Chapitre 4

par Un-Vane

Chen était seul, assis en tailleur sur un sol en verre. Il regarda autour de lui, il n'y avait rien. Mais il se sentait serein et sentait le vent sur son visage. Il regarda en dessous, le vide total. Il ferma les yeux, écoutant le son irrégulier des gouttes d'eau qui coulaient. "JongDae..." souffla une voix douce et fluette. Il rouvrit les yeux, étonné. "JongDae... Où es tu?" il ne trouvait pas d'où cela pouvait venir. "JongDae?" il paniqua, se sentant horriblement mal. Il y avait un air de déjà-vu. "JongDae... JongDae... aide moi. '' Il essaya de se lever mais glissa, sa tête heurta violemment le sol. Il se sentait étourdit, ce monde vide se mit à tourner.

-JongDae... suppliait la voix.

-Qui es tu?

-JongDae! Qu’est ce que tu fais?!

-Où es tu?

-Je veux pas partir, aide moi!!!

Chen se sentait impuissant, il frappa le sol de verre du poing. Soudain, un hurlement résonna dans tous l'espace, il essaya de se couvrir les oreilles mais le bruit était bien trop puissant. "JONGDAE!!!!", il ferma les yeux connaissant cette voix, celle qui l'avait tant bercée! Une silhouette se découpa dans la pénombre, tout se qui l'entourait prit une teinte

affreusement écarlate. La silhouette le pointa du doigt. "Tout est de TA faute..." fit elle. Il tremblait, une odeur putride de chaire brûlée l'entourait. Il de frotta le nez et sentit quelque chose de filandreux. Il regarda sa paume et lâcha un soupir, terrifié: elle n'étaient pas couverte de sang mais de cheveux long et noirs. Il hurla à pleins poumons, terrorisé.



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Il le secouait légèrement. Chen avait l'air de faire un cauchemar et l'empêchait de dormir. Soudain, le nouveau se mit à hurler et se redressa vivement. Il resta assis comme ça quelques secondes, essoufflé, les yeux grands ouverts. Il revint enfin à lui, soupira et regardant ses main. Il se tourna vers lui:

-Désolé, je t'ai réveillé, demanda Chen en se frottant le visage.

-Oui.

-Pardon... Il est quelle heure?

Il le fixa quelques secondes et regarda son téléphone.

-Trois heures cinquante sept et trois secondes.

Chen se frotta encore le visage et soupira.

-Merci pour la super précision, Lu Han.



.+~*~+. Flash back.+~*~+.



La journée passait lentement et Chen essayait désespérément d'apprendre le plan du lycée en vain. Aux alentours des dix-huit heure, la directrice le fit appeler à son bureau. Il n'avait vraiment pas envie de revoir cette petite vielle aigrie, surtout après l'accueil qu'elle lui avait réservé. Car, bien que leur noms soient différents, elle n'était autre que sa chère et tendre tante. Enfin, ils n'avaient pas non plus de liens affectifs, ce n’était qu’un banal lien de sang et elle ne ratait jamais une occasion de le lui rappeler.

Il traînait des pieds derrière Jong In, son fidèle guide.

-T'inquiète, personne a envie de la voir, fit son camarade.

-Tu m'étonne, t'as vus la dégainé qu'elle se trimbale!

Jong In rentra son ventre (déjà plat), se mit sur la pointe des pieds, se tint excessivement droit en rentra ses joues. Chen se mit à rire de l'imitation grotesque de Jong In. Et c'est avec bonne humeur que les deux compères se dirigèrent vers le bureau de celle que le coréen qualifiait de "Dinosorcière".

Une foi devant l'imposante porte en bois sculpté, il tentèrent de calmer leurs crises de fou rire incontrôlables. "Entrez" fit soudain une voix désagréablement aiguë. Ils se regardèrent, se demandant comment elle avait fait pour savoir qu'ils étaient là. Chen posa une main sur la poignée avant de lancer un sourire à Jong In qui le lui rendit. "Courage vieux", c'est tout ce qu'il avait à lui dire. JongDae le regarda s'éloigner avec une pointe de tristesse, sa main commença à trembler, il inspira puis tourna la poignée dorée.

Elle était là, le regardant par dessus ses lunettes. Ses fins sourcils redessinés se levèrent puis elle reposa son regard sur sa paperasse en lui faisant signe de s'asseoir.

