Solitude.

par ssjaby

 

Kai se réveilla en sursaut et dégagea la main qui venait de se poser sur son épaule, qui n’appartenait qu’au médecin qui était venu le réveiller. Il regarda autour de lui : il était malheureusement toujours dans cet univers teinté de blanc ; l’hôpital. Et toujours seul.

-          Bien, bonjour Jongin. Vous allez bien ?

-          Comme d’habitude, je me sens prêt à sortir.

Une côte se manifesta en le lançant violemment dans le bassin, mais il fit mine de rien.

-          Vous vous rappelez depuis combien de temps vous êtes ici ?

-          Hm, oui. Je dirais six jours, exactement.

-          Bien. Vous ne sortirez donc pas aujourd’hui, monsieur Kim. Désolé de vous le rappeler.

Kai soupira en tournant le regard vers la fenêtre entrouverte. Dehors, l’éclat et la chaleur du soleil s’étiraient, ravivant les couleurs pourtant simples du petit parc de la rue d’en face. Dehors, les gens marchaient aves souplesse, il semblait pourtant à Kai qu’on était un mardi et que les hommes devaient donc être au travail. Même des adolescents, assis sur un banc, discutaient et riaient si fort qu’il pouvait les entendre depuis sa chambre.

-          Bien. Un plateau-repas arrivera d’ici une ou deux heures, mais vous commencez à avoir l’habitude.

-          Hm.

Le docteur se dirigea alors vers la sortie, déjà décidé à quitter le jeune homme. Il ouvrit la porte mais s’arrêta net.

-          Aussi, quelqu’un va vous rendre visite d’ici peu. Soyez présentable, si vous trouvez les forces nécessaires.

Et la porte se referma doucement.

Après une rapide douche et un petit quart d’heure de lamentations sur cette côte qui se faisait de plus en plus douloureuse malgré le temps, Kai était un tant soit peu prêt à voir qui que ce soit. Mais depuis l’annonce, une seule question tournait en boucle dans son esprit : qui ?

Tous les noms possibles et imaginables avaient tourné dans sa tête : mais chaque fois, l’hypothèse d’une venue était impossible. A commencer par Kyungsoo. Puis Amy. Et Sehun, Luhan. Ses parents,  Taemin même. Mais non. Aucun ne pouvait ou n’avait l’envie de le voir. Il le savait pertinemment.

Jongin attrapa son téléphone et consulta, par habitude, mails et messages. Toujours aucun signe de Kyungsoo. Il lança son navigateur et entra le nom de « Do Kyungsoo » dans le moteur de recherche. En classant par ordre chronologique, il tomba sur quelques articles assez récents à propos de « l’incertitude quant au maintien des fonctions de Mr Do, au vu de sa disparition inexpliquée et de sa soudaine réapparition dans le monde politique ». Mais rien à propos d’un quelconque accident, rien à propos d’une nouvelle disparition. Les programmes télévisés politiques n’annonçaient sa venue sur aucun plateau, et aucune chaîne d’information en continu ne s’était à nouveau penchée sur ce ministre. Plus rien, plus aucune trace.

Après quelques recherches encore, quelqu’un toqua à sa porte. Par précaution, Kai rangea toutes ses affaires et la porte s’ouvrit avant même qu’il ait eu le temps d’ouvrir la bouche.

-          Bonjour ! – lança une voix féminine.

Un plus gros bruit se fit entendre, puis un chariot pénétra le champ de vision de Kai.

-          Je vous apporte de quoi manger, j’espère que vous avez faim.

Kai soupira en injuriant intérieurement. Toute cette attention pour rien. La jeune femme déposa le plateau sur la table à côté du lit, et repartit aussitôt.

-          Bon appé- Oh, désolé madame.

Et la porte se ferma plus brusquement que prévu. Des pas se firent entendre, et finalement apparut la personne qui désirait s’entretenir avec Kai. Ce dernier émit un petit rictus, et son poing se resserra brusquement.

-          Amy. Quelle surprise.

-          Ne te force pas, voyons.

