The Hurt's Diary

par GoldFish

15 Mai 2014 : Le jour où tout a commencé… ou plutôt…où tout s’est terminé.

Ce jour-là, j’étais tranquillement dans la salle d’entraînement à répéter mes figures d’arts martiaux aux côtés de mon ami Sehun. Ce jour-là, tout avait si bien commencé. J’étais heureux et je m’amusais comme tous les autres jours car pour moi rien n’était différent. Mais alors que je riais avec Sehun car il venait d’essayer de reproduire une de mes figures. Il venait de s’étaler lamentablement et de tout son long sur le matelas quand la porte s’ouvrit. La façon dont la poignée s’était abaissée et la porte s’était ouverte m’alerta sur la sensibilité du moment. Quelque chose s’était passé. Nous ne savions pas quoi mais mon instinct me hurlait du plus profond de moi-même que quelque chose était arrivé. Mais quoi ?

 

Jun Myeon apparu alors dans l’encadrement de la porte. Son teint était pâle, sa mine totalement dévastée. Ses yeux étaient rouges et remplis de haine, de tristesse et de douleur. Je me rappellerais toujours de son regard à ce moment-là. Anéantis. Mon cœur se serra en voyant cette image que je jugeais d’ « horrible ». Qui avait oser rendre mon hyung, ma omma, mon ami si mal. Je ne pardonnerais jamais cette personne. J’ignorais encore tout…

 

Il nous a regardés d’un air vide, seul la douleur nous était communiquée. Sehun s’était alors approché de lui pour le prendre dans ses bras. Je me souviens que lorsque sa peau était entrée en contact avec celle de hyung, celui-ci avait littéralement perdu toute force et tout équilibre. Ses jambes avaient lâchées prise et son corps était tombé au sol, difficilement retenu par Sehun. Dans sa chute, il avait prononcé des mots que je n’avais pas compris. J’allais m’avancer vers lui lorsque l’écho de ses paroles résonna dans mon esprit. « Yi Fan est partit ».

 

« Yi Fan est partit »…

« Yi Fan est partit »… Quoi ?

« Yi Fan est partit »… Je ne suis pas sûr de comprendre.

« Yi Fan est partit »… Non…

« Yi Fan est partit »… C’est totalement ridicule…

« Yi Fan est partit »… C’est impossible…

« Yi Fan est partit »… NON !

 

Mes jambes se sont mises à trembler au point qu’elles eurent du mal à soutenir mon poids. Mon sang s’était glacé et mon corps s’était raidit lorsque la réalité me frappa. Je ne pouvais croire aux paroles de Jun Myeon alors je me suis avancé sans même m’en rendre compte. Mon esprit ne voulait pas croire à ce qu’il venait de nous dire. Je les avais contournés pour marcher d’un pas rapide vers notre dortoir qui se situait dans le même immeuble. J’avais gravi les escaliers sans aucune difficulté et m’étais rendu dans la chambre de Yi Fan, de mon ami, de mon meilleur ami… de mon petit ami. J’ouvris la porte sans aucune retenu, entrant précipitamment dans sa chambre, m’attendant à le voir. Je m’attendais à ce qu’il surgisse de derrière la porte de bois et cri d’un air enfantin que c’était une blague, qu’il ne nous quitterait jamais. Mais j’avais tout faux…

 

Mon regard parcouru la pièce de droite à gauche, rencontrant son bureau de marbre totalement vide, ses armoires ouvertes et aussi vide de tout vêtements. Son lit simplement recouvert d’un matelas dénudé de literie. Les quatre coins de la pièce étaient totalement vidés. Mes larmes avaient noyées mes yeux alors que ma main avait lâché la poignée, désemparée. Mon corps s’avança lourdement dans la pièce pendant que les autres garçons arrivaient pour s’apercevoir que c’était bel et bien la réalité. Ma main venait de se loger sur mes yeux alors qu’un premier sanglot avait raisonné dans l’appartement silencieux de stupeur. Mon corps était tombé au sol au pied du lit, ne retenant aucunement mes pleurs de douleur. Il n’avait pas pu me faire ça. « Il est parti… » Avait prononcé Kyungsoo dans un souffle de tristesse.

 

« Il est parti… »… Non…

« Il est parti… »… Je ne veux pas y croire…

« Il est parti… »… Ramenez le moi…

« Il est parti… »… Il m’a abandonné…

 

Oui, il l’avait fait. Il avait quitté notre groupe, notre famille. Il avait quitté ses frères de cœur. Il m’avait quitté.

