My sweety BaBy

par Kippert-san

« Allo…dit un jeune homme aux cheveux noirs pas très réveillé.

-Aoi ???

-Euh Uruha ?! Pourquoi tu m’appelles aussi tôt ?

-Tôt, s’étonna Uruha, il est dix heures du matin !

-Oui beh c’est tôt pour Kai et moi, répliqua-t-il. Que veux-tu ?

-Je suis trop heureux, cria le châtain.

-Eh ! Doucement ! J’ai plus d’oreille!

-Mais je suis tellement Heureux ! Le plus heureux des hommes !

-Pourquoi ?

-Tu n’as pas idée comment je suis content !

-Beh vas-y accouche,  s’impatienta Aoi.

-Je vais être papa !

-Quoi, cria le brun. Papa ? Toi ?

-Ouii, Reno est enceinte ! Il vient de faire le test et il n’arrête pas d’avoir des nausées !

- quoi…mais

-Attends il m’appelle je te laisse je t’adore, dit précipitamment Uruha avant de raccrocher »

                Aoi resta quelques instants en bug, le téléphone à la main avant raccrocher. Il posa son portable sur la table basse et se recoucha  auprès de son amant. Kai bailla et vient se blottir contre lui. Il caressa son torse et l’embrassa dans le cou avant de bailler à nouveau.

« Que voulait Uruha, demanda le petit brun.

-…

-Mon ange ?

-Uruha et Reno vont avoir un bébé, dit Aoi.

-Quoi ?!

-Maman maman maman ! Taka a fait pipi au lit !

-Ohhh…soupira Kai avant de se lever. J’arrive  Shin-chéri ! »

                L’homme se leva péniblement à cause de son ventre bien arrondi et suivit son fils qui venait de le réveiller. Aoi les regarda et essaya d’imaginer son couple d’amis dans la même situation.

                Reno sortit de la salle de bains, légèrement blême. Il venait de passer plus de deux heures au dessus des toilettes. Uruha l’attendait à la sortie et le prit dans ses bras. Il le porta jusqu’au salon où il lui avait préparé une grenadine et une salade de fruits. Le plus jeune sourit devant cette tendre attention : son amant et mari lui avait préparé quelque chose de léger, exactement ce qu’il lui fallait après ses nausées. Il mangea sous le regard attentif du plus âgé.  Il repensa à une de leurs nombreuses nuits passionnées à tester diverses positions où ils avaient décidé de faire un enfant. C’était quelque chose qu’ils désiraient plus que tout. Le beau châtain finit sa salade et se blotti dans les bras de son mari. Il caressa doucement son torse et somnola, blotti contre lui. Uruha caressa ses cheveux et l’embrassa sur le front.

« Tu te rends compte mon canard, dit Reno. On va être parents.

-Oui mon cœur, ça va être fabuleux…repose-toi.

-Je t’aime.

-Je t’aime aussi. »

                Le plus jeune soupira et s’endormit dans les bras de son ange…Mais son sommeil fut de courte durée : on sonna et on frappa à la porte. Uruha soupira et alla ouvrir. C’est alors que Aoi et Kai débarquèrent avec leurs trois enfants. Kai était tout content, il broya quelques côtes à Uruha en l’enlaçant puis il se précipita aux côtés de Reno sur le canapé. Il lui sourit de toutes ses dents et l’embrassa sur la joue.

« Mon chou je suis très heureux pour toi, déclara Kai avec son sourire colgate.

-Merci beaucoup, répondit Reno un peu surpris.

-Je suis très content pour vous, continua-t-il en lui prenant les mains. Tu vas voir le plaisir d’avoir des enfants.

-En parlant d’enfants, mon ange, dit Aoi en courant après Taka. Tu pourrais m’aider à les tenir ?

-Aoi, montre qui est le père, protesta son époux.

-Je vais chercher des kinder pinguin, dit Uruha en se dirigeant dans la cuisine. »

                Le brun réussit à rattraper ses enfants et les emmena à la cuisine pour un gouter improvisé. Kai soupira, lassé par le manque d’autorité de son époux. Il se remit à sourire en regardant Reno.  Il s’approcha de lui pour lui faire des confidences. Il parla à voix basse.

« Et…les hormones, demanda-t-il.

-Comment ça ?

