Ange et Démon

par Kippert-san

Dans ce monde, où se côtoient le Paradis et l’Enfer, vivent deux sortes d’êtres : Les anges et les démons. Les premiers sont des êtres purs, menant une vie simple et entièrement dévouée aux autres. Le symbole de leur pureté est leur paire d’ailes blanches qui se déploie que lorsque la nuit et le jour se rencontrent lors de l’aube. Mais, la plupart de ses êtres parfaits deviennent des démons… soit en étant tenté par des démons soit en commettant un des sept pêchés : Paresse, Orgueil, Envie, Gourmandise, Avarice, Colère et, enfin le plus redoutable, la Luxure. Les démons sont des êtres dépravés, ne pensant qu’à leur propre plaisir et à emmener les anges dans la débauche. Le symbole de leur faute est une paire d’ailes noires qui se déploie non pendant l’aube mais, pendant le crépuscule. Terriblement séduisants, les anges ne peuvent difficilement leur résister lorsque l’un d’eux les chasse…

                Aoi, le démon le plus redoutable de tous, véritable appel à la dépravation et à la débauche sexuelle, avait corrompu bon nombre d’anges dont Kai, l’ange dit aussi innocent et doux qu’un agneau qui avait cédé à la gourmandise et à l’appel de la chair, ou encore le jeune Ko-ki, tout juste sorti de l’enfance qui n’avait pu dire non à quelques sucreries…

                Cet ange noir était avachi sur son lit, témoin de nombre de corruptions, et regardait par la fenêtre : il pouvait apercevoir la blancheur de la cité des anges, bercée par un halo apaisant de nuages tout aussi blancs. Le démon s’ennuyait, il avait besoin de faire choir l’un de ses êtres si parfaits qu’il avait fini par haïr. Les anges étaient soi-disant parfaits mais, ils finissaient presque tous par céder devant les pêchés. Oui ils étaient aussi « parfaits » que eux, les démons. Il se leva et se regarda dans son miroir : il était nu, ses cheveux s’ébènes retombaient sur ses épaules ivoire, ses oreilles étaient ornées de différents bijoux, ainsi que son nombril, et ses lèvres pulpeuses étaient mises en valeur par un petit diamant. Personne ne pouvait résister à tant de beauté. Il attrapa un pantalon noir ainsi qu’un pull trop large laissant paraitre l’une de ses épaules. Même vêtu aussi simplement, il était irrésistible. Il sortit de sa chambre, puis de sa demeure pour déambuler dans les rues de la cité des démons : elle n’était pas aussi brillante que la cité des anges mais, ici tout le monde était heureux. Il croisa Kai, qui, depuis qu’il était devenu un démon, portait des shorts et hauts en cuir et arborait un sourire pervers. Il s’approcha du beau brun, dans l’espoir de l’attirer chez lui pour quelques ébats endiablés mais, Aoi, n’était pas intéressé, enfin pas pour le moment. Il lui suggéra alors d’aller voir Miyavi, ce dernier était toujours partant pour se vautrer dans la luxure. Le brun à la lèvre percée se rendit d’un pas décidé, vers la cité des anges. C’était décidé, il allait en traquer un et le faire basculer dans le monde des démons…

                Pendant ce temps, l’ange Uruha s’exerçait à la harpe, il était extrêmement doué. Il arrivait à émouvoir tous les anges de la cité et certains prétendaient qu’il arriverait à faire pleurer un démon. Lassé, il se leva et se regarda dans le miroir : il portait un simple pantalon blanc et une chemise blanche. Quelque chose de simple, reflétant sa perfection. Il ne pouvait rester ici à rien faire, c’était pêché alors, il sortit de sa demeure. Les premiers rayons du soleil apparaissaient révélant ses grandes ailes blanches. Il sourit et caressa les plumes : il les aimait plus que tout. Il marcha dans les rues, cherchant quelqu’un qui aurait besoin de son aide. Ses pas le guidèrent vers l’entrée de la cité des anges, vers l’interdit. Il ralentit la marche, de peur d’être aspiré vers ce monde de dépravation et d’immondices que blâmaient tous les archanges.  Le jeune homme aux cheveux châtains aperçut, pourtant, à proximité de la porte, une silhouette qui semblait mal en point. Il s’approcha prudemment car la silhouette portait du noir ce qui signifiait qu’elle était un démon…ou un ancien ange. Mais, sa bonté d’ange le fit voler jusqu’à cette personne en détresse. Ses ailes se replièrent et s’effacèrent, le soleil commençait à être plus haut dans le ciel. Uruha s’accroupit et regarda ce démon recroquevillé sur lui-même…

