CHAPITRE 4 : KIM JUN MYEON

par Gaïa-sama

CHAPITRE 4 : KIM JUN MYEON



Séoul, Octobre 2013



Je marchais dans les rues de Gangnam… Les magasins avaient perdu de leur luxe. Les bêtes qui couraient avaient calmé les folies acheteuses des riches. Les gens se contentaient d’aller d’un point A à un point B pour acheter leur nourriture, amener les enfants à l’école, aller au boulot. Plus de promenades, plus de glandage dans des magasins qui puait le luxe.

J’entrais dans un bâtiment gigantesque. Le hall était quasiment entièrement fait de verre. Des fauteuils confortables étaient installés un peu partout et un accueil gigantesque trônait devant une tonne d’ascenseurs.

Elle m’adressa un sourire. Hypocrite.

Je continuais mon chemin et pris l’ascenseur qui me déposa devant le bureau de mon père. Je soufflais un bon coup et ouvrais la porte. Il était là, assis dans son fauteuil au moins dix fois trop grand pour sa petite taille, son bras droit lui montrant des documents.

Je ressortais du bureau. Je travaillais ici parallèlement à mes études de commerce. Ma vie était réglée comme du papier à musique. J’étais né pour être l’héritier d’un Chaebol, juste pour pouvoir faire durer l’entreprise familiale. Je n’avais pas eu le choix dans mes études, je devais étudier le commerce pour pouvoir prendre la tête de l’entreprise. Je travaillais ici pour m’habituer à l’ambiance de travail et aux exigences demandées.

Malgré ça… Ma vie me plait. Je n’ai jamais de soucis d’argent, le commerce est intéressant et mes études me plaisent. J’ai un avenir assuré et un travail assuré aussi… Ça ne pourrait pas être mieux. Seule ombre au tableau… Je n’ai aucun ami. Etant plongé dans le monde de l’entreprise, de l’argent depuis petit, je suis quelqu’un d’assez ennuyeux, ce qui déplait apparemment… Et je peux le comprendre.

Je me dirigeais vers la salle de réunion. Des hommes tous vêtus de costumes hors de prix attendaient assis autour d’une table. Je pris place à la droite de mon père. Mon rôle c’était de proposer des solutions intéressante et « jeune » pour pouvoir aider l’entreprise à viser plus de clientèle.

La réunion se termina doucement. Mon père m’adressa un sourire de remerciement et je repartais chez moi. Bientôt allait commencer la période des partiels, il fallait que je bosse correctement pour rester major.

La pluie commençait à tomber, il fallait que je me dépêche. J’accélérais le pas, puis peu à peu, commençait à courir. La pluie s’intensifiait et j’allais attraper froid si je ne me dépêchais pas… Je courais, sans me rendre compte de la vitesse à laquelle j’allais. En cinq minutes j’étais devant chez moi, alors que je mets environ vingt minutes à pied… Merde, comment j’ai fait ça ?

Je tentais de courir en faisant le chemin inverse et me rendit compte de la vitesse anormal à laquelle je courais. C’est quoi ça encore ? Je repartais en marchant chez moi, afin d’éviter d’attirer l’attention quand une main agrippa mon bras. Je me retournais, étonner et vis un mec assez grand qui devait avoir mon âge.

Le grand mec parti en souriant. Alors je n’étais pas tout seul ?