Elle amena une chaise à sa hauteur, et renversa son contenu – revues, journaux, paquets de mouchoirs et chargeur de téléphone – par terre, afin de s’y asseoir. Elle était au pied du lit, juste face à Jongin. Sa tête tourna à gauche, à droite ; elle se leva et tira un peu les rideaux, assombrissant la chambre sûrement trop brillante à son goût.

-          Je ne te demande pas comment tu vas. Moi ça va. – le ton de la jeune femme se voulait sec.

Kai haussa un sourcil tout en maintenant son regard planté sur le visage d’Amy, qui l’évitait tant bien que mal. Cette dernière abaissa ses yeux vers sa main, puis dériva vers celle de Kai. Elle reprit :

-          La maison est de nouveau propre. Après le bordel qui s’y est déroulé, elle reprend vie maintenant.  Que s’est-il passé, alors ?

-          Accident de-

-          Non, non, je suis au courant de ça. Je veux dire, après que Kyungsoo t’ait tiré hors de la maison.

-          Oh. Ca t’intéresse ?

Les deux regards se frôlèrent, et en un soupir, Amy se leva.

-          Non, tu as raison.

Elle marcha, pas à pas, très lentement, vers la fenêtre. Le silence était pesant mais Kai ne voulait plus se laisser faire ; il voulait montrer qu’il allait bien. Qu’il était possible de faire comme si, en tout cas. Amy s’adossa au mur et contempla la vie grouiller, dehors. Après un instant, elle leva sa main gauche et l’exposa à Kai.

-          Je constate que tu n’as plus ton alliance. J’ai gardé la mienne, moi. Mes parents pensent que nous sommes toujours ensemble.

-          Mai-

-          Ne crois SURTOUT pas que je fais ça parce que je veux te voir revenir. C’est sûrement la dernière chose que je souhaite, d’ailleurs.

Le cœur du jeune homme se pinça légèrement à cet instant, mais il décida de passer outre.

-          Alors pourquoi ?

-          L’honneur, Kai. Et ta famille. Et oui, je ne pense pas qu’à ma gueule, étonnant n’est-ce pas ?

-          Donc ?

-          Tout le monde pense que nous sommes encore ensemble, dans mon entourage au moins. J’ai dit que Kyungsoo était reparti pour un de ses voyages d’affaires et qu’il s’excusait pour ne pas avoir dit au revoir.

-          Et moi ?

-          Officiellement, tu as pris une année sabbatique en Allemagne. Je trouverai une autre excuse l’année prochaine.

-          Et que faire si qui que ce soit de ta famille me voit ? Si tes parents en parlent à ma famille et que de mon côté, ils affirment que je suis encore en Corée ?

-          Peu m’importe. Ce sont tes histoires. Ta faute, tes conséquences, tes responsabilités. J’ai fait ce que j’avais à faire ; et je ne parle sûrement pas d’une quelconque vengeance.

-          J’espère bien.

-          D’autant plus que grâce à moi, tu n’es couvert d’aucune honte par ta famille, et tu continues à leurs yeux comme à ceux de mes parents d’honorer la merveilleuse femme que je suis. Par ailleurs, ne t’avise pas de te remettre avec qui que ce soit. A commencer par mon frère.

-          Ne joue pas comme si tu me faisais la morale. Je ne suis plus un gamin.

-          Non, mais un connard, ça oui.

-          Tu n’es quand même pas venue pour m’engueuler ?

-          Non, juste te donner des consignes pour le reste de ta vie. D’ailleurs, Kyungsoo va bien ? Tu ne m’as pas parlé de lui depuis le début, c’est étonnant. T’aurait-il lâchement abandonné comme il l’a fait avec toutes ses autres aventures ?

Kai écarquilla les yeux. Il n’avait pas pensé à ça, puisqu’il lui semblait évident que c’était impossible. Mais maintenant qu’Amy avait osé évoqué cette idée..

-          Non, non. Il va bien.. Ne t’inquiète pas.

