Chapitre 5

par eli

Auteur : Hiera Ramuk
Titre : Too fast to live, too young to died
Personnages : Miyawaki, Hakuei, Hyde, Toshiya, Gackt, Tora, miyavi, Uruha, Zero…




Chapitre 5 :




« J'suis dégouté, déclara Tora tout en étant avachie sur le capot de sa voiture.
- Ouais ! C'est pas juste ! Pourquoi c'est le gosse qui se tape notre Madona ? Répliqua miyavi.
- Que veux-tu ? Personne ne résiste à l'appel de la pureté, soupira Hyde tout en portant son coca à ses lèvres.
- J'ai quand même la haine, répliqua Tora en regardant Zero glisser une fritte entre les lèvres d'un Miyawaki souriant. »
Lorsque le blond l'eut avalé, le brun pressa chastement ses lèvres contre les siennes puis adressa un grand sourire à ses six prétendants qui furent un peu plus démoralisés. Zero passa ensuite l'un de ses bras autour de la taille de son nouveau petit-ami et croqua à pleine dent dans son Big Mac tout en restant appuyé contre sa voiture.
« Moi ce qui me dégoute le plus c'est de pas pouvoir le dépuceler, soupira Uruha tout en piquant sa fourchette dans sa salade composée.
- Les mecs, la prochaine fois qu'on croise un jeunot aussi canon, on se le fait avant de le montrer à tout le monde, déclara Hyde.
- Si tu m'avais laissé allé le chercher j'aurais pu l'initier, lança Toshiya. Bien sûr je vous l'aurez prêté.
- Bon messieurs, nous on s'en va, répliqua Zero en s'approchant d'eux.
- Alors t'as décidé de sauter le pas avec le petit ? Demanda Toshiya tout en allumant une cigarette.
- Tu nous diras si c'est un bon coup ? Ajouta Gackt.
- Tu partageras, hein ? Lança Tora.
- Vous êtes irrécupérable, soupira Zero en reprenant le chemin de sa voiture dans laquelle l'adolescent l'y attendait déjà.
- Au faite Hyde, tu peux me déposer à la Jet 7 ? demanda subitement Hakuei. »
Les regards fusèrent vers le châtain et Toshiya esquissa un grand sourire avant d'attraper la taille d'Uruha et de l'attirer vers lui tout en déclarant :
« Hakuei ! Tu nous préviens pour quand vous aurez choisi une date, comme ça on fera un mariage double !
- N'importe quoi ! Et avec qui tu veux que je me marie ? Crétin ! S'écria Hakuei.
- C'est officiel avec ''le boss'' ? S'étonna Uruha en levant les yeux vers Toshiya sans pour autant se dégager de ses bras.
- Alors comme ça tu m'as trompé hier soir ! S'écria Hyde d'un air faussement outré.
- Hyde, je te propose de prendre tes affaires et de t'installer chez moi, répliqua Gackt. Je ne veux pas te savoir plus longtemps avec un homme qui te néglige autant.
- Gackt, c'est une demande en mariage ? Demanda le propriétaire de la BMW avec un grand sourire.
- Bien sûr mon cœur, répondit le blond en allumant une cigarette.
- Bon Hakuei, ça te dérange si on divorce ? Demanda Hyde.
- N'importe quoi ! S'écria Hakuei complètement exaspéré par leur degré de débilité. Même si t'étais la seule créature de la terre pour rien au monde je t'épouserais.
- Et que fais-tu des nuits torrides de notre lune de miel ? Demanda Hyde en prenant une mine affligée. Tu as donc oublié tous les mots doux que tu me murmurais ?
- Bon, laisse tomber j'y vais en taxi, répliqua Hakuei en sortant son téléphone portable.
- Est-ce la fin de notre couple le plus célèbre ? Hyde ! Cours chez le fleuriste et rattrape ta belle ! S'exclama Miyavi.
- Je croyais que c'était nous le couple le plus célèbre, s'étonna Toshiya tout en gardant Uruha contre lui. »
Hakuei fit une grimace et s'éloigna de ces malades mentaux tout en se demandant pourquoi il continuait à traîner avec eux. Hyde pouffa de rire et monta dans sa voiture pour le rattraper, sous les éclats de rire des autres.


