Prologue

par Muffchou

Prologue " Coffee Shop where we meet "


Dans une des rues les plus connues de Seoul, où les passants observaient les vitrines en façade des magasins remplies de divers objets, allant des vêtements, à de la nourriture et des gourmandises, se tenait coincé entre deux magasins le petit café de Kim Junmyeon. Ce dernier était étudiant, et avait choisi un pseudonyme pour gérer ce petit endroit sympathique légué par ses parents à dix-huit ans. Le bâtiment était plutôt simpliste, recouvert de crépi saumon, deux grandes baies vitrées ouvraient sur l'intérieur, et quelques tables séjournaient à l'extérieur, sur la terrasse vide à cause de la fraîcheur du temps printanier. Une pancarte en bois affichait fièrement le nom de la structure " Next Door ". La petite porte en forme d'arche menait vers une grande salle remplie de petites tables aux nappes blanches et décorées par des vases de petites fleurs. Un petit bar en bois, derrière lequel on préparait les autres boissons et par lequel on passait pour régler ses consommations, et des tabourets hauts pour s'asseoir devant. Là où les clients n'entraient pas, la cuisine, était camouflée par une grande plante en pot déposée en guise de cachette. En face de cette porte, au fond de la salle, une petite scène, où des artistes parfois venaient jouer le samedi soir.
Mais il n'y avait pas d'artiste, juste le propriétaire, assis sur le bord des lattes de bois, tête baissée,ses yeux bruns rougis et le tracé de ses larmes clairement apparent sur ses joues. Le brun de ses cheveux courts semblait terni par le manque de sommeil et de soin. En prendre soin n'était pas sa principale préoccupation, non... Il en avait d'autres plus grandes. Et en effet. Il n'avait plus le choix. Il allait devoir vendre le café, le projet de ses parents... Il n'avait plus les moyens pour le maintenir. Son cerveau marchait à pleine vitesse pour trouver une solution. Que pouvait-il faire? Que pouvait-il faire... Faire...
Et il trouva. Il se remis soudainement sur ses pieds, et attrapa fébrilement son téléphone portable dans la poche de son manteau de cuir qu'il avait précédemment jeté sur une des chaises du café. Ses doigts tapotaient sur l'écran tactile pendant qu'il faisait défiler sa liste de contacts. Il trouva le nom qu'il cherchait.
" J'ai besoin de toi, ne pose pas de questions. Rendez vous demain, ici, dans mon restaurant, vers dix heures. On sera samedi, me dis pas que t'as cours. Amène les autres. "