-Beh, quand tu es enceinte, tu as tout le temps envie de sexe !

-Euh…pas pour l’instant, répondit Reno, gêné.

-Tu vas voir dans un mois ou deux, tu voudras passer ton temps au lit !

-Oui, mais avec le bébé…commença le châtain.

-C’est pas un problème, répondit Kai. Le bébé ne t’empêches pas d’avoir une vie sexuelle ! Tu me verrais avec Aoi…c’est tellement bon…

-Vous parliez de quoi, demanda Uruha qui vient s’asseoir à côté de son amant.

-Euh…hésita son époux.

-De sexe, répondit Kai sans gêne. Tu as intérêt à être au sommet de ta forme pour le combler.

-Que quoi ?!

-Je t’expliquerais mon canard, dit Reno en l’embrassant sur la joue. »

                Uruha sourit et prit son amant sur ses genoux. Aoi ordonna à ses trois enfants de s’asseoir, leur douceur dans la main. Il s’assit à son tour sur le rebord du canapé à côté de Kai. Ce dernier lui lança un regard un peu pervers et lui caressa la cuisse. Son amant aux cheveux noirs lui caressa la joue et m’embrassa chastement avant de prendre sa main. Les couples parlèrent de tout et de rien jusqu’à ce que l’aîné des trois enfants, Tsukasa qui ressemblait comme deux gouttes d’eau à Kai, se mette à déchiqueter un coussin avec ses doigts, son petit sourire candide sur le visage. Kai l’arrêta d’un regard et décréta qu’ils étaient temps pour eux de partir. Les enfants devenaient insupportables et lui commençait à avoir envie de son époux. Avant de partir, il donna rendez-vous à Reno pour un après-midi au parc, pour qu’il puisse voir ce qui l’attendait. Ils se saluèrent tous et une fois seuls, le couple s’embrassa avant de se rasseoir sur le canapé pour des câlins.

                Une semaine plus tard, Reno s’admirait dans le miroir. Il portait un jean cintré, un pull trop large noir découvrant ses épaules, quelques colliers, des bottines avec des chaines et une grosse écharpe grise pour se protéger du vent. Il arrangea quelques mèches et soupira en regardant son ventre : d’ici quelques mois même quelques semaines, il n’aurait plus sa taille de mannequin. Mais…cela en valait la peine. Il prit son sac à main, ses clefs et sortit. Le châtain regarda son portable pour voir un message de son mari, qui était au travail. Il sourit et lui répondit un « je t’aime » avant de se diriger vers le parc. Après quelques minutes de marche, il arriva au parc. Il sourit il ne pouvait pas louper Kai. Ce dernier, malgré sa grossesse avancée, portait un pantalon en cuir avec des bottes, un haut moulant son ventre rond, un gilet noir et un keffieh. Il restait coquet en portant des boucles d’oreille en forme de croix et ses yeux étaient cernés de noir. Il était un homme enceinte plus que sexy. Ses trois monstres s’ébattaient joyeusement sur le toboggan et dans le bac à sable. Reno vint s’asseoir à ses côtés et ils se firent la bise.

                Kai lui sourit, toujours aussi radieusement et regarda ses enfants. Reno regarda à son tour les enfants dans le parc. Bizarrement, les trois fils de son ami étaient les seuls sur le toboggan, à croire que les autres enfants avaient peur d’eux.  Le châtain soupira . Il espérait que son enfant ne soit pas un garnement comme ceux de ses amis. Il voulait un enfant calme, sage parfait comme son époux. Il sourit niaisement , à l’idée de porter en son sein un mini Uruha.

« Heureux d’être enceinte, demanda Kai.

-Oui, j’ai du mal à y croire, répondit Reno. Je suis heureux mais j’ai peur que ça se passe mal.

-Oh ne sois pas pessimiste et…Taka lâche tout de suite le bras de ton frère, cria la mère des garnements. Oh ces enfants. Donc, ne sois pas pessimiste ! Tout vas bien se passer, tu dois continuer à vivre normalement même si tu es enceinte.

-C’est vrai ?

-Mais oui, c’est des conneries de rien faire, s’exclama-t-il. Pendant toutes mes grossesses je me suis bougé, j’ai fait du sport et je n’ai pas eu de soucis ! Tu dois vivre normalement pour lui donner envie de venir à ce petit, ajouta-t-il doucement en posant sa main sur son ventre.

