Chapitre 17

par evangeline



Chapitre 17


Kris se coupa en entendant l’autre reniflée à l’autre bout du fil.

En entendant ce ton désespérer Le plus vieux n’eut d’autre choix qu’écouter calmement un moment, il pouvait le comprendre, lui aussi devait protéger ceux qu’il aime. Il laissa son ami se déverser du poids qui lui pesait sur la conscience, il ne l’interrompit pas une seule fois.


Chanyeol se répétait la conversation qu’il avait eue avec Kris en boucle, ces derniers mois son seul objectif avait été de protéger la vie de Minha, si bien qu’il l’avait oublié, elle. Elle était si fragile, que pourrait-elle bien faire devant un loup aux crocs acérés. Elle était devenue une obsession. En fermant les yeux il pouvait parfaitement voir son visage se dessiner dans son esprit, son sourire, l’écho de son rire et son odeur, pourtant cela faisait longtemps qu’elle ne lui avait plus sourit comme ça. Il se sentit soudainement triste, comment peut-on faire aussi mal à quelqu’un qu’on aime à ce point.


De son côté Minha était roulé en boule sur le lit de Yunggi, ce dernier l’avait empêché de retourner dans sa chambre, considérant le lieu trop imprégner de l’image de Dara pour qu’elles y mettent les pieds. Elle n’avait pas protesté à vrai dire elle n’avait rien dit depuis plus de 4 heures. Encore sous le choc, elle espérait chaque secondes que tout ça n’était qu’un horrible cauchemar. Elle ressentait un vide énorme, elle voulait entendre la voix enjouée de la petite blonde, aujourd’hui elle avait perdu une amie et la dernière chose dont elles avaient parlé était de plat à réchauffer, elle se haïssait elle ne lui avait jamais dit à quel point elle aimait passer du temps avec elle. Elle senti le matelas s’affaisser mais resta en position recroqueviller.

Apres une caresse sur l’épaule il la couvrit puis ferma la lumière avant de partir. Elle ne pensait à rien ou a trop de choses pour pouvoir se concentrer, les minutes passèrent, elle savait qu’elle ne fermerait pas l’œil de la nuit ou plutôt de ce qui en restait, l’aube n’était pas loin. Sans réfléchir elle repoussa les couvertures et se retrouva devant la porte de la chambre de Chanyeol. Sa main s’arrêta sur la poigner. Pourquoi était-elle ici ? Elle le savait bien, elle avait peur, bien plus pleur que pendant l’orage de la dernière fois, elle voulait qu’il la protège à nouveau. Mais était-ce seulement encore possible ? Est-ce que les choses avaient autant changé entre eux. Pour sa part elle savait que ses sentiments était les mêmes, elle avait tellement peur de mal s’y prendre, d’être rejeter. Comme si elle avait tellement de sentiments pour lui qu’elle ne savait plus quoi en faire. Elle prit l’once de courage qui lui restait et abaissa la poignée. La porte s’ouvrit dans un léger grincement dévoilant une chambre plongée dans la pénombre : peu de meuble, une simple table de chevet, quelques livres étaler par terre mais ce qui attira le plus son attention fut le lit défait et vide.




Il se leva et revint quelques secondes plus tard.

Hoseok qui s’était réveiller entre temps revint lui aussi de la chambre de Chanyeol un bout de papier entre les mains

Minha lui arracha presque des mains et commença à lire.

« Je suis parti arrêter tout ça, je ne supporterai pas qu’il vous arrive quelques choses

Je vous aime Chanyeol ps: Yungi prend soin de Minha»

Minha se précipita ver l’entrée et enfila ses bottes à la va vite, Yungi l’interpela.

Elle enfoui sa tête dans son cou et éclata en sanglot, Yungi la consola en lui caressant le dos. Apres quelques minutes elle s’arrêta de pleurer.

Pendant que Hoseok partait prévenir tout le monde Yungi, lui, resta auprès de Minha. Vu son état la laisser seule serait une mauvaise idée.


Pendant ce temps-là plus haut dans la montagne un loup au pelage roux et un autre couleur ébène se dirigeait vers le somment à grande foulées.

Peut après son départ il avait remarqué un ombre derrière lui qui n’était autre que celle de son cousin Cheondung, il voulait le dissuader de le suivre, après tout il était encore fragile de la mort de sa sœur mais il savait très bien qu’il n’en démordrai pas. Ils étaient donc deux à courir dans la neige.