Will it snow for Christmas?

par ThunderGreen

PoV Luhan

Encore un après-midi ordinaire à la maison (notez le sarcasme). Enfin, je qualifierai cela d'ordinaire car pour une fois, il n'y avait pas de fausse guerre mondiale, de pseudo jeu stratégique et pas de sourire faussement innocent pour camoufler une moitié de quartier réduit à l'état de cendre. Nous étions tous sur le canapé, devant la cheminée (pas d'inquiétude, on a encore rien fait de grave) le premier jour des vacances d'hiver et se dit en passant, de Noël.

Je ne savais pas pourquoi, mais je m'étais senti si seul à ce moment. Chanyeol et Baekhyun s'amusait à se dire des mots doux complètement stupides. "Tu sais pourquoi on a pas eu de Bacon ce matin?__ (l'autre qui se rendait pas compte qu'on l'avait traité de bouffe) Non, je sais pas. __Parce que j'ai tout mangé!__ Oh! Grand fou!" Hahaha! Hilarant... Tao et Kris avait pris le vol d'hier soir pour Hong Kong, ils comptaient passé Noël (qui arrivait dans trois jours) chez la mère de Yifan. Chen et notre mignon petit Baozi trouvait plus amusant de regarder le feu comme des zombies. Kyungsoo et Kai était chez ce dernier depuis hier mais ils n'allaient sûrement pas tarder à revenir. D'ailleurs ce fut une chose que je n'avais jamais compris, pourquoi Kai venait squatter chez nous s'il avait son propre chez lui? Bref, et enfin il y avait Suho et moi... De vieux célibataires tout con.

Il y avait cette expression que ma mère m'avait mise dans la tête. Elle disait que quand je sentirais des papillons dans mon estomac, j'aurais trouvé la personne qu'il me fallait. Et je n'avais encore rien ressentit, et avec chacun de mes amis qui agissait en couple tout mignon devant moi, c'était plutôt mon déjeuner que je sentais remonter dans mon estomac. Après il y avait cette voix qui me disait: "Ah, Lulu, mon cher Lulu... Ne t'inquiètes pas, tu auras toujours une vingtaine de chats et une vieille maison abandonnée pour te tenir compagnie quand tu seras vieux... Et célibataire." Et moi je voulais lui répondre de se la fermer mais je ne pouvais pas parce que cette voix c'était ma conscience. Mais à vrai dire, je n'ai pas toujours été célibataire_
-Et les gars, ça vous dit de se pointer à la fête de la fac ce soir? ,avait lancé Chanyeol en interrompant le flow de mes pensées.

Mais de toute façon, c'était là où je voulais en venir. Comme je disais, je n'ai pas toujours été célibataire_
-Ouais, bonne idée. Comme ça on pourra voir les premières années. ,monsieur Chen s'y mettait aussi.

Mais ce n'est pas grave. Je disais donc que je n'ai pas toujours été_
-Attendez, faut que j'appelle_
-LA FERME! LA FERME! LA FERME!!!
-... Kaisoo. (Désolé Baozi)

Effectivement je m'étais rendu compte que tout le monde n'entendait pas mes pensées après qu'on m'eut dévisagé comme un timbré alors que je me retrouvais levé au milieu du salon. Pourquoi? Et bien j'allais y venir avant qu'une bande de "je-preds-mes-adjectifs" m'interrompent. La soirée de l'avent des premières années (la classe de Tao et ma classe de l'année dernière.) Un évènement remplis de souvenirs pas très enchantants. Mon ex avait décidé de me larguer ce jour-là. Philosophe à ses heures, il avait décidé d'utiliser la misérable excuse de: "Désolé Lulu mais les signes ne correspondent pas entre nous" suivi du culte, de l'épique: "C'est pas toi, c'est moi." Effectivement, c'était lui, c'était sa faute.

Quelques verres vides, une bouteille de larme et des consolations de Tao et Xiumin qui ne marchait pas plus tard...

C'était la "saoulitude" absolue (je sais, lame joke). Bizarrement, malgré que je fusse un peu pompette, je me souvenais parfaitement de ce moment. La musique était lente et douce, une musique qui m'écoeurait. Des couples dansaient ici et là, montrant à tout le monde qu'ils étaient heureux en envoyant leur petit cœur imaginaire valser au-dessus de leur tête (où peut-être que c'était mon état qui me laissait voir ça). Et lui!!! Dansant avec cette magnifique blonde qui avait l'air d'étouffer dans sa robe trop moulante!! Ce salaud en costard qui se croyait trop beau, avec son sourire parfait, ses yeux parfaits... Je m'étais levé les larmes aux yeux et la rage dans le coeur, ignorant le regard des gens alors que je traversais la piste de danse illuminée d'une stupide lumière rose. Je saisis le premier micro à ma porter (et avec tout les micros qu'il y avait il avait fallu que ce soit celui-là qui marche) et j'avais fait l'inimaginable... Oui... *sniff*...