OoOoO


Miyawaki était nerveux. Le jeune homme était assis dans le salon-cuisine de Zero mais n'osait pas vraiment bouger et se contentait de fixer l'écran noir du téléviseur tout en écoutant son petit-ami s'agiter dans la cuisine. Lorsque le brun eut fini de ranger les quelques objets qui trainaient, il observa l'adolescent et un sourire se dessina sur ses lèvres. Le blond était décidément adorable et sa timidité ne le rendait que plus mignon. D'ailleurs Zero se doutait de la raison de sa nervosité. C'était sans doute la première fois qu'il passerait la nuit chez un homme, la nuit dernière ne comptant pas vraiment à cause de son ivresse, sans parler qu'à présent ils étaient officiellement ensemble, ce qui voulait dire pas mal de chose, à commencer par le fait qu'il aurait sûrement à faire l'amour. Le sexe était quelque chose d'assez commun dans une relation mais il n'était pas difficile de deviner que c'était justement ça qui rendait mal à l'aise Miyawaki.

Zero prit place à côté de l'adolescent qui sursauta. Le blond lui adressa un timide sourire et le brun le prit brutalement dans ses bras et tout en lui caressant les cheveux, il lui dit :
« Mais ne soit pas stresser mon chéri. Je ne vais pas te sauter dessus ! Allé détends-toi. Et puis si ça te gêne que je dorme avec toi, je peux dormir sur le canapé.
- Non ! Ça va... c'est jusque que c'est la première fois que je suis réellement avec quelqu'un... en plus on se connait à peine.
- C'est justement pour ça que je ne vais pas te sauter dessus, lui dit son aîné en lui faisant relever le visage vers lui. Je ne critique pas ces six pervers pour faire comme eux après. »
Un sourire illumina le visage du blond et Zero déposa un tendre baiser sur ses joues avant de lui dire :
« Bon, je ne sais pas toi, mais je suis épuisé.
- Dans ce cas allons-nous coucher, répliqua le jeune garçon d'un ton enjoué. »


OoOoO


Hakuei sortit de la voiture de Hyde et ce dernier baissa la vitre côté passager pour s'écrier :
« Et mon bisou ? »
Le châtain lui fit un doigt d'honneur alors que le brun éclatait de rire tout en démarrant. Hakuei le regarda partir tout en grommelant un juron puis il prit la direction de l'entrée de la boite de nuit. Lorsqu'il passa la porte, il se fit accueillir par Bou qui était comme à son habitude en tenue de lolita. Le châtain le salua et lui demanda où était son patron. Le blond parut gêné et lui dit :
« Je ne sais pas. ''Papa'' n'est toujours pas venu. Généralement il me prévient quand il ne vient pas, mais bon... il est peut-être très occupé. »
Tout en écoutant le blond, le châtain posa son regard sur Saga qui était adossé au bar. Les deux hommes se regardèrent longuement jusqu'à ce qu'Hakuei dise au blond qui se trouvait à ses côtés :
« Et bien je te remercie Bou. Bon courage pour l'accueil. »
Le blond le gratifia d'un sourire et reporta ensuite son attention sur les clients qui étaient en train d'arriver. Hakuei quant à lui s'avança vers Saga qui étira un large sourire sur ses lèvres imbibées d'un gloss à la fraise. Hakuei prit place à côté de lui et commanda une bière à Ken qui la lui servit immédiatement. Saga se tourna alors vers lui et tout en caressant son bras il lui demanda :
« Alors, tu es venu seul ce soir ?
- Oui, répondit le châtain en buvant sa bière.
- ''Papa'' n'est pas là, alors si tu veux bien, je pourrais te tenir compagnie et peut-être même te distraire, chuchota-t-il à son oreille tout en frôlant son lobe avec ses lèvres.
- Tu ne sais pas où il pourrait être ?
- Il était encore chez lui quand je l'ai quitté à quinze heure. »
Un blanc s'installa et Ken qui essuyait un verre leva les yeux vers Hakuei et lui dit :
« Je te conseille d'aller le voir chez lui.
- Pourquoi je ferais ça ? Demanda Hakuei d'un air indifférent.
- Histoire de voir si le boss est encore vivant, répondit le brun avec un petit sourire aux coins.
- Ça veut dire quoi ça ? Questionna le châtain avec une pointe d'inquiétude.
- Rien. Seulement on sait toi comme moi que le boss n'a pas de très bonnes fréquentations ces derniers temps. »
Un nouveau blanc s'installa et Hakuei prit le temps de boire une autre gorgée de sa bière avant de sortir un billet, de le poser sur la table et de se lever pour partir.
« Je t'appelle un taxi, répliqua Ken. »
Hakuei lui lança un regard furieux et marcha les poings serrés jusqu'à la sortie.
« Bon Ken t'arrêtes de casser mes coups ! S'écria Saga tout en s'emparant de la bière d'Hakuei.
- Parce que tu crois que t'avais une chance avec lui ? Se moqua le barman en s'accoudant au bar. »
Le châtain lui lança un regard noir mais ne rétorqua rien, ce qui fit rire le brun.