Un énorme silence s’installa. Le sourire moqueur que la jeune femme avait arboré s’effaça petit à petit alors qu’elle continuait à observer dehors ; à moins qu’elle ne réussissait à voir Kai grâce au reflet de la lumière. Kai se sentait de plus en plus mal à l’aise, et l’idée que Kyungsoo ait pu l’abandonner tournait en boucle dans son esprit maintenant. Même si c’était beaucoup trop contradictoire avec tout ce qui s’était déroulé précédemment. Seules les respirations étaient audibles maintenant, on entendait même le froissement des vêtements d’Amy lorsqu’elle se replaçait correctement contre le mur. Finalement, les yeux d’Amy se rabaissèrent vers le sol, le vide.

-          Tu sais.. Je lui en veux énormément pour ce qu’il m’a fait. Mais, malgré tout ça, il reste mon frère. Et je l’aime non pas parce que les liens du sang m’y obligent, mais bien parce que je l’ai toujours aimé et qu’il me semble impossible de tout oublier juste à cause de ce qui s’est passé.. J’ai grandi avec lui, on a joué ensemble, appris ensemble, il a participé à une partie de mon éducation. Il est aussi important que mes parents, et jamais je ne pourrai arrêter de l’aimer.

-          Je peux comprendre.

-          Sauf que Taemin n’a pas couché avec moi. Là est la nuance.

Kai se tut, honteux. Il avait de plus en plus chaud et la prestance d’Amy ne faisait qu’empirer sa situation, il était très mal à l’aise. Il répondit finalement :

-          Donc.. Nous sommes mariés.

-          Oui.

-          Mais nous ne sommes plus ensemble ?

-          Dieu merci.

-          D’accord. Ca me va. Tu ne pourras pas te remarier de ton côté non plus, donc on est tous les deux comme scellés par ces alliances.

-          Le mariage n’est pas qu’une simple bague.

Amy la retira et la leva au niveau de ses yeux, le soleil la faisait scintiller. De l’autre main, elle ouvrit un peu plus la fenêtre, de l’air frais pénétrait enfin la pièce et Kai sourit, soulagé. Amy reprit :

-          Le plus important, c’est l’honneur, le poids du mariage sur tes épaules et sur celles de toute ta famille. Les alliances.. ne représentent rien.

Sur ces mêmes mots, Amy jeta l’anneau doré par la fenêtre. Kai ne bougea pas d’un millimètre, peu lui importait ce qu’allait devenir le bijou.

-          Bien. On m’a appelé, je suis venue, maintenant je peux repartir.

-          On t’a appelé ?

Elle se leva et remit la chaise à sa place.

-          Oui. Nous sommes mariés, tout de même. Je suis la première au courant s’il t’arrive quoi que ce soit. Ne l’oublie jamais.

Elle l’observa furtivement une dernière fois, avant de partir sans rajouter un mot.

 

 

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Après une semaine encore, Kai sortit finalement de l’hôpital. Une semaine durant laquelle il avait suivi toute la vie politique de Kyungsoo grâce à internet, sans pour autant savoir où il était passé. Il semblait que le ministre s’était assez vite remis de l’accident qui avait eu lieu, alors que Kai en portait des cicatrices indélébiles. Et si.. Et s’il avait en fait été réellement seul depuis le début ? Que c’était simplement sa mémoire qui lui faisait défaut ? Peut-être que Kyungsoo allait bien, et qu’il pensait que Kai était resté cloitré à l’intérieur de l’appartement d’en face pendant près de deux semaines.

Une fois arrivé à l’extérieur, le jeune homme se bloqua. Il était dans une ville qui lui était totalement inconnue, ne se rappelait plus d’où il partait ni où il allait lorsqu’il a eu cet accident. C’était à peine s’il se rappelait de l’étage auquel se trouvait l’appartement.. car il ne savait même plus où était situé le bâtiment. La simple idée d’entrevoir des amas de buildings lui fit prendre le bus en direction du centre-ville. Le trajet fut plutôt court mais assez désagréable pour Kai, les secousses et le bruit l’irritaient plus qu’habituellement.

Arrivé, il contempla autour de lui sans reconnaître aucun bâtiment. Quelques magasins, des immeubles et des inconnus. C’était tout ce qui l’entourait.

