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par Kara137

Ses yeux brillaient lorsqu'il parlait de sa passion et un sourire heureux illuminait son visage. Il était beau, vraiment beau. J'en venais à être jaloux de ce SeHun qui partageait sa passion ou bien encore de ce BaekHyun qui pouvait passer ses journées avec l'homme que j'aimais. J'aurais aimé être avec eux, dans cette école. Je m'étais renseigné sur les écoles d'art qui avaient une section arts plastiques, et celle où était JongIn et ses amis était celle où je serais allé si je n'avais pas renoncé.


-Parle-moi des autres membres de ton groupe, demandais-je, incertain.


JongIn ne réagit pas tout de suite. Il garda le silence pendant un certain temps avant de prendre la parole et de me parler de ses amis. A la façon dont il en parlait, je compris vite que ses amis étaient beaucoup plus que de simples amis pour lui. Ils étaient ses frères, sa famille. Et je me sentis d'autant plus gêné et honteux d'avoir été jaloux d'eux. Je ne les connaissais pas personnellement mais, de ce qu'en disait JongIn, ils étaient des personnes géniales et, intérieurement, je les remerciais d'être aux côtés de JongIn. J'étais heureux qu'il ait des personnes aussi gentilles et bienveillantes pour veiller sur lui.


-Comme je te l'ai dit, commença-t-il, je danse avec SeHun. On a le même âge. On était voisin en cours, c'est comme ça qu'on s'est rencontré. Il paraît froid au début mais c'est quelqu'un sur qui on peut compter. Peu importe l'heure et le lieu, si tu as un problème, tu peux être sûr qu'il viendra t'aider. BaekHyun a deux ans de plus que moi. Il a le même âge que toi, je pense. Il a une tête de chiot, ajouta-t-il en riant. Il est trop marrant avec ses petits yeux et ses mimiques sont vraiment mignonnes. Mais même s'il a l'air fragile, il ne faut pas s'y fier. Crois-moi, il ne vaut mieux pas le mettre en colère. Ensuite, il y a ChanYeol. Il... Il sort avec BaekHyun, annonça-t-il en me jetant un coup d'œil. Ils ont le même âge. C'est un géant, et un vrai gamin. Il sourit tout le temps et n'arrête pas de faire des blagues. La plupart du temps, il est le seul à les comprendre et il rit tout seul comme un idiot. Du coup, ça nous fait rire mais lui croit qu'on rit à ses blagues. Il peut être étonnement sérieux. Et il donne toujours de bons conseils, vraiment. Souvent, quand j'ai besoin de parler à quelqu'un, c'est lui que je vais voir. Il est génial. Et enfin, JunMyeon. C'est un peu le papa de la bande, même s’il n’a aucune autorité. Mais il prend bien soin de nous. Son sac est une véritable pharmacie! Il a des tonnes de vitamines, de pastilles pour la gorge... Je suis sûr qu'il pourrait ouvrir une boutique avec le stock qu'il a dedans. Honnêtement, je les adore. Aujourd'hui, je ne me vois pas continuer sans eux et souvent je me demande comment je faisais avant de les connaître. J'ai beaucoup de chance de les avoir, conclut-il.


Je n'avais pas réagi. Pendant, tout le temps de sa tirade, j'étais resté stoïque, l'observant. J'avais, cependant, enregistré chacune de ses paroles. JunMyeon, ChanYeol, BaekHyun et SeHun. Les personnes les plus importantes aux yeux de JongIn. Je ne savais pas vraiment quoi dire. Que pouvais-je dire de toute façon? Qu'ils avaient l'air gentils? Ridicule. Que j'aimerais avoir des amis comme eux? Pathétique. Autant me taire. Ce que je fis.

J'avais, néanmoins, retenu une information qui me parut importante. ChanYeol sortait avec BaekHyun. Et ils étaient amis avec JongIn. Ce qui signifiait que ce dernier n'était pas homophobe. Et c'était un véritable soulagement pour mon cœur. Non, pas que je comptais lui révéler mes sentiments mais, dans le cas où il l'apprendrait, au moins, je savais qu'il ne me rejetterait pas comme un malpropre.


