Un simple mouvement.

par Naeri

Un simple mouvement.


KyungSoo x JongIn


Je le plaquais au mur de façon brutale et par impatience, lui faisant sortir un léger gémissement de douleur. Nos lèvres ne se séparaient pas et continuaient de se dévorer mutuellement. Mes mains précédemment accrochées à son cou finirent par descendre et assouvir ma soif de le toucher. Doucement, je passais ma main en dessous de sa chemise qui formait l'uniforme du lycée, en caressant son entrejambe de mon genou qui remontait lentement. Un soupir de plaisir vint mourir entre nos lèvres. Tout en continuant mes caresses, je le déplaçais vers la table la plus proche afin de pouvoir l'allonger et en faire ce dont je rêvais.


Et dire qu'on en est arrivés là à cause d'un simple mouvement..


***


Je m'appel JongIn, Kim JongIn, un lycéen des plus normaux. Quoique, je faisais parti des populaires du lycée, et je remerciait la danse pour ça. Mon lycée avait un club de danse ou j'avais pu m'inscrire dès ma première année ici, et ça m'avais apporté beaucoup de choses, dont la popularité. Et comme tous populaires, un "fan club" était à mon nom, mais ces filles qui se croyaient proches de moi et amoureuse m'énervait. Elles m'ennuyais a toujours vouloir quelque chose de moi, à me tourner au tour comme un morceau de viande - jolie métaphore - elle m'insupportaient. Cependant, malgré ca, elle ne m'apportait qu'une seule chose, le jeu de séduction. J'aimais plaire mais ça s'arrêtait la. Je l'ai déjà dis, elle m'insupportent.


Aujourd'hui était un jour banal, deux heures insupportables de maths suivit de deux heures d'histoire, une mâtinée comme j'en rêve. Heureusement que SeHun, mon meilleur ami, était là pour me divertir avec ses histoires. Par contre lui, il n'avait aucune pitié. Il rentrait tous les soirs avec une fille différente sans connaître leur prénom. Il a même avoué une fois avoir ramener un homme chez lui, il m'avait dit que c'était dix fois mieux qu'une femme. D'après lui, c'est plus étroit. Ce jour là, j'avais une image horrible de SeHun et un homme, horrible je vous dis. Je n'étais pas homophobe, loin de là, mais imaginer SeHun prendre un type qu'il ne connaissait pas était.. étrange. Enfin, passons.


J'étais entré dans la salle de classe plus tôt que les autres, afin d'échapper à mon "fan club". Je ne fus pas étonné de voir l'intello de la classe déjà assis à sa place. Je m'assis à ma place sans faire attention a lui. Malgré que la matière qu'on exerçait ici ne m'intéressait pas, j'aimais cette salle car les chaises n'étaient pas les mêmes que les autres. Oui, les chaises était ma seule motivation pour ce cours. Celles-ci étaient à roulettes et on pouvait modifier la taille nous-mêmes. C'était agréable pour le dos de temps en temps lorsqu'on la descendait au maximum. Je réglais donc ma chaise et reporta mon regard vers l'autre premier de la classe et ses lunettes qui ne lui servait que pour les cours, à quoi ça sert si c'est que pour lire ?


Do KyungSoo, c'était son prénom. Un petit bonhomme à peine de taille moyenne, avec des grands yeux effrayant. Ses yeux étaient plus gros que les nôtres, c'était vraiment bizarre. Même cachés derrière ses lunettes, ils restaient énorme. Et c'est cheveux était d'un noir tellement sombre, à en faire frissonner plus d'un. Comme vous avez pu le comprendre c'était le plus intelligent de la classe. Son seul défaut ? C'était une vrai balance, il ne peut pas s'empêcher de balancer les gens qui n'ont pas travaillés ou qui n'ont pas leurs livres, et devinez sur qui ça tombe tout le temps ? Moi, j'avais vraiment l'impression que ce type me détestait alors que je ne lui ai jamais parlé. Et dire que c'était lui l'aîné.


