Farm Boy & City Boy 5

par DreamBIG

# Countryside#

 

 

Donghae se retournait dans son lit depuis maintenant une bonne heure. A vrai dire, il avait déjà sommeil lorsqu’il était allé attendre Hyukjae à l’extérieur alors dès que ce dernier avait enfin décidé montrer le bout de son nez, il s’était enroulé dans ses grosses couvertures dans l’espoir de trouver le sommeil. Seulement voilà, à présent, il était beaucoup trop réveillé pour pouvoir s’endormir aussi facilement. Son esprit lui repassait sans cesse le visage ravagé de Hyukjae, que celui-ci avait d’ailleurs tenté de lui cacher. Mais ce qui avait le plus choqué Donghae une heure auparavant, c’était très certainement la voix empli de détresse de l’argenté. Au fond, il savait pertinemment que lui proposer son aide n’aurait rien arrangé, mais il s’en voulait terriblement de ne pas avoir pu réagir. Jusqu’à maintenant, il avait toujours mis un point d’honneur à se montrer respectueux et aider tout le monde dans la mesure du possible, ne serait-ce que pour les soulager un peu. Pourtant, c’était différent avec Hyukjae. Il n’arrivait pas à le comprendre, il n’arrivait pas à cerner cette petite bête noire qui semblait l’habiter. Même si c’était dur à avouer, il était réellement fasciné par lui. Il aurait préféré être émerveillé par un bon côté du jeune homme, mais il avait compris que ce n’était pas le cas. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il n’en connaissait aucun. Il n’avait pu voir que des faces horribles de la personnalité de Hyukjae, seul ses larmes le rendant un peu plus humain aux yeux de Donghae. Et peut-être qu’au final, c’était par ça que le brun était attiré ; par cette façon de se cacher du monde avec ce bouclier de brutalité. Peut-être que c’était la façon torturé avec laquelle il agissait qui attirait sa curiosité. Lui-même ne savait pas vraiment, il avait juste envie de l’aider. Mais Hyukjae ne serait jamais d’accord pour recevoir son aide, peut-être même qu’il se braquerait encore plus si Donghae lui proposait.

Le brun pensait à beaucoup trop de choses. Tout d’abord, il était censé détester Hyukjae tout autant que ce dernier semblait le porter en horreur. Après, il devait se montrer complètement impassible devant son arrogance. Et puis, il se devait d’oublier cette détresse au fond de ses prunelles sombres. Donghae ne devait surement pas s’en méfier, ça ne le regardait pas. Peu importe ce dont il s’agissait, il n’avait aucun lien avec l’argenté qui lui permettrait de connaître la vérité, alors autant baisser les bras dès l’instant présent au lieu de continuer à chercher en vain de nouveaux indices. De ce côté-là, Hyukjae n’était vraiment pas un cadeau, il ne l’aidait pas du tout. Le brun savait qu’il avait un moyen de tout savoir, de découvrir tellement plus de choses à son sujet. Il savait comment mettre la lumière sur ce mystère qu’était le jeune homme. Il lui suffisait de bien chercher, de trouver son histoire écrite à l’encre noire. Mais n’avait-il pas abandonné déjà ?

 

 

 

Hyukjae écrivait. Il en avait besoin. Il avait mal au poignet, et ses yeux le brûlaient, bien que plus aucune larme n’en sorte. Il pensait avait tout extériorisé avant de revenir, mais en voyant Donghae sur le perron, sa colère était revenue au galop. Il avait voulu le frapper, déchaîner sa rage sur lui. Mais à quoi cela aurait-il servit ? Au fond de lui-même, il s’était persuadé que Donghae n’était pas la faute dans cette histoire. Le brun ne lui avait rien demandé, il avait tout simplement accepté de le laisser vivre chez lui, sous son toit, et avec ses règles, ce qui était tout à fait normal. L’argenté savait que tout était normal ici, et c’était surement cela qui le dérangeait le plus. Il n’avait jamais été normal, il n’avait jamais pu avoir une vie normale. Bien sûr, il n’aurait jamais dû agir comme ça dès sa première rencontre avec Donghae, ni même se montrer aussi malpoli envers lui et sa grand-mère, mais les savoir dans ce petit havre de paix, ça l’avait transpercé de parts et d’autres. Lui n’avait jamais eu le droit à ça.