Il s’assit sur un banc et divagua un instant. Kyungsoo lui répondrait-il s’il l’appelait ? Il décida de tenter le coup. Il empoigna son téléphone et composa le numéro de Kyungsoo.

Sans une tonalité, il tomba directement sur la messagerie. Il grinça des dents et releva la tête ; le soleil était assez bas désormais et son écran affichait 17:24.

En relevant les yeux, il constata deux jeunes adolescentes qui s’étaient plantées juste à côté de lui, sur le banc. Elles parlaient assez fort et riaient sans gêne. Les tympans de Kai, qui s’étaient habitués au calme plat de l’hôpital, souffraient en silence.

-          Excusez-moi. Vous pourriez parler un tout petit peu moins fort ? J’ai une sale migraine.

La jeune fille à ses côtés se tourna vers lui et s’excusa. Un « Oh » exagéré s’échappa d’entre ses lèvres avant qu’elle ne pose une de ses mains sur sa jambe.

-          Mais ? Vous êtes un des deux hommes qui ont emménagés il y a pas très longtemps ?

Kai fronça les sourcils. La deuxième fille parla à son tour :

-          Mais si. Nous étions venus vous offrir un cadeau, un matin.

-          Aah, vous. – répondit Kai. – Oui, je me souviens de vous.

Une lueur brilla dans ses yeux, il venait de comprendre ce qui se passait.

-          Il commence à se faire tard, que diriez-vous de rentrer ? Je vous accompagnerai.

-          Oh, euh.. Pourquoi pas.

Les deux filles échangèrent un regard complice avant de se lever et de mener le pas entre des rues plus longues les unes que les autres. Après presque dix minutes de marche, Kai prit la parole, coupant court aux commérages des deux étudiantes.

-          Dites-moi. Kyungsoo est-il toujours à l’appartement ?

-          Kyungsoo ?

-          Oui. L’homme qui était avec moi, ce jour-là.

-          Oh, il habite vraiment avec vous alors ?

Kai baissa les yeux, un peu honteux en repensant à ce qu’il avait fait.

-          Plus ou moins, oui. Ca devrait bientôt se faire, en tout cas. Mais peu importe. L’avez-vous vu ?

-          Je crois me souvenir que oui. Au début de la semaine, il y avait du bruit à votre étage. Et puisqu’il n’y a que deux appartements, le votre et le petit inoccupé, je suppose que c’était lui.

-          Quels genres de bruit ?

-          Pas grand-chose. Des meubles que l’on déplace, des grattements contre le sol et des « boum » dans les murs. Il devait faire du déménagement ou je ne sais quoi.

-          Du.. déménagement ?

Non, impossible. Il ne serait quand même pas parti.

Les deux jeunes filles reprirent leur conversation alors que Kai s’imaginait tous les scénarios possibles, du simple changement d’orientation d’un meuble dans le salon au déménagement complet.

Après quelques minutes de marche encore, ils atteignirent l’immeuble ; les jeunes filles montèrent donc jusqu’à l’étage de Kai et le quittèrent ici pour redescendre à leur appartement. Lui priait pour que Kyungsoo soit encore là. Il voulait le voir, il en avait besoin, ça faisait plus de deux semaines qu’il cherchait sa trace, sa présence. Et il ne voulait même pas imaginer une seule seconde que Kyungsoo ait pu mourir sur le coup.

Il leva son poing pour taper contre la porte mais celle-ci s’ouvrit d’elle-même avant qu’il n’ait eu le temps de frapper. Au fur et à mesure se dévoilait l’intérieur de l’appartement, puis une main, un bras, un buste et un début de visage. Kyungsoo.

Kai, dépassé pas ses émotions, l’attrapa par sa chemise et le tira contre lui. Il l’enlaça aussi fort que sa faiblesse actuelle le lui permettait, mais ne sentait pas les mains de son amant dans son dos. Il se dégagea donc et s’écarta de Kyungsoo.

-          Je.. Tu.. Tu vas bien ?

