la rencontre

par lelaï

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Capharnum. Je crois qu'aucun autre mot ne correspond aux.."bruits"? qui sont en ce moment même en train de m'empecher de dormir. Douze..au simple souvenir de ce que "Frère", comme je m'était résolu à l'appeler, m'avait dit au sujet des "douzes" gosses que j'allais devoir gérer, je plongeais dans la dépression la plus totale. Ce ne sont pas les enfants le problème, c'est le nombre !

Mais j'allais bientôt me rendre compte que le problème n'était pas le nombre mais bien les "gosses" en eux-même. Parceque voila, incapable de dormir plus longtemps, les hurlements et coups dans les murs du couloir allant s'intensifiants, je sortis du lit, furax, ouvris la porte, et, forçant la voix, les yeux fermés, je hurlais:

- Yah ! les gosses ! vous allez la boucler oui ?! je peux savoir ce qu'il se passe ?

Au grand silence qui suivi ma tirade, je cru pendant un instant de pur bonheur avoir une autorité bien plus forte que je ne l'aurais cru.

Sauf que voila. J'ai ouvert les yeux, et en face de moi,ce n'étaient pas des gosses de 8-9 ans mais des jeunes hommes approchant la vingtaine, les yeux exorbités pour certains, morts de rire pour d'autres ou encore ensommeillés.

putain, les parents, qu'est-ce que je fais là...

-Tu les as vu où les gosses toi ? demanda malicieusement l'un des mecs à un autre.

-Jamais vu et toi ? répondit le second un grand sourir aux lèvres.

Prise d'une soudaine panique, je fonçais tête baissée dans le tas et me dirigeais vers l'entrée du batiment. La porte s'ouvrit à la volée devant moi, un enieme jeune homme entra. Profitant du moment de flottement qui suivi son entrée, je passai sous son bras et me jetai dehors. Il faisait beau mais j'avais besoin de solitude aussi rabatis-je la capuche sur ma tête.Environ une quarantaine de minutes plus tard, je me trouvais face à un lac, plutôt bien entretenu, entouré d'arbres. Des familles avaient l'air d'y promener leurs chiens et leurs enfants pour les vider de leur vie et avoir la paix de retour à la maison..

Je m'assis contre un arbre plus petit que moi, j'enlevai mes chaussettes, ( oui, je venais de marcher près d'une heure en chaussette et alors ?) et plongeais mes pieds dans l'eau, démoralisée.

Je me demandais ce qui pouvait bien être en train de se passer: était-ce une farce ? un malentendu? une sorte de camera cachée peut être ? ou bien ces gens avaient-ils tout simplement profités de ma jeunesse et ma naïveté pour réussir à me faire prendre cet avion et m'exploiter ici ? Je ne savais plus quoi penser...

Une petite dizaine de minute plus tard, je me trouvais assise à la table d'un café qui se trouvait juste à côté du lac. Rien de mieux que le chocolat pour se remettre les pensées à l'endroit .Au moins même les vieux vendeurs pas très doués en anglais comprennent "a lot of chocolate please !!" c'est rassurant. J'en étais là de mes reflexions quand "Frère" s'assit lourdement en face de moi.

- Les garçons m'ont appelés. Ils m'ont prévenu que tu t'étais réveillée et que tu t'étais enfuie du dortoir.. tu sais le temps que j'ai mis à te retrouver ?? heureusement qu'avec ton sweet bleu et ton pantalon jaune fluo tu passes pas inaperçu !

Ah oui, tien, c'est vrai que je ne m'étais toujours pas changée depuis la veille..

-Les garçons sont trop connus pour pouvoir venir te chercher eux-même dans un endroit comme ceuli-ci, ils seraient immédiatement cernés par tout le monde et les journalistes..donc je suis là. N'obtenant toujours aucune réponse, il prefera continuer. De toute façon, je savais très bien qu'on en arriverait là. Mais mettons les choses au point tout de suite: je ne t'ais pas menti sur le fond de l'histoire, tu dois t'occuper de douzes jeunes chanteurs. Alors, oui, c'est vrai, ils sont un peu plus agés que ce que je t'avais laissé entendre, mais je savais que tu flipperai si je te disais leur âge et que tu partirai en courant. Mais tu sais, eux non plus ne sont pas archi-enthousiastes à l'idée de devoir être gérés par une fille du même âge voir plus jeune pour certains..