Et même s’il en voulait à Donghae pour mener une vie parfaite et tranquille, il s’en voulait encore plus de penser ainsi. Après tout, il ne connaissait rien de lui, peut-être avait-il vécu des choses horribles lui aussi… Hyukjae le savait, cette situation était entièrement de sa faute. Il ne faisait jamais attention aux autres, il faisait passer sa douleur en première, comme si les autres n’avaient aucun problème comparable aux siens.  C’était faux. Seulement, depuis qu’il était parti de sa vie, plus rien n’avait de sens pour lui.

Il avait encore tellement de choses à dire, tellement de choses qu’il aimerait qu’il entende. Il voulait lui parler, profiter d’une étreinte chaleureuse, d’une berceuse apaisante. Il voulait être dans ses bras, retourner dans ce petit monde si parfait à ses yeux. Il en rêvait.
Son poignet le tiraillait, il lui faisait horriblement mal. Il lâcha violemment son stylo, le jetant presque sur le sol. Une sensation horrible s’insinuait en lui, comme si des dizaines et des dizaines d’aiguilles se plantaient dans sa peau. Il voulait crier, hurler jusqu’à s’en arracher les poumons. Mais sa voix ne voulait pas sortir, elle restait bloquée dans sa gorge, coincée par un énième sanglot qu’il retenait de force pour ne pas craquer encore une fois. Il avait déjà était bien trop faible.

Il descendit de son lit en vacillant, tentant tant bien que mal de faire abstraction de la douleur qui lui tordait la main. Il devait cacher son carnet, il était sûr et certain que Donghae l’avait déjà cherché en étant venu dans sa chambre un peu plus tôt. Il glissa le petit livret noir dans la boîte, prenant grand soin de fermer le verrou avec la petite clé.

Il prenait grand soin de scellait sa vie.

 

 

 

Après une nuit plus qu’agitée, Donghae avait finalement fini par trouver le sommeil. Malheureusement pas pour longtemps puisque son réveil sonnait depuis déjà au moins cinq minutes, lui vrillant le crâne alors qu’il était dans l’incapacité totale d’effectuer ne serait-ce qu’un seul mouvement. Et dire qu’il avait décidé de se réveiller plus tôt pour embêter Hyukjae… A vrai dire, il n’en avait même pas la force. Et puis à quoi bon s’entêter à essayer de le faire parler par le travail si c’était pour déclencher une nouvelle fois cette colère qui semblait caractériser l’argenté ?
Il tentait le diable en faisant ça. Et il n’était pas vraiment d’humeur à jouer au chat et à la souris aujourd’hui.

Ayant décidé de se lever pour commencer le plus rapidement les corvées, il alla prendre une rapide douche avant de sortir dans le couloir qu’il le mènerait au premier étage. Seulement, il s’arrêta net en voyant la porte de la chambre de Hyukjae entrouverte. C’était extrêmement bizarre, de part le fait qu’il devait être réveillé, mais surtout par le fait qu’il semblait être sorti depuis un moment déjà.

Il descendit les escaliers en quatrième vitesse, cherchant sa grand-mère partout dans la maison mais ne la trouvant nulle part. Il alla dans la cuisine, dernière pièce encore inexplorée. Mais personne. Ni sa grand-mère, ni Hyukjae. Il remarqua cependant bien vite le petit mot trônant en plein milieu de la table, une écriture laide et désordonnée couchée sur le papier blanc.

Donghae, je suis partie faire le marché du village,
j’avais besoin de quelques ingrédients pour une nouvelle recette,
tu sais celle dont nous avait parlé le vieux pêcheur de la côte la semaine dernière.
Ne t’inquiète pas trop pour moi,
le petit Hyukjae a proposé de venir me tenir compagnie.

Si Hyukjae était avec elle, Donghae ne devait pas trop s’en faire, tout allait bien se passer.

-          QUOI ?! s’écria-t-il, revenant à la réalité.