-Comment s'est passé ton premier jour?

JongDae n'aimait pas sa fausse gentillesse, le mot "déchet" pendait à ses lèvres affinées par le temps.

-Bien. Répondit-il rapidement en regardant ses pieds.

-Bien... Eh bien, je suis contente pour toi.

Elle marqua une pose et le fixa. Elle soupira.

-Pourquoi est-ce que tu lui ressemble autant? lâcha-t-elle avec un rictus dégoûté. Tu n'as pas le droit, toi qui est né de cette... dévergondée.

Il ne répondit pas, le regard posé sur ses pieds, les mains tremblantes. Elle fit glisser une feuille vers lui.

-Enfin bon, reprit-elle en levant enfin la tête. Tu n'es plus en Amérique donc j'imagine que c'est suffisant après tout ce qu'il s'est passé. Tiens, prends et hors de ma vue, le simple fait de te t'avoir devant moi m'est insupportable.

Elle le chassa d'un geste de la main, comme on chasse une mouche sur une table. Il se leva, se courba en signe de respect en s'en alla. Dehors, il s'appuya sur le mur, tremblant. "Eh, ça va?". Il releva la tête, Jong In s'accroupit à côté de lui. JongDae n'osait pas le regarder, il voulait pleurer mais sera les dents. C’était déjà horrible de ne pas se rappeler de ce qui était arrivé à ses parents ou même à quoi ressemblait son père mais en plus, elle ne manquait pas de lui répéter que c’était apparemment de sa faute. Son ami eu un geste inattendu, il le pris dans ses bras. "Je sais pas ce qui t'es arrivé mais sache que je suis là... Même si on se connaît depuis quelques heure", la remarque fit sourire Chen qui se sentit tout de suite plus léger. Mais si il savait qu'en réalité, il était autant attiré pas les hommes que par les femmes... Il tremblait encore à cause du stresse, le coréen lui caressa doucement la tête.

-Si quelqu'un nous voie... murmura JongDae.

-Personne ne passe par là. Et au pire, je m'en moque de ce que les autres pensent...

Chen sourit de plus belle, se sentant bien et rassuré. Après être restés quelques seconde dans cette position, silencieux, baignant dans une complicité nouvelle, Jong In prit une voix douce en lui caressant ses cheveux bruns écarlates.

-Elle te voulait quoi Dinosorcière?

JongDae sourit.

-Elle m'a remit ça, répondit-il en lui montrant une feuille froissée.

Jong In l'examina et son regard s'illumina.

-Mon chère Kim JongDae, je t'annonce que nous sommes voisins.

-Hum?

Il lui mit la feuille sous le nez, le bras encore autour de ses épaules. Chen loucha sur le chiffre qui représentait à priori le numéro de sa chambre.

-J'aurais préféré qu'on partage la même chambre, murmura Chen prit dans ses pensées.

-Ohom, ça y est, t'es déjà accroc à moi?

-T'es mon seul ami donc je pense que oui.

Jong In ne répondit pas,un large sourire presque comme tatoué sur le visage. Il l'aida à se relever, remarquant qu'il avait cessé de trembler. Il mourrait d'envie de lui demander ce qu'il s'était passé mais se retint, non pas par respect, juste parce qu'il n'osait pas.

Il traversèrent les couloirs rougis par le soleil couchant. L'atmosphère était douce, prêtant au calme et à la sérénité. "Ça m'donne juste envie de dormir!" déclara Jong In en s'étirant. Décidément, il avait encore beaucoup à découvrir sur ce type.

Les dortoirs se séparaient en deux bâtiments, l'un assez moderne avec son crépis beige et se stores en bois revernis, et l'autre...

-Bien sûr, j'aurais dus m'y attendre, soupira Chen en regardant la bâtisse.

-Bienvenu chez toi! déclara Jong In qui fit mine de ne pas avoir entendu.

En effet, le "dortoir" - si on pouvait encore l'appeler comme tel- était en pierres mal taillées. Les murs étaient creusés inégalement à certains endroit, négligemment comblés par des vitre, fendues pour la majorité. Le lierre avait envahit la quasi totalité du toit et s'était faufilé dans ce qui aurait dû être une cheminée.

-Pas de corbeaux ni de ponts levis? Fit Chen d'un air ironique.

-Haha, très drôle. Non sérieusement, rentre au lieu de dire des bêtise.

