CHAPITRE PREMIER

par M-Kris

Chapitre premier

 

 

 

 

   Sa vie était aussi rose et sucré que de la barbe à papa. Aussi douce et agréable que du miel. Et aussi pure et savoureuse que du lait. Elle était rayonnante comme son sourire, optimiste comme ses pensées et divertissante comme son caractère. Il avait une famille et des amis qui l’appréciaient. Tout le monde parlait de lui en bien, lui faisant des éloges sur sa beauté et son intelligence. En même temps, il aidait les personnes âgées à traverser et les enfants à décrocher leurs jouets des arbres. Il était incroyablement populaire que ce soit auprès des femmes et des hommes. Park Chanyeol devait être l’homme le plus envié de sa génération.

***

   Le retard était un rituel et aujourd’hui n’était pas une exception, bien que ce soit la rentrée. Pour être honnête, il en avait marre d’être comme ça. Avec toute la bonne volonté qu’il mettait à se réveiller de bonne heure, à réfléchir à ce qu’il allait porter tout  au long de la journée et au déroulement de cette dernière, il finissait toujours par se rendormir dans un endroit très peu adapté à cet effigie, se refaisait réveillé en sursaut par sa mère, lui criant qu’il devait dormir plutôt. Cependant, il dormait à vingt heures. Pouvait-il dormir encore plutôt ? C’est sous les cris incessant de sa maternel -lui ordonnant de libérer la salle de bain- qu’il se rendit compte qu’il s’était rendormit sur le trône. Il se surprenait lui-même ! Il se lava les mains et se dirigea jusqu’à sa chambre en pensant à quelque chose. Son bus passait à sept heures trente et une, donc techniquement, il lui restait cinq minutes avant que ce dernier ne trace son chemin. Il ouvrit son placard en trombe, enfilant un jean noir, un pull nirvana deux fois trop grand pour lui, une veste en cuir, elle aussi noire et des Converses montantes, encore et toujours noire. Pour ce qui est de ses cheveux, il les mouilla un peu sur le devant, de quoi les rendre moins sauvages. Il mit à sa bouche un chewing-gum goût menthe. Il attrapa son sac à dos, son portable, son porte-monnaie et ses écouteurs puis comme un fou, il courut jusqu’à son arrêt de bus. C’est essoufflé et l’envie de dormir debout –comme les chevaux- que le bus arriva. Il monta dans ce dernier et s’assit à la première place de libre. Lorsqu’il retrouva un souffle plus ou moins normal, il mit ses écouteurs à ses oreilles pour écouter Nothing Helps de One Ok Rock. Dix minutes plus tard, Chanyeol changea de bus pour arrivait, encore plus tard, au lycée tant attendu. Il était désormais en première économique et sociale et à en croire son emploi du temps, il lui restait une minute pour arriver dans le bâtiment A et monter le première étage. Heureusement qu’il avait de longues jambes ! Il reprit son sprint de plus belle, slaloment les étudiants. On devrait lui offrir une médaille.

   Rappelez lui pourquoi est-ce qu’il avait pris cette filière, parce que là, il s’ennuyait… non il s’E-N-N-U-Y-A-I-T !! Genre il serait prêt à faire n’importe quoi pour que ce cours prenne fin. Il dessina un lapin sur son cahier, il démonta et remonta son stylo quatre couleurs, il feuilleta encore et encore son manuel puis, pour finir, il décida d’examina ses camarades. Un par un, il les scrutait et un truc louchait. Quelque chose n’allait pas et ça, c’était son sixième sens qui le lui disait. Il épia encore et encore ces personnes qui allaient être dans la même classe que lui durant deux années et sans s’en rendre compte, la sonnerie annonçant la récréation retentie. Il les avait observés deux heures ! Il n’en revenait pas cependant, il ne s’attarda pas plus dessus. Il rangea son seul stylo et sa feuille puis sortit de la salle tel un typhon. Il déverrouilla son portable pour constater qu’il avait reçu sept messages. Sa popularité –inexistante -aux yeux de ses fréquentations- le surprendra toujours. Il ouvrit celui de son meilleur ami en premier. Il s’appelait Byun Baekhyun. Il était plus âgé que lui de six mois cependant, Chanyeol mesurait au moins quinze centimètre de plus que ce dernier.  Ils s’étaient rencontrés au collège. L’un aimait la K-pop et l’autre la J-rock. L’un aimait les dramas niait et l’autre les mangas shonen. L’un était mignon et savait chanter tandis que l’autre était viril et savait rapper. Ils avaient des goûts opposés néanmoins, ils étaient meilleurs amis et ça, c’était à vie.

