Pourquoi ce changement?

par Levy-chan

Bien, je ne sais pas comment faire là. Je me suis mise dans la merde toute seule. Je suis dehors, portant encore ma foutue robe de soirée, mes talons dans une main, mon manteau bien fermé. Mais j’ai froid. Il neige de plus belle depuis trente bonnes minutes. Je tremble et Chanyeol me fait un grand sourire de l’autre côté de la baie vitrée. Ses parents sont déjà couchés, ma mère aussi. Je n’ai aucun moyen de rentrer car je n’ai pas pris les clés que madame Park m’a données en début juillet. Je pensais vraiment dormir à l’hôtel avec ma mère. Je suis fatiguée, je me gèle, je tremble et pour couronner le tout, j’ai des vertiges dû au froid. J’ai envie de frapper dans la baie vitrée mais je n’en ai même pas la force. Et l’autre bouffon ça l’amuse de me laisser dehors comme ça. Tout ça parce que j’ai refusé de dormir avec lui cette nuit. J’ai quand même le droit de rester avec ma mère. Et cette nuit, je voulais être avec elle. Déjà que je n’ai pas la possibilité de la voir très souvent. Seulement ça ne plait pas à monsieur Chanyeol. Il me refait un sourire de sadique là. J’ai envie de le cogner. J’ai mes talons en main, je peux lui faire très mal je pense. Un coup bien placé pourrait lui faire très mal. Je soupire. Il ne semble pas décidé à me faire rentrer. Je tourne alors les talons et pars dans le jardin. Tant pis, autant aller me promener pour faire passer le temps. Il est quatre heures du matin, HyeKyo arrive vers cinq heures et demi, j’ai encore une heure et demi devant moi à attendre pour espérer rentrer.


Sous la neige et avec les éclairages, le jardin parait magique, irréel. Les flocons virevoltent pour se poser sur les plantes qui embellissent grandement cette partie de la villa. Je souris comme une conne et continue ma promenade, pieds nus. De toute façon, j’ai encore mon collant ultra chaud. Et si je remets mes talons, je vais glisser à coup sûr. Je réajuste mon manteau, sors une paire de gants des poches de cet énorme manteau que ma mère m’a offert et les mets. Je n’ai plus vraiment si froid même si tout de même je tremble encore. Je ne sais pas trop quoi faire. Je marche doucement, profitant du spectacle que m’offre la neige tombante. Le bonhomme de neige de JiYi ne ressemble plus à un bonhomme. Elle voudra sûrement en refaire un dans cette dernière semaine de vacances. Je ne sens plus vraiment mon nez et mes joues maintenant. Et ça ne fait que quelques minutes que je suis ici. Les minutes passent étrangement vite le matin pour aller en cours mais là, non elles prennent leur temps. Je repère un banc épargné par la neige et m’y installe. J’ai toujours froid en fait et là je n’arrive pas vraiment à me persuader que je n’ai pas froid. Je croise les bras et j’attends. Je ne sais pas vraiment ce que j’attends, mais j’attends. Je soupire, il me fatigue en fin de compte. Il ne veut pas me lâcher deux secondes, il ne veut pas aller voir ailleurs et me laisser tranquille ? Pourquoi est-ce qu’il s’acharne sur moi comme ça ? Je le mérite ? Je mérite sa colère qu’il calme en me baisant ? En me maltraitant parfois ? Je mérite réellement ça ? Okay, Haneul, ta gueule et arrête de te plaindre. Tu l’as accepté, tu te débrouilles.


« Tu te parles encore à toi-même ou tes lèvres tremblent ? »