-Je vais devoir y aller, m'annonça-t-il soudainement en se levant.

-D'accord. Je...

-Je ne pourrais pas venir pendant quelques jours. Je pars avec les gars chez les parents de ChanYeol.

-Hum.


J'étais déçu. Moi qui espérais le voir le lendemain...

Il me lança un "A plus!" en me faisant un signe de la main et partit en trottinant. Je n’eus même pas le temps de lui répondre. C'était la première fois qu'il partait aussi rapidement. Si on excluait la fois où un de ses amis l'avait appelé pour lui dire qu'il était en retard. Mais même cette fois-là, il avait été plus chaleureux dans son "au revoir". Ce pouvait-il que j'eu fait quelque chose de mal? Je me mordis la lèvre, réfléchissant à ce qui avait bien pu le contrarier dans mon comportement. Peut-être était-ce le fait que je n'ai rien dit par rapport à ses amis? Non, je ne pensais pas. JongIn n'était pas du genre à s'en faire pour des détails pareils. Surtout qu'il me connaissait suffisamment maintenant pour savoir qu'il m'arrivait souvent de ne pas répondre ou réagir tout de suite après qu'il m’ait parlé. Cela me préoccupait. Nous ne nous verrions pas pendant plusieurs jours et nous nous étions quittés sur un semblant de froid. J'étais inquiet que ces quelques jours n'élargissent la distance qui s'était créée sans que je ne sache comment. C'est à ce moment-là que je me sentis bête de ne pas lui avoir demandé son numéro de téléphone. Cela faisait presque un mois et demi que nous nous voyions tous les matins mais, pas une fois, je n'avais pensé à son numéro.

Inquiet comme je l'étais, je finis par rentrer chez moi, espérant de tout mon cœur que les choses s'arrangeront d'elles-mêmes. Car je ne pouvais rien faire, sinon attendre le retour de JongIn.


Une semaine. Cela faisait une semaine que je n'avais pas vu JongIn. J'avais l'impression de devenir fou. Tous les matins, je guettais les joggeurs espérant le voir arriver avec son éternel masque qui cachait son magnifique sourire. Et tous les matins, je rentrais chez moi la boule au ventre, priant pour le voir le lendemain.

J'avais d'ailleurs arrêté. Je me contentais de dessiner le logo qu'il m'avait demandé. Ou plutôt j'essayais. Parce que je n'y arrivais pas. Je le trouvais nul, moche. J'étais capable de mieux et je le savais mais ma main avait décidé de faire des siennes. Et les plumes des ailes ressemblaient à tout sauf à des plumes. Soupirant, je levais les yeux de mon dessin et observais le paysage devant moi. Une légère brise soufflait et je fermais les paupières appréciant ce vent frais qui m'aidait à me remettre les idées en place. J'aurais aimé que JongIn soit là pour que nous puissions partager ensemble cette première journée de printemps. Mais comme les jours précédents, j'étais le seul être vivant sur ce banc, si on excluait l'araignée qui avait visiblement choisi l'espace entre deux lattes de bois pour tisser sa toile. Je l'observais un instant. Je n'avais jamais été un grand fan des insectes et bestioles du même acabit. Mais je devais avouer que les araignées faisaient partie de ce que j'aimais le moins. Trop de pattes à mon goût.

Ce jour-là, je rentrais chez moi encore plus déprimé que les jours précédents. Je voulais voir JongIn. Je voulais avoir ma bouffée d'oxygène, mon pilier. J'avais besoin de le voir. Mais il n'était pas là.


J’avais enfin réussi à donner la forme que je voulais aux ailes mais en ce qui concernait les plumes, ce n’était pas gagné. Je n’y arrivais pas. Pourtant ce n’était pas la première fois que je dessinais des plumes, bien au contraire. J’avais toujours aimé dessiner des anges ou toute autre créature humaine possédant des ailes ou des écailles.

Soupirant, je me frottais les yeux une énième fois, levant le regard vers le ciel. Je me figeais, les yeux grands ouverts. Il était là, JongIn était là. Juste derrière, son visage incliné vers moi.


-Salut, sourit-il doucement.

