Un amour fort

par Levy-chan

Le désespoir s’empare doucement de moi. Aujourd’hui, nous dégustons des gâteaux et des mignardises pour le mariage. Je suis censée choisir mais ma mère est en train de se prendre le chou avec la mère de Chanyeol. J’ai mal à la tête, mon père ainsi que mon beau-père ne font rien pour arrêter les deux hyènes qui se bouffent le museau. J’ai envie de disparaitre là. Chanyeol n’est même pas présent. Il a dû rester à son bureau pour gérer un de ses clients. Je me sens terriblement seule et très peu soutenue. Je jette un regard à mon père qui soupire et finit par secouer sa femme, lui ordonnant de bien vouloir se taire, que le gâteau au citron ne fait pas l’unanimité auprès de sa file tout comme le gâteau menthe et chocolat que défend la mère de Chanyeol. Monsieur Park demande à se femme de bien vouloir se calmer et d’arrêter de se donner ainsi en spectacle. Les deux se taisent enfin pour le bien être de mes oreilles. Je demande au monsieur qui nous amène les gâteaux de bien vouloir me porter la pièce montée. Une toute simple à la vanille et coulis de framboise, recouverte de patte à sucre. Il me sert un bout. Je suis la seule à goûter cette fois. Et je la trouve parfaite. Je donne mon accord pour la pièce montée.


« Tu es sûre ? » demande ma mère

« Oui. Le gâteau principal sera cette pièce montée. Pour les mignardises, je vous autorise à demander des petits gâteaux au citron et menthe et chocolat »


Les deux semblent ravis de ma décision. J’informe mon père et monsieur Park qu’ils peuvent choisir de mettre en mignardise le gâteau qu’ils ont préféré. Ils s’empressent de choisir. Café et caramel se rajoutent à la liste. Lorsqu’enfin tout est terminé, le monsieur prend mon papier afin de constituer ma commande. Je laisse ma mère lui faire part du nombre d’invités et donc du nombre de mignardises et de pièce montées à faire.


« C’est quand même une pièce montée simple » soupire ma mère.


Donnez-moi la force de ne pas l’étrangler tout de suite. Je vais finir par l’achever. Je suis épuisée, je n’ai aucunement envie de rester ici plus longtemps. J’ai trop mangé alors que je déteste légèrement les choses sucrées. J’ai l’impression que je transpire le sucre. Je sors d’ailleurs d’ici, laissant mes parents et les Park donner leur avis sur l’accueil et la dégustation et finaliser la commande. L’air est enfin respirable. Chanyeol me manque. Je n’aime pas faire ça seule sans lui. Et surtout, je ne peux pas gérer les quatre enfants que sont devenus nos parents là. Je soupire, je ne fais que ça depuis le début de la matinée. J’aimerais qu’il soit là, qu’il m’épaule, qu’il m’aide. Mais je ne veux pas trop lui en demander. J’ai décidé de reprendre des études en septembre, donc les mois de juillet et aout sont tranquilles pour moi, je ne fais rien. Mais lui, il ne fait plus d’études et s’occupe à plein temps de l’empire de mon père. Alors, je ne dis rien. Je subis la gaminerie de nos parents, tant pis. Les voilà qui sortent enfin. Ils semblent satisfaits quand même. Ma mère m’attrape le bras, madame Park l’autre et elles me trainent dans les rues de Busan. Elles ont décidé d’aller choisir les couverts et assiettes qui orneront les tables. J’ai envie de pleurer. Mon père et monsieur Park nous ont lâchement abandonné pour aller boire un café, histoire de digérer tout ce sucre ingurgité. Moi aussi j’aimerais digérer tout ça ! On entre dans un magasin de vaisselle. Tout brille. Ma mère approche la première vendeuse qu’elle croise et lui fait part de nos idées. Elle comprend très vite et nous apporte des assiettes plus moches les unes que les autres. Pendant plus de deux heures, elle nous montre des choses hideuses, des couverts par milliers. Je me mets d’accord avec ma mère et la laisse choisir. J’aurais la surprise le jour du mariage, tant pis. Nous sortons du magasin, remerciant la patience de la vendeuse.


