redescendre à son niveau…

Ce n’était pas le cas, et il le comprit lorsque leurs langues se touchèrent : Elle rouvrit les yeux qu’elle avait fermé et se détacha de lui brusquement, les yeux écarquillés.

Elle avait le souffle court. Ce baisé avait été si doux, et en même temps si puissant…

Le jeune homme se passa une main sur la nuque, un air embêté sur le visage.

- Hem… Écoute Alice je…

De violent coup porté contre la porte d’entré l’empêcha de poursuivre.

- Alice, tu es là ?!

Les deux jeunes adultes tournèrent la tête vers Bill et un garde du corps qui venait de passer la porte.

- Bordel Tom, ça t’arrive de prendre ton portable quand tu sors ?! T’imagines pas comment on s’est inquiété ! Qu’est-ce qu’il te prend de découché et de prévenir personne ! Et puis on pars ce matin, je te rappelle qu’on a un timing à respecter et…

Alice s’approcha de lui pour lui mettre une main sur la bouche.

- Bill, calme toi, tu vas réveillé Summer…

Curieusement, le jeune homme se calma aussitôt.

- Excuse moi Alice, mais…

- Je sais, ne t’inquiète pas…

- Bon… Tom, tu viens ?

Le jeune homme se leva pour les rejoindre, une moue agacée sur le visage.

- C’est bon, ça va… j’arrive…

Il aurait aimé finir sa discussion avec la blonde, et la présence de tout ce monde l’en empêchait.

Bill fit une bise à la jeune femme, et quitta la péniche, espérant que son frère le suivrait.

Inspirant un bon coup, Alice attrapa les deux bras du blond, pour le mettre bien face à elle.

- Tom… - elle soupira - On en reparlera, d’accord ? Je… promets moi qu’on va s’appeler.

Il ne répondit rien, il n’avait aucune raison de répondre, pour lui c’était une évidence : Il la rappellerait. Tout cela, il le fit passer dans son regard, et la jeune femme le comprit. Se mettant sur la pointe des pieds, elle déposa sur ses lèvres un léger baisé.

- À bientôt Tom…

Il hocha de la tête, encore un peu hébété par ce qu’elle venait de faire, et sortit finalement à la suite de son jumeau.

Une fois assis dans le van, il posa ses doigts sur ses lèvres, un sourire rêveur dans le regard.

- Eh ben… Je me demande bien ce qui a pu se passer pour que tu tires une tel gueule… - se moqua Georg en le voyant monter dans le véhicule.

- Tu es trop jeune pour comprendre. - murmura-t-il en réponse.

Oui, définitivement, quiconque n’avait pas vécu cela, ne pouvait pas le comprendre. Il l’appellerait, il n’y en avait aucun doute, ne serait-ce que pour re-goûter ses lèvres…