-Salut, soufflai-je en reprenant mon souffle que je n’avais même pas remarqué avoir retenu.

-Tu vas bien ?

-Je… Oui… Et toi ?

-Un peu fatigué, on est rentré hier en fin d’après-midi, m’expliqua-t-il.

-Tu aurais pu rester dormir, tu sais…

-Je voulais te voir.


Pour le coup, je ne savais plus quoi répondre. Il voulait me voir. Kim JongIn voulait me voir moi, Do KyungSoo. J’inclinais le visage vers ma feuille pour cacher mon sourire naissant ainsi que mes joues qui, j’étais sûr, avaient dû prendre une couleur rosée.

Un léger silence s’était installé avant que je ne soupire de nouveau, arrachant la feuille de mon calepin et la froissant. J’avais fini le croquis avant que JongIn n’arrive mais il était tellement hideux que je ne tenais pas à ce qu’il le voit.


-Attends ! Qu’est-ce que tu fais ? KyungSoo ! s’exclama JongIn à cet instant.

-Hein ?

Pas très classe comme réponse, je suis d’accord mais sur le moment, je n’avais pas été capable de mieux.

Je le vis tendre la main vers le papier que j’avais chiffonné et le déplier, essayant de l’aplatir du mieux qu’il pouvait de sa main.


-Pourquoi tu le chiffonnes ? Il est génial ce dessin !

-Non, il est moche. Les plumes sont mal faites, répliquais-je.

-Tu rigoles, j’espère ! Elles sont superbes ! C’est justement ce que je trouve le plus beau dans ton dessin. De toute façon, puisque tu n’en veux pas, je peux le garder non ? finit-il dans un sourire.

-Je… Oui… Si tu veux, répondis-je d’un ton hésitant. Mais laisse-moi au moins le finir, alors ! Après il est tout à toi, promis !


JongIn me le rendis donc tout en s’approchant de moi pour pouvoir regarder ce que je faisais par-dessus mon épaule. En temps normal, je n’aimais pas que l’on fasse cela mais il s’agissait de JongIn, de l’homme dont j’étais amoureux. Alors je ne dis rien et pris mes stylos et feutres en main pour finir le dessin.

Vingt minutes plus tard, j’avais terminé et je devais avouer que le rendu n’était pas si mal. Je le montrais donc à JongIn qui observait le paysage depuis maintenant une dizaine de minutes. Il tourna la tête, le regard un peu vague, avant de se poser sur le papier. Ses yeux s’agrandirent alors tandis que ses lèvres s’entrouvraient sous le coup de la surprise.


-Je crois que j’ai notre logo, dit-il tout bas. Il est magnifique, KyungSoo ! Tu as un véritable talent !

-Ah, euh… Merci, répondis-je en rougissant.


Personnellement, je ne le trouvais pas si bien que ça mais s’il lui plaisait alors, à moi aussi. Et puis son sourire était tellement beau à cet instant que je n’eus pas le cœur de le lui dire.

Il rangea ensuite soigneusement la feuille dans le sac qu’il avait amené avec lui et que je ne remarquai qu’à l’instant. D’ailleurs, maintenant que j’y faisais attention, il n’était pas habillé comme d’habitude. Il portait un jean bleu ainsi qu’un t-shirt noir en-dessous d’une veste en jean elle aussi. Son masque avait également disparu tout comme ses baskets de course remplacées par des chaussures de ville. Relevant les yeux vers son visage, je le vis me regarder, un sourire amusé aux lèvres. Surpris dans ma contemplation, je rougissais de plus belle, détournant le regard. Quel idiot ! Je n’étais vraiment pas discret…

Il fallait que je trouve quelque chose à dire, et vite. J’allais mourir de gêne si le silence s’éternisait. Je réfléchis rapidement et me lançai.


-Ton séjour s’est bien passé ? le questionnai-je finalement.

-Euh… Oui, ça été.

-Vous avez fait quoi ?

-On a mis au point quelques nouvelles chansons pour le groupe et le reste du temps, rien de particulier.

-Tu me chantes quelque chose ? demandai-je, incertain.