                Encore une fois, cette embuscade tendue par Aoi pour attirer les anges avait marché : ils étaient tous trop bons pour le laisser dans son coin malgré le fait qu’il soit un démon. Lorsqu’il vit l’ange s’agenouiller, il releva doucement la tête et le fixa de ses grands yeux noirs, cherchant à le séduire par son regard. Très vite, Uruha se sentit perturbé par ce démon : il était beau et attirant…il pensa alors que c’était un ancien ange déchu qui venait réclamer son aide. Un démon ne pouvait pas être aussi beau à moins d’avoir connu la perfection au moins une fois. Le châtain lui sourit et le prit contre lui pour le consoler. Aoi souriait car, il savait que, à partir de ce moment, il allait pouvoir faire ce qu’il voulait de cet ange…

                Le démon glissa ses mains sur le dos de l’ange, lui provoquant des  frissons et  laissa sa bouche s’échouer dans son cou. Uruha surpris, n’osa pas bouger, jamais on ne l’avait…mordiller dans le cou. Il lâcha un soupir d’aise qui fit sourire Aoi. Ce dernier lécha son cou et caressa la peau de son dos. L’ange gémit de plaisir et se rendit compte alors de ce qui lui arrivait. Il s’écarta doucement de l’être noir et lui sourit.

« Comment t’appelles-tu ?

-Aoi…et toi ?

-Uruha. Je suis là pour t’aider, tu as l’air d’aller mal...

-Oui…je, je suis triste. Voudrais-tu venir me tenir compagnie ?

-Euh…dans la cité des démons ?

-Oui.

-…Si cela te rend le sourire, oui. »

                Aoi sourit de toutes ses dents et se releva, aidant l’ange. Les deux êtres se sourirent en se regardant dans les yeux. Le brun le prit par la main et l’entraina à sa suite vers la cité des démons. Une descente aux enfers pour le châtain et une montée au paradis à venir pour le brun…

                Uruha le suivait, heureux de pouvoir l’aider. Il regardait la cité des démons, étonnée qu’elle soit aussi…belle et agréable à vivre. Elle lui semblait si différente de  la description faite par les archanges. Tout le monde le regardait mais, il n’y prêta pas attention. Ils arrivèrent dans la demeure du brun et, tout de suite, il l’amena dans sa chambre et l’invita à s’asseoir sur le lit. Uruha, gêné, s’assit timidement sur le lit . Le décor de la pièce était sombre et sensuel, contrairement à sa chambre claire et simple. Aoi prépara deux verres de vin et en tendit un au châtain. Il le regarda surpris et prit avec hésitation le verre.

« Ce n’est pas de l’eau ?

-Non, du vin.

-Je…je ne sais pas si je peux.

-Vas-y, c’est…bon.

-Cela te fait plaisir que je boive ?

-Euh…oui.

-Alors d’accord ! »

                Le châtain lui sourit et but un peu du breuvage alcoolisé. Aoi était amusé par le comportement de l’ange : toujours à s’inquiéter pour lui, c’était bien un ange ! Il rit intérieurement et but rapidement son verre. Il le posa par terre et passa son bras autour des hanches de Uruha tout en lui mordillant l’oreille. L’ange ne semblait pas vouloir céder au pêché de gourmandise et il restait calme face aux caresses. Oui, il ne semblait pas facile à corrompre mais, cela rendait le défi encore plus intéressant…

                Après avoir passé la journée à parler avec lui, Aoi avait appris beaucoup de choses sur la vie de l’ange et…malgré toutes ses caresses, il n’avait pas réussi à le faire réagir ce qui commençait  à agacer le brun. Le jeune homme à la lèvre percée avait essayé de le saouler mais, étonnamment Uruha tenait bien l’alcool. Il décida alors, d’être plus direct : il glissa sa main entre les cuisses de l’ange et caressa son entrejambe. Ce dernier se mit à respirer difficilement et gémit de plaisir. Non, c’était bizarre il ne devait pas ! Il attrapa sa main et le regarda surpris.

« Pourquoi tu fais ça ?

-Ca ne te plait pas ? Ce n’est pas agréable ?

-Si…mais et toi ? Tu aimes ?

-…

-Ca te fait plaisir de me…toucher ?

-Euh…oui.

-Alors continue. »

                Uruha sourit et prit la main de Aoi pour la glisser de nouveau entre ses cuisses. Le brun était plus que stupéfait par l’innocence de l’ange. Il ne resta pas abasourdi longtemps et se promis qu’il allait le débarrasser rapidement de son ingnorance… et de ses vêtements.

                Aoi allongea le châtain sur le lit et glissa sa main dans son pantalon, caressant plus fermement sa virilité. Il l’embrassa dans le cou et écouta avec plaisir les gémissements de sa victime.  Il sentait l’excitation monter en lui et..il vit que, enfin, l’ange réagissait à ses caresses. Il releva ses yeux vers son visage et…il ne put s’empêcher de dévorer ses lèvres. Uruha se laissait entièrement faire, sans vraiment participer. Aoi mettait de la fougue dans son baiser, il essayait d’entrainer la langue de son partenaire dans un ballet infernal mais…elle restait inactive. Ne ressentait-il aucun désir ?