SeHun me sortit de ma contemplation et de mes pensées par la même occasion. Il s'installa à mes côtés et s'amusa quelques minutes avec sa chaise, un gamin ce gars je vous dis. Il la régla et le professeur entra enfin pour commencer son cours. Dès les premières minutes, mon voisin me raconta sa nuit agitée comme depuis presque un an. Cette fois il avait encore ramené un homme, et il avait avouer vouloir le revoir. J'avais été surpris, venant de lui c'était surprenant.


« Toi tu me caches quelque chose ! Lui avais-je répliqué.

_Rien du tout, répondit-il, rouge. »


Je n'avais pas besoin de lui demander plus, j'avais compris que ce n'était pas un autre homme que celui de la dernière fois et que ça signifiait qu'il l'avait revu et était enfin tombé amoureux pour se caser avec quelqu'un. Ça me rendait heureux, je lui avais déjà dit qu'il fallait qu'il se calme sur ses nuits de folies. Je n'était pas jaloux, pas du tout, je voulais juste qu'il finisse par rencontrer quelqu'un de bien, homme ou femme, peu importe tant qu'il était heureux avec cette personne. Il savait ce que je pensait de ses nuits, et apparemment cette fois il comptait les passées avec une seule personne pour un moment. J'eus un sourire. Moi aussi j'aurais aimé avoir quelqu'un, j'avais beau être jeune, partagés ses folles années de lycée, entre baiser et preuve d'amour, c'était quelque chose d'agréable et créateur de bons souvenirs.


On entamait notre dernière heure de maths, enfin ! Je m'ennuyais tellement que mon regard explora la classe. Une classe comme les autres avec un mur jaune - ça aiderait a travailler apparemment, mais ça ne marchait pas sur moi. J'observais les gens de ma classe, on avait presque le même nombre de filles que de mecs. C'était mieux comme ça. Comme d'habitude, il y avait ce YiXing, un élève chinois, qui dormait à moitié sur sa table. Les sœurs Jung qui devaient encore discuter manucures et maquillages. ChanYeol et BaekHyun, deux inséparables, en train de rire comme des imbéciles. Et encore cet idiot de KyungSoo qui regardait le prof comme s'il était la huitième merveille du monde. En quoi ce qu'il disait était passionnant, et puis franchement, qu'est-ce qu'on en a à foutre du théorème d'Al-Kashi ? Et cet idiot suivait le cours alors que je suis sur qu'il n'en a pas besoin. C'était ce genre de type qui était né avec la cervelle d'Einstein. Mais mon regard se stoppa net. Qu'est-ce qu'il venait de faire ? En plus il continuait ? Ce gamin de première ne s'arrêtait pas.


Ce petit brun continuait comme si c'était normal. Qu'est-ce qu'il y a de normal à faire des vas et viens avec sa chaise ? En plus c'était le bureau qui prenait tout, le pauvre. Je n'arrivais pas à détacher mon regard de ses hanches, pourquoi ? C'est moi ou cet idiot m'aguiche avec ses coups langoureux ? Je finis par me mordre la lèvre et leva mon regard vers ses yeux. Grosse erreur. KyungSoo eut la mauvaise idée de me regarder à ce moment, toujours en balançant son bassin sous la table de son bureau. Ses lèvres pulpeuses légèrement entrouvertes. Je me sentais a l'étroit tout à coup.


Mais qu'est-ce qui m'arrive ? Je détournais le regard, les joues certainement légèrement rougies. Et puis depuis quand je rougissais pour ça ! Et pourquoi ce nain à lunette à réussit a m'exciter juste avec un simple mouvement tout à fait anodin ? Je risquais un autre regard en sa direction, il ne me regardait plus, je pouvais souffler. Seulement ses vas et viens ne s'étaient pas stoppés pour autant. J'aurais aimé être à la place de cette chaise et qu'il répète ces mouvement de façon incessante sur mon.. Stop.


