Chapitre unique

par Ange.C

Mirotic


Tu me déteste désormais n'est-ce pas ? Mais ce n'est qu'une façade. Tu ne peux te passer de moi, je suis ta drogue, ton oxygène, tu n'es qu'une partie de moi, sans moi tu n'es rien, soit réaliste. Après tout ça a été simple de t'avoir. Il m'a suffit de jouer le mec froid et distant, même si je le suis vraiment, il m'a suffit de forcer le trait. Et tu t'es laissé avoir. Le charme du mec distant fait toujours effet. Tu as commencé à te rapprocher de moi, cherchant à me connaître. Pauvre petite chose, tu ne savais pas dans quoi tu t'embarquais. Plus je te fuyais, plus tu me courrais après. Ça en était presque trop facile pour moi. Doucement tu es tombé dans mes filets et j'ai pu t'avoir. Je t'ai envouté, me délectant de la moindre de tes réactions à chacun de les gestes. En m'avouant ton amour tu m'as ouvert la porte de ton cœur pour que j'en fasse ce que je voulais. Mais que voulais-je ? Toi, tout simplement. Parce que ton corps me fascinait. Tes cheveux bruns, un peu plus longs que les miens, que tu avais l'habitude de relever en l'air à l'aide de gel, te donnant un côté encore plus sexy qu'au naturel. Ils n'appelaient qu'à se faire ébouriffer par mes doigts. Ton visage d'enfant, fin avec de beaux yeux foncés qui me fixaient avec admiration et envie. Je rajouterais même amour. J'avais envie de le voir déformé par le plaisir. C'est ton sourire si mignon qui m'a donnait envie de t'avoir. Je te voulais, te désirais, juste pour le simple fait d'avoir une personne si belle, de l'extérieur comme de l'intérieur. D'avoir cet être si innocent rien que pour moi. Je voulais que cette jolie voix cri pour moi. Te voir dépendant et j'ai réussit. Je n'étais pas le seul à être fascinait. Tu te croyais discret mais je voyais chaque coup d'œil que tu me lançais et surtout je constatais la présence de rougeur sur tes joues quand nos regards se croisaient. Moi le jeune homme froid avec la réputation de briseur de cœur, tu as cru que comme dans les films, tu réussirais à me changer n'est-ce pas ? Félicitation, tu as réussit, mais je ne sais pas si c'est à ton avantage. Sache que j'avais juste décidé de changer les règles que je me fixais, me laissant aller à une petite distraction, à savoir toi.


Tu me voulais, tu étais tombé amoureux de moi et je sais que c'est toujours le cas car tu ne peux m'échapper, je t'ai déjà complètement, quoique tu fasse tu es à moi. Je t'ai blessé, j'ai joué avec toi, sans jamais te montrer si je pouvais ressentir quelque chose pour toi. Ça t'allait au début, car tu avais toute mon attention. Tu voulais que je ne vois que toi, tu croyais maitriser ce qu'il se passait, que j'étais ton esclave, attendant le moindre de tes gestes envers moi, mais c'est faux. C'est l'inverse. Tu es devenu mon esclave, et personne ne pouvait changer ça. Tes amis ont essayé de te prévenir, que je n'étais pas quelqu'un pour toi mais tu ne les as pas écouté petit têtu. Tu leur as demandé des informations me concernant, tu as cherché à te rapprocher doucement de moi, d'abord en étant mon binôme en science, en te mettant dans la même équipe que moi en sport. Tu ne pensais qu'à moi, je me trompe ? Je l'avais enfin ce petit être.


Le premier baiser que je t'ai donné, ce soir-là après notre première sortie, j'ai directement vu que tu me tomberais dans les bras, à ta façon d'accrocher tes bras autour de mon cou et de serrer pour te coller à moi. J'avais fait exprès de m'habiller de façon classe mais sexy quand même, je t'avais emmené voir un film d'horreur juste pour le plaisir de te voir effrayé et te blottir contre moi. Au restaurant, j'avais choisit un établissement chic dont je connaissais le propriétaire pour t'impressionner. J'avais glissé des petits gestes qui passaient pour accidentels, juste pour te faire languir encore plus. Le deuxième baiser que nous avons échangé ? Dans mon appartement. Il fut plus langoureux, nos langues jouant l'une avec l'autre, nos souffles se faisant rapide, irrégulier, court. Tu te collais toujours plus à moi, attendant que mes mains se promènent sur ton corps pour plus de contact. Tu le savais, à ce moment-là tu l'as comprit. Je le sais, tu me l'as dit. Tu m'as murmuré doucement pendant l'acte que tu m'aimais, que tu étais à moi. Je ne t'ai rien répondu. Ce n'est pas mon genre. Mais je savais maintenant que ton cœur ne battrait que pour moi.


Mais je t'ai blessé. Tu m'as vu sous un jour nouveau, la facette de moi que tout le monde voit et contre quoi on t'a mit en garde. Cette sublime fille s'est collé à moi au lycée et m'a embrassé. Par instinct j'ai répondu. Mais tu as tout vu et quand je t'ai vu je lui ais dit de partir, nous laissant seuls dans le couloir désert à cette heure-là. Je me fichais de cette fille. Puis j'ai vu tes beaux yeux se mettre à briller et des larmes dévaler tes joues si douces. Tu m'a crier que c'était finit, que tu rompais, que tu ne voulais plus jamais me parler. Mais tu en étais incapable et je le savais bien, c'est pour ça que je t'ai laissé partir ce jour-là.