                Le brun défit la chemise du châtain pour mordiller ses boutons de chair : l’ange gémissait d’aise mais, jamais il ne réclama plus ou ne l’encouragea pas à continuer. Le démon sourit : il ne pourrait résister aux délices de la fellation…

Il se laissa glisser entre ses cuisses et le déshabilla entièrement dévoilant son corps de rêve : le brun se mordit de la lèvres de plaisir…il voulait le prendre dans l’instant. Non, pas de tout de suite, il devait laisser le désir monter en lui. Il embrassa la peau douce du ventre du châtain et laissant quelques marques puis…laissa ses lèvres s’attaquer à ses cuisses. Uruha gémissait, se tordant légèrement sous les caresses. Aoi déposa alors sa bouche sur sa virilité et lécha. Le châtain cria de plaisir et s’accrocha aux draps. Le brun sourit : enfin, il se laissait gagner par le plaisir. Le démon ne se fit pas prier et le suça avec entrain. Le châtain se redressa pour se mettre assis et regarda le brun faire. Il ne put s’empêcher de crier de plaisir et se tenait toujours aux draps. Aoi accéléra le rythme et jeta quelques regards fiévreux à l’ange cherchant à le corrompre un peu plus. Ce dernier ferma les yeux et se mit à murmurer. Enfin, il allait le supplier de continuer, d’accélérer. Aoi tendit l’oreille et, surpris il reconnut, s’échappant des lèvres pulpeuses de sa victime, des psaumes visant à le protéger. Uruha ne réclamait pas plus mais, il le bénissait !

                Aoi ne s’attendait pas à ce que Uruha soit aussi pur ! Mais, lui-même emporté par le désir, suça plus rapidement et avala goulument la semence lâchée par l’ange après un dernier cri. Le châtain se laissa tomber sur le dos et respira difficilement. Il regarda Aoi avec un sourire.

« Tu te sens mieux ? J’ai demandé au Seigneur qu’il t’accorde sa bénédiction pour que tu retrouves le bonheur.

-…tu as aimé ?

-Pardon ?

-Tu as aimé que je te suces ?!

-Oui, car je t’ai fait sourire !

-…

-Fais de moi ce que tu veux …je suis à toi, je suis là pour te servir, pour te rendre le sourire. Je me donne à toi, Aoi. »

                Aoi était plus que stupéfait par les propos de l’ange. Ce dernier ne pensait qu’à son bonheur et non à son propre plaisir ! Etait-il l’être parfait, attendu depuis des siècles ? Mais, le brun n’avait pas vraiment envie de réfléchir maintenant sur la question et avait plutôt envie de profiter de ce corps de rêve mis à sa disposition.

                Le démon à la lèvre percée retira ses vêtements, dévoilant son corps et son excitation à l’ange qui détourna les yeux, gêné. Aoi sourit et s’approcha de lui. Il lui mordilla l’oreille le faisant gémir. Il lui ordonna de l’embrasser et de le caresser. Uruha un peu gêné, le laissa s’asseoir à califourchon sur lui et lui caressa le dos. Il appuya avec hésitation sur la nuque du brun pour l’embrasser. Il colla juste ses lèvres et effleurait la peau de son dos de ses mains. Aoi soupira quelque peu excédé par le comportement naïf de son ange et fourra violemment sa langue dans sa bouche. Le châtain gémit et se laissa faire, participant un peu plus au baiser en caressant la langue de son partenaire de la sienne mais, ses caresses restaient chastes. Le brun glissa sa main entre les cuisses de l’ange et les écarta pour pouvoir coller son bassin au sien. Il ondula son corps contre le sien, et gémit de plaisir. Sa main se dirigea vers l’intimité du châtain et un doigt s’y glissa, le faisant sursauter. Aoi sourit et glissa un deuxième doigt faisant couiner l’ange. Il avait envie de l’entendre crier…et pas forcément de plaisir. Il les bougea un peu et très vite les retira. D’une main, il tint les poignets de Uruha au dessus de sa tête et de l’autre, il poussa sa virilité dans son intimité. Le châtain cria et se cambra de douleur. Aoi rit doucement et ne le lâcha pas :c’était bon, étroit et chaud.  Il commença à donner des coups de reins peu délicats le faisant gémir de plaisir et crier son ange de douleur. Il ne s’arrêta pas, c’était trop bon. Uruha fermait les yeux en murmurant des prières mais, il pleurait, ça faisait extrêmement mal.