Et ce con de troller de Chen, alors que tout le monde était silencieux à me regarder me remémorer de ça... Avait commencé à...
-I've... Had... The Time of my life~!
Suivi de Yeollie.
-And I never felt this way before~!
-Oh! Taisez-vous et puis il ne l'a pas si mal chanter que ça! (Merci Baekhyun...) And i swear, this is true~!! (de me donner ta vie en sacrifice de mon amour propre!!!)
-Je vous déteste... ,murmurais-je.
-Nous aussi on t'adore. ,plaisantaient-ils.
Puis, ce fut le tour de Baozi de parler.
-Je t'en prie Lulu! Tu vas pas encore te morfondre sur ça après un an. Et puis j'ai une idée (Xiumin avec une idée était quelque chose qu'il fallait craindre), tu viens à la soirée et tu enlèves ce traumatisme de l'amour que tu as et crois-moi, je te promets que tu te trouveras quelqu'un ce soir. Ok?

Bonne idée bouchée à la vapeur! Arriver à la soirée, trouver un mec canon et lui dire, salut j'suis un désespéré en amour et tu veux rentrer avec moi ce soir? Très tentant mais non merci.
-Non, pas question. ,répliquai-je.
-Ah bon ? Tu crois ?

Au moment où (après une course poursuite dans la moitié de la maison) j’allais entrer dans ma chambre, alias le sanctuaire de la paix en sois et de la sécurité, une main me saisit la cheville et me traîna jusqu’en enfer. NOOONNNN !!! Mayday ! Mayday !!! (imagination film d’épouvante à son maximum)

PoV Xiumin

Le collier… Un peu d’eyeliner… Doc Martens… On enlève les chaines, les cordes et le mouchoir autour de la bouche et… PARFAIT !!! Lulu était parfait !! Et bien sûr, tout ça c’était mon œuvre (avec une minimale coopération des autres) *auto-tapotage de l’épaule plus hochement de la tête*. Je me relevai de dessus mes jambes et laissai la place à Luhan pour qu’il puisse se voir dans le miroir, ce qu’il fit rapidement.

-Mon dieu Xiumin !! Je suis m- (vas-y !! dis-le)… Je suis m- (allez !! Pas besoin d’être timide) Je suis merdique !! Laisse tomber…
Xiao Lu cacha son visage dans ses mains et éclata en sanglots.
-J’y arriverais jamais *sniff* J’suis trop moche *sniff* Y’a aucun espoir pour que ça ma_

PoV Luhan

Oh !! Un chien sur un scooter et qui mange de la barbe-à-papa !! Il était si mignon… Et moi, pourquoi je me sentais si léger… Comme si je flottais sur un nuage. Cette douceur, cette tendresse, cette odeur de… de… CHLOROFORME ?

Lorsque j’eus ouvert mes yeux pour échapper à ce rêve étrange, et bien ce fut un cauchemar qui m’accueillit. Chen !!! *musique dramatique au piano*
-Tiens ! T’es réveillé ! Ca tombe bien on est arrivé !
On est arrivé ? Ok, ça voulait dire qu’ils m’avaient emmené sans mon consentement ou plus communément, ils m’ont kidnappé !!!!

J’eus à peine le temps de protester qu’ils m’avaient traîné jusqu’à l’intérieur du gymnase et tiens, super bonne idée, ils m’ont laissé tout seul comme dans tout seul !! Bon et ben… Je me dirigeai vers le buffet pour me servir un verre, ce qui se fit sans beaucoup de mal. Enfin, jusqu’à ce qu’une bande de filles me dévisagent et ce qu’elles dirent par la suite ne m’avait pas échappé. « Dis, ce serait pas Dirty Dancing ? » Je sentis tout mon sang monter jusqu’à mes joues me rendant plus rouge qu’une tomate. Bravo, Luhan t’as battu ton record d’humiliation en temps minimum dans un endroit. A peine cinq minutes que j’étais arrivé et je me tapais déjà la honte. Je me mis à marcher le plus vite possible jusqu’à la sortie.