-Merci pour tes conseils, répondit doucement Reno. Merci beaucoup Kai.

-je t’en prie ! Ah et…, c’est pas vrai ! Tsukasa non, cria-t-il en se levant. Lâche les cheveux de la petite fille tout de suite ! Excusez-moi madame, je suis vraiment désolé. Oui désolé…Tsukasa va jouer avec tes frères et n’embête plus la petite fille. Excuse-moi, dit Kai en s’asseyant aux côtés de son ami, doucement à cause de son ventre. Ah…certes je continues à me bouger mais je suis beaucoup plus lent dans mes mouvements. C’est pas Aoi qui en ai mécontent !

-Quoi ?!

-Oui, quand tu es enceinte tu…parla-t-il à voix basse. Tu  as pas mal d’envie. Au niveau de la nourriture comme du sexe…mais des très grosses envies. Tu as l’impression que rien d’autre ne peut te satisfaire hormis, ce que tu désires. Par exemple, pour moi, dit-il en prenant une bouteille dans son sac. Depuis que je suis enceinte de celui-ci, j’adore boire du diabolo menthe. Et j’ai des grandes envies de sexe.

-Oh je vois, dit Reno en regardant les gens autour, un peu gêné. Donc, je dois me laisser aller à mes envies.

-Exactement, ria son ami. Tu verras que Uruha sera partant pour t’aider !

-Oh oui, ria-t-il à son tour.

-Donc, ne te prives pas ! Par contre, tu dois pratiquer certaines positions pour éviter que Uruha appuie trop sur le bébé. Avec Aoi on adore l’amazone il y a aussi la cuillère, par derrière…

-Parle pas trop fort, le coupa Reno, on va nous entendre !

-Oh c’est bon, les enfants ne comprennent pas, dit Kai. Donc pratique ces positions-là. Sinon regarde un Kâma-Sûtra pour voir les quelles positions vous pouvez essayer.

-Euh…j’ai pas ça à la maison.

-Bon, passes à la maison, dit Kai. On regardera ça ensemble ! »

                Kai sourit et but à nouveau une gorgée de diabolo tout en jetant un œil vers ses enfants. Reno rit intérieurement. Kai était vraiment le meilleur pour donner des conseils.

« Ahhh oui Uruha…gémit Reno. Encore !

-Mon ange…je…je peux plus, bredouilla Uruha en donnant des coups de hanches plus calmes.

-Tiens encore un peu ! Han…cria-t-il en se cambrant. C’est…trop bon !

-Mais…je peux plus…ça fait trois…ah…trois heures.

-Encore ! »

                Reno attaquait son troisième mois de grossesse et ses hormones étaient en furie. Tous les soirs il suppliait Uruha de lui faire l’amour et ça depuis une semaine ! Il lui avait même ramené le Kâma-Sûtra de Aoi et Kai pour lui montrer toutes les positions qui lui faisaient envie. Son mari prenait énormément de plaisir à le combler mais il fatiguait avant lui rapidement vu ses exigences. Uruha glissait entre les fesses de son amant qui se tenait à quatre pattes devant lui. Le plus jeune ne se retenait pas de crier et, sous le coup de l’orgasme, il se cambra violemment et se libéra sur les draps, son mari le suivit rapidement. Ils s’écroulèrent sur le lit, épuisés. Uruha se blotti dans les draps mais, son amant vint contre lui, l’empêchant de s’endormir tout de suite. Il en profita alors pour caresser son ventre bien arrondi et l’embrassa sur le front. Il était épuisé par tant d’efforts sexuels mais heureux de voir son amant aussi souriant. Reno caressa son torse et y déposa quelques baisers.

«Ruwa ?

-Oui ?

-Tu m’aimes, demanda le plus jeune.

-Bien sûr, répondit Uruha en l’embrassant sur le front.

-Tu peux aller me chercher une barquette de fraises ?

-Encore ?! Tu en as mangé trois aujourd’hui ?!

-Oui mais…j’en veux encore, gémit-il.

-Bon…j’arrive. »

                Uruha se leva, nu et alla à la cuisine. C’était devenu un mari on ne peut plus soumis.