                Aoi se mit à lécher son cou tout en donnant des coups de bassins secs et profonds. Les cris de sa victimes se transformaient en gémissements de douleur, le plaisir commençait à apparaitre. Le démon, satisfait l’embrassa alors fougueusement, léchant, avidement ses croissants de chair et là, les gémissements de douleur se murent en gémissements de satisfaction. Ca y est, l’ange cédait aux plaisirs du sexe ! Aoi, heureux, accéléra ses mouvements de bassin mordillant, léchant et suçant sa bouche pulpeuse. Les cris de plaisir de sa victime étaient encore plus agréables que ceux de douleur. Uruha n’arrivait plus à dire des prières, il criait de plaisir et s’accrochait, du mieux qu’il pouvait, aux draps, malgré la main de Aoi qui retenait ses poignets. Les gémissements et attentions du brun, accentuaient son plaisir.

                Aoi se retira du châtain leur arrachant un grognement de frustration et se mit sur le dos. Il invita Uruha à s’asseoir sur ses hanches pour reprendre leurs ébats. Le châtain, hésitant, s’empala de nouveau sur le membre de son amant. Ce dernier se mordit les lèvres de plaisir et, en posant ses mains sur ses hanches, il lui indiqua la cadence à suivre. Ainsi, il pouvait admirer le corps pâle et parfait de l’ange, couvert de sueur, se mouvoir au dessus du sien, son visage tordu de plaisir et…ses ailes blanches ?!

                L’aube venait de se lever, révélant, les ailes blanches de Uruha. Comment était-ce possible ?! Aoi venait de le corrompre, de le prendre sauvagement, de le souiller…Il ne put réfléchir longtemps car, l’orgasme arrivait. Il força, de ses mains, le châtain à exécuter de violents coups de reins les entrainant bien vite au septième ciel. L’ange, essoufflé se retint de s’écrouler contre son amant. Il regarda, honteux, sa semence répandue sur le torse du brun. Il s’enleva de Aoi et trouva une serviette posée dans un coin de la chambre. Il alla, difficilement la chercher et revint s’affaler sur le lit, à ses côtés pour l’essuyer.

                Aoi retrouva son souffle et ses esprits et admira les ailes blanches et pures de Uruha. Il caressa les plumes doucement…pourquoi ?Normalement il aurait dû les perdre et devenir un démon. Un démon qui serait resté à ses côtés pour leur plus grand bonheur…Pour la première fois, le démon avait mal au cœur et…il pleura. L’ange, horrifié par ses larmes, se pencha vers lui et les essuya inquiet.

« Seigneur, Aoi ? Ca ne va pas ?

-Pourquoi ? Pourquoi tes ailes sont encore là ?!

-…je ne comprends pas…

-Je t’ai pris, violemment, je t’ai fait découvrir les plaisirs charnels et je t’ai fait jouir ! Tu ne devrais plus être un ange ! Tu as péché !

-Aoi calme-toi…je n’ai pas pêché. Tout cela, je l’ai fait pour toi. Je me suis offert à toi car, tu le voulais, cela te rendait le sourire.

-…

-Aoi, je me suis donné à toi car je t’aime. Mon plaisir n’est rien comparé à ce que je peux te donner. Je ferais n’importe quoi même des pêchés rien que pour t’aider à trouver le bonheur. Mais, comme je fais cela pour toi et non pour mon plaisir, ce ne sont pas des pêchés…je me donne, corps et âme à toi.

-Tu as fais cela, uniquement pour moi ?

-Oui, car je t’aime.

-Uruha …je crois que je t’aime aussi. »

 

                Le brun attrapa doucement les lèvres de l’ange pour l’embrasser, tendrement. Uruha était toujours un ange car, contrairement aux autres, il n’avait pas réalisé ses actes pour son propre plaisir mais pour celui de Aoi et aussi…par amour. C’était sa façon à lui d’avoir aidé son prochain et de lui avoir donné son amour. Les deux êtres restèrent un moment blottis l’un contre l’autre, à s’embrasser, à se sourire. Uruha allait devoir rentrer dans la cité des anges. Aoi ne le lâcha pas, il l’aimait trop et, surtout, il avait l’impression de devenir plus pur en sa compagnie…Il caressa les cheveux du châtain tout en déposant, quelques fois, des baisers sur son front.

« Je t’en prie, reste, je t’aime tellement.

-Je t’aime aussi mais, c’est un pêché de rester paresser…surtout en compagnie d’un démon !

-Et si je t’ordonne de rester ?Si pour me rendre le sourire j’avais besoin de te garder à mes côtés, dans ce lit, toute la journée ?

-Alors je ne pourrais que rester, je ne peux te laisser seul et malheureux. Je suis contraint de rester pour te rendre le sourire car, c’est la mission d’un ange : aider et aimer son prochain… »

                Ils se sourirent et s’embrassèrent tendrement, blottis l’un contre l’autre. La place de l’ange n’était pas dans cette cité de démons mais, il allait être contraint, par son devoir d’y rester…éternellement.