La porte s'ouvrit dans un grincement désagréable. Étrangement, l'intérieur n'était pas aussi délabré que l'extérieur: Le parqué, certe noirci par le temps, ne grinçait pas trop et semblait être nettoyé régulièrement. Les escaliers étaient recouverts d'un tapis rouge écarlate, les rambardes étaient de la même couleur que le sol -marron foncé- et faisait ressortir la tapisserie beige -qui avait dû être blanche dans ses premières années-. Il n'y avait qu'un étage et les portes des chambres étaient visibles depuis le salon du fait que le palier soit entièrement ouvert. Les meubles étaient anciens pour certains comme les canapés, la table, le tapi et les chaises, et modernes pour d'autres comme la télévision écran plat, le billard, les jeux d'arcade et la cuisine.

Alors que Chen se dévissait la tête à trop regarder le luminaire en cristal, au point qu'il ne se rendit pas compte qu'il était complètement seul. Soudain,il ressentit à nouveau ce malaise. Il frissonna, sentant quelque chose de glacé sur sa peau. Il ne bougea plus, au aiguets et se sentant observé... Non, il se sentait comme... "Comme une proie..." pensa-t-il malgré lui. Ce n'était pas comme dans ces films d'horreur ou étrangement, les lumières s'éteignaient sans que personne n'ait pressé l'interrupteur mais il se sentait tout de même regardé, comme si il était l'amusement de quelqu'un d'invisible. L'angoisse grandissait un peu plus, le soleil avait du mal à percer les denses touffes de lier rendant la pièce horriblement vermeille et sombre à la foi. "J... Jong In?" fit il à haute voix pour ne plus entendre son coeur tambouriner sur ses tympans.

Un "Oui?!" résonna dans tout le dortoir ce qui rassura un peu Chen. Il détestait se sentir angoissé et, surtout, ne pas comprendre pourquoi. Son ami descendit les escaliers en sautillant. Il fit un dernier bond devant lui et déclara avec un large sourire aux lèvres:

-Les affaires de monsieur sont bien arrivées.

-Un truc en moins à penser, fit Chen en se dirigeant vers les escaliers.

-Bon, on est six dans ce dortoir, c'est cool non?

-Ah? Ouai, c'est cool.

-Les douches sont communes, dit-il en montrant une porte peinte grossièrement en bleu. ça ne te dérange pas?

-J'imagine que je vais m'y faire.

-Là, c'est ma chambre avec mon compatriote, Se Hun, et XiuMin. Au fond à droite, il y a celle de ZiTao et YiXing et au fond à gauche celle de BeakHyun et YiFan. Et là c'est la chambre que tu part...

Soudain, la porte de ce qui était devenu sa chambre s'ouvrit, laissant paraitre un tête blonde, des yeux bleus vide le fixèrent.

-Oh, tiens, salut Lu Han. Fit Jong In mal à l'aise.

-hum...

-Bon, ben je te laisse avec ton camarade de chambre, à plus Chen! lâchat-il avant de partir presque en courant.



.+~*~+. fin du flash back.+~*~+.



Lu Han le fixa quelques secondes et retourna se coucher. Chen se frotta une dernière foi les yeux et se rallongea. Il regarda les lattes du lit du dessus, sentant un froid sur sa nuque -dont il commençait à s'accoutumer- et écouta la respiration régulière de Lu Han. Ses yeux se fermèrent





















Il est des choses qu'il faut vivre, surtout pour son premier jours. Un premier repas, un premier ami... Mais une foi que l'on a vécu tout cela, que reste-t-il à vivre? Un première heure de colle? Une première bagarre? Un première amour? Il ne reste rien de "bien" ou de "positif" alors la routine s'installe, sans qu'on puisse faire quoi que ce soit. La vague d'excitation retombée, il ne reste plus qu'à se laisser porter par le courant et prier pour qu'il n'y ait aucunes turbulences...

Chen avait la joue collée sur son bureau, les yeux louchant sur son cahier. " 'tain, s'qu'on s'fait chier!" feula Jong In en se balançant, les deux pieds appuyés sur le dos de la chaise de LuHan qui ne régissait pas, pour ne pas changer. Déjà une semaine qu'il était là et tout était désagréablement calme. Les mêmes événements se reproduisaient, à l'identique ou presque. Mais l'ennui était mortel, surtout quand on vient de vous apprendre que deux de vos professeurs sont absent et que ceux-ci sont censé remplir 50% de vôtres journée. Il devait être dix heure, peut être plus, peut être moins et le professeur de littérature et langue espagnole ne pointèrent jamais le bout de leur nez en bec de corbeau.