Je secouais la tête espérant pouvoir oublier ce que je venais de voir. Je fut sauvé par la sonnerie qui annonça enfin la fin de l'heure et la pause de dix heures. SeHun se dépêcha de ranger ses affaires pour sortir de la salle. J'avais moi aussi ranger mes affaires, mais en voulant me relever de ma chaise un gémissement m'échappa. Et merde. Ce connard avait réussit à me rendre tellement dur que le frottement du pantalon de mon uniforme était insupportable. Je regardais autour de moi pour pouvoir vérifier que personne n'avait entendu. Plus personne n'était présent, seul le professeur et KyungSoo étaient encore là. Ce dernier prenait son temps pour fourrer ses affaires dans son sac. Le professeur partit et j'attendais. Qu'est-ce que j'attendais au juste ? Ses yeux croisèrent les miens le temps d'un instant et un violent frisson me parcourut le corps. Si il ne partait pas tout de suite, je crois que je le violerais sur place, peu importe si on l'entendait crier, il m'avait bien trop excité pour que je me retienne. Ses lèvres tellement désirables s'ouvrirent lentement et mes yeux ne loupa se spectacle.


« Un problème ? »


Et en plus il jouait au rebelle. Il me scruta un instant avant de se diriger vers la porte pour partir devant ma non-réponse. C'était sans compter sur mon excitation. Je me précipitais vers la porte pour le bloquer. C'était donc les bras grands ouverts que je me retrouvais dos à la porte, une tente dans le pantalon. Il fut surpris et, certainement sous la gêne de mon geste, il baissa les yeux. Il releva aussitôt son regard en voyant mon érection, les joues rouges.


« Que- Qu'est-ce que tu me v-veux ?

_Tais-toi, répondis-je en fermant la porte de mon pied. »


Ajoutant les gestes à la parole, je mis mes mains sur ses deux joues et rapprocha rapidement nos deux visages pour déposer brutalement mes lèvres sur les siennes. Mon Dieu. Je ne regrettait pas une seconde, ses lèvres pulpeuses contre les miennes était une des sensations les plus exquises venant directement prend nid dans mon bas ventre. Voulant ne pas le brusquer, je finis par mouver doucement mes bouts de chaires contre les siens. À ma plus grande surprise, une de ses mains vint se loger dans mes cheveux alors que l'autre restait collée à son corps. Je fus doublement plus surpris lorsque je sentis une pointe humide vouloir s'immiscer entre mes lèvres. J'ouvrais lentement ma bouche, voulant le faire languir, pour enfin donner l'accès à mon antre. Je penchais légèrement la tête sur le côté, voulant approfondir plus profondément le baiser qui me retournait l'estomac. Lorsque nos langues se touchèrent enfin, un soupir de bien être communs résonna dans la salle. Nos muscles rose étaient loin d'être timide et une bataille commença, celui qui dominait gagnait. Ayant une âme de dominant je n'eut pas de mal à vite contrôler le baiser et avoir ce petit corps tout à moi. Mon corps se réchauffait au cours de baiser qui devint de plus en plus sensuel et langoureux.


