FEVRIER BIS.-

par Seang min

FEVRIER BIS

Le 7 février, Baekhyun se précipita jusqu'à sa boîte au lettre, désireux de voir si Chanyeol lui avait envoyé une lettre ou non, ne lui en ayant pas envoyé lui-même. Il voulait voir s'il tiendrais ses promesses, a quel point son mental était d'acier. Il lui avait donner l'impression d'une personne froide malgré elle, cherchant à se faire comprendre par n'importe quel moyen. Et il ne vit pas de lettres. Il se souvint de la lettre verte, souriant à ce doux souvenir. Ce qu'il avait écrit sur l'enveloppe continuait de le faire sourire, il lui paraissait plus attentionné et humain, comme tout le monde finalement. Entre temps, il avait apprit son adresse par cœur, il savait ou était sa maison, et décida d'aller voir de plus près. Pas une seconde il s'était dit que ça pourrait blesser Chanyeol de rompre ce schéma de lettres. Ce n'est qu'une fois dans la petite allée qu'il fit demi-tour, remarquant un ombre à la fenêtre de droite. Il lui sourit doucement, lui offrant ainsi un cadeau sans précédent. Glissant ensuite sa main dans sa veste, il en sortit un calepin et un stylo, écrivant un bref paragraphe sur une feuille qu'il plia avant de la glisser dans la fente de la boite au lettres de la famille Park puis repris le chemin le menant jusqu'à chez lui, à son confort, à ses parents aimants. Chanyeol appela sa mère pour qu'elle aille récupérer le mot. Seulement, elle le lut et se demanda ce qu'il se passait. Elle alla dans la chambre de son fils, l'ouvrant avant de le regarder d'un air menaçant. Chanyeol, lui cligna plusieurs fois des yeux, déglutissant lentement. La peur se lisait dans son visage.


Quelques jours après, il put ressortir de son lit, et il réussit à retrouver le mot de Baekhyun, le lisant lentement, pour mieux l'apprécier. Se délectant de ces quelques lettres écrites à la main. «  Annyeonghasseyo. Je t'offres un sourire. J’espère qu'il te plaît toujours autant. J'attendrais ta lettre avec impatience. Alors ne m'oublie pas. ». Il se souvenait en même temps du sourire qu'il lui avait adresser. Rien que pour lui. Ce sourire n'était qu'à lui. Ce souvenir n'était qu'à lui. Ce moment de vie lui appartenait désormais. Il avait enfin un souvenir dont il désirait se rappeler à chaque instant.