                Reno regarda son téléphone : Kai avait une demi-heure de retard. Il soupira et pencha son regard vers son ventre. Il sourit et le caressa doucement. Il entamait son cinquième mois et c’était avec plaisir qu’il sentait le bébé bouger. Uruha n’arrêtait pas, dès qu’il revenait du boulot de poser ses mains sur son ventre et de lui parler. Il était plus qu’adorable !  Le châtain embrassa la rue du regard et vit son ami arriver. Il sourit, on ne pouvait pas le louper. Kai était le seul homme enceinte à porter un minishort un tee-shirt pas très large alors qu’il était dans son dernier mois ! Pourtant, il ne faisait pas vulgaire, il restait sexy avec son sac à main au bras et ses lunettes de soleil d’une grande marque sur le nez. Le petit brun arriva avec un air un peu contrarié. Il lui fit la bise.

« -Je suis désolé mais, c’est Shin qui faisait des siennes, dit-il en soupirant. Il ne voulait pas me lâcher.

-Pourtant, ils n’étaient pas seuls ?

-Non, Aoi a pris son après-midi pour rester avec eux. On y va ? »

                Reno eut de la compassion pour ce pauvre Aoi confronté à ses trois monstres que seul son époux pouvait contrôler. Les deux hommes enceintes s’étaient donnés rendez-vous pour un après-midi shopping. Même si il était enceinte, le petit brun au sourire étincelant aimait prendre soin de lui et s’habiller avec classe. Ils firent des magasins de vêtements, de chaussures et de lingerie. A chaque fois, ils ressortaient les bras chargés de paquets. Même si Kai prétendait le contraire, il avait besoin de se reposer alors, Reno l’invita à prendre un verre. Ils s’assirent à une table à l’écart des oreilles indiscrètes et commandèrent des jus de fruits. Le jus de pomme et de celui de pamplemousse arrivés, ils se mirent à siroter leurs boissons tout en papotant de leur formidable époux et de leur performance hors-norme au lit.  Kai voulait savoir dans les moindres détails comment Reno vivait sa grossesse. Il l’écoutait parler, les yeux pétillants de malice, friand des détails croustillants. Le châtain racontait un peu gêné et à la fois ravi de partager de telles confidences.

                Leurs jus de fruits finis, ils se levèrent et repartir à l’assaut d’un magasin de vêtements. Ils en ressortirent juste avec un sac. Kai marchait franchement suivi de Reno qui prenait plus son temps pour regarder les enseignes.

« Bon, alors où est ce magasin de bijoux, dit Kai en regardant les vitrines.

-Il me semble qu’il était un peu plus haut dans la rue, juste avant l’opticien, répondit Reno en scrutant au loin.

-Bon alors allons-y. Ah…,gémit Kai.

-Ca va ?

-Oui c’est rien, c’est juste le bébé. Un vrai boxeur celui-là, rit-il.

-Comme les autres, marmonna Reno.

-Quoi ?

-Non rien.

-Bon en route alors, dit le petit brun en marchant.

-Kai, cria le châtain, paniqué, tu perds les eaux !

-Quoi, dit-il en regardant son short mouillé. Et merde, fais chier ! On ne peut pas faire du shopping tranquille !

-Je vais appeler une ambulance, dit Reno en sortant son portable.

-C’est bon, Aoi va venir me chercher, protesta Kai.

-Je suis pas sûr qu’on est le temps d’attendre !

-Mais si je ….ahhhh, cria-t-il en se recroquevillant. »

                Les gens autour d’eux commencèrent à affluer et Reno appela une ambulance et prévint Aoi juste après. Cette dernière arrivée, le travail avait déjà bien commencé. Kai était à peine arrivé à l’hôpital que un quart d’heure plus tard, le bébé était là. Aoi n’avait même pas eu le temps d’arriver avec les enfants que son mari avait mis au monde leur quatrième enfant.  Le bel homme aux cheveux noirs s’avança vers son amant qui malgré son accouchement avait le teint frais et un sourire radieux. Le petit brun déposa le bébé dans ses bras et embrassa ses autres enfants qui étaient venus autour du lit. Il prit Shin dans ses bras et Taka et Tsubaksa s’assirent blottis contre lui.

« Mes chatons, dit-il je vous présente votre petit frère Saga.