On se sépara à bout de souffle pour se rejeter sur les lèvres de l'autre, attirés comme des aimants. Nos langues se rencontrèrent à nouveau dans un baiser encore plus excitant et passionnel que l'autre. Mes mains s'étaient accrochées a son cou pour ne pas qu'il m'échappe. Et apparemment ce ne serait pas le cas. Je le plaquais au mur de façon brutale et par impatience, lui faisant sortir un léger gémissement de douleur. Nos lèvres ne se séparaient pas et continuaient de se dévorer mutuellement. Mes mains précédemment accrochées à son cou finirent par descendre et assouvir ma soif de le toucher. Doucement, je passais sa main en dessous de sa chemise qui formait l'uniforme du lycée, en caressant son entrejambe de mon genou qui remontait lentement. Un soupir de plaisir vint mourir entre nos lèvres. Tout en continuant mes caresses, je le déplaçais vers la table la plus proche afin de pouvoir l'allonger et en faire ce dont je rêvais. Je le fis s'allonger dessus sans rompre notre baiser, me plaçant au dessus de lui, en position de dominant. Position bien vite échangé. D'un coup de hanche, il vint prendre place sur mon bassin, un sourire ravageur aux lèvres. Je voulus recapturer ses lèvres et me redressa sur les coudes, mais il poussa mes épaules me faisant comprendre de ne pas bouger. Le petit brun reposa ses lèvres des miennes, en un baiser de surface pour les retirer aussitôt. Il réitéra l'action plusieurs fois jusqu'à ce que je l'attrape par la nuque en grognant, quémandant plus. Je le sentis sourire dans le baiser, c'est qu'il était fier, le binoclard. Il finit par lâcher mes lèvres pour les descendre le long de ma mâchoire et finir sa course sur mon cou. Un gémissement m'échappa lorsque je le sentis me marquer, tant pis, on me poserais des questions avec ce suçon qu'il venait de me faire. Je le sentis sourire sur mon cou et cela me fit frissonner. J'étais totalement à sa merci et s'était loin d'être déplaisant. Il continua sa torture dans mon cou, entre mes soupirs et ses coups de langues, il finit par descendre ses mains le long de mon corps et il grogna, frustré par ma chemise. Il déboutonna ma chemise, lentement tout en me donnant un léger coup de bassin comme il savait si bien les faire, m'arrachant un gémissement plus audible que les autres sentant qu'il était aussi excité que moi. Lorsqu'il eu finit de déboutonner ma chemise, il écarta les pans et déposa des baisers humides sur mon épiderme découverte, me donnant l'impression qu'on me brûlait, la sensation était grisante, trop bonne pour moi. Je ne retenais plus mes soupirs. Arrivant à mon nombril, il fit pénétrer sa langue dedans et la ressortie après, mimant l'acte. Un grognement s'échappa de ma gorge, ses lèvres s'étaient échappées depuis trop longtemps. Je le tirait vers moi afin de sceller nos bouches, enfonçant directement ma langue dans la sienne et démarrant un ballet bien trop sensuel, lui arrachant un soupir. Ses mains, qui s'étaient accrochées à mes hanches lors de son expédition, continuant de caresser mon corps, redessinant du bout des doigts mes abdos à peine développés. Une de ses mains quitta mon ventre pour s'aventurer plus bas encore et faire une pression sur mon excitation, m'obligeant à briser le baiser pour lâcher un gémissement. Il réattaqua ma bouche, ne me laissant aucun répit, et sa main commença des mouvements de vas-et-viens sur mon membre encore emprisonné. J'étouffais, entre ses baisers torrides, ses caresses brûlantes et sa main beaucoup trop coquine, j'aurais pu jouir à l'instant et ça commençait à devenir douloureux en bas. Comment cet intello aux airs innocents faisait pour si prendre aussi bien pour me faire plaisir, il avait l'air si sûr de lui et n'avait pas hésité le moins du monde dans ses actes. Finalement, peut-être que les apparences étaient trompeuses.


Je le sentis s'approcher dangereusement de mon oreille, à laquelle il donna un coup de langue avant de murmurer d'une voix bien trop rauque.


« T'es pas si inaccessible que ce que je pensais. »


Je fus surpris de sa phrase mais l'oublia bien vite lorsqu'il me mordit le lobe de l'oreille. Bien trop excité d'un coup, je replongea sur ses bouts de chairs gonflés et rougis par nos baisers. Mes mains déboutonna à mon tour sa chemise, frôlant ses tétons durcis par le plaisir. Mes mains s'aventura sur son ventre, s'attardant sur son ventre plat, un ventre parfait tellement agréable au touché que j'en soupirais de bien être. Avide de contact, KyungSoo colla nos torses brûlants l'un contre l'autre en un geste brusque. Il rompit notre baiser pour descendre dans mon cou, reprenant sa torture arrêtée trop tôt. Il déposa a nouveau ses lèvres dans mon cou, les faisant glisser pour atteindre mes tétons qu'il engloba de sa bouche. Il suçota, lécha, mordilla un de mes tétons, me laissant pousser des gémissements de plus en plus fort. Tout en continuant à s'occuper de mes bougeons de chairs, le petit brun descendit sa main jusqu'à atteindre mon excitation. Il recommença ses pressions dessus, me faisant perdre la tête, il allait finir par m'achever. Ses lèvres quittèrent ma poitrine pour laisser une lignée humide de baiser jusqu'à arriver à la limite de mon jean. Sa main stoppa ses mouvements sur mon membre pour défaire la braguette. Mon sang ne fit qu'un tour, ce qu'il s'apprêtait à faire m'excita d'un coup et imaginer ses lèvres sur cette partie de mon anatomie me donnait des bouffées de chaleur. Il me sembla passer une éternité lorsqu'il enleva les boutons et descendit lentement mon pantalon. Après l'avoir jeté dans la pièce, il sourit en voyant la boss que formait mon érection éveillée grâce à lui. KyungSoo l'embrassa du bout des lèvres, un long frisson parcourra tout mon corps se dirigeant directement à mon entrejambe. Il plaça ses doigts sous l'élastique de mon boxer, pour l'enlever. Ce-dernier enlevé, un gémissement s'échappa de ma gorge alors que mon dos s'arquait légèrement. Il venait de lécher mon membre sur toute la longueur et de déposer ses lèvres sur le bout. Automatiquement ma respiration devint saccadée. Il embrassa mon sexe et entre deux baiser il le léchait pour enfin le prendre en bouche. Je n'avait pas pu empêcher un gémissement bruyant. C'était chaud, humide, divin. Je le sentais sourire alors qu'il commençait des vas et viens lents, trop lent. Ma main vint d'elle-même se perdre dans ses cheveux et y exercer une certaine pression pour qu'il arrête de me torturer. KyungSoo comprit et accéléra les mouvements, rajoutant parfois sa langue et suçotant. Au bout de quelques minutes, je sentais ma fin proche. Les gémissements qui remplissaient la pièce en témoignaient. Après un énième gémissement, je réussis enfin à parler.