-Je ne suis pas si bon que ça en chant, tu sais…

-Mais si tu fais partie d’un groupe, c‘est que tu dois être doué non ? insistai-je.

-Si on veut, oui…

-Juste une… S’il te plait…

-D’accord, finit-il par céder à mon plus grand bonheur. Mais une seule !


J’hochais rapidement la tête, lui signifiant que j’avais compris et me décalais pour pouvoir lui faire face. J’étais impatient de l’entendre. J’étais sûr qu’il allait être génial.

Il toussota doucement avant de mettre quelques secondes à se décider pour une chanson. Il me lança un coup d’œil inquiet et retourna la tête devant lui. C’était la première fois que je le voyais aussi stressé et je devais avouer qu’il était vraiment mignon quand il était dans cet état.


-La chanson s’appelle ‘Don’t Go’, m’annonça-t-il d’une voix timide, absolument adorable.


Tes mouvements d'ailes, mon attirance pour toi

Le geste de ta main semble me dire de te suivre

Ton regard sincère, tes histoires silencieuses

Font tourbillonner mon cœur en cette nuit.


Je me suis perdu avec ma seule âme,

Dans cette profonde image.

Enivré par les mouvements de ton corps,

J'en oublie presque de respirer.


Sa voix était magnifique. Grave mais douce et on entendait encore sa gêne, ce que je trouvais adorable. Il entama ensuite le refrain d’une voix plus assurée qui me transporta littéralement.


Guide-moi

A l'endroit où tu vis, emmène-moi avec toi.

Je te suivrai à l'autre bout du monde.

S'il te plait ne t'échappes pas de ma vue,

Ne disparaît pas quand la matinée arrive.


La promenade dont je rêve

Tu es mon seul et unique magnifique papillon.


Ecoute,

D'où viens-tu? Où vas-tu?

Tu es gentiment venue pour me rencontrer.

Même avec cette grande et pénible falaise,

Ne t'inquiète pas, il n'y a aucune raison d'avoir peur.


Tu montres ton élégante silhouette

Je tombe amoureux plusieurs fois.

L'amour est venu à moi sans que je le sache.

Sans prévenir, soudainement.


Tu t'assoies comme une valse, je n'arrête pas de te regarder.

Mes yeux te suivent à chaque pas que tu fais.


Guide-moi

A l'endroit où tu vis, emmène-moi avec toi.

Je te suivrai à l'autre bout du monde.

S'il te plait ne t'échappes pas de ma vue,

Ne disparaît pas quand la matinée arrive.


La promenade dont je rêve

Tu es mon seul et unique magnifique papillon.


Même si j'errais dans d'étranges endroits,

Même si j'étais perdu,

Je suivrais mon cœur qui est plus honnête que n'importe qui.


Ta silhouette qui a attrapé mon regard.

Ton regard est fort mais reste doux.

Je ne peux pas te rejeter!


Emmène-moi

A l'endroit où tu vis, emmène-moi avec toi.

Je te suivrai à l'autre bout du monde.

S'il te plait ne t'échappes pas de ma vue,

Ne disparaît pas quand la matinée arrive.


Les mouvements de ta main font tourbillonner mon cœur.


La chanson avait pris fin mais je gardais les paupières fermées encore quelques instants. J’avais les larmes aux yeux tellement les paroles et sa voix m’avaient touchées.

Rouvrant mes yeux, je le regardai et pour la première fois de ce qui me semblait une éternité, je la vis. Cette lueur dans son regard qui m’avait fait tomber amoureux. Cette flamme qui m’avait fasciné et dont je ne voulais plus me détacher. Elle était là, dans son regard chocolat, illuminant ses traits et réchauffant mon cœur.


-C’était magnifique, JongIn, murmurais-je en souriant.

-Si cela t’a plu alors je suis content. Mais je continue de penser que BaekHyun aurait mieux fait que moi.

-Je ne pense pas… dis-je suffisamment bas pour qu’il ne m’entende pas.

-En parlant de BaekHyun, j’aimerais te les présenter.

-Hein ? Qui ? Tes amis ? Tu es sûr ? m’étonnais-je.

-Oui, j’en suis sûr. Sinon je ne t’en parlerais pas.