Le soleil décline peu à peu sur la ville, mais rien n’est jamais fini j’ai l’impression. Nous sommes dans un magasin spécialisé dans le mariage. Je regarde les décorations des tables témoins présentes dans la boutique. Ma mère me suit du regard. Je me demande si elle n’en a pas marre de marcher. Nous sommes allés manger dans un petit restaurant après la boutique de vaisselle. Une fois le repas terminé, nous sommes allés voir un fleuriste pour choisir des compositions afin de décorer la salle et les tables. Mon père lui a demandé de décorer la voiture de la mariée. Ensuite nous avons terminé dans ce magasin et ça fait un peu trop longtemps que nous sommes là. J’ai choisi de décorer partiellement les tables avec des plumes et des diamants. J’ai décidé de rester dans le blanc, les paillettes et voilà. Je n’aime pas les mariages colorés. Enfin les décorations colorés pour un mariage. J’aime rester dans le neutre et Chanyeol m’a demandé du neutre aussi. Donc blanc, transparent et paillettes, c’est très bien. Quand j’ai fait mon choix pour le reste, le monsieur qui a accueilli me donne un dossier. Dedans, il y a toutes les photos de chaque chose que j’ai choisie apparemment. Au moins je pourrais le montrer à Chanyeol. J’ai hâte de rentrer et j’espère d’ailleurs qu’il sera là. La voiture nous attend. Je monte à bord et attends mes parents et les Park. Ils ne sont pas pressés finalement ?


« Nous allons rentrer à l’hôtel. Nous partons bientôt pour Séoul. Embrassez Chanyeol pour nous. Nous revenons dans quelques jours » nous prévient madame Park


Nous nous disons au revoir et la voiture démarre, me ramenant chez moi, enfin chez ma grand-mère. J’espère pouvoir avoir une petite maison bientôt. J’ai envie d’avoir ma vie privée avec Chanyeol. Même si ma grand-mère est peu présente, ce n’est pas chez nous à proprement parlé. Alors on n’est jamais sûr d’avoir de la tranquillité. Le chauffeur me pose devant l’entrée. Ma mère semble vouloir rester avec moi mais mon père la retient par le poignet. Elle se rassoit doucement et m’adresse un petit sourire, me souhaitant une bonne fin de journée. Je remercie mon père et leur dis au revoir. La voiture s’éloigne. Je reste sur le perron. Je ne sais pas si Chanyeol est là et je n’ai pas vraiment envie de me retrouver seule dans cette immense maison. Je sais qu’il y a les employés mais je n’ai pas vraiment envie d’entrer. La porte s’ouvre. Sûrement une employée qui vient voir qui est là.


« Tu comptes rester dehors longtemps ? » demande Chanyeol

« Oh. Tu es rentré ? »

« Oui, un peu avant toi »

« Cool »

« Tu ne serais pas en train de faire la tête par hasard ? »

« Pas du tout »

« Haneul »


Si je boude. J’aurais aimé qu’il m’accompagne aujourd’hui plutôt que de rester au bureau. Il a un assistant. Il aurait pu le remplacer le temps de la dégustation et des achats pour la décoration. Encore ça ce n’était pas très important. Mais le gâteau si. Je croise les bras. Je suis épuisée en même temps. Alors j’ai les nerfs à fleur de peau. Je sens que je vais me mettre à pleurer. Je ne suis vraiment plus la même Haneul n’est-ce pas ? Il m’a rendu ainsi. Ses bras m’enlacent et j’ai envie de l’envoyer se faire voir mais même ça je n’en ai pas la force. Je renifle, j’inspire, j’expire. J’essaie de me calmer. Je ne veux pas pleurer.


« Excuse-moi. J’aurai dû venir »

« Oui »


Son étreinte se resserre. Je ne vais lui faire la tête mais je lui en veux c’est clair. En plus je suis restée seule avec nos parents respectifs. Sa mère et la mienne ont été insupportable et mon père et le sien se foutaient royalement de tout, préférant aller au café que nous aider. Quelle superbe journée. Je lui raconte tout une fois passée à table et ça le fait rire. Il va moins rire si je lui enfonce ma fourchette dans la main. Il s’excuse et me laisse parler. Il me demande ce que j’ai choisi pour le dessert. Je lui explique pour la pièce montée. Il fait la moue. Il me dit que j’aurais dû prendre quelque chose d’original. Je vais le tuer.