Ça fait un mois maintenant que tu m'as quitté. Enfin quitté est un mot trop fort, certes tu as prononcé ce mot mais tu ne le pensais pas. Tu pense être passé à autre chose. Je le vois bien. Tu es avec tes amis, tu souris, tu leur fais des câlins, tu ris avec eux. Mais je pense être le seul à avoir vu cette lueur présente dans tes yeux. La tristesse, le désespoir, voilà ce qui s'y trouve désormais. Je te surprends quelque fois à me regarder, mais tu détournes vite les yeux, je paris que tu te sermonne mentalement de ne plus penser à moi. Et à chaque fois un sourire victorieux fleurit sur mes lèvres. Je te l'avais bien dit, pendant l'une des fois où l'on en faisait qu'un, je t'avais prévenu. Tu es à moi et tu ne peux pas m'oublier. J'hante tes pensées constamment. Tu ne dois pas en dormir la nuit, comme quand tu m'as connu et que je voyais les cernes sous tes yeux dès que tu me lançais un regard. Tu ne savais pas quoi faire à cette époque pour attirer une bonne fois pour toute mon attention.


Je te suis du regard, me stoppant dans ma contemplation que je sais faire discrète contrairement à toi. Tu t'es levé, suivant un garçon qui pourrait être mignon selon certain mais qui pour moi est d'une banalité sans nom. Je décide de vous suivre car je sais qui est ce garçon, je sais ce qu'il est capable de faire et je sais que tu es fragile. J'ignore les regards interrogateurs de mes amis et te suit hors du réfectoire. Je vous vois au loin et avance à votre suite. Il s'arrête dans un couloir désert vu que tout le monde mange et tu te stoppe face à lui. Pour ma part, je m'arrête à l'angle pour vous observer à la dérobée. Heureusement je peux entendre toute votre conversation, et c'est exactement ce à quoi je m'attendais. Il te baratinait, mais comme il était plutôt beau et que tu étais fragile en ce moment tu t'es laissé faire. Il t'a embrassé. La colère est montée en moi, tu m'appartiens mais il s'autorise à t'embrasser et à te toucher. En plus tu ne le repousse pas, mais je ne peux t'en vouloir à toi. Mais quand il se fait trop entreprenant tu essaye de le repousser mais lui résiste. Je sens ma colère se transformer en rage. Il ne veut pas te lâcher ? Eh bien je vais m'en charger à sa place. Je m'avance de façon déterminé vers vous et l'attrape par le dos de son t-shirt. Je tire fortement, le faisant lâcher prise et lui envoie mon poing dans la mâchoire. Mon regard est noir, je le sais, je vois la peur dans ses yeux et il détale sans demander son reste. En plus d'être froid ma réputation fait de moi quelqu'un qu'il ne faut pas énerver, ce qui est vrai. Je me tourne dans ta direction et je plonge mon regard dans le tien. Je peux y lire beaucoup de chose, la colère que tu as ressentit à mon encontre, la tristesse, la douleur mais aussi quelque chose qui fait que je m'approche de toi pour te prendre dans mes bras et t'embrasser. L'amour. Tu m'aimes encore j'avais raison. Nos lèvres se mouvent doucement, mes mains sont accrochées à tes hanches tandis que tu passe une main dans mes cheveux et l'autre s'accroche à ma nuque. Nos langues finissent par se retrouver après un long moment à avoir été séparé. Tu soupire de bien-être et je ne peux retenir un sourire d'étirer mes lèvres dans le baiser. Ton désir pour moi n'a fait qu'augmenter avec la distance, tu ne peux plus m'échapper. Nous nous écartons l'un de l'autre pour reprendre notre souffle, enfin nos bouches s'écartent car nos corps restent collés. Tu niche ton visage dans mon cou pendant que je resserre ma prise sur ton corps qui est mien.

Je me détache pour te prendre la main et te tirer à ma suite hors du bâtiment, me dirigeant vers mon appartement. Il est temps pour nous de nous amuser un peu, ça fait trop longtemps que je n'ai pas eu accès à ton corps. Et plus personne à part moi n'aura le droit d'y toucher. C'est ça que tu m'as fait devenir, un homme possessif, jaloux et protecteur mais vu ton comportement ça n'a pas trop l'air de te gêner.


Je me retire après que nous ayons atteint le septième ciel ensemble. La sensation de ton corps contre le mien est divine et quel bonheur, plaisir de pouvoir te posséder tout entier de nouveau. Tu blottit ton corps nu contre le mien, pose ta tête contre mon torse et soupire de bien-être. Le silence que je qualifierais de reposant nous berce doucement.

- Je t'aime Sehun, je ne suis qu'à toi, tu le sais bien, murmures-tu.

Je sens tes lèvres bouger contre ma peau pendant que tu me dis ce que je sais depuis longtemps déjà. Mais pour la première fois je vais te répondre. Mais ne compte pas sur moi pour prononcer ces trois petits mots bien trop niais et fleur bleu à mon goût qui clos chaque histoire. Non je vais te dire ce que tu es vraiment pour moi, ce que tu représente, ce que je ressens et tout cela dans une phrase de six petits mots qui représentent tout cela à la perfection.

- Je t'ai dans la peau Luhan.

Je te sens sourire avant que je ne sombre dans le sommeil.