Quelques minutes plus tard, je me retrouvais sur un vieux banc près de l’entrée au côté de Suho (qui était indéniablement plus paumé que moi). Etrangement, la brise fraîche d’hiver, les étoiles brillantes dans le silence de la nuit, une bouteille à la main, ça me rappelaient le bon vieux temps. Ces jours de lycée où on faisait le mur le soir venu (ce qui avait beaucoup augmenté nos capacités ninja contre les parents) pour se retrouver au café que Kris tenait (et qu’il tenait encore actuellement). Lorsqu’on sirotait de bonne bière dans la ruelle de derrière pendant que nos rires lézardaient entre les étoiles. Lorsqu’un de ces soirs, Chanyeol et Baekhyun nous avaient annoncé qu’ils avaient tous deux trouver le bonheur, et que la semaine d’après c’était le tour de Tao et Kris, et un mois plus tard celui de Xiumin et Chen et que après… Suho et moi… Nos tours n’étaient jamais arrivés. Lorsque j’ai cru qu’il l’était mais qu’en fin de compte, ce n’était qu’une vague de quelques instants… Et oui, soudainement l’histoire de ma vie vous paraît moins drôle, hein ? Et puis… quelque part au fond de moi, elle ne m’avait jamais parut drôle.

Suho et moi, on se connaissait assez pour ne pas se sentir obligé de parler ; depuis les jours des couches jusqu’à ceux des loyers en retard. Quelque part en nous, on était les mêmes. On avait vécu à quelques détails près les mêmes choses, on avait traversé les mêmes impasses et on avait échoué aux mêmes culs de sacs. Sauf que ses impasses à lui étaient plus profondes et les murs de ses culs de sac, plus hauts. Suho c’était un bon gars, un dur, celui qu’on voyait pleurer rarement. Enfin, c’était ce qu’il laissait paraître. Mais moi je savais déchiffrer chacun de ses sourires (qui étaient tous les mêmes pour les autres). Je savais ce qui se cachait derrière ses « Je vais bien, t’en fais pas » ou ses « Alors, qu’est-ce qu’on mate ce soir ? » Je l’avais su, un de ses soirs quand on lui avait dit dans le hall de l’hôpital que son père n’aurait jamais la chance de voir son fils recevoir son diplôme. Je l’avais su quand il allait pleurer dans sa chambre et cherchait des excuses pour ne pas assister au dîner. Je connaissais le sourire qui disait que le beau brun de terminal lui avait demandé son numéro. Je connaissais le sourire qui disait qu’il était à Incheon pour un rendez-vous avec « C’est secret ! ». Je connaissais le sourire qui criait « Il m’a embrassé ». Et puis, deux ans après, j’avais séché les larmes qui disait « De toute façon, il y’en aura d’autres ». Je mentirais si je disais que ces autres n’avaient pas frappé aux portes de son cœur, c’est juste qu’il ne les avait pas laissé entrer. Parce que l’autre, le premier, « c’est secret », il était toujours là, encré au fond de lui mais il ne disait rien, il était dans un accident et il empêchait tout le monde d’appeler une ambulance, parce qu’il n’attendait que le fautif pour revenir…

-Luhannie ? A quoi tu penses ? T’as l’air ailleurs. ,me demanda-t-il.
Je lui répondis avec un sourire et une bonne gorgée de ma bouteille.
-Du bon vieux temps. ,dis-je moi-même incertain de ma réponse. Dis, tu te souviens des ciné-clubs du lycée ?
Il laissa un rire léger s’échapper de ses lèvres. J’aurais eu la même réaction. De jeunes gosses encore insouciants, faisant la course au film des années 80.
-Et comment. (il marqua une pause). Tu te rappelles de My man Godfrey ?
-Ouais. Le meilleur. « Vous avez vu cette vieille folle avec sa chèvre ? » ,ajoutai-je en imitant la voix d’un des acteurs.
-L’autre qui lui réponds : « Je la vois tous les jours depuis vingt ans. C’est ma femme. »
-« Je ne savais pas, je suis désolé ».
-« Et moi, comment croyez-vous que je me sens ? »
La nuit fut vite remplie de nos rires d’adolescent, trop tard grandi. Qui aurait cru que vouloir devenir adulte, nous imposerait des problèmes d’adulte.
-Ah… Ca me manque tu sais.
-J’te le fais pas dire. Tu crois qu’on aura de la neige pour Noël ?
Il soupira, s’adossant au mur de derrière.