« Kyung', je vais- AH ! »


Ce n'était pas un gémissement de jouissance, non. Un gémissement de douleur, alors que je me crispais légèrement. Quelque chose s'était glissé entre mes jambes et s'était insinué en moi. C'était désagréable comme sensation. J'écarquillai les yeux en comprenant. Ce ne serais pas moi le dominant. En voyant mon air choqué, KyungSoo approcha son visage du mien et me murmura d'une voix bien trop grave.


« Tu croyais quand même pas que j'allais me faire dominer ? »


Il accentua ses paroles en faisant un va et vient avec ses deux doigts en moi. Je me crispais violemment et agrippait ses bras avec force. Comprenant ma douleur, il déposa ses lèvres près de mon oreille et essaya d'écarter en douceur mes chairs. Une larme coula d'elle-même lorsqu'il insinua un troisième doigt. Après avoir assez détendus mes chairs, il défit sa ceinture sans même que je ne m'en rende compte. Je le compris seulement lorsque je sentis quelque chose de plus imposant qui commençait à pousser en moi. Un déchirement. C'était tout ce que je ressentais. Même avec un homme on était censé ressentir du plaisir, non ?


« R-Retire toi.. Ngh, bordel..

_Chut, calme toi, me chuchota-t-il. »


Il réussit à s'enfoncer jusqu'à la garde, m'arrachant un autre gémissement de douleur et des larmes. KyungSoo flattait mon visage d'innombrable baiser sur le nez, mes paupières fermées et mes joues. Il vint doucement cueillir mes lèvres en un baiser tendre avant de dévier encore une fois dans mon cou, puis mon oreille où il glissa quelques mots doux pour me calmer. Ce fut trois mots qu'il prononça qui me fit oublier la douleur, sous la surprise. Mon antre s'étant détendu et habitué à sa présence, j'activai un premier coup de hanche, pour qu'il puisse bouger. Il prit fermement mes hanches et commença de long et lents vas et viens. La douleur était toujours présente, tellement que ma main tirait sur les cheveux ébène de mon.. amant ? Heureusement pour moi, après quelques coups de reins, autre baisers et mots doux, le plaisir pointa enfin son nez. Mes gémissements de douleur fut vite remplacé par des gémissements de pur plaisir au fur et à mesure qu'il entrait et sortait de moi. Plus rien n'existait autour, juste lui et ses coups de reins exquis. Un coup plus fort que les autres me fit presque hurler. Il venait de toucher ma prostate. Il souriait dans mon cou.


« Re-Recommences.. »


Il accéda directement à ma requête. Les pieds de la table grinçaient sur le sol sous le rythme de ses coups. Il continua ses coups en allant toujours plus loin, en me faisant toujours gémir plus fort. Et les gémissements qu'il laissait échapper de sa propre bouche suffisait à me rendre fou. Il se retenait, j'en était sûr, mais je ne pouvais rien faire. J'étais bien trop concentré sur ses coups et le plaisir inconsidéré qu'il me donnait. J'osai un regard vers lui, il était tout simplement magnifique. Ses cheveux lui collaient au front, ses joues étaient rougies par le plaisir et les lèvres gonflées par nos précédent baisers.