« Tu te moques de moi ? »

« Haneul, une pièce montée. Où est l’originalité ? »

« Il fallait venir monsieur j’ai jamais le temps »


Je me lève sans finir mon assiette. De toute façon avec tous les gâteaux que j’ai goûté et le repas de ce midi, je n’ai pas vraiment faim. Je préfère m’exiler dans la salle de bain pour me calmer. Il se permet de dire ça alors qu’il n’est pas venu. Ce n’est rien, je ne devrais même pas m’énerver. Mais je n’arrive pas à le prendre à la rigolade. Je n’ai eu qu’une envie, lui coller mon point dans la figure. Il redevient le Chanyeol qui me tapait sur les nerfs. Je laisse la baignoire se remplir, je vide presque le gel douche dedans pour que ça mousse et je patiente. Je n’ai pas fermé à clés. Je sais qu’il ne viendra pas me voir. Il sait que je suis énervée, et que ce n’est pas le moment de venir me parler comme si de rien n’était. Je me déshabille et me laisse glisser dans l’eau chaude. Je suis bien là. Je n’ai plus envie d’étrangler mon fiancé. Quoi que si encore un peu. J’ai dû mal à m’habituer quand l’ancien Yeol refait surface. Ça me fait bizarre en fait. Il m’a habitué au nouveau Chanyeol. Celui qui est responsable, respectueux, tendre et adorable. L’autre gros con qu’il était, je n’y suis plus vraiment habituée. Celui qui faisait des remarques pour tout et rien, jamais content. Manquerait plus qu’il me fasse une crise d’adolescence comme il faisait il y a quelques mois. Je soupire et m’enfonce un peu plus dans la mousse. Je me sens plus détendue. J’en avais besoin. De souffler, de me retrouver seule au final, de profiter de ce moment de repos sans qu’on ne me pose des questions, qu’on ne me prenne la tête. Je soupire d’aise et la porte s’ouvre doucement. Ça n’aura pas duré bien longtemps ma solitude. Chanyeol entre, tête baissée. Je sais bien qu’il vient s’excuser mais j’ai besoin d’être seule un peu là.


« Tu peux revenir plus tard ? »

« Haneul … »

« On verra plus tard. J’ai besoin de tranquillité, de me détendre sans discuter »


Il ne bouge pas. Il est fatiguant cet enfant gâté. Je souffle et lui fais signe qu’il peut me rejoindre. En moins d’une minute il a quitté ses vêtements et le voilà qui se glisse derrière moi. Il y va doucement. Il vaut mieux sinon la baignoire se vide dans la salle de bain. Je souris et m’avance un peu. C’est qu’il est quand même assez grand et ses jambes sont longues. Il prend de la place. Une fois qu’il est bien assis, je me laisse aller contre lui. Mon dos se colle à son torse. Ses bras m’enlacent et on ne bouge plus. Je préfère qu’il se taise pour le moment, que je puisse profiter de cette proximité dans le calme. Il s’en veut. Je lui en veux aussi. Je ne devrais pas partir au quart de tour mais il n’a pas dû supporter tout ce que j’ai supporté. Enfin, je préfère ne plus y penser et me détendre encore un peu. Son étreinte se resserre soudainement alors que je me sentais sombrer.