Cette voix. Il est là ce con. Il n’a pas le temps de rajouter quoi que ce soit que je me lève et lui assène une gifle magistrale avec le peu de force qu’il me reste. Et juste après ça trou noir complet. Je crois que je me suis levée trop vite, mon cerveau n’a pas suivi et j’ai fini par m’évanouir. Maintenant, je suis au chaud sur quelque chose de moelleux. Je suis encore dans la neige ? C’est pas vraiment possible vu que j’ai chaud. Et j’ai terriblement chaud sur le côté gauche de mon corps. Mes yeux s’ouvrent enfin et l’obscurité m’effraie sur le coup. Je ne peux pas bouger, je suis sous des couvertures mais quelque chose me bloque en plus. Mon bras droit est encore valide apparemment. Je tâte à côté et trouve le bouton d’une lampe de chevet. La lumière m’éblouis et je couine. Je suis dans la chambre de Chanyeol. Je la reconnais de suite. Je tourne mes yeux vers la gauche et rencontre la mâchoire de mon tortionnaire. Ses yeux sont fermés et sa respiration est calme. Il dort paisiblement. Mon bras gauche est collé à son torse et je ne peux pas le dégager sans risquer de le réveiller. Et je n’ai pas vraiment envie de le réveiller. Sa joue gauche porte encore les traces de ma gifle avant ma perte de connaissance. Je soupire. Il l’a bien méritée.


Je replace ma tête correctement et soulève les draps. Je suis à poil. Fallait bien s’en douter. Il passe sa vie à me déshabiller ce gars. Je n’ai pas la force de bouger, de toute façon j’ai un côté bloqué alors autant dormir et ne pas réveiller le monstre qui ronfle à mes côtés. Je me tourne vers lui et le regarde dormir. Il est tellement plus mignon quand il n’est pas réveillé. Il semble paisible et moins dérangé par ses soucis une fois endormi.


Soudain je croise ses pupilles. Il s’est réveillé. Et merde, il est éveillé. Comment je fais là ? Je ne sais pas quoi faire et quand je tente de me retourner, son bras gauche se plaque contre mon dos et m’approche contre son torse.


« Tu n’es pas malade ? »

« Hum non pourquoi ? »

« Je t’ai laissé dehors avec ce froid tu te souviens ? »

« Oui je me souviens très bien même »

« Tu m’a giflé aussi »

« Tu as encore les marques »

« Puis tu t’es évanouie. Tu m’as fait peur à ce moment »

« Fallait pas me laisser dehors sale con »

« Je suis désolé »


STOP ! Est-ce que c’est moi ou le grand Chanyeol vient de s’excuser pour la première fois d’une crasse qu’il m’a faite ? Il vient bien de dire qu’il est désolé ? J’ai pas rêvé ? C’est énorme ! Faut le marquer quelque part ! Park Chanyeol vient de me présenter des excuses pour avoir été méchant !


« Tu parles encore seule. Parfois, j’aimerais bien rentrer là-dedans. »


Il tapote mon front avec ses doigts et sourit. Non, Chanyeol, tu ne veux pas rentrer dans ma tête, c’est bien trop le bordel depuis quatre mois par ta faute. Je recule ma tête pour qu’il arrête de me toucher. Il soupire et éternue, me faisant sursauter. En fin de compte, celui qui est malade c’est lui alors ? Il renifle et ses yeux sont limite vitreux. Je me rapproche de lui et colle mon front au sien. Il est bouillant. Je ne devrais pas rester ici, je vais choper son virus et je n’ai pas envie d’être malade pour cette dernière semaine de vacances. Mais évidemment il m’en empêche. Il me colle contre son torse, ma poitrine s’écrasant contre sa peau bouillante. Il brûle et il veut pas me lâcher. Je vais mourir de chaud et attraper son rhume. Ma vie est belle. Ses bras autour de ma taille, je sens ses mains descendre et se poser sur mes fesses. Il en perd pas une celui-là. Son front contre le mien, son souffle s’écrase sur mon visage. Ses lèvres effleurent les miennes. Il me serre encore contre lui. Je ne sais pas quoi faire. Je n’arrive plus à penser, mon corps le réclame. Je vais me frapper. Pourquoi est-ce qu’il me fait cet effet ? Je sens son sexe se tendre contre mon ventre. Même malade, il reste en forme.


Il pose ses lèvres sur les miennes et m’embrasse doucement. Je ne suis pas habituée à ça. Vraiment pas. On ne s’est jamais embrassé quand on couchait et là, il m’impose ça. Pourquoi ? J’ai bien compris que mon corps ne désirerait que lui jusqu’à la fin de ma vie. Enfin, d’un côté je n’espère vraiment pas parce que ça me ferait bien chier. Imaginez si je me trouve un mari, le pauvre. Oula Haneul, évite de penser à ton futur tout de suite.


