Chapitre 5

par Scare.

Chapitre 5



Nous nous sommes arrêtés à une station essence pour manger quelque chose car la route était enneigées et rendait le trajet plus long que prévu. Depuis notre arrivée je regardais sans cesse l’écran de mon portable sans forcément que cela ne serve à quelque chose. J’attendais…un signe…une preuve qu’il soit vraiment là-bas. Qu’il m’attende. J’avais tellement peur que la petite goutte d’espoir en moi, la seule depuis un moment, ne s’évapore d’un seul coup et me transforme de nouveau en un corps sans âme. Vide. Qui n’éprouve plus aucun sentiment tout cela car il a peur qu’on le détruise, parce qu’il a peur du monde qui l’entoure…de la vie, de bonheur…

« Sun Hee ?

Je sortie vite de mes réflexions et vit le manager Kim me regarder d’un regard accusateur. Est-ce mal d’espérer ?

Après toute cette réflexion on se trouvait maintenant à choisir des chips. Je sais que manager Kim ne fait ça que pour me remettre d’aplomb car en général les chips sont considérées pour une ennemie suprême pour tout idole mais, on sait tous que seul quelques personnes, sûrement bêtes, respectent cette règle…Et, soit dit en passant, l’ennemie des voitures propres !

Après avoir acheté ce dont nous avions besoin nous décidons, après une longue discussion, de mangé dans la voiture.

Les sièges sont vites devenus gras et nous avons vite retrouvés nos discussions d’antan. Naturellement nous n’abordons pas les sujets de ma fuite, des rumeurs, du travail en général quoi. A un moment, il y eu un vide gênant qui a commencé à s’installer. Décidément aujourd’hui était la journée des choses qui m’agace…

« Qu’est-ce qu’il y a ? T’as encore un truc à me dire ? 

Il fit les gros yeux et se mit à rire.

-Hein ?! C’est quoi cette accusation ? Je fais partie des méchants maintenant c’est ça ?!

-Mais non… C’est juste que…

Mon téléphone se mit à sonner. Je déposai rapidement mon sandwich et mes chips sur le tableau de bord, prit mon téléphone et sortit furtivement de la voiture. Avant de claquer la porte, je vis le sourire satisfait du manager Kim. On aurait presque dit un pervers comme ça…

Je regardai l’écran.

« Enfin…

Je décrochai. Il y eu un long silence puis j’entendis enfin sa voix… Elle était douce, comme toujours, quoique elle était aussi un peu enrayée… Comme s’il avait pleuré…

« Sun Hee ? C’est toi ?

Je voulais lui répondre que c’était moi, qu’il ne devait pas pleurer, que tout irai mieux, que rien n’était de sa faute mais toutes ces paroles restaient coincées au fond de ma gorge. J’avais juste cette boule dans la gorge…

-Sun Hee…je sais pas si tu m’écoutes mais...je voulais pas t’abandonner une seconde fois comme je l’ai fait jusqu’à présent. Alors même si tu m’en veux et que tu ne veux plus jamais me voir, et crois moi je te comprends, je passerai ces vacances avec toi et je ferai tout pour que tu veuille de nouveau de moi et que tu m’aimes comme avant.

Les larmes avaient commencées à couler d’elles même comme elles savaient si bien le faire et je sanglotais. Suho m’entend, je le sais mais tout ça m’est égal… Il m’écoutait, me chuchotais quelques paroles réconfortantes de temps en temps et a attendu jusqu’à ce que je me calme. Je ne sais pas combien de temps j’ai pleuré mais je sais qu’il m’a écouté. Je voulais que ce moment continu éternellement. Qu’il m’écoute. Me réconforte. M’aime. Il restait silencieux, je voulais parler. Je devais parler… La boule dans ma gorge avait disparue, je pouvais parler…

-Op…Suho…

Un silence s’installa. Il dut comprendre ma gêne car il rit légèrement.

-Oui ?

-Merci…de m’avoir écoutée…

Voilà c’était dit. Je voulais tellement qu’il sache qu’il est quelqu’un de bien… Que je lui suis reconnaissante d’être ainsi.

-Je serai toujours là…

-…

Je ne savais plus quoi dire. Je raccrochai avant que ma conscience arrive et que je déballe toutes les raisons que j’ai eu le temps de trouver de ne plus le revoir.

Manager Kim attendait dans la voiture, il avait fini de manger et avait rangé les restes sachant que je n’avais plus faim après chaque crise de larmes. Je rentrai dans la voiture et regarda le manager avec un regard qui se voulait rassurant.

Nous reprîmes la route et tout doucement je fini par m’endormir. A mon réveil, une petite maison. Une fenêtre éclairée dans laquelle on pouvait apercevoir une ombre. Une ombre qui m’est familière…