OoOoO


Uruha était rentré tôt, mais les autres n'avaient pas non plus tardé à prendre le chemin de leur lit, qui pour la plupart était vide et froid. Le châtain allait lui aussi passé la nuit seul, mais c'était plus par choix car il n'avait vraiment pas envie de s'encombrer d'un amant, du moins pas ce soir. En effet, il ne se sentait pas très bien, notamment depuis qu'il avait vu Zero et Miyawaki ensemble. Ces derniers avaient l'air de vraiment bien s'entendre mais là n'était pas le problème, car Uruha n'avait pas de réelle vu sur l'un d'eux. Ce qu'il enviait par contre c'était leur complicité, c'était ce qu'il avait vécu à ses côtés et le fait de repenser maintenant à lui alors que presque deux ans s'étaient écoulées depuis son départ, lui donnait mal au cœur. Il avait pourtant cru l'avoir oublié, mais ce n'était pas le cas. Un triste sourire se dessina sur ses lèvres alors qu’il ouvrait la porte de son appartement. Il posa ses clefs de voiture sur le buffet et se dirigea vers la cuisine où il ouvrit une bouteille d'eau gazeuse qui trainait dans le réfrigérateur. Alors qu'il portait son verre à ses lèvres, il le lâcha. L’autre homme esquissa un petit sourire puis se détacha du chambranle et s'avança un peu plus dans la pièce alors qu'Uruha reculait tout en faisant un non de la tête. Le châtain heurta l'évier et l’autre s'arrêta juste devant lui avant de glisser ses doigts dans sa chevelure tout en lui frôlant la joue du bout des doigts.
« Bonsoir Ruwa-chan. »
Le châtain se troubla mais reprit très vite le dessus sur ses sentiments et serra des poings avant de lui donner une gifle magistrale. L’autre la reçu de plein fouet et l'accepta car après tout, il la méritait bien.
« Je peux savoir ce que tu fous là ? S'écria Uruha qui se retenait de lui en remettre une. »
L’autre homme posa lentement son regard sur lui et l'indifférence qu'Uruha vit dans ses yeux lui fit très mal. L’autre leva le bras et lui montra une clef.
« J'ai oublié de te rendre ça la dernière fois. »
Un nœud se forma dans l'estomac du châtain qui la lui arracha des mains avant de le pousser pour passer. L’autre le regarda avec une pointe d'amusement puis lui dit :
« Bon et bien je crois que je vais te laisser. »
Uruha qui lui tournait le dos se figea et serra des poings tout en l'entendant prendre la direction de la porte d'entrée. Le châtain ferma douloureusement les yeux et serra la clef contre lui avant de se retourner et de le rattraper. L’autre avait à peine ouvert la porte qu'une paire de bras lui entoura la taille et qu'un visage se pressa contre son dos. L’autre homme esquissa un large sourire et sans pour autant le lâcher, Uruha lui dit sèchement :
« Tu n'es qu'un salaud. Tu veux encore m'abandonner ? Tu ne crois pas que tu m'as fait suffisamment de mal ? Je te hais Satsuki et tu ne peux pas savoir à quel point. »
Uruha resserra ses bras autour de lui et le Satsuki referma la porte tout en gardant son grand sourire aux lèvres. Il se dégagea délicatement des bras du châtain et se retourna. Uruha garda les yeux baissés. Le blond glissa son index sous son menton pour lui faire relever son visage. Quand leurs regards se croisèrent une larme roula sur la joue du châtain et Satsuki l'effaça avec son pouce avant de lui donner un violent baiser. Uruha, tout en gémissement dans sa bouche, passa ses bras autour de son cou alors que Satsuki laissait ses mains glisser sur ses hanches avant de s'emparer de ses cuisses. Il le souleva et le châtain lui encadra la taille avec pour ne pas glisser. Le blond le plaqua d'abord contre le mur et profita du contacte de sa langue sur la