CHAPITRE 1 : DO KYUNGSOO

par Gaïa-sama

CHAPITRE 1 : DO KYUNGSOO



Séoul, Octobre 2013



Je me réveillais difficilement. Difficile de trouver la motivation pour aller en cours alors que je sais que j’aurais à croiser tous ces gens… J’avais entendu parler de cette histoire de bêtes qui circulaient parmi nous, qui n’en avait pas entendu parler de toute façon ? Mais ça n’avait pas changé grand-chose pour moi, les gens me faisaient peur bien avant ça.

Je m’appelle Do Kyungsoo, ou le mec dont tout le monde se fichait à la Fac. J’avais peur des gens et de leur contact depuis petit, ça m’avait déjà causé pas mal de problèmes, mais jamais autant qu’en ce moment. Malheureusement pour moi, j’étais dans une petite fac, ce qui faisait que la plupart des gens se connaissaient entre eux… Et moi j’étais celui qu’ils adoraient emmerder. Tous les jours je vivais le même enfer.

Je sortais de ma chambre et descendais à la cuisine. Mon petit déjeuner était déjà sur la table et ma mère me souriait gentiment… C’était bien le seul moment de la journée que j’aimais.

Elle venait de me préparer un festin. Y avais au moins à manger pour quatre personnes…

Une fois ma mère partie, je m’assis à table pour enfourner tout ce qu’elle avait préparé. Avec qui voulait-elle que je sorte le soir ? Je n’avais aucun ami et je n’en voulais pas. Je n’avais jusqu’ici jamais trouvé quelqu’un qui m’acceptai moi et mes phobies envahissante. Je n’avais jamais trouvé quelqu’un qui fasse attention à ne pas me toucher et qui ne trouve pas mes phobies ridicules. Est-ce qu’il en existait au moins ? Les Hommes sont tous égocentriques, égoïstes et froid. Ils passent leur temps à chercher des gens avec qui partager les choses jolies ou tristes de leur vie. Ils étalent tout, ils racontent tout en se vantant ou en se plaignant. Et la plupart du temps, une fois que vous les avez écoutés, ils ne prêtent plus attention à ce que vous, vous auriez eu envie de dire.

Merde… Minho. Une masse me fonça dessus, me provoquant un vertige. Je le poussais de toutes mes forces, mais il resta de marbre.

Il resserra sa prise. J’avais des vertiges de plus en plus importants, et je sentais que mes jambes allaient bientôt me lâcher… Il ne pouvait pas me laisser tranquille juste une journée ?!

Qui c’était lui ? Un grand mec venait de poser sa main sur l’épaule de Minho. Je ne l’avais jamais vu ici avant…

Mon tortionnaire me lâcha enfin pour se tourner vers Chanyeol. Je me recule pour m’appuyer sur les casiers derrière et essaie de reprendre mes esprits. J’ai vraiment cru que j’allais tomber dans les vapes… Chanyeol me regardait, intrigué.

Les plus petits ? Comment ça ?

Minho ne comprenait apparemment pas plus que moi

Il se retourna vers moi et me pris le bras. Mes vertiges recommençaient… Mais je me sentais bizarre. Je ne sais pas pourquoi, malgré mes vertiges, malgré le fait que je savais qu’il fallait que je la ferme, juste le temps qu’il se calme, j’avais envie de le taper. De me défouler et de lui faire payer ce qu’il m’avait fait subir durant toutes mes années lycées, et maintenant ce premier mois à la fac.

Sur ces mots il me mit un coup dans le ventre qui me coupa le souffle. Il me parlait mal, il me touchait alors qu’il sait que je déteste ça et maintenant il me frappe ? Ça sera quoi après ? Chanyeol allait s’avancer pour m’aider, mais il n’en a pas eu le temps. L’adrénaline qui était monté en moi m’avait fait me défendre tout seul. Je poussais Minho de toutes mes forces et constatait avec horreur qu’il avait traversé tout le hall pour s’enfoncer dans un casier en face. Qu’est-ce que c’est que ce bordel ? Chanyeol me regardait, à moitié effrayé et à moitié fasciné, tandis que je sentais la colère redescendre doucement.

C’est quoi ces conneries ? Je pris mon téléphone pour essayer de voir si ce qu’il racontait était vrai et remarquais que effectivement, j’avais les yeux rouges… Et j’étais même plutôt effrayant d’ailleurs.

Je repartais, accélérant le pas. Qu’est-ce qu’il se passait bordel !? J’ai une force d’enfer et mes yeux changent de couleur… En plus, Minho n’allait surement pas accepter de s’être fait traité de la sorte gentiment… Merde, merde, merde…