Chapitre 18

par evangeline

Chapitre 18


Plus ils montaient plus la température descendait, le vent balayait la forêt en rafales, Chanyeol n’avait pas perdu sa volonté il fonçait tête baissé dans le repère ennemi avec un but bien précis. Il l’apercevait enfin, à seulement quelques mètres plus haut, une grande bâtisse en vielle pierre bien loin de ce que les légende de son grand père racontait, l’habitation paraissait tomber en ruine, rien n’aurait pu annoncer que ce tenait là le repère de leur pire ennemi. Arriver devant l’entrée, il fut surpris de constater qu’aucun loup ne montait la garde, peut-être était-il au courant et l’attendait à l’intérieur. Il reprit forme humaine et demanda à Cheondung d’en faire autant. Ils n’oseraient pas les attaquer sous cette forme, question d’honneur. Ils montèrent les quelques marches du perron et poussèrent une des doubles porte qui s’ouvrit dans un grincement atroce. Le hall d’entrée était grand et vide, ils le traversèrent d’un pas mal assuré. Cet endroit sentait la mort, les murs étaient craquelés à quelques endroits. Le hall donnait sur un couloir sombre. Chanyeol et Cheondung le longèrent en silence, ils restaient sur leurs gardes malgré tout. Des voix se firent entendre, il reconnut celle de Xiumin, elle était froide et cassante. Il savait que ce dernier était au courant de leur présence il le sentait mais alors pourquoi les laisser avancer aussi loin ? Il était confus il s’attendait à voir une douzaine de loup prêt à sortir les crocs pour les déchiqueter mais ils n’avaient rien fait pour les stopper. Ils se tenaient maintenant devant une grande porte et derrière elle se trouvait leur ennemi ancestral, avant qu’il ait pu faire un mouvement Xiumin s’adressa à lui à travers la porte.

Il se retourna vers Cheondung qui hocha la tête en signe d’accord. Il poussa la porte et entra dans une pièce faiblement éclairée. Xiumin se tenait assis sur un fauteuil, entourée d’une dizaine de loup plutôt jeune, aucun n’avait plus de 30 ans. Il avança d’un pas mal assuré, tout ne se déroulais pas comme il l’avait prévu. Xiumin avait beaucoup changé, son visage était dur et ses épaules plus large, il pouvait sentir une aura oppressante l’entourée, il inspirait le respect au premier regard, il n’avait rien à voir avec le Minseok qu’il avait rencontré. Ce n’était pas le moment de se dégonfler, il sentait le regard de Cheondung dans son dos, il se demandait surement ce que Chanyeol allais faire vu la surprenante tournure que tout ça prenait.

Chanyeol pris place sur le fauteuil.

Chanyeol sentis la main de Cheondung se crisper sur le dossier du fauteuil. Xiumin continua en s’adressant à mon cousin sur un ton plus calme.

Chanyeol ne savait pas quoi répondre à tout cela, il savait que Xiumin ne lui mentait pas mais tout ceci lui paraissait tellement gros, toutes ces années de conflit n’ont jamais eu aucun sens et paraissait complétement ridicule à présent.

Il passa la main sur son visage fatigué

Chanyeol le regardait et savait que tout ce qu’il venait de dire était vrai et il mentirait si il disait ne jamais y avoir pensé mais dès que cette idée effleurait son esprit, il pensait à son grand père, il n’acceptera jamais de quitter le village. Une main sur son épaule le tira de ses pensées.

Il lâcha un soupir avant de se lever. Il salua Xiumin d’une poignée de main et fit demi-tour aux cotés de Cheondung. Alors qu’ils s’apprêtaient à reprendre forme lycane Chanyeol entendit qu’on l’appelait il se retourna pour voir Xiumin avancer vers eux.


(pdv de chanyeol)

J’indiquai à Cheondung de m’attendre.

Je ne m’attendais pas à ce qu’il aborde le sujet.

Il n’a jamais était question de moi, c’est toi qu’elle a suivi jusqu’ici et elle ne te quittera pas. Tu ne peux pas savoir à quelle point je t’ai hais pour l’avoir mis en danger de la sorte donc s’il te plait fais le bon choix pour elle, je ne supporterai pas qu’elle soit blessée. Elle compte beaucoup trop pour moi.

Il acquiesça dans un sourire triste. Je ressentais un profond respect pour lui, je devais veiller sur Minha pour lui.

Cheondung et moi repartions vers le village en grande foulée il ne me restait plus qu’à expliquer tout ça aux autres.





Un poing s’abatis violemment sur la table en bois. Le regard furieux du vieux Park n’annonçait rien de bon.

La porte fut claquée et le silence reprit place comme un bourdonnement qui s’élevait lentement dans l’air