Si Hyukjae était avec elle, Donghae devait beaucoup s’en faire, rien n’allait bien se passer. Il avait été trop stupide d’avoir de la compassion pour lui ne serait-ce qu’un seul instant. Le brun était sûr et certain que l’argenté allait lui faire ou lui dire quelque chose de mal, et lui, il avait été assez négligent pour ne pas voir ce coup là arriver. Si ça se trouve, Hyukjae avait remarqué qu’il était venu fouiller un tout petit peu – d’après Donghae, bien sûr, ratisser de fond en comble une chambre n’était pas grand-chose – alors il avait décidé de se venger sur la personne à laquelle tenait le plus le brun. Peut-être même qu’en ce moment même, celui où Donghae relisait la dernière phrase, Hyukjae était en train d’égorger vive sa grand-mère, ou bien encore pire, la brûler comme durant la chasse aux sorcières !

Il n’aurait jamais dû ressentir de la peine pour lui, au final. L’autre ne ferait aucun effort pour améliorer la situation, et encore moins au niveau social dans cette ferme. Il l’avait bien remarqué, les deux jeunes hommes vivaient une relation où tout les opposait, en commençant bien évidemment par l’endroit où ils avaient grandi. Donghae détestait la ville, là où avait grandi Hyukjae. Et Hyukjae détestait la campagne, là où avait grandi Donghae. Aucune relation ne pouvait bien se passer à partir de ce problème, peu importe tous les efforts qu’ils mettraient chacun de leur côté, sachant que l’argenté n’avait pas franchement l’air de vouloir apaiser les tensions.

Donghae faisait les cents pas dans la cuisine, le petit mot toujours en mains. Honnêtement, il était en pleine réflexion. D’un certain côté, il était persuadé que l’argenté était le genre de mec à se foutre entièrement de tout ce qui l’entoure, quitte à rendre la vie dure aux autres afin de pouvoir rendre sa propre vie meilleure. Mais de l’autre côté, il entendait cette petite voix en lui lui criait que Hyukjae n’était peut-être pas si mauvais que ça dans le fond, que c’était surement un bon garçon qui devait avoir été élevé sans recevoir une grande éducation et que par conséquent, la faute ne lui revenait pas entièrement.

Devait-il aller les chercher ? Après tout, voir que sa grand-mère était saine et sauve le rassurerait grandement. Mais plusieurs problèmes étaient là : où étaient-ils ? Le marché du village était plutôt grand, malgré le froid hivernal, prenant place dans plusieurs rues ; et si jamais tout se passait bien ? Sa grand-mère lui en voudrait de ne pas être resté au chaud après l’avoir prévenu, mais aussi de ne pas avoir commencé les corvées à la ferme. Et puis si tout allait bien, quelle excuse allait-il donner pour être venu ? Quoiqu’il dise, il savait pertinemment que sa grand-mère trouverait quelque chose à lui dire en retour, et Donghae s’imaginait déjà le sourire vainqueur de Hyukjae qui lui aurait prouvé qu’il n’avait rien d’autre à faire que de fouiller dans la vie des gens. Parce que oui, l’argenté avait accompagné la grand-mère de Donghae pour se venger de lui. Non ?

 

 

 

 

-          Tiens mon petit, tu pourrais aller acheter deux ou trois tomates pour le repas ? demanda la petit dame en déposant de l’argent dans la main de Hyukjae.

-          Ah…euh…oui, oui. Bien sûr… souffla-t-il en regardant sa main.

Pour dire vrai, Hyukjae s’étonnait que la grand-mère de Donghae lui donne de l’argent. Au vu de l’irrespect dont il avait fait preuve devant elle, n’aurait-elle pas dû se méfier de lui ?
Il s’inclina rapidement après avoir accepté l’argent et se dirigea vers le stand de fruits et légumes.
Une fois à la hauteur des étales, il regarda les variétés de tomates qui s’offraient devant lui. Il n’avait vraiment aucune idée de comment choisir une bonne tomate, c’était la première fois qu’il venait dans ce genre d’endroit.

-          Bonjour, vous désirez quelque chose jeune homme ? s’exclama une femme d’âge mûre, souriant grandement, des rides se formant alors sur le coin de ses yeux en amandes.

-          Bon…bonjour, j’aurai besoin de tomates, mais je ne sais absolument pas comment les choisir, avoua-t-il simplement, se cachant un peu plus sous son écharpe.

Il sentait le rouge lui montait aux joues, et il était persuadé que ce n’était absolument pas à cause du froid. Il n’avait tout simplement pas l’habitude de se retrouver dans ce genre de situation, et lui qui avait toujours détesté devoir dépendre de quelqu’un, il se trouvait ridicule de demander de l’aide seulement dans le but de pouvoir acheter de bonnes tomates.