Il accéléra encore la cadence alors qu'on atteignaient enfin les étoiles. Je rejetait la tête en arrière, gémissant encore. Même si à ce stade, ce n'était plus des gémissements mais plutôt des cris ou des grognements. Il tapait encore et encore dans ma prostate et un dernier long et bien trop aiguë gémissement sortit de mes lèvres alors que je me vidais sur son torse. Et la sensation avait était exquise, l'extase total. Je n'avais jamais ressentit ça, j'avais littéralement décollé, mon esprit m'avait quitté le temps de quelques secondes. Il vint à son tour, en moi, en un gémissement rauque après quelques coups. Il s'écroula sur moi après m'avoir embrassé. C'était tendre, doux, chaud. On peinait à reprendre notre souffle.


Après avoir repris une respiration normal, je vis KyungSoo se lever, sa chaleur me quittant. Il prit un mouchoir, s'essuya le ventre avec - me faisant rougir - et se dirigea vers moi. Je poussais un léger soupir en le sentant me nettoyer. Le petit brun se rhabilla, planta un baiser sur mes lèvres et partit, me laissant là, allongé sur la table et les jambes écartées. Je me levais précipitamment. Il ne venais quand même pas de partir comma ça, après m'avoir baisé ? Il n'y avait que ce mot qui pouvait décrire ça. Il avait beau m'avoir dit ces trois mots, ses gestes pensaient autrement.


Je finis par me rhabiller, remettant mes cheveux en place. Je ne vous raconte pas combien de temps j'ai mis pour joindre ma classe, à cause d'une douleur lancinante dans le bas du dos.



***


Cela faisait une semaine depuis que j'avais couché avec KyungSoo. J'avais encore l'impression que ses mains se baladaient sur mon corps, que ses lèvres ne quittaient pas les miennes. Je le sentais encore se mouvoir en moi alors que des frissons me parcouraient à chaque fois que j'y repensait. SeHun avait raison, ça ne pouvait pas être mieux avec une femme. Même si je ne me voyais pas en dominé, je ne pense pas que j'aurais été capable d'assurer comme lui l'avait fait. Il m'avait fait voir des étoiles et ce n'était pas qu'une métaphore, ce type m'avait tout simplement fait découvrir un nouveau monde, de nouvelles sensations à son touché. J'avais était surpris de la façon dont il avait réagit certes, je n'imaginais pas ce petit brun aux yeux globuleux savoir aussi bien faire du bien et encore moins le faire avec des hommes, ou peut-être avais-je était son premier ? Alors pourquoi est-ce qu'il m'évitait maintenant ? Il m'avait donné un orgasme dont je me rappellerais encore. Mais maintenant, il jouait au innocent, comme si il ne s'était rien passé. C'est à peine si il me regardait, j'avais même fait exprès une fois de tricher en cours pour qu'il réagisse, mais rien du tout. Ce mec commençait à me rendre dingue. Ce mec m'avait pris ma première fois avec un homme, il m'avait dominé comme personne ne l'avait fait, je l'avais laissé faire en appréciant ses caresses. Et ça, mon derrière s'en souvenait encore, j'avais boité pendant presque trois jours.


C'est d'ailleurs comme ça que SeHun avait été au courant de ce qu'il s'était passé. Il s'était royalement foutu de moi en apprenant que j'avais été le dominé. Et pour ça, il s'était pris plusieurs claques. Il trouvait, lui aussi, la réaction du binoclard bizarre. Et encore plus quand je lui avais dit les mots qu'il avaient prononcés. Et le pire dans tous ça, et même SeHun l'avait vu, c'est que cet abruti m'avait complètement déboussolé. Moi qui me croyait totalement hétéro, j'avais maintenant tendance à être attiré par des bonnes paires de fesses masculines, et la plupart du temps les siennes. Je détestais encore plus mon "fanclub" parce qu'elles n'avaient rien de masculin. Et je rêvais de lui, et jamais je n'avais rêvé de lui ou de garçons en général. Je rougissais comme un idiot quand il était pas loin. SeHun m'avait dit que peut-être j'étais amoureux, mais être amoureux d'une personne qu'on ne connait pas et la seul fois ou vous avez eu un contact avec elle, il était plus que charnel, c'était impossible. Mais je voulais mettre ce qu'il s'était passé au clair. Qu'il m'explique pourquoi il s'était laissait faire sans rien dire et, au contraire, y avait mit du sien. C'est pourquoi, lors de la pause, j'avais discrètement posé un papier sur sa table, lui donnant rendez-vous sur le toit après les cours.