-Mais… Et si jamais ils ne m’aiment pas ?

-Comment tu veux qu’ils ne t’aiment pas, KyungSoo ? demanda-t-il en me passant une main dans les cheveux. Tu es adorable.


Je restais bloqué quelques secondes après ces paroles. Puis je rougis brusquement et je baissais les yeux, gêné. Mon cœur battait la chamade tandis que je me traitais mentalement d’idiot. Qu’allait-il penser maintenant ? J’étais grillé c’était certain. Comment ne pas deviner mes sentiments après une telle réaction ?

Je me mordis fortement la lèvre, refusant de relever la tête lorsqu’il me le demanda. J’entendis JongIn soupirer et je fermai mes paupières, appréhendant sa prochaine action.


-Regarde-moi, chuchota-t-il.


Surpris, j’obéis alors que son visage était en-dessous, à quelques centimètres à peine du mien. Je le vis sourire, une lueur que je n’avais jamais vue brillait dans ses prunelles. Il se releva lentement ne quittant pas mon regard un seul instant.

Mon cœur battait toujours aussi vite et j’étais sûr d’être aussi rouge que les tomates que ma mère achetait au supermarché mais je ne m’en souciais plus. JongIn était près, peut-être même trop près pour ma santé mentale et physique. Je voulais l’embrasser, gouter à ses lèvres qui me faisaient envie depuis des semaines. Je voulais sentir ses bras autour de moi me serrer avec possessivité tandis que je m’accrocherais à lui comme s’il était la seule chose concrète dans ma vie. Je voulais lui dire ce que je ressentais au fond de moi depuis tout ce temps. Je voulais toutes ces choses mais avant que je n’ai eu le courage de n’en faire ne serait-ce qu’une seule, il prit la parole, son souffle s’échouant sur mes lèvres.


-Je n’avais pas prévu ça. Je n’avais pas prévu de te le dire aujourd’hui, ni jamais pour être honnête, mais je sens que si je ne le fais pas je vais devenir fou. Tu me rends fou, KyungSoo. Je pense tout le temps à toi, quoique je fasse, où que je sois. Tout me ramène à toi. Si tu savais le nombre de fois où j’ai voulu partir ces deux dernières semaines pour venir te rejoindre ici. Le nombre de fois que je me suis maudit pour ne pas t’avoir demandé ton numéro. Je voulais être avec toi. Plus que tout le reste, la seule chose qui m’importe vraiment c’est toi. Je sais que nous sommes deux hommes, je sais que ce ne sera pas facile, que beaucoup seront contre nous mais si tu es avec moi, je saurai me battre pour toi, pour moi, pour nous. Parce que tu es tout ce dont j’ai besoin pour avancer. J’ai besoin de toi dans ma vie, KyungSoo. Parce que chaque cellule de mon corps ne vit que pour toi.


Les larmes coulaient déjà sur mes joues tandis que je réalisais lentement qu’il venait de me faire la plus belle déclaration d’amour que je n’avais jamais entendu, et pourtant j’étais friand de comédie romantique. Les mains tremblantes, je pris son visage en coupe et je le rapprochais de moi, fermant petit à petit mes paupières, jusqu’à ce que nos lèvres entrent en contact.

L’explosion de bonheur intense qui se répandit alors dans mon corps me fit l’effet d’un électrochoc. Je frissonnais violemment tandis que JongIn approfondissait déjà notre échange. Je le laissais faire, avide de lui et de tout ce qu’il me donnerait.

Nous finîmes par rompre notre baiser, le souffle hiératique. Nos fronts toujours en contact, j’ouvris doucement les yeux pour le regarder. Sa main dont le pouce caressait ma joue, raffermit sa prise alors qu’il posait à nouveau ses lèvres contre les miennes.


-Je t’aime, chuchota-t-il nos bouches se frôlant.

-Je t’aime aussi, JongIn.


Je le sentis sourire et il m’attira à lui dans une étreinte à m’en briser les os. Pourtant, je me sentais bien dans ses bras. Le visage enfoui dans son cou, son souffle ébouriffant mes cheveux, je me sentais vraiment à ma place, pour la première fois de ma vie.