-          Oh, très bien ! Alors de quelles sortes vous avez besoin ? C’est pour une recette particulière ? s’enthousiasma la femme, visiblement dans son élément au contraire du jeune homme.

-          Ah et bien…à vrai dire…je ne sais pas… Vous n’avez pas…juste des tomates ?

Il entendit la vendeuse pouffer quelque peu avant de reprendre dans le même état d’esprit qu’un peu plus tôt.

-          Je pense que celles-ci feront l’affaire, dit-elle en mettant trois dans une poche avant de lui demander les comptes.

Lentement, Hyukjae regarda l’argent donné par la grand-mère de Donghae. Ça le dérangeait de payer avec cet argent, il avait l’impression de l’avoir volé. Alors tout aussi lentement, il prit son portefeuille de la poche de son gros manteau et en sortit de la monnaie pour le donner à la marchande tout en s’inclinant pour la remercier avant d’en prendre congé.

Sans grande peine, il retrouva la doyenne qui parlait et rigolait encore avec le même vendeur avec lequel il l’avait laissé quelques instants plus tôt. Il se surprit à sourire tendrement face à cette scène avant de reprendre son air sérieux, se demandant lui-même pourquoi il s’était senti attendri de cette façon. Ce n’était que deux vieilles personnes parlant de choses inutiles après tout.

Pourtant, dès qu’il arriva de nouveau à leur hauteur, il se réinclina pour annoncer son retour. Dès lors, l’argenté et la vieille femme reprirent le chemin pour rentrer à la ferme.
Ils marchaient en silence, à une distance qui prouvait aux yeux des autres qu’ils n’avaient aucun lien. Hyukjae, mal à l’aise, balançait d’avant en arrière le petit sac plastique dans lequel était les tomates.
S’il était venu ici, c’était bel et bien pour une raison. Enfin deux, la première étant de sortir un peu pour prendre l’air. Mais c’était surtout parce qu’il avait beaucoup réfléchi dans la nuit. Il n’avait pas réussi à dormir à cause de sa journée éprouvante, et il en était venu à penser qu’il devrait s’excuser de la manière dont il avait agi en arrivant ici. Seulement, il n’arrivait pas à se lancer. Il ne savait pas du tout comment faire, lui qui jusqu’à maintenant ne s’était jamais excuser pour quoique ce soit.

Il se craquait les doigts, et prenait son inspiration à chaque fois qu’il pensait pouvoir commencer à parler. Plus le paysage sans vie défilait sous ses yeux, plus il se sentait partir loin de tout ce qu’il se passait.

Au bout de plusieurs tentatives, il finit par s’arrêter net, fermant fortement les yeux pour se donner du courage. Surprise, la grand-mère se stoppa à son tour, se tournant vers lui avec un regard interrogatif.
Il n’aimait pas être regardé, mais il devait faire un effort s’il voulait essayer d’arranger un tant soit peu les choses.

-          Je…j- enfin…je suis vraiment désolé… murmura-t-il presque, honteux de devoir faire ça pour la première fois.

 

-          Pardon ? demanda-t-elle, choqué d’avoir bien compris.

-          Je vous demande pardon…pour tout. Je vous ai manqué de respect dès la première seconde où je suis arrivée ici, mais je n’aurais pas dû. Je me suis montré comme un gamin immature, malpoli et complètement arrogant devant vous alors que vous avez accepté de m’héberger. Je suis vraiment désolé, dit-il en s’agenouillant sur le sol, la tête baissée vers le goudron, je n’ai pas de bonne excuse mais je ne sais pas du tout pourquoi j’ai agi de la so-

-          Mais enfin ! Relève-toi mon garçon ! s’exclama la petite dame en tirant sur son bras pour qu’il se relève. Ce n’est rien du tout, j’en ai déjà vu des comme toi. Bien entendu, ta réaction m’a dans un premier déçu, mais je me suis souvenue que tu n’avais pas une vie facile. Ce n’est pas de ta faute, je ne t’en veux vraiment pas ! tenta-t-elle de le convaincre, toujours en essayant de le relever. Quand je repense à ce que m’a dit ton père en t’envoyant ici, je suis encore sous le choc, avoua-t-elle. Parler ainsi à un enfant…

Elle s’arrêta dans sa tirade lorsqu’elle l’entendit renifler.