« Haneul, arrête de penser »


Sa voix rauque me fait sursauter. Facile à dire, difficile à faire. Il ne fait pas ça depuis des années comme moi. Alors arrêter d’un coup, c’est mission impossible. Ses lèvres retrouvent les miennes et le baiser s’enflamme. Sa langue demande accès et je l’autorise sans broncher. Nos jumelles dansent un long moment avant que je ne mette fin à tout ça par manque de souffle. Chanyeol respire fortement comme s’il avait couru un marathon. Ses mains quittent mes fesses. L’une d’elle se glisse plus bas et attrape une de mes cuisses pour la soulever et la poser sur la hanche de mon tortionnaire. L’autre ne bouge pas de mon dos. Mes mains se posent sur son torse et je laisse glisser l’une d’elles le long de son corps, effleurant doucement sa peau puis la stoppant sur son membre tendu. Il soupire et ferme les yeux lorsque je laisse mes doigts jouer avec lui. Il colle son front encore une fois au mien. Il ne me laisse pas vraiment le temps de m’amuser et me retourne d’un coup, collant mon dos à son torse. Il attrape mes hanches et remonte mes fesses. Les préliminaires il connait pas vraiment en fait. Il me pénètre sans brutalité. Il est très lent et je ne sais pas pourquoi, mais mon cœur s’emballe. Mon corps se met à trembler sans que je puisse le contrôler. J’aime tellement cette sensation et en même temps, je ne devrais pas apprécier à ce point. Mais comment contrôler ce corps qui est censé m’appartenir mais qui en ce moment appartient plus à Chanyeol. Je gémis doucement. Chanyeol plaque ses lèvres dans ma nuque et commence à bouger doucement. Bien trop lentement. Trop de sensation se mêlent en moi là. Je perds totalement pieds.


Sa langue trace un sillon sur ma nuque. Il gémit lui aussi et je trouve ça tellement excitant. Mes lèvres s’entrouvrent et je laisse passer des gémissements plus forts les uns que les autres. Une main se plaque contre ma bouche. Il me chuchote d’être plus discrète. Comment l’être quand on vous baise comme ça ? Non, pardon, il ne me baise pas vraiment là. Il me fait carrément l’amour et je suis mal à l’aise. Pourquoi j’ai pensé à ça ? Pourquoi ? Je n’ai pas le temps d’y penser encore, que les mouvements de Chanyeol s’accélèrent et je lui mords la main. Son souffle s’accélère et il gémit dans mon oreille. Ses coups sont violents et me procurent énormément de plaisir. Je suis au bord de l’orgasme. Les doigts de Chanyeol glissent de ma bouche jusqu’à mon bas ventre. Il s’attarde sur mon bouton de chair qu’il maltraite pour me faire attendre l’orgasme plus vite. Je mords mon coussin pour étouffer mes cris de plaisirs et jouis entre ses doigts. Je le sens se contracter et jouir quelques secondes plus tard. Mon cœur s’est emballé et mon souffle est saccadé. Je suis épuisée. Et j’ai extrêmement chaud. Chanyeol disparait du lit et revient quelques minutes plus tard avec un verre d’eau qu’il me tend après avoir bu. Je ne le refuse pas. J’ai bien trop soif là. Il s’allonge à côté et attrape des mouchoirs. Il nettoie toutes les traces de nos ébats et m’en passe un. Je ne peux pas aller me doucher ? Non évidemment. Il est sûrement trop tôt là.


« Viens, allons-nous doucher dans ta salle de bain »

« On va nous voir. »

« Tout le monde dort »


