CHAPITRE 6 : KIM MIN SEOK

par Gaïa-sama

CHAPITRE 6 : KIM MIN SEOK



Séoul, Octobre 2013



Gérant d’un café assez reculé du centre-ville de Séoul, j’avais appris tellement de chose il y a quelques jours que j’avais encore un peu de mal à m’en remettre. Un groupe de six jeunes étaient venus me voir dans mon café, m’annonçant que j’étais un des six autre « élus », qu’il fallait que j’essaie de contrôler mes pulsions en attendant qu’ils m’expliquent tout la semaine prochaine, dans mon propre café. Je m’attendais au pire…

Ma vie allait mal en ce moment… Entre le café qui ne marchait plus du tout étant donné que les informations nous harcelaient pour nous forcer à rester chez nous, je n’avais plus de clients. Les rares clients qui passaient ne restaient pas longtemps et ne commandaient qu’un café… Ce qui ne permettait pas vraiment de combler mes dépenses. En plus de ça, des choses un peu bizarres m’arrivaient, et on vient m’expliquer tout naturellement qu’il faut que j’attende la semaine prochaine pour savoir ce qu’il m’arrive.

Bref. Moi c’est Min Seok. Kim Min Seok. Je déteste la violence, qu’elle soit physique ou verbale. J’aime vivre dans mon petit monde, j’aime mes amis et mon café. Mis à part à ma situation d’en ce moment, ma vie est paisible et me plait. Je n’aurai pas pu vivre mieux.

Alors que je nettoyais tranquillement le bar, je sentais de plus en plus mon corps tirailler. Je réfléchissais… Je n’avais pourtant pas fait spécialement de sport… Je m’appuyais contre le bar, essayant de calmer ma respiration qui s’était emportée. Un client entra dans la salle, mais je ne pouvais me retourner, pas dans l’état où j’étais.

La personne ne répondit pas. Tant pis, j’essayais de me décaler du bar pour aller dans l’arrière cuisine mais je n’arrivais plus à avancer et je me rétamais sur le sol.

Le sol était froid, et ça me faisait du bien. Je fermais les yeux. La douleur est atroce et le fait qu’il y ai un client me stresse… Qu’est-ce qu’il m’arrive encore ? Quelqu’un me pris sous les bras et me tiras dans l’arrière cuisine. Je ne pouvais pas ouvrir les yeux, alors je me laissais faire.

Je fis ce qu’il venait de me dire, c’est dans un dernier gémissement que la douleur s’estompais. Ouf. J’ouvrais enfin les yeux, et ce que je voyais me terrifiais. Mon aspect se reflétait dans les meubles de cuisine en inox de la cuisine. Je n’étais plus… Humain. Un espèce de gros chien roux, les yeux dorés… C’était vraiment moi, là ?

Je reconnus un des jeunes qui était venus dans mon café la dernière fois… Donc toutes ces choses avaient un rapport ? C’est pour devenir ce…truc, que je subissais toutes ces transformations bizarres ? Il caressait le dessus de ma tête en souriant.

Je ne pouvais pas répondre dans cet état là… Si ? Je ne préférais pas essayer. J’essayais de me calmer… Dans quel bordel je me suis mis encore ? Comment j’allais expliquer ça à mes proches moi ?

Je levais la tête pour lui indiquer les escaliers. Heureusement que j’habitais au-dessus…

J’attendais, je sentais mon sang ralentir et mon cœur se calmer. Je m’apaisais au fur et à mesure… J’étais bien comme ça. J’aurais presque pu m’endormir. Mais Chen me lança mes habits dessus en rigolant.

C’est un peu honteux que je me bougeais de me rhabiller. Je ne comprends définitivement plus rien.