-          Mais voyons, ne te mets pas cet état pour ça. Tu ne vas quand même pas me forcer à me baisser pour voir si tu vas bien ? rigola-t-elle en voulant le détendre.

Elle attrapa la main de Hyukjae dans la sienne, la serrant et la réchauffant en la frottant entre les siennes.

-          La vie est dure Hyukjae, surtout pour les jeunes d’aujourd’hui. Quand je vois comment à évolué la société jusqu’à maintenant, je crois que je comprends mieux pourquoi vous devenez ainsi. Alors tu dois me montrer que tu es plus fort que la société, d’accord ? l’encouragea-t-elle une dernière fois.

Toujours la tête baissée, il essaya ses larmes à l’aide de sa manche et se releva doucement, sa main encore dans celles de la grand-mère.

-          Merci… murmura l’argenté. Je ne sais pas pourquoi vous m’avez pardonné, mais…merci…

-          Aller, viens mon grand, on va aller se mettre au chaud ! Je me fais vielle tu sais ! plaisanta-t-elle alors qu’ils se remirent en route vers la ferme.

 

 

 

 

Donghae, qui n’avait pu s’empêcher de s’inquiéter, était resté cloué devant en la porte dans l’idée de guetter leur arrivée. Il voulait s’assurer que Hyukjae n’avait pas fait de mal à sa précieuse grand-mère.
Alors dès qu’il les avait aperçus au loin, passant le grand portail en bois de la ferme, il avait enfilé son manteau et ses chaussures, et était sorti de la maison en claquant la porte derrière lui. Il avait couru jusqu’à eux, sautant presque sur la doyenne en la prenant dans ses bras.

-          Grand-mère ! Tu n’as rien ? s’empressa dit-il de demander en l’inspectant dans les moindres recoins, allant même jusqu’à en faire le tour.

Hyukjae, quant à lui, avait baissé de nouveau la tête et était parti directement en direction de la maison. A vrai dire, il se sentait d’autant plus coupable maintenant que Donghae le soupçonnait d’avoir été violent avec sa grand-mère. Jamais il n’aurait fait ça…

-          Mais lâche-moi Donghae, qu’est-ce qui te prends ? Je t’ai laissé un mot pour te dire que j’étais au marché, tu ne l’as pas vu ?

Puis elle alla vers la maison, le laissant derrière elle. Le brun fit les gros yeux, se demandant si sa grand-mère venait réellement ou non de le renvoyer paître. Toujours aussi choqué, il retourna à l’intérieur, découvrant Hyukjae tendre de l’argent à sa grand-mère. Il les observa en se cachant dans l’entrée, voulant savoir ce qu’il se passait exactement.

-          Tenez, c’est l’argent que vous m’aviez donné pour les tomates. Je sais que j’ai encore beaucoup à me faire pardonner, mais j’ai pensé que je pouvais commencer par là…

-          C’est vraiment adorable Hyukjae, tu n’étais pas obligé d’aller jusque là. Je te l’ai déjà dit, je ne t’en veux pas, affirma-t-elle en attrapant de nouveau ses mains. Tu devrais plutôt essayer de bien d’entendre avec Donghae, vous pourriez être de bons amis.

Au contraire de ce que le brun aurait imaginé, l’argenté acquiesça en souriant légèrement en se dirigea vers la sortie la cuisine. Donghae paniqua un instant, de peur de se faire prendre à les espionner, puis le voyant sortir, il l’interpella.

Hyukjae se retourna, surprit de l’entendre lui parler aussi calmement alors qu’encore hier, lui-même lui avait presque crié dessus.

-          Pourquoi tu as fait ça ?

-          De quoi tu veux parler ? demanda Hyukjae, ouvrant légèrement plus les yeux sous l’incompréhension de la situation.

-          Pourquoi tu as payé à la place de ma grand-mère ?

-          Ah…c’est…j’avais oublié qu’elle m’avait donné de l’argent alors…sur le coup j’ai payé moi-même… balbutia Hyukjae qui se perdait lui-même dans ses justifications.

-          C’est cool. Que tu changes enfin je veux dire, ajouta Donghae, un sourire de vainqueur collé au visage.