sienne avant de l'emmener vers ce qui fut longtemps leur chambre. Satsuki monta à genoux dans le lit et déposa délicatement son amant sur le matelas tout en s'allongeant sur lui. Là, ils échangèrent de longs et passionnés baisers jusqu'à en manquer d'air. Quand ils dessoudèrent malgré eux les lèvres pour respirer, Satsuki enleva sa veste noire pendant qu'Uruha défaisait sa chemise blanche afin de s'emparer de sa peau douce et parfumée. Le blond le laissa lui humidifier le torse et le châtain joua de sa langue sur ses boutons de chair qui durcissaient sous le plaisir. Satsuki lui caressa les cheveux puis lui fit relever le visage et engouffra sa langue dans sa bouche avant de défaire lentement ses vêtements, allant de son gilet mauve à son haut puis son pantalon découpé de manière à dénuer ses superbes cuisses. Quand le châtain fut en boxer, le blond lui hotta ses bottes et les posa avec précaution sur le sol. Uruha se redressa alors et souda leur lèvres tout en défaisant la boucle de sa ceinture, faisant ensuite glisser le pantalon de son amant sur ses cuisses en même temps que son boxer découvrant ainsi son érection qu'il prit immédiatement en bouche. Satsuki lui caressa les cheveux tout en passant sa langue entre ses propre lèvres pendant qu’Uruha débutait ses excitations buccales qui étaient des plus agréables. Avant que son amant n'arrive à sa fin, le châtain retira la colonne de chair de sa bouche et releva le visage pour cueillir un baiser sur ses lèvres. Satsuki esquissa un large sourire et le plaqua contre le matelas tout en lui enlevant son sous-vêtement et en lui faisant écarter les cuisses. D'une main, il le masturba énergiquement ce qui obligea Uruha à rejeter la tête en arrière pour apprécier ses caresses. Le blond en profita alors pour glisser trois doigts dans sa bouche et le châtain les lui suça, glissant parfois sa langue entre eux de la manière la plus érotique possible. Quand il estima que ses doigts étaient suffisamment mouillés, Satsuki les porta à son intimité sans pour autant arrêter ses mouvements sur son érection. Uruha releva de lui même les jambes quand il se sentit pénétrer par ses doigts qu'il glissait un à un en lui, prenant son temps pour l'habituer et lui procurer du plaisir.
« Prend-moi... Satsuki..., finit par gémir le châtain. »
Le blond esquissa un large sourire et ralentit sa masturbation afin de pouvoir le pénétrer avec sa virilité. Uruha ferma les yeux et continua à gémir à la fois de douleur mais aussi et surtout de plaisir. Quand les coups butoirs de Satsuki commencèrent, Uruha s'agrippa aux barreaux de son lit et cria le nom de son amant ce qui ne lui donna que plus de vigueur.
Submergé par l'émotion mais aussi par le plaisir que lui procurait son amant retrouvé, Uruha se vida le premier dans la main du blond qui lécha sa semence avant de prendre appuis sur le matelas et de lui donner des coups de reins encore plus rapides et brutaux. Uruha en plein orgasme, n'arrêtait pas de s'agiter dans tous les sens, enfonçant parfois ses ongles dans le matelas mais aussi dans les épaules de Satsuki qui n'en était que plus satisfait. Mais surtout, le châtain commençait à manquer de voix, sa gorge était sèche et respirer lui était si pénible ! Il n'y avait que Satsuki pour lui faire vivre de telle sensation et lorsque ce dernier se libéra dans son corps, le châtain poussa un gémissement de soulagement. Le blond se retira et l'embrassa longuement avant de s'allonger à côté de lui. Uruha se blottit contre son torse et nicha son tête dans le creux de son épaule alors que Satsuki lui caressait doucement le dos.