 

Pendant de longs jours je m’étais enfermé dans ma chambre, ne laissant entrer personne. Ni même Sehun, ni même Jun Myeon. Aucune personne n’avait pu pénétrer ma douleur et ma tristesse mis à part Eurongie et Baby. Je restais allongé pendant des jours et des jours à les serrer contre moi et leur répéter que leur papa reviendrait très bientôt. Je n’étais moi-même pas persuadé de ce que je disais.

 

Au début j’arrivais à lui envoyer des messages mais je n’avais aucune réponse. Puis le staff m’a surpris et m’a pris mon téléphone pour que je ne puisse le contacter. Plus personne ne pouvait le faire. Il était seul dans sa douleur alors que moi, j’avais mes frères pour me soutenir. Je le connaissais que trop bien pour savoir qu’il était perdu et qu’il avait besoin de soutient. Je savais à quel point il souffrait ici mais il m’avait promis qu’il resterait le plus longtemps possible. Il l’avait fait…

 

Ce jour-là était celui de trop. Celui qui fit tout basculer. Ce jour-là il avait trop souffert. Nous étions en plein tournage d’un live et il ne se sentait vraiment pas bien. Il m’avait emmené à l’écart du groupe et du staff et m’avait confié que son cœur lui faisait mal une fois de plus. Il m’avait dit qu’il n’en pouvait plus. Je l’avais serré dans mes bras pour lui communiquer tout mon soutient et mon amour que j’avais pour lui. Je me souviendrais toute ma vie de cette étreinte trop courte. Il avait enfouit son visage contre mon cou et humer mon odeur pour s’en imprégner. Il me disait souvent que c’était l’une de ses solutions pour calmer sa douleur et sa détresse. Cependant, ce jour-là elles n’étaient pas passées. Nous étions remontés sur scène et lorsque nous attendions notre tour pour performer après les EXO-K, il s’était précipité aux toilettes et avait vomi douloureusement. Il avait par la suite demandé au staff d’aller à l’hôpital car il avait vraiment mal, mais celui-ci l’avait ignoré et l’avait forcé à remonter sur scène. Lorsque nous étions rentrés au dortoir, il avait frôlé l’évanouissement. Le soir venu, il avait repris des forces et sa douleur s’était apaisé. Lorsque nous étions parti nous couché, il ne voulait plus me lâcher. Il me serrait dans ses bras et m’embrassait longuement. Je ne pouvais résister à ça, je l’aimais trop. Nous avions passé notre nuit à nous enlacer, nous retrouvant l’un sur l’autre. Je caressais ses cheveux alors que mon regard était encré dans le sien qui, en y réfléchissant, était inhabituel. Mon amour m’a rendu tellement aveugle que je n’ai pas su reconnaitre un moment un peu trop unique et différent de d’habitude. Jamais Yi Fan n’avait voulu qu’on s’isole trop longtemps tous les deux. Il ne voulait pas que les autres membres du groupe nous en veuillent de passer du temps tous les deux et pas tous ensemble. Ce jour-là, il ne voulait pas qu’on sorte de la chambre. Il voulait rester avec moi. Je n’avais rien compris à la situation alors qu’il m’en avait tellement parlé. En y repensant, lorsqu’il avait enfoui une fois de plus son visage contre mon cou, j’avais pu sentir un liquide glisser sur ma peau. Des larmes ? Il le savait… Pourquoi ne m’a-t-il rien dit. La seule chose qu’il m’ait dite résonnait encore dans mon esprit et je ne l’oublierais jamais…

 

« Je t’aime ZiTao »… Moi aussi mon amour…

« Je t’aime plus que tout au monde »… Moi aussi mon amour…

« Ne l’oublie jamais »… Jamais je n’oublierais ces mots mon amour…

« Promet le moi »… Je te le promets.

 

Il m’avait alors embrassé d’un long baiser. Mais ce baiser n’était pas normal, il était rempli d’amour et de tristesse, de douleur et d’excuses. D’excuses ? Oui… Il savait que c’était notre dernier baiser alors il voulait surement que je m’en souvienne. Ce baiser était tellement exceptionnel et rempli de sentiments qu’une larme m’avait échappé. A ce moment-là, je réalisais que ma vie était parfaite. Je vivais mon rêve aux côtés de mes frères et de mon âme sœur qui m’aimait plus que lui-même car depuis le début, s’il était resté c’était pour moi. Jamais je n’aurais imaginé qu’il m’abandonne ainsi…

 

Cela fait maintenant presque cinq mois qu’on m’a arraché la personne que j’aime le plus au monde après mes parents. Cela fait cinq mois que je n’ai plus de nouvelles de lui mis à part son actualité professionnelle. Je suis heureux pour lui car il semble l’être aussi. Mais lorsque je regarde les photos de lui et que je plonge mon regard dans le sien, rien ne va. Sa solitude et sa tristesse ressurgissent. L’absence de son sourire me manque. Quand va-t-il retrouver cette magnifique chose qui illuminait son visage. Quand je regarde ses photos mes larmes ne peuvent s’empêcher de couler lorsque je m’aperçois qu’il porte les vêtements et accessoires de couples que nous avions acheté tous les deux.

