CHAPITRE 17 : ZELOSUS

par Gaïa-sama

CHAPITRE 17 : ZELOSUS



Séoul, Décembre 2013

Un grand bruit me réveilla, j’ouvris les yeux et tombais sur Kai, le poing enfoncé dans le mur et Kyungsoo assis par terre derrière lui. Je décidais de refermer les yeux, étant donné l’état de Kai, ils devaient être dans une conversation importante…

J’écoutais avec attention. C’est vrai que ça devait être dur pour Kai, je sais à quel point il aime Kyungsoo… Il a toujours fais attention à respecter sa phobie et ses choix… Mais du coup leur relation n’avance pas et au final c’est toujours à Kai de faire des efforts… Je pouvais le comprendre. Surtout que Kai est quelqu’un de très doux, Kyungsoo ne devrait pas avoir peur des contacts de Kai !

Est-ce que j’avais vraiment le droit d’entendre ça moi ? Oh pi après tout ils avaient cas aller dans une autre pièce, pourquoi venir dans le salon alors que j’y dors ? Surtout pour y faire un bordel pareil ! En plus j’suis curieux de savoir ce qui a mis notre petit Kyungsoo dans cet état-là.

Putain, il y a vraiment des détraqués. Enlever un gamin de 10 ans pour lui dire et lui faire ce genre de choses, c’est pas franchement saint.

J’entendis Kai soupirer d’aise. Il avait finalement réussi à l’avoir, son câlin. N’empêche qu’il est drôlement chou. Pourtant avec son air froid et méchant, j’avais plutôt pensé l’inverse au début. Mais il n’y a pas plus doux et gentil que Kai… Enfin, à part Sehun aussi.

Je l’entendis rire doucement.

Au moins il sait dire les choses comme elles sont. Jamais je n’oserais dire ce genre de trucs à Sehun… Bon… Je pense que je peux me manifester maintenant, non ? Je bougeais lentement, gémissant doucement… Oui, je fais très bien semblant !

J’entendis un énorme bordel… Sehun descendait les escaliers en courant apparemment…

Ils sortirent avec Kyungsoo et fermèrent la porte. Sehun vint s’asseoir à côté de moi sur le canapé, passant en revue toutes les égratignures qu’il me restait en souriant.

D’un coup je me souvenais de comment je l’avais attaqué tout à l’heure… Comment est-ce qu’il pouvait aller bien au juste ? Je levais son tee-shirt rapidement et constatais les dégâts.

Je lâchais son tee-shirt doucement. Il me regardait intensément, sa main tenait mon poignet.

Il tendait les bras, un sourire aux lèvres… Est-ce qu’il avait oublié notre dernière discussion ? Il avait l’air plutôt en colère, et là il demande des câlins ? C’est peut-être juste parce-qu’il était inquiet… Je me laissais aller dans ses bras. On s’allongeait tous les deux sur le canapé en soupirant… Ces derniers jours avaient été épuisants.

J’étais bien là. Son odeur me recouvrait, j’entendais les battements de son cœur, ses mains caressaient mes cheveux et mes bras tenaient son petit corps contre le mien.

J’entendis son cœur accélérer et levais la tête. Il me regardait avec des yeux brillants, les joues rosies. Putain il est trop mignon là. Mais c’est quoi cette phrase bizarre ? Il aurai pu le dire autrement quand même…

Je me retirais de son étreinte et m’assis sur le canapé. Il fit de même. Son regard était maintenant sombre, il n’avait plus cet air mignon qu’il avait il y a quelques minutes…

Il commençait à s’énerver, et à pleurer. Putain… Je déteste les gens qui pleurent. Je ne sais jamais quoi faire, quoi dire… Et là c’est ma faute en plus. Et c’est Sehun.

Il s’agitait debout devant moi, en train de complètement péter un plomb, extériorisant sa colère… Mais je ne pouvais pas vraiment lui en vouloir… J’avais fait une connerie en acceptant son baiser. Si je ne voulais pas de tout ça, j’aurais simplement du le repousser.

Sur cette longue tirade, il partit du salon, me laissant tout seul comme un con sur le canapé. Il n’avait même pas voulu entendre mes réponses… Je me levais en m’étirant. Sehun ne s’énerve jamais, enfin très rarement. Il ne parle pas spécialement beaucoup et ne sourit quasiment jamais. Enfin à part quand il est avec moi. Le voir dans cet état me retourne un peu… Je ne savais pas que j’étais si important pour lui.

Bien-sûr qu’il est important pour moi, plus que n’importe qui… Et bien entendu que j’ai envie de l’embrasser, de le serrer contre moi, de le garder toujours à mes côtés… Je n’ai juste pas envie de le briser si jamais je ne suis pas vraiment ce qu’il voulait que je sois.

Je passais devant la cuisine où tout le monde était assis, ils levèrent tous la tête quand ils me virent et Chen souriait.

Je posais mes fesses sur une chaise et m’affalais sur la table en soupirant, la tête entre les bras. Bon sang, ma vie partait dans tous les sens en ce moment. Je venais de perdre ma mère après avoir constaté qu’elle n’en avait rien à taper de moi depuis le début, à cause de ça j’ai fait du mal à mes amis, ma seconde famille… Et maintenant Sehun recommence son bordel.

Je relevais la tête et regardais autour de moi, Baekhyun était sur les jambes de Chanyeol et s’amusait à lui chatouiller le cou, Xiumin et Chen se chamaillait, Chen devait dire des trucs embarrassants à Xiumin étant donné la couleur de ses joues. Kyungsoo lançait des regards vif de sens à Kai qui se trouvait à l’autre côté de la table tandis que Tao essayait de faire rire Kris avec ses Aegyos…

En fait, j’étais le seul à être vraiment seul et qui essayait de se limiter sur les sentiments ici… Je me levais et partais en direction de la chambre de Sehun, je vais gentiment ravaler ma fierté et lui dire ce que je pense… Peut-être qu’il pourra répondre à mes interrogations sans réponses pour l’instant.

Etant donné que c’était la chambre de Sehun, je ne pris pas la peine de frapper… Et visiblement j’aurais mieux fait. Sehun était allongé à moitié à poil sur le dos, Suho était sur lui et lui tenait les bras au-dessus de la tête alors que Lay était caché derrière Suho, puisque je ne le voyais pas… Mais Sehun poussait des cris… Etranges.

Suho s’écarta d’un coup, laissant apparaître le visage rouge et souriant de Sehun… Pourquoi je bouillonne ? Qu’est-ce qu’il foutait sur Sehun ? Et pourquoi il a cet air béat sur la tronche ?

Je me retournais et claquais la porte derrière moi… Il se foutait de ma gueule tout à l’heure ? Et dire que j’étais prêt à lui dire ce que je ressentais…