- Est-ce que j'ai le choix ? demandais-je abruptement.

-hein? quoi? répondit-il en clignant les paupières.

- Est-ce que j'ai le choix ? Puis-je rentrer chez mois?

Il me regarda en silence et, avec franchise:

- Tu es Réellement recherchée par la mafia dans ton pays, qu'il n'y ait pas de malentendus..

-Donc je n'ais pas le choix. le re-coupais-je une fois de plus. Je rentre au dortoir.

Puis je me levai et filais dans le sens d'où je venais, mes chaussettes à la main, les cheveux encore emmelés du reveil et des larmes dans les yeux.

"Frere" avait du les prévenir que je rentrais car quand j'ouvris la porte, dans le couloir qui se trouvait en face de moi, devant chaque porte de chambre, un ou deux garçons se tenaient debout, les bras croisés et me fixaient en silence. Enervée, je me faufilai tant bien que mal dans la chambre où j'avais dormi, pris ma valise en ressorti, puis je fis le tour des pièces du 1er étages, qui se trouvaient être des salles de stockage, des buanderies ou des salles remplies de machine techniques liées à la musique ( leurs salles de travail ? ). Je posais ma valise dans la buanderie qui me semblait la moins utilisée, tout au bout du couloir, m'assis dessus, les mains sous les genous et la tête sur les genoux, et, inexplicablement, je me mis à rire, oui, à rire .

Trois coups frappés à la porte. Légèrement, presque un effleurement.

-Mmhh ?

-J'entre..

Une tête hérissée de piques, des yeux plissés et maquillés, il semblait plutôt petit, assez jeune. Il vint s'assoir face à moi, la tête penchée vers la droite, un etrange sourire aux lèvres.

-eyh, la miss, fais pas la tête, c'et pas la fin du monde, on est pas méchant tu sais.

Un accent parfait.

-aller, viens je vais te présenter aux idiots ! Au fait tu t'appelles comment?

-..Louise.

-eh bien, Louise, en tant normal c'est Suho qui serait venu te chercher, c'est un peu la "maman"du groupe, mais là il est..occupé avec l'un des petits monstres alors...

Il me fit redescendre l'escalier. Dans le couloir, plus personne. Juste à côté de la porte d'entrée, il y avait une porte que j'avais oublié, celle qui était allumée le soir de mon arrivée. Il m'y fit entrer, et je me trouvais projetée dans un grand salon-salle à manger plein à craqué de chaises, fauteuils et tables de toutes sortes autours desquelles se trouvaient les onzes autres garçons.

Celui aux yeux plissés me les pésenta à tour de rôle.

Le plus proche de moi, à demi assis sur la table, les bras croisés, s'appelait Kris. Il ressemblait à un géant et son air grognon, farouche, me laissa un peu effrayé. A côté de lui se trouvaient deux garçons, l'un à l'air angélique mais qui me semblai cacher une personnalitée bien trempée au fond de son regard un tantinet moqueur: Chanyeol, l'autre, me fit un immense sourire et un signe de la main puis se présenta lui même: Bakhyun.

Puis on me présenta les deux danseurs du groupe: Lay et Jongin, puis Chen, l'elfique Luhan, deux chanteurs, D.O, adorable mais comme Chanyeol il semblait se cacher derriere un masque. Ensuite vint le tour de Tao, resolument accroché à Kris, et mon orateur se présenta de lui-même: Xiumin. Il identifia le fameux Suho alias "maman", il avait un air assez mature sur le visage, mais ce qui attira mon attention, ce fut ses mains, posée de parts et d'autres des épaules du dernier membre du groupe, et je compris qui était le "monstre " dont me parlait Xiumin.

Assis sur une chaise, la tête tournée vers la porte, comme s'il attendait un signal pour s'y précipiter, il portait ses cheveux cours en bas et plus long sur le dessus, blancs.Un visage d'ange, froid, sec, fermé. Et de toute évidence, il ne portait pas mon arrivée dans son coeur.

Sehun.