De Baconouille: T’es où ?

À Baconouille : En A 112.

De Baconouille : Je suis avec Jongin vers la cantine.

À Baconouille : J’arrive.

 

   Il savait qu’il n’était pas l’homme le plus chanceux au monde, mais Ô Grand Dieu pourquoi ? Pourquoi fallait-il qu’il croise cette folle dès son premier jour, qui plus est, dans les escaliers ? Il recula doucement en espérant qu’elle ne le voit pas. Cependant, il mesurait presque un mètre quatre-vingt-dix et ses cheveux étaient d’un rouge saphir. Niveau discrétion, il fera mieux la prochaine fois. Son regard croisa celui de cette fille insensée. Il n’hésita pas une seconde de plus pour prendre la fuite… pour la troisième fois de la journée. Il devrait sérieusement penser à s’inscrire à un marathon ou aux Jeux Olympique. Il percuta certains étudiants sur son passage s’excusant rapidement. Après tout, il devait sauver sa peau. S’il tombait sous les griffes de cette schizophrène il était mort. Elle s’appelait Soulayma et avait le même âge que lui. Elle était vraiment très belle. Ses yeux étaient d’un marron clair où des reflets verts se faisaient apercevoir. Elle avait de long cheveux très ondulé et une peau métisse. Elle ressemblait à une colombienne cependant elle était… arabe. Une arabe de souche. Ils auraient pu être amis, mais d’après Chanyeol, elle était anormale. Bas oui, il avait passé une année à se faire courser par cette dernière car elle voulait sortir avec lui. Il lui avait déjà dit qu’il n’était pas intéressé pourtant, elle retentait sa chance encore et encore, faisait plus peur au géant qu’autre chose. Une fois, en rentrant du lycée, il l’avait  même retrouvé chez lui, ayant affirmé à sa mère qu’elle était sa petite-amie. Et étant naïve, elle y avait crut. En tout cas les deux choses à retenir sont qu’elle est souffrante psychologique et qu’il ne devrait jamais l’approcher.

« - MAIS TU VAS ARRÊTER DE ME SUIVRE ??!, lui cria-il.

-          JAMAIS ! Je t’aii-me ! MARIONS-NOUS !

-          Mais tu es atteinte de quelle maladie ?

-          ÇA S’APPELLE L’AMOUR ! 

-          MAIS JE T’EN FOUTERAI DE L’AMOUR !

-          AVEC PLAISIR ! »

 

   Il était quatre heures cinquante-neuf lorsqu’il rentra chez lui. Il n’y avait aucun bruit et ça, c’était très surprenant, c’était même un exploit. Il se déchaussa et parti dans sa chambre néanmoins, quelque chose attira son attention. Un petit détail qui aurait pu paraître anodin aux yeux de n’importe qui, mais pas aux siens. Il ne faisait jamais son lit et ça, toute sa famille le savait. Il bougeait beaucoup durant son sommeil et ça, tout son entourage en avait connaissance. Il dormait avec une licorne arc-en-ciel et ça, presque toute la terre s’était fait passer le mot. Cependant, jamais il n’avait retrouvé ses coussins à la place de ses pieds, sa couverture à la place de sa tête et sa licorne par terre. Jamais sa licorne n’avait touché le sol, alors pourquoi était-elle dessus ? Il la ramassa. Et la reposa sur son lit. Il allait avoir sa revanche sur le coupable et ça, s’était certain. Après avoir enlevé son sac de son dos, il voulut descendre à l’étage du dessus chercher son goûter néanmoins, il entendit une discussion entre ses parents.

-          Je m’inquiète pour les enfants.