Bien que cette question avait l’air tout à fait commune et pour autant dire, normale, elle avait une signification plus profonde pour nous. Elle voulait dire « Aura-t-on une légère tombée ou un blizzard » alias « Qu’est-ce que le destin nous réserve ».
-Peut-être… ,me répondit-il en se levant. Je te laisse.

PoV Suho

Il faisait certainement froid. L’heure ? Je n’aurais su le dire mais je dirais que l’on était proche de minuit. Je savais que mes amis n’allaient sûrement pas tarder à se lancer à ma recherche. On prenait toujours la précaution de rentrer tôt pour éviter que tout le monde soit inapte à conduire au retour.

J’ignorais comment, mais j’avais fini par entamer la vieille allée derrière le campus. C’était une allée parfois sinistre, selon les saisons. Seuls de vieux buissons et des arbres mal taillés lui tenaient compagnie, hors mis la fontaine toute poussiéreuse au bout du chemin. Mais elle n’avait pas toujours était comme ça. Il y avait un temps où la pelouse était verte et l’eau coulait encore de la fontaine, il y avait un temps où cette allée était vivante…

-Hey…, interpela une voix.
Je me retournai pour reconnaître l’homme qui se tenait devant moi. Ce fut lorsque je lui répondis avec un sourire brisé, et qu’il me le rendit à son tour que j’avais su que mon esprit ne me jouait pas des tours. Il n’avait pas changé, encore beau, les cheveux bruns, le sourire qui tue et les yeux remplis de chaleur… Qu’en était-il de moi ? A quoi je ressemblais devant lui ?
-Hey…, lui répondis-je.
-Ca fait longtemps. Je dirais…
-Deux ans.
Je lui avais répondu avec tant de confidence qu’il laissa un ricanement sans hostilité dans l’air. J’étais stupide, de quoi avais-je l’air après ? Du gars tellement si désespéré qui compte les heures ? Même si tout avait l’air d’une rencontre d’un soir, qu’on était là à se regarder dans les yeux comme si de rien était, mon cœur me faisait mal. Il se déchirait et tout ça, par sa simple voix à lui, par ses mains qui pourtant avant m’offrait une tendresse inégalée.
-Je croyais que t’étais en Chine.
Je préférais que ce soit moi qui brise la glace que lui. Parce que je n’aurais su comment répondre à une de ses questions sans être meurtri.
-En fait, j’suis revenu y’a une semaine. J’me suis trouvé un boulot et j’suis en coloc avec un pote à moi qui rentre ici cette année. Et toi ?
-J’vais bien (mensonge). J’finis ici cette année. Yuri ?
Je ne savais pas si c’était la brise glaciale de l’instant ou ma question qui l’avait paralysé. D’ailleurs, avoir posé cette question me paraissait être un suicide. Mais il y a une chose que je savais, j’avais vu la tristesse dans ses yeux.
-Ecoute Suho, je suis désolé pour ça et_
-Non non. ,souriais-je en agitant mais main devant moi en signe de paix. Je n’demandais pas ça pour recevoir des excuses. Et puis c’est le passé…
Le craquement de ma voix m’avait trahi tout comme la disparition de son sourire l’avait trahi, lui. J’aurais voulu caresser sa joue et lui dire que tout allait bien, j’aurais voulu lui dire que ça me manquait quand il n’était encore que le beau brun de terminal. Peut-être même le prendre dans mes bras et lui chuchoter ce qui me hantait durant ces deux dernières années. Mais je savais parfaitement ce qui me retenait, c’était le manque de confiance. Peut-être que si j’avais fait toutes ces choses, on se serait remis ensemble et que dans quelques semaines après cela, il y aura une autre fille, d’autres regrets, d’autres larmes…
-Suho, je… ,dit-il en attirant mon attention. Je suis revenu pour toi, donne-moi une autre chance.
Si soudain. Toujours si imprévisible Lay…
-Pour me dire plus tard qu’elles en valent plus la peine ? Non, merci.
-Non, c’est pas ça. S’il te plaît, Suho ! J’ai été stupide mais l’important c’est que je le sache, non ? Je t’en prie.
-SUHO !! ON T’ATTEND DANS LA VOITURE. (Bon timing Chanyeol ! Même si t’es un peu pompette).
-Désolé… ,soupirais-je.
Il me retenu par le poigné lorsque je fus plus loin.
-Hé, t’as pas changé de numéro ?
-Ne me cherche pas.