« L’eau est un peu froide non ? » demande-t-il


Je ne réponds pas. Elle est chaude. Il a juste envie de sortir et de discuter. Pas moi. Il prend son mal en patience. Je bouge un peu. Je le sens se tendre. En fait, il veut juste sortir car il est légèrement excité. Je trouve ça flatteur qu’il ait encore des réactions comme celle-ci. J’avais l’impression que côté sexe on le faisait de moins en moins. Je me sentais moins désirée. Je me sens mieux de voir que je lui fais toujours le même effet. Je souris mais ne réagis pas et me colle un peu plus à lui. Je l’entends couiner. J’ai envie de rire mais je me contiens. Il se tend un peu et tente de me pousser un peu mais je ne bouge pas et deviens telle un rocher impossible à bouger. Je pose mes mains sur ses cuisses et les caresse doucement. Son front vient se poser contre mon épaule et il soupire. Il tente de se maintenir mais je le taquine un peu plus. C’est drôle. Je fais remonter doucement mes mains, les redescend sur sa peau. Il a des frissons, je le sens. Je ne dois pas rire sinon il va comprendre que je le fais exprès. L’embêter est devenu une passion depuis que je le connais. Avant il m’aurait sorti du bain sans ménagement et on aurait trempé les draps. Mais maintenant il est un peu plus civilisé. J’ai tellement envie de rire. Je stoppe mes mains. Sa respiration s’est accélérée. Je ne veux pas non plus l’achever dans le bain. Je m’appuie sur les rebords de la baignoire et me relève doucement. Lorsqu’il relève les yeux, il rencontre mes fesses. Il les fixe un long moment avant de remonter vers mon visage. Ses joues sont rouges. Je pince mes lèvres et tente de ne pas rire face à son excitation voyante. Je fais comme si de rien n’était et attrape ma serviette avant de sortir de la baignoire. Je m’enveloppe dedans et me tourne vers lui.


« Je vais rester encore un peu … »


Je lui souris et sors de la salle de bain. Je ne dois absolument pas rire. Je pars à toute vitesse dans la chambre et m’étale sur le lit. Cette journée m’a filée des courbatures. J’étends mes bras et tente de faire craquer mon dos. Je tente toute les positions.


« Qu’est-ce que tu fais ? »


La voix de Chanyeol emplit la pièce. Je me redresse et le regarde. Il est terriblement sexy. Une serviette sur les hanches, ses cheveux sont mouillés et retombent sur son front, couvrant un peu ses yeux. Des gouttes d’eau glissent le long de son torse. C’est moi qui vais mourir désormais. Cette vue orgasmique est de trop pour mon cœur je crois.


« Je me détends » déglutis-je

« D’une façon bien étrange »


Il s’approche de moi. Mon cœur s’affole. Rien ne change chez moi. Je suis toujours paniquée à la vue de Chanyeol qui s’approche de moi à moitié nu ou pas de toute façon. Mais ce soir c’est pire que d’habitude. Je pense que c’est parce qu’on ne l’a pas fait depuis un moment. Il est pas mal occupé avec tout le travail qu’il a et mes études me prennent désormais du temps. Je viens à peine de commencer mais j’ai énormément de travail à fournir. Devenir infirmière n’est pas du tout de tout repos. Il s’approche encore et pose un genou sur le lit, entre mes jambes. Il se penche et attrape mon menton de ses doigts fins. J’aime ses mains, je les trouve belles. Ses doigts sont fins, le tout est harmonieux. Mes mains sont biens aussi mais les siennes sont encore mieux. Je pense que j’admire énormément Chanyeol. Je le trouve beau. Bien plus que tous les hommes que je croise. Je suis incapable de trouver un autre homme plus beau que lui. ChaeLin me dit souvent que c’est normal car il est celui que j’aime mais je pense que jamais je ne trouverais plus beau que lui. Il se penche encore et me fait basculer en arrière. Ma serviette a lâché et ma poitrine reprend sa liberté. Il semble tout d’un coup passionné par elle.


« Ils sont devenus plus gros »

« Pas du tout »

« Je t’assure que si »


J’ai envie de rire. Ça fait tellement longtemps qu’on ne s’est pas retrouvé ainsi qu’il en a oublié la taille de ma poitrine. Je ris sans discrétion. Quel idiot. J’aime tellement cet idiot. Il dépose un baiser sur mon nez. Ses cheveux mouillés me chatouillent le visage. Ma peau avait séché. Mais désormais l’eau encore présente sur celle de Chanyeol mouille légèrement la mienne. Je frissonne. Je ne sais pas si c’est de plaisir ou de froid. Sa serviette vient de tomber. Sa virilité m’impressionne un peu. Je ne pensais que je l’excitais autant. Ma serviette vole et il s’allonge sur moi, empoignant mes hanches pour me faire rouler au-dessus de lui. Ses mains caressent mon dos, mon fessier. Je frissonne encore. Ma joue contre son torse, j’entends son cœur battre très fort. Serait-il stressé ? Je relève mon regard vers lui.