Devaient-ils s'en plaindre? Ou sauter de joie de ne pas les voir ? Chen releva enfin la tête regarda LuHan, qui regardait fixement l'extérieur en murmurant des choses incompréhensibles, pour la dixième fois depuis que la sonnerie avait résonner, soit il y avait deux minutes de cela. Que fixait-il à longueur de journée? Quelque chose d'assez intéressent apparemment. "Il voit les âmes.". Chen sursauta et tapa gentiment Jong In qui avait posé sa tête sur son épaule.

-J'en ai marre d'attendre, on bouge?

Chen hésita un instant.

-Allez, Cheeeeeeen geignit Jong In en lui secouant le bras. J'vais finir par devenir dingue à rester ici.

-KaiKai, calme toi, répondit-il en lui caressant la tête.

Chen lui avait donnait ce surnom car son ami ressemblait à un chiot, surtout quand il voulait quelque chose. Ce dernier c'était assis en tailleur sur le bureau de Chen.

-Kim Jong Dae, paye moi à manger! Ordonna-t-il.

Chen leva les sourcil et prit un air de défi.

-Et si je refuse?

-Je t'embêterais jusqu'à ce que je puisse me mettre quelque chose sous la dent.

Et ce n'était pas des paroles en l'air, Kai était réellement capable de formuler la même demande pendant plus de six heures sans s'arrêter, Chen en avait, malheureusement, eu la preuve en directe lorsqu'il avait voulu essayer l'une des ses casquettes. Il ne répondit pourtant pas de suite, vérifiant son porte monnaie.

-J'ai plus un rond.

-Fous-toi d'moi en plus.

Kai attrapa le sac de Chen et en sortit un billet.

-Dire que je t'ai payé ton déj' hier! fit-il en faisant la moue.

Chen se mit à rire et se leva.

-Bon ok, je te paye une brioche à la viande, mais c'est tout hein.

A peine avait-il finit sa phrase que Jong In était déjà à côté, prêt à partir.

-Tu veux venir Lu Han? Fit-il en se retournant.

L'interpeller ouvrit légèrement les yeux, étonné que l'on s'adresse à lui. Il se tourna vers le joyeux duo en se pointant du doigt. Ses yeux océans firent légèrement frissonner Chen.

-Ben oui toi, je vois pas d'autres LuHan, lança Jong In en lui attrapant le bras.

Il se laissa traîner sans un mot. Jong In s'était considérablement rapproché de LuHan depuis que celui-ci partageait sa chambre avec celui qu'il désignait comme étant son meilleur ami. Sa bonne humeur était contagieuse, son caractère enfantin sur les bords égaillait les journées qui étaient devenues aussi mornes que les couloirs du lycée. Il était ouvert et toujours prêt à tester de nouvelles chose, dont les esquimaux à la fraise et au boeuf.

Jong In avait passé ses bras autour des épaules de Chen et de Luhan, les rapprochants.

-Aaaaah, soupira-t-il. Qui a-t-il de mieux que d'aller manger avec des potes?

-P... potes? murmura LuHan sans que personne ne l'entende.

-Ah mais si, se faire payer un truc ET aller manger avec des potes.

Chen sourit, décidément, il était irrécupérable. Une foi devant le réfectoire, Jong In se dirigea directement vers le petit magasin et s'arrêta devant le rayon "Brioche du monde" et hésita longuement. Chen prit juste une bouteille de yoplait et se retourna vers LuHan qui n'avait pas encore passé la porte vitrée, l'air complètement pris dans ses pensées.

-Tu veux quelque chose.

Encore une foi, il ouvrit encore les yeux, étonné et regarda partout autour de lui. Chen se mit à rire en se rapprochant de son colocataire.

-Oui c'est à toi que je parle.

-Euh... Souffla-t-il de sa voix douce et calme. Ben, je sais pas...

Jong In se retourna en faisant des gros yeux.

-Attends, je viens de t'entendre parler.

LuHan baissa la tête en se prenant d'un intérêt soudain pour le carrelage blanc cassé.

-Laisse le tranquille. Fit Chen à Jong In.