-Il est magnifique mon ange, dit Aoi en le berçant doucement. Merci.

-Tu y es un peu pour quelque chose aussi !

-Je t’aime !

-Je t’aime aussi. »

                Ils s’embrassèrent doucement et cet à ce moment que leurs amis , Uruha et Reno, Reita et Ruki entrèrent pour venir féliciter les heureux parents. Le couple de châtains sentit son cœur se serrer, en s’imaginant, dans quelques temps à leur place. Le plus jeune embrassa le front de Kai avant d’admirer Saga. Il se mit à pleurer. Son mari paniqua.

« Mon ange, qu’est ce qu’il y a, demanda-t-il en le prenant dans ses bras.

-Oh c’est rien, dit Reno en essuyant ses yeux. Je suis ému…c’est tellement beau et…je me dis que…que dans quelques temps moi aussi je vais donner la vie.

-Mon ange… »

                Uruha lui sourit et l’embrassa doucement. Reno était vraiment un ange. Ruki et Reita sourirent, attendris et se regardèrent, se demandant mutuellement du regard si ils devaient s’y mettre eux aussi ou non. Soudain, la porte de la chambre s’ouvrit avec fracas et des cris des infirmières se firent ensemble. Sur le seuil de la porte se tenait un grand homme avec pleins de piercings de tatouages et des cheveux colorés. Kai sourit à le vue de cet excentrique qui n’étais rien d’autres que son frère. Ce dernier salua rapidement tout le monde et ébouriffa les cheveux de Taka avant de prendre Tsukasa dans ses bras pour l’embrasser. Il se pencha au dessus du couple pour voir le nouveau né.

« -Désolé mais j’étais coincé dans les bouchons, dit-il gêné.

-C’est pas grave Miyavi, dit Kai en souriant. L’essentiel c’est que tu sois là ! Te voici de nouveau tonton d’un petit Saga.

-Ohhhh il est trop mignon, cria l’intéressé en caressant la joue de Saga. Une bouille d’ange.

-Et moi, je suis pas un ange, demanda innocemment Tsukasa.

-Ahah toi tu es mon petit chouchou, ria Miyavi en l’embrassant sur la joue et en le serrant fort dans ses bras. »

                Il chatouilla son neveu le faisant rire sous le regard attendri de ses parents. Il n’y avait rien de plus beau que la naissance d’un enfant.

                Uruha et Reno rentrèrent main dans la main chez eux. Le plus jeune fut pensif toute la soirée. Il avait toujours désiré un enfant mais, de voir le bonheur sur le visage de Kai et Aoi lui donnait encore plus envie de mettre au monde un bébé. Il regardait par la fenêtre du salon le paysage de manière mélancolique alors que son amant préparait à manger. Il était tellement perdu dans ses pensées qu’il ne vit même pas son époux venir vers lui pour l’enlacer. C’est en sentant ses lèvres sur sa tempe qu’il revint sur terre. Il se blotti dans ses bras et le plus âgé lui caressa les cheveux.

« Mon ange ? ça ne va pas ?

-Si, je pensais juste, répondit-il. Au fait que nous allons devenir parents, que notre vie va changer.

-Oui mais ça va être magnifique, dit son amant en le serrant fortement dans ses bras. Quelque chose qui va rendre notre couple, notre vie ensemble encore plus beaux.

-Oui… »

                Reno se tourna et embrassa passionnément son mari. Leur baiser fut amoureux et long. Mais, au bout d’un moment, le bébé bougea comme pour rappeler qu’il était là. Les deux amants se séparèrent en souriant et Uruha caressa le ventre de son époux, avant de s’agenouiller devant lui pour embrasser son ventre arrondi. Il posa son oreille contre et ferma les yeux. Le plus jeune lui caressa les cheveux, attendri. Soudain Reno se mit à gémir et regarda fiévreusement Uruha. Ce dernier se releva, il vit le regard de son amant plein de désir. Il sourit et commença à le caresser de manier provocante. Le plus jeune noua ses bras autour de son cou et se frotta contre lui. Son mari lui mordilla le lobe de l’oreille.

« Mais dis-moi mon Reno, murmura-t-il. Tu trembles d’envie.

-Oui…,gémit-il. J’ai un énorme besoin…tu veux bien me satisfaire ?