Je n’ai pas le temps de dire quoi que ce soit comme d’habitude que je me sens soulevée du lit. Il m’enroule dans l’une de ses robes de chambre et me traine hors de la chambre. La robe de chambre est bien trop grande pour moi, je trébuche plusieurs fois et monsieur se marre. Il n’y a rien de marrant enfoiré. Il me soulève et me porte jusqu’à ma salle de bain, me trouvant trop lente. Il me débarrasse du vêtement et me pousse dans la grande cabine de douche. Il allume l’eau chaude mais je me prends d’abord l’eau froide, ce qui me fait hurler. Et lui, il rit encore et encore. Il me rejoint une fois que l’eau est chaude, évidemment. J’espère vraiment qu’il ne va rien tenter. Je n’ai envie de le refaire. Du moins pas comme tout à l’heure. Je n’ai pas perdu connaissance mais c’était quand même limite. Je ne veux pas ressentir ça avec lui. Je veux le ressentir avec une personne que j’aimerais vraiment. Pas avec ce trou du cul qui a des soucis mentaux. Il reste à une distance acceptable et se lave sans un regard pour moi. Ça me rassure dans le fond. Je me lave rapidement et sors la première. Une fois bien enveloppée dans une grande serviette, je quitte la salle de bain sans le prévenir. Il a pas vraiment besoin de savoir où je vais. De toute façon, je ne vais pas bien loin. Puis merde, pourquoi je cherche à me justifier ? Je me précipite dans ma chambre et cherche un pyjama pour la nuit. Enfin pour ce qu’il me reste, car j’entends HyeKyo s’activer dans la cuisine. Au pire, je ne dors pas. Je ne suis pas vraiment fatiguée maintenant.


La porte s’ouvre derrière moi au moment où j’enfile un jogging trouvé dans mon tas de fringues qui s’accumule dans un coin de la pièce. Chanyeol ne porte qu’une serviette tenant sur ses hanches et il semble contrarié.


« Qu’est-ce qu’il y a ? »

« HyeKyo est là »

« Oui j’ai entendu »

« Je ne peux pas te toucher »

« Tu m’en vois ravie »

« Je vais me coucher »


Le grand imbécile laisse tomber sa serviette et part se lover dans mes couvertures. Il compte dormir ici donc ? Il pense qu’ici c’est aussi chez lui ? Oui certes, cette chambre appartient à la maison des Park mais elle reste ma chambre tout de même. Et je ne veux pas de ce gars dans mon lit. Je soupire et lui tire un bras pour le sortir de là. Il grogne et tente de se retourner. Je tire encore et il râle. Il me menace à plusieurs reprises et je me fatigue pour rien. Il est trop lourd et moi bien trop faible. J’abandonne, je vais me faire une tendinite au poignet ou un truc du genre. Je lâche l’affaire et sors pour rejoindre HyeKyo dans la cuisine. Mais à ma grande surprise ce n’est pas HyeKyo qui se trouve dans la pièce mais ma mère. Je la regarde, me demandant ce qu’elle peut bien faire là. Je cherche l’horloge du regard et remarque qu’il est huit heures. Je pensais qu’il était bien plus tôt. Lorsqu’elle remarque ma présence, elle me sourit et me prend dans ses bras.


« Haneul ! »

« Maman, pourquoi es-tu debout ? »

« Je dois partir, je venais me faire un encas »

« Comment ça tu pars ? »

« Un souci avec l’entreprise. Rien de grave »

« Oh »

« Tu me prépares quelque chose ? Tu sais que je ne suis plus très douée en cuisine »

« Dis surtout que tu n’as jamais été douée »

« Moque-toi fille ingrate »


Je ris gentiment et l’attelle à la tâche. Ma mère m’observe pendant que je cuisine son repas pour la route. Je lui demande comment elle rentre et m’informe que monsieur Byun, notre chauffeur, ne devrait pas tarder à arriver. J’hoche simplement la tête et termine son encas. Elle me remercie et reçoit un appel. Sûrement monsieur Byun. Elle range son repas dans un sac en toile et je la suis à l’extérieur. Monsieur Byun est bien là. Il me salue poliment et je lui saute dessus. J’ai toujours adoré cet homme. Ma mère m’embrasse ensuite longuement et me somme de l’appeler plus souvent. Elle monte à l’arrière de la voiture et monsieur Byun ferme la portière. Il me salue et me souhaite bon courage dans mes études avant de monter à son tour dans le véhicule. Je repars vars la maison des Park et croise HyeKyo. Elle rentre du marché et me suit jusqu’à l’intérieur. Je l’aide à transporter les sacs de courses jusqu’à la cuisine et à tout ranger. Les Park vont sûrement se réveiller d’une minute à l’autre.


La porte de la cuisine s’ouvre soudain sur madame Park déjà habillée. Elle me prévient que ma mère est partie. Je lui explique que je l’ai vu avant qu’elle ne s’en aille. Elle me sourit puis se rapproche de moi.