J'étais impatient, ma jambe bougeait toute seule, je n'avais qu'une envie, que les cours se finissent et qu'on aille une discussion d'homme à homme -hum. Et lorsque la sonnerie annonça la fin de la journée, j'étais le premier sortit et déjà sur le toit à attendre cet idiot de binoclard. Il arriva enfin, après dix minutes d'attente. Il fut surpris de me voir, je n'avais pas signer sur le papier et il ne savait pas que c'était moi.


« On a à parler, toi et moi.

_Parler de quoi ? »


Et en plus il posait la question ! Idiot.


« À ton avis ? T'as déjà oublié c'que tu m'as fait ? »


Mon ainé rougit, il était mignon. J'aurais pu lui sauter dessus une deuxième fois, si je n'étais pas énervé de l'effet qu'il me faisait.


« Je.. Euh, c'était une erreur, on aurait pas du.. Dit-il en baissant la tête.

_Ouais, bah tu diras ça à mes fesses qui ont souffert pendant trois jours. »


Il rougit de plus belle. Je m'approchais de lui, lentement, alors que lui reculait. Et dire que c'était lui qui m'avait dominé, qui m'avait donné du plaisir comme jamais j'en avais eu. Il avait l'air si faible en ce moment-là, il en était presque attendrissant. Alors que son dos heurtait la porte pour atteindre le toit, il plaça ses mains sur mon torse pour me stopper.


« Et le pire dans tous ça, c'est que t'as osé me dire "Je t'aime" alors que t'en pensait pas un mot. Tu m'as pris ma première fois avec un homme, tu m'as dominé alors que c'est plutôt moi qui l'aurait fait. Tu m'as baisé et rien d'autre.

_NON ! »


KyungSoo venait de me pousser violemment. J'étais tellement surpris que je ne réagissait même pas.


« Je ne t'ai pas baisé ! »


Mes yeux s'ouvrèrent un peu. Il ne m'avait pas baisé ? Et je suis le petit fils de Jackie Chan aussi.


« Alors quoi ?

_Je-Je t'ai fais l'amour.

_Et pour le faire faut aimer, c'est le principe.

_Mais t'es idiot ma parole ! Il me repoussa à nouveau. T'es vraiment con, j'te détestes ! »


Il me fixait dans le blanc des yeux avec un regard humide. Il n'allait quand même pleurer. Je voulais répliquer mais quelque chose m'en empêcha alors que ses mains s'agrippaient à mon col. Quelque chose de chaud, de tendre, de doux. Ses lèvres. Mon dieu, qu'est-ce qu'elles m'avaient manquées. Je le laissait faire et c'est lui qui sépara nos lèvres.


« Je te détestes parce que t'es pas foutu de voir à quel point je t'aime. Je te déteste parce que t'as joué avec mes sentiments et t'en a profité pour que je te saute dessus ! Tu crois que c'est pour quoi que je t'évites ? J'ai pas envie de flancher une deuxième fois parce que Môsieur veut assouvir un fantasme ou autre. Si je me suis laisser faire c'est parce que j'ai eu l'illusion que mes sentiments étaient réciproques. C'est toi qui a profité de moi ! Pas moi, tu t'es servis de moi alors que je t'aime réellement moi ! »


Il défit ses mains de mon col, les larmes aux yeux et alors qu'il s'apprêtait à partir je le retournait vivement, scella à nouveau nos lèvres pour un baiser brutal bien que tendre. On se sépara au bout de quelques minutes. J'avais compris, et je pense qui lui aussi. Mais j'avais besoin de lui faire comprendre à ma manière, autant par les gestes que par la parole.


« Sors avec moi, et prend moi encore comme tu l'as fait. »