-Mais il a l'air... Différent, tu trouves pas?

Chen lui sauta sur le dos, lui ébouriffant vivement la tête. LuHan sourit légèrement.

-Mais si, c'est vrai, t'as vus, même qu'il sourit là. Azy, j'suis sûr qu'il t'aime bien.

LuHan se contracta complètement.

-Je... commença LuHan plus doucement qu'à son habitude.

Les deux autres arrêtèrent de se chamailler et fixèrent toute leur attention sur LuHan, qui releva lentement la tête.

-Oui? Fit Chen en souriant.

-Ils sont là, lâcha LuHan dont le regard redevint horriblement vide.

Les deux autres ne comprirent pas de suite, quand soudain, les lumières s'éteignirent. Chen se baissa légèrement sous le coup de la surprise et attrapa la première main qui venait. Elle était étrangement froide. Il mit tous ses sens en alerte, gardant son calme. Tout le contraire de Jong In qui s'était de suite accroché au bras de Chen.

-LuHan? Demanda Chen en pressant légèrement la main qu'il tenait.

La main tremblait. Chen tira légèrement dessus et sentit quelqu'un se blottir contre lui, tremblant, le souffle court.

-Lu Han? Répéta JongDae.

-Ils sont partout... Commença LuHan, la voix enrouée.

Allait-ils pleurer? Chen posa une main sur sa tête. Il ressentit un frisson, comme si une fenêtre était ouverte pendant l'automne. Il tenta d'y voir plus clair, ou, du moins, d'y voir tout court. Jong In aussi essayait de comprendre, sans rien y voir. Les deux aînés se tenaient debout, prés à réagir au moindre mouvement, se tenant la main. Chen le sentit cependant frissonner. Alors il le ressentait aussi? Il entendit la respiration de LuHan accélérer, sentait son coeur s'emballer. Que ce passait-il bon sang? Ça ne pouvait pas être une simple panne de courant, où le réacteur de secoure se serait mis en marche.

Puis tout alla trop vite pour qu'un simple cerveau humain puisse traiter l'information. Quelque chose agrippa vivement Jong In à la gorge, le tirant violemment en arrière. Il était sonné, sa tête avait percuté lourdement le sol, et revint à lui quand il senti des mains, squelettiques et désagréablement froide, monter sur ses jambes, remonter encore plus lentement sur son ventre. Chen était sur le qui-vive, légèrement paniqué quand soudain, il entendit un hurlement. La voix de Jong In brisa le lourd silence, se déchirant presque les cordes vocales. Ce que son cerveaux avait apparenté à des "mains" lui lacéraient les jambes et le ventre sans ménagement. Il sentait le sang couler en longs filets sur le sol. La douleur était si insupportable, si cuisante, que son esprit décida de se mettre en stand-by, il perdit connaissance.

Chen perdit le peu de calme qu'il avait réussi à garder jusqu'à présent quand la voix de Jong In se tue. Il les sentait aussi, ses mains glacées se balader sur son corps, le taillant lentement, peu profondément. Mais avait-il le droit de paniquer et de partir en courant? Pouvait-il se permettre de laisser LuHan alors que celui-ci pleurait doucement dans ses bras? Chen se reprit et se força ne plus trembler. Il allait se dresser entre lui et... Contre quoi d'ailleurs? Comment était-il sensé se battre si l'ennemi lui était complètement inconnu. Les mains remontèrent encore puis lui frôlèrent la joue, Chen ne bougeait plus, complètement terrorisé... Et en colère, il comprenait qu'il était impuissant. Une boule de chaleur se forma au creux de son ventre.

-Laissez-le... souffla LuHan. Laissez-le tranquille, il n'a rien fait, il n'est pas à vôtre goût!

LuHan avait légèrement haussé la voix. A leur goût? Que voulait-il dire? Les os glacées s'arrêtèrent devant ses yeux.

"Vraiment? Pense tu que son âme soit réellement pure? Mais il est aussi horrible que toi..." cette voix était aussi glacée que les mains qui se baladaient sur lui. De quoi parlait-il? que voulait-il dire? Chen ne pût dire mots, les syllabes restaient bloquées au fond de sa gorge. LuHan avait cessé de tremblait. Il plaqua doucement ses mains sur les oreilles de Chen.

-Pardonne-moi.

Et là, ce fût le noir complet.