« Haneul, dis-moi, est-ce que Chanyeol a ramené quelqu’un cette nuit ? »

« Pourquoi pensez-vous cela ? »

« J’ai entendu quelques bruits en me levant cette nuit »

« Oh je vois. Je ne sais pas. »

« Où est-il en ce moment ? »

« Dans sa chambre »

« Le lit est vide »

« Alors je ne sais pas »


Et merde. Je stresse à mort. Il a laissé sa porte ouverte comme un con. Si madame le découvre dans ma chambre, à poil qui plus est, je suis dans la merde mais grave. Elle connait mon statut depuis le début apparemment mais bordel, je ne veux pas qu’elle découvre notre étrange relation. Puis si elle le voit nu dans mon lit, elle va se faire tout un film. En même temps qui ne s’en ferait pas un ? Je prends congé et fonce dans ma chambre. Je secoue Chanyeol qui dort comme un porc. Il grogne et ouvre les yeux sans oublier de m’insulter allégrement.


« Ta mère est dans la cuisine, elle sait que tu n’es pas dans ton lit »


Ses yeux s’ouvrent en grand et je vois bien qu’il panique. J’ai un semblant de lucidité et cours dans la salle de bain pour récupérer sa robe de chambre. Il a tout juste le temps de l’enfiler que sa mère fait irruption dans ma chambre. On est mort ! Enfin, je suis morte ! Parce qu’à lui, elle ne va rien dire.


« Park Chanyeol ! Je peux savoir ce que tu fais dans la chambre d’une jeune femme dans cette tenue ? »

« Je … »

« Tu n’as pas honte ? Essayes-tu d’utiliser Haneul comme alibi pour avoir encore une fois découché pour je ne sais quelle fille qui ne voit que ton argent !? »


Je sens mon stress disparaitre d’un coup. Pourquoi madame pense-t-elle comme ça ?


« Utiliser Haneul ? Mère pourquoi insinuez-vous une telle chose ? »

« Je vois ton petit manège fils ingrat. Tu te sers de Haneul pour cacher tes conneries ! »

« Mais de quoi … »

« Tais-toi ! Comment oses-tu lui demander de te couvrir pour tes frasques ? »

« Je ne comprends pas »

« Tu te tais j’ai dit ! Tu ramènes ces filles chez nous et ensuite tu les fais sortir par la porte des employés. Je te vois faire ! Et tu demandes à Haneul de se taire pour chaque demoiselle qui foule le sol de cette maison ! Tu devrais avoir honte ! »

« Oui tu devrais avoir honte de me demander de faire ça »


Je m’autorise à intervenir dans la conversation. Ça me fait trop plaisir de le voir se faire engueuler par sa mère. Il me lance un regard menaçant mais j’ai pris la confiance pendant que sa mère gueulait.


« Haneul, tu ne devrais pas le couvrir pour ça. Je sais qu’il est effrayant comme son père, mais tu ne devrais pas couvrir ses bêtises »

« Je pensais bien faire »

« Je te demande d’arrêter maintenant. Je ne veux pas que tu fasses ça pour lui. »

« Je vous le promets »

« Maintenant monte t’habiller et je ne veux plus te voir dans cette partie de la maison dans ce genre de tenue. »


Il sort la tête basse. J’avoue ne pas comprendre le point de vue de madame Park. Tout ce qu’elle a dit, cela voudrait dire qu’elle l’a vu quitter cet endroit plusieurs fois depuis quatre mois. Elle a tout de suite conclu qu’il faisait passer ses conquêtes par là en me demandant de garder le secret. Mais pourquoi n’a-t-elle pas conclu que nous pouvions avoir une quelconque relation ? Du moins, à sa place, j’aurais conclu comme ça. Enfin, je préfère ne pas y penser. Ça ne se voit pas mais je jubile intérieurement et en même temps j’ai peur. Peur de ce qu’il va me faire. J’ai un don pour me foutre dans la merde mais vous l’avez bien remarqué. J’adore provoquer alors que je sais que ça va se retourner contre moi. Ma première année d’études supérieures ne va aller en s’arrangeant, j’en suis sûre.