Il avait encore un pansement sur le nez et un bandage autour de son poignet gauche. Kai lui, semblait intact à côté de lui.

-          Ca pourrait aller mieux.

-          Je.. Tu m’as tellement manqué..

-          Et ce n’est que maintenant que tu me dis ça ?

-          J’ai essayé de t’appeler.. Tous les jours.. Pourquoi tu ne me répondais pas ? Je me suis imaginé tellement de choses et-

-          Peu importe. Je vais bien, c’est bon. Tiens.

Kyungsoo tendit une clé à Kai.

-          La clé de ton appartement. Je t’ai rajouté une petite armoire pour que tu puisses y déballer ta valise et il y a un meuble dans le salon, tu trouveras peut-être des choses à y exposer.

-          Mais-

-          Je ne suis pas à toi uniquement quand tu le souhaites. Tu me tapes des putains de crises et tu te tapes n’importe qui pendant que moi je suis en manque de toi, et maintenant que tu es en manque de moi je dois en profiter tant que tu le veux encore ? C’est pas comme ça que ça marche. Donc tiens, j’ai décidé de faire mon Kai moi aussi. Je ne veux plus te voir, à toi de t’adapter.

Il secoua la clé dans sa main et Kai l’attrapa, ahuri.

-          Bon, donc on fait comme t’as l’habitude, on se revoit quand je le décide ? Allez, à bientôt.

Et il referma la porte. Kei resta planté là une bonne minute à observer la porte fermée, espérant que ceci n’était qu’une putain de blague. Mais non. Il tapa du poing contre le mur à côté, et entra finalement dans l’appartement en face. Il resta pendant un long moment à songer à ce qui venait de se passer.

A ce qu’il ressentait ; mais aussi à ce qu’avait ressenti Kyungsoo ce jour là. Et il se sentait con.

 

 

La nuit était déjà bien entamée. Kai traînait sur Internet à regarder des vidéos de danse ; et combien ça lui manquait.. Il se leva et, tenté par l’idée de pouvoir au moins accéder à la salle de danse, sortit de l’appartement. Il s’avança et constata que la porte n’était pas fermée à clé. Très lentement, il ouvrit la porte et s’infiltra à l’intérieur. Pourquoi devait-il faire tous ces efforts alors que cet endroit aurait été chez lui s’il avait été moins con dès le début ?

Il n’entendait aucun bruit, seule la télé tournait dans le vide, en face. Il longea sur la gauche pour traverser le long couloir autour duquel était parsemé les autres pièces. Il passa nostalgiquement devant le bureau, la salle de bains, la salle de jeux.. et la chambre. Son bassin se réveilla furtivement avant de se rappeler que le cerveau, lui, paniquait.

Finalement, il réussit à atteindre la porte du fond, fermée. Il l’ouvrit et entra très rapidement avant de se plaquer contre la porte en refermant. Seulement, il releva les yeux et vit une scène qui lui paraissait inimaginable.

Devant lui, Kyungsoo dansait. Et pas sur n’importe quelle musique. « Time Control ». La chanson sur laquelle il avait pris l’habitude de danser avec Luhan.

Soudain, le jeune homme se stoppa quand son regard se tourna vers l’intrus. Il s’avança avec le plus grand calme du monde, et une fois arrivé à sa hauteur, écrasa son poing dans son ventre. Kai arracha un cri étouffé et se tenant au bras de Kyungsoo.

-          La violence, tu avais l’habitude aussi. Tu es prêt à sortir ou tu en veux un autre ?

-          Kyungsoo.. Tu.. Tu danses ?

-          Peu importe.

-          Mais tu-UUH !

Deuxième coup assené. Kai s’effondra au sol et Kyungsoo ouvrit la porte.

-          Maintenant, dégage. Cet appartement est entièrement à moi, je pourrais appeler les flics si je le voulais. Mes coups ne seraient que de la légitime défense.

Kai se releva avec beaucoup de difficulté, adossé contre le mur, et partit en sens inverse afin de rejoindre « son » appartement. Ses yeux reflétaient la douleur, mais un sourire restait accroché à ses lèvres.

Kyungsoo dansait.