« J’ai peur de mal faire »

« Yeol. Ça fait seulement deux semaines que nous n’avons rien fait »

« Et alors. J’ai peut-être perdu de mon endurance tu sais »


Je ris. Il est bête parfois, ça en est très drôle. Je me relève et m’assois sur son bassin. Il déglutit avec difficulté. Ses joues sont à nouveau rouges. Ses mains sur mes hanches resserrent leur étreinte. Sa virilité se tend contre mes fesses. Je fais quelques mouvements tout en le regardant dans les yeux. J’ai beaucoup trop chaud là. Il me fait basculer et commence par déposer de nombreux baisers sur ma peau. Je gémis doucement. Je tente de me contrôler. Je ne veux pas qu’il parte au quart de tour. On va y aller doucement, sensuellement. Les préliminaires durent toujours des lustres avec Chanyeol mais ça ne me dérange pas. Il me dit des mots que j’ai envie d’entendre, il me répète qu’il m’aime à plusieurs reprises. Il s’excuse d’être souvent absent dans ma vie, qu’il aimerait être présent mais le travail est une obligation. Je le fais taire d’un baiser. Je ne lui en veux pas et je le comprends. Je suis juste une gosse capricieuse parfois et très amoureuse de lui. J’aimerais faire comme les gamins au lycée. Passer des heures avec mon amoureux, à ne rien faire, à se balader dans la rue, à faire les magasins et à se demander si il est l’heure d’aller au cinéma ou pas. Je passe au-dessus de lui et je sens sa virilité entrer en moi. Je soupire d’aise et grimace en même temps. C’est un peu douloureux. Je perds pieds peu à peu. Le plaisir envahit mes veines et mon cœur bat à n’en plus pouvoir. Chanyeol s’agrippe à mes hanches et accélère le mouvement. Sa respiration est saccadée. Il ferme les yeux et bascule la tête en arrière. Aujourd’hui je ne veux pas tomber dans les pommes à cause du plaisir comme souvent. Alors je me concentre un peu. C’est assez dur mais j’y arrive. Lorsqu’enfin nous atteignons l’apogée, je me laisse aller. Je reste assise un petit moment sur les hanches de mon fiancé qui respire fort.


« Viens là » dit-il en tendant les bras


Je descends de ses hanches et m’allonge à ses côtés. Il me prend dans ses bras et me serre contre lui. Je rabats les couvertures sur nos corps. Je suis bien là, dans ses bras, à ne rien faire. Dire que demain je retourne à l’école. Je n’en ai pas envie. Si je pouvais rester ainsi dans ses bras, ce serait tellement mieux.


« Demain tu veux qu’on déjeune ensemble ? »


Je me sens vraiment bien là.


« Haneul ? »

« Hum ? »

« Je te demandais si demain tu voulais qu’on déjeune ensemble »

« Tu auras le temps ? »

« J’ai toujours du temps pour toi. Je viendrais te chercher »

« Et comment ? »

« J’ai une voiture idiote »

« Ah bon ? »

« Tu ne m’écoutes pas quand je te raconte ce que je fais »

« Si mais je ne retiens pas tout en fait »


Il rit. Même son rire est beau. Ce mec est bien trop parfait en ce moment !


« Alors pour demain ? »

« Oui, faisons ça. Mais ne sors pas de la voiture »

« Pourquoi ? »

« Je ne voudrais pas que mes camarades tombent amoureuses. J’en ai marre des rivales » soupirais-je.

« Tellement mignonne ! Tu sais que tu es adorable quand tu fais ta jalouse »

« Je ne fais pas ma jalouse ! »


Il me sourit et m’embrasse. Un baiser simple mais plein d’amour. Je suis stressée mais une fois avec lui j’en oublie tout ce que je dois faire pour le mariage.