-Oh oui tout ce que tu veux !

-J’ai envie…,hésita-t-il. De saumon et de bœuf !

-Que quoi ?

-Oui j’ai envie des deux à la fois, répéta Reno.

-Tu n’as pas envie de…sexe, demanda Uruha, déçu.

-Non enfin pas tout de suite, tenta son amant avec un sourire désolé. »

                Il l’embrassa sur la joue. Uruha soupira et repartit en cuisine. En plus des lasagnes de viande, il fallait qu’il lui prépare du saumon. Ce qu’il ne ferait pas par amour ! En quelque mouvements, il prépara un petit tartare de saumon pour son ange. Il posa l’assiette à côté de son couvert et le servit en lasagne (soit la moitié du plat). Reno le remercia d’un signe de tête et il prit l’assiette de saumon pour la verser dans les lasagnes. Uruha le regarda avec des yeux ronds, mélanger le tout. Il eut un haut le cœur à l’idée du gout du mélange. La grossesse faisait vraiment avaler n’importe quoi. Le plus âgé se concentra sur son plat de peur de vomir. Il pensa à quand il allait retrouver son amant dans son lit et là, ça allait mieux.

« J’en ai marre !

-Courage chéri, c’est bientôt la fin, répondit Uruha.

-Mais j’ai trois semaines de retard ! j’en peux plus je veux qu’il sorte, pleura Reno.

-Mon ange, non ! »

                Uruha prit son cadet dans ses bras et l’enlaça tendrement. Il l’embrassa sur le front et le berça. Cela faisait trois semaines que les neuf mois étaient passés et le jeune homme était au bout : son ventre était énorme et lourd, il avait besoin de mettre au monde son enfant. Kai lui avait dit que ça arrivait (lui par contre jamais) et qu’il fallait attendre et, au pire, voir avec le médecin pour provoquer la naissance. Le couple s’embrassa tendrement jusqu’à ce que Reno rende leurs baisers et leurs étreintes plus sensuelles. Il fit allonger son mari et se mit à califourchon sur lui. Très vite, le contact de leurs bassins réveilla leur virilité.  Uruha caressait ses hanches alors qu’il léchait sensuellement son cou.  Reno ondulait son bassin mimant l’acte ultime tout en faisant attention à ne pas appuyer trop fort sur son ventre. Son amant lui tendit ses doigts qu’il lécha soigneusement en le regardant perversement. Une fois bien humidifiés, il les glissa dans l’intimité de Reno et joua avec. Au bout de trois doigts, il gémissait de plaisir et s’empalait de lui-même sur ses doigts. Mais, au bout d’un moment les cris de Reno ne ressemblaient pas à ceux qu’il lâchait lorsqu’il prenait son pied. Inquiet, Uruha s’arrêta et vit son amant se tenir le ventre. Il sentit un liquide couler et se répandre sur son bassin. Il poussa doucement Reno sur le dos.

« Oh Reno ! Tu viens de perdre les eaux, cria-t-il, paniqué.

-Ah…,couina Reno. Calme-toi…ru…Ruwa. Appelle une ambulance.

-Oui, dit-il en se levant précipitamment, son envie était totalement partie. »

                Pendant que Uruha appelait une ambulance et s’habillait difficilement, Reno se glissa difficilement hors du lit pour s’habiller à son tour. En attendant l’ambulance, le plus âgé aida son amant à finir de s’habiller et contacta tous leurs amis. Quelques minutes plus tard, ils étaient en route pour l’hôpital.

                Reno n’en pouv               ait plus, le bébé tardait à venir. Uruha lui tenait la main et le gynéco lui disait comment souffler et quand il devait pousser. Il avait beau le faire, il avait l’impression que son enfant se faisait attendre. Le beau châtain était en sueur et souffrait. Son amant l’embrassait sur le front et l’encourageait par des paroles rassurantes. Reno souffla un grand coup et se concentra : il voulait ce bébé, il allait l’avoir. Il serra (écrasa) les doigts de son amant et poussa. Il vit le sourire du gynéco. Le bébé montrait un bout de sa tête.