PoV Luhan

Ainsi Suho m’avait laissé à moi-même. Je dépoussiérais mon jean et une fois levé, je taillais ma route vers l’intérieur. J’accélérais mon pas dû au froid qui se faisait plus intense. Malheureusement, Plouff !! Un imbécile avait décidé de me percuter et d’envoyer ma chemise nagé dans son punch.
-J’suis vraiment navré !
Ouais, t’as intérêt parce que… T’es un dieu… (ouais, il avait fallu que je lève les yeux pour que ma colère disparaisse.) Devant moi, se trouvait le gars le plus canon et le plus… « je-perds-mes-adjectifs » version positif !! (A/N : Memen, ne me tues pas pour avoir dit ça sur lui !!)
-Non non c’est pas grave (nervosité à son maximum), moi c’est Luhan.
-Ok… … Moi c’est Sehun, et je viens de renverser mon punch sur toi. J’suis navré, à cause de ma maladresse je fais ça souvent.
-Ah bon ! Quel coïncidence, moi aussi j’adore ça !!
Mon dieu Luhan, ferme donc ta bouche !!
-Attends ! Tu es Luhan ?
-Ouais !
Bon sang !! Non d’un p’tit bonhomme en mousse, il connaissait mon prénom !! (oui je suis populaire, je sais !!)
-J’ai beaucoup entendu parler de toi !! (applaudissez !) Tu es celui qui a chanté Dirty Dancing l’année dernière !
Ok, où il était ce mur où on pouvait se fracasser la tête déjà ? Il ajouta ensuite
-Euh… J’ai une chemise de rechange dans ma voiture au cas où, j’vais te la chercher.
J’acquiesçai de la tête. Attendez un peu qu’il soit hors de vue et… … … Je dansais le mambo !!! J’vais mettre sa chemise !! Une raison de le revoir pour la lui rendre. Yeah !!! I feel good tananananana !! You know that I would tananana ! So good tan tan !! So_
-Luhan tu vas bien ?
Mon dieu !! Pourquoi il marchait si vite, il me ninja (ouais nouveau verbe) !! Ah oui, on était justement au parking.
-Hum… Merci. ,dis-je en prenant la chemise qu’il me tendait.
Je l’enfilais tandis qu’il me bouffait des yeux. Pour la seconde fois de la soirée, je pense que j’aurais fait un parfait feu rouge.
-Sinon, j’tai jamais vu. ,ajoutai-je essayant de couvrir mon moment d’embarras (si c’était possible).
-Ouais… J’viens de Chine avec un pote à moi et j’commence ma première année ici à la rentrée des vacances. J’vis à Hongdae.
WO MA GAD !!! Dans le même quartier que moi !!!
-Lulu !! ,interpela Kai en filant son bras autour de mes épaules. (bon sang il chlinguait l’alcool) Allons-nous en~ avant que tu ne manges trop~ et que tu bouches encore les toilettes~ !!!
AAAAAHHHHHH !!! Kai je vais faire de toi un homme mort. Sehun rigolait derrière le dos de sa main.
-Bon, j’vais vous laisser à vos problèmes. Bye !

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Foutu réveil !!!! Hop ! Un coup dans la gueule et on en reparle plus.

Le matin s’était installé dans notre humble demeure. Il faisait moins froid que la veille mais cela n’empêchait pas qu’il faisait frisquet. Le calme régnait tandis que certain bruit de gens matinaux se faisait entendre à l’étage d’en bas. En effet, un matin ordinaire comme on en avait beaucoup vécu… Sauf qu’il était une heure de l’après-midi.

Je sors de mes draps dans ma coiffure jungle amazonienne (A/N : c’est comme ça que ma mère appelle la mienne le matin). Premier réflexe, les toilettes. Qui a ma pas grande surprise du tout (devrais prendre des cours de grammaire) étaient bouchés. Bien, je reste calme… Calme… PAS POSSIBLE !!! Il va y avoir une autre guerre dans cette maison et cette-fois c’est moi qui allais la déclencher.

Je me lançai d’un pas furieux dans la cuisine, devant le regard inquiet de Chen qui savourait ses Granola.
-Qui a bouché les toilettes et où est-il ?
-Kai, dans le jardin.
J’me rappellerais de ne jamais faire confiance à Chen en matière de solidarité.
-J’vais lui régler ses comptes moi.
-Mets au moins un short.
Et alors ? Me battre en boxer ça me mettait plus à l’aise ok ? (ou j’avais tout simplement la flemme d’aller chercher un pantalon). Je me mis à hurler tandis que j’ouvrais la porte.
-LES TOILETTES SONT ENCORE BOUCHEE_
-Hey, Luhan…
-Hey, Sehun…
Mon dieu, la honte !!
-Hey, Chen…, avait rajouté… Chen.