 

« Alors tu penses toujours à moi ? »

« Tu ne m’oublies pas ? »

« Tu m’aimes encore ? »

« Tu me l’as promis… »

« Je t’aime Wu Yi Fan »

 

Continuer sans lui est devenu si difficile. Je me sens horriblement seul bien que personne ne le pense. Arrêter de croire que je suis heureux. Je ne le serais jamais tant qu’il ne sera pas revenu. Son visage me manque. Sa présence me manque… Encrer mon regard dans le sien et le voir sourire car je n’ai pas besoin de lui parler pour qu’il comprenne. Tout ceci me manque. Je veux le sentir contre moi. On m’a volé mon cœur et on me torture car je ne peux même pas lui parler. J’ai beau tenté de crier au monde entier que je l’aime, personne ne comprend et ne m’entend. Tout le monde pense que c’est mignon mais personne ne ressent ma douleur. Personne à part lui ne peut ressentir ma peine, ma haine et ma tristesse. Mon âme est vide. J’ai besoin de lui. J’ai besoin qu’il m’encourage comme il l’avait toujours fait. Je n’aurais jamais pu aller aussi loin sans lui alors pourquoi me l’avoir pris.

 

Combien de fois j’ai pensé à m’enfuir de ce monde et partir à sa recherche. Combien de fois j’ai voulu tout abandonner pour venir le rejoindre en Chine. Et quand je sais qu’il est dans la même ville que nous, mon regard se perd sur la foule pour trouver son visage. Reviens-moi mon amour. Ne me laisse plus seul. Je suis comme un enfant enfermé dans une pièce plongée dans le noir. J’ai peur, je suis terrorisé maintenant que tu n’es plus là. J’ai beau être proche des autres membres, même Sehun ou Jun Myeon ne pourront te remplacer.

 

Maintenant, tous les soirs je m’assois sur mon lit et me muni de la guitare que Yi Xing me prête. Je ne savais pas comment m’en servir mais il m’a appris et maintenant je laisse aller mes sentiments en chantant. Ce soir j’ai opté pour une chanson des Ladies Code, « I’m find thank you ». Mon cœur prend possession de mon esprit et se laisse aller…

 

« Les larmes me brouillent la vue encore une fois

Au cas où je pourrais te voir

Sans que je ne m'en rende compte, il était déjà trop tard

Aujourd'hui encore, je n'ai attendu que toi


Je suis vraiment une imbécile pour n'exiger que toi

Un jour, tu me remarqueras aussi

Parce que j'attends depuis longtemps, les larmes s'accumulent

Et une autre journée se passe de la même manière


Seulement pour aujourd'hui, je pleure

Je te souhaite d'être heureux pour toujours, au revoir

Ça me va si, parfois, tu souris en pensant à moi

Je vais bien, merci

Merci

Je vis ma vie comme si rien ne s'était passé

Tu m'oublieras alors sûrementEt même si tu penses à moi de temps à autre

Je vais bien, ne t'en fais pas


Je suis vraiment une imbécile pour n'exiger que toi

Un jour, tu me remarqueras aussi

Parce que j'attends depuis longtemps, les larmes s'accumulent

Et une autre journée se passe de la même manière


Seulement pour aujourd'hui, je pleure

Je te souhaite d'être heureux pour toujours, au revoir

Ça me va si, parfois, tu souris en pensant à moi

Je vais bien, merci

Merci

Quand tu es fatigué parce que je te manque vraiment

Deviens le vent et souffle doucement sur moi

Parfois, hèle mon nom depuis le haut de cette colline

Puis cours vers moi et serre-moi fort


Seulement pour aujourd'hui, je pleure

Je te souhaite d'être heureux pour toujours, au revoir

Ça me va si, parfois, tu souris en pensant à moi

Je vais bien, merci

Merci

Seulement pour aujourd'hui, je pleure

Je te souhaite d'être heureux pour toujours, au revoir

Ça me va si, parfois, tu souris en pensant à moi

Je vais bien, merci

Merci

Je vais bien, merci,

Merci … »

 

 

Non…

En fait…

Je ne vais pas bien…

Jamais tu ne me reviendras…

Je t’ai perdu…

Je t’aimais…

Je t’aime…

Je t’aimerais…

Toujours…

Et à jamais.