                Après deux longues et pénibles heures, le bébé était là. Reno et son enfant furent emmené dans une chambre et Uruha en pleurs descendit voir ses amis dans la salle d’attente. Kai était endormi dans les bras de Aoi (ils avaient laissé les enfants à Miyavi) et Ruki et Reita furent les premiers debout. Ils étaient inquiet de voir Uruha pleurer. Ils s’approchèrent de lui et virent qu’il pleurait de joie.

« Ca y est, je suis papa, dit Uruha avec un sourire.

-Toutes mes félicitations mon gars, dit Reita en l’enlaçant.

-Oui, toutes mes fellations, dit Kai en baillant.

-Kai, dit son Aoi.

-Quoi ? Oh pardon ! Toutes mes félicitations. »

                Uruha sourit et emmena ses amis à la chambre de son amant. Il était assoupi, le bébé dans les bras. Le plus âgé s’assit à ses côtés et l’embrassa sur le front pour le réveiller. Reno ouvrit les yeux et sourit en voyant ses amis. Il regarda son bébé et le tendit à Uruha qui le prit délicatement, très ému. Kai sourit et vint prendre la main de son ami.

« Toutes mes félicitations, dit-il.

-Merci, merci pour tout Kai, répondit Reno, heureux.

-Je t’en prie. Mais dis-moi il s’appelle comment ce petit chéri ?

-Uruha, dit le jeune châtain en regardant son époux.

-Il s’appelle Nakao, répondit l’intéressé, en regardant son enfant.

-Il est adorable, dit Aoi en se penchant pour le regarder.

-Reita je veux un bébé, dit Ruki sans émotion dans la voix.

-Quoi ?!

-Euh, Ruki je sais pas si tu es encore prêt pour avoir des enfants, dit gentiment Kai.

-C’est sûr, ajouta Uruha. J’ai peur que…tu joues avec et que tu ne les…tues ? »

                Ruki croisa les bras et se mit à bouder. Son amant l’enlaça en disant qu’ils allaient voir. Reno regarda ses amis souriants et joyeux puis regarda Nakao.  Il lui caressa doucement le visage et regarda Uruha qui le tenait dans ses bras. Ils s’embrassèrent chastement et remarquèrent à peine que leurs amis s’étaient éclipsés pour les laisser en famille. Car oui, maintenant ils n’étaient plus un couple mais une famille.

                Reno tenait Nakao contre lui. Il lui baisa le front et le berça doucement avant de le déposer dans sa poussette. Il y accrocha son sac à main et regarda sa montre. Il soupira.

« Ruwa mon canard, tu fais quoi, demanda-t-il.

-J’arrive, tadam ! »

                Le plus jeune sourit en voyant son amant lui tendre un petit paquet. Il savait déjà que c’était pour leur enfant mais, il trouvait cette attention adorable. Depuis que Nakao était arrivé, Uruha était le plus heureux des pères…tout en restant le meilleur des amants. Reno ouvrit le petit paquet pour en sortir un petit bonnet blanc avec des chaussettes assorties. C’était adorable. Il se jeta au cou de son mari et l’embrassa fougueusement. Il savait choisir les cadeaux avec énormément de goût sans tomber dans le ridicule.  Uruha lui mit ses petites chaussettes pendant que Reno mettait doucement le bonnet à leur fils. Une fois prêt, Uruha ne put s’empêcher de prendre en photo son époux avec leur enfant. Il possédait une tonne de photos d’eux mais il ne se lassait pas de les regarder. Une fois prêts, ils partirent pour une balade au parc. Ils étaient les parents les plus heureux du monde avec un enfant magnifique.

« Coucou, cria Kai. »

                Le couple se retourna pour voir le Brun qui tenait la main de Taka, accompagné de Aoi qui portait Saga et tenait la main de Shin et Miyavi les suivait portant Tsukasa sur ses épaules. Les amis se saluèrent chaleureusement et marchèrent tout en rigolant. Ils regardèrent les plus grands des enfants courir et jouer devant eux. Quelques instants plus tard, Ruki et Reita les rejoignirent et se mêlèrent à la conversation. Les deux blonds semblaient heureux.

« Ruki, demanda Kai, qu’est ce que vous nous cachez ?

-Euh…et bien, bafouilla le petit blond.

-Nous allons être parents nous aussi, annonça Reita, en serrant son petit ami. »

                Tous se mirent à sourire et à les enlacer pour les féliciter. Oui, leur grand famille allait encore s’agrandir.