OoOoO


Hakuei descendit avec une certaine nervosité de son taxi qui redémarra très vite, le laissant ainsi seul devant la grande grille de la résidence d'Aoi. Le châtain se demandait encore ce qu'il faisait ici, mais tout ça était de la faute de Ken et de sa façon d'exposer les choses. À l'entendre quelque chose de grave se préparait et Hakuei s'était senti obligé de passer chez le boss afin de s'assurer qu'il était toujours en vie. Alors qu'il marchait en direction de la cabine du gardien de nuit, un bruit de moteur attira son attention. Hakuei scruta l'obscurité et aperçut une luxueuse voiture garée non loin. Un homme blond lui lança un rapide regard puis monta à l'arrière. Hakuei se figea. Il le connaissait. Il s'agissait de Shinya. Un nœud se forma dans l'estomac du châtain qui se dépêcha de prendre la direction du bureau du gardien pour qu'il le laisse entrer. Dès qu'il eut l'autorisation de passer le portail, Hakuei courut jusqu'à la grande maison qui se dressait derrière l'immense parc dans lequel il se trouvait. Sans prendre la peine de sonner il entra et traversa le hall vide pour rejoindre un petit salon, celui où Aoi aimait boire un verre de cognac le soir tout en admirant la vue qu'il avait sur la mer. Lorsqu'il aperçut le châtain debout devant la baie vitrée, Hakuei poussa un soupir de soulagement et se traita d'idiot pour avoir paniqué autant pour rien. Cependant, il était heureux de savoir son ami en un seul morceau.
« Aoi ? »
Le châtain ne bougea pas mais il but d'un trait son verre. Hakuei avança vers lui et s'arrêta à moins d'un mètre. Là, il l'observa attentivement et se rendit compte que quelque chose clochait. Aoi qui était si soigné d'habitude avait les vêtements poussiéreux et plein de faux plis. Mais il n'y avait pas que ça, ses cheveux étaient complètement désordonnés et il persistait à lui tourner le dos.
« Aoi ? »
Hakuei n'eut aucune réponse, ce qui ne fit qu'accroitre son inquiétude.
« Aoi, dit quelque chose. Regarde-moi au moins. »
Les doigts du brun se crispèrent sur son verre mais il ne bougea pas. Hakuei serra des poings puis lui saisit le bras et le fit se retourner. Là, il fut stupéfait. Aoi avait la lèvre ouvert et le visage était couvert de bleus. Le brun détourna les yeux et serra des dents pour s'empêcher de verser la moindre larme. Il ne manquerait plus que ça ! Mais voir Hakuei là... non c'était plutôt qu'Hakuei puisse le voir dans cet état là, le frustrait. Il aurait souhaité que le châtain n'en sache jamais rien, il aurait aimé le tenir loin de cette histoire mais c'était impossible, surtout qu'il lui avait présenté Shinya la veille. Mais il s'était sentit obligé de le faire parce que les regards que le châtain avait pu leur lancer chaque fois qu'il les avait vu ensemble l’avait mis mal à l'aise. Aoi avait donc voulu mettre à plat sa relation avec Shinya et dire à Hakuei clairement qu'il n'y avait rien en eux. Hakuei avait fait mine de s'en moquer, mais alors pourquoi était-il là ? Pourquoi avait-il l'air si affligé de le voir avec un visage complètement meurtri ? Il comptait donc pour lui ? Quelque part Aoi en était satisfait, même s'il aurait aimé le laisser en dehors de tout ça.
« Aoi...
- C'est rien, répliqua le brun.
- Comment ça c'est rien ! Non mais tu t'es regardé ?
- J'ai juste fais une chute.
- Parce qu'en plus tu te fous de ma gueule ?
- Hakuei... »
Aoi se troubla légèrement mais se reprit très vite et répliqua froidement :
« De toute façon ce sont mes affaires.
- Tu as raison. C'est ton problème si tu te fais tabasser et si tu te fais tuer. »
Le châtain lui tourna les talons et Aoi fit un geste pour le rattraper mais se rétracta à la dernière minute. Il se contenta de le regarder sortir de la pièce tout en grommelant des jurons. Aoi soupira mais un léger sourire se dessina malgré tout sur son visage. Il comptait pour Hakuei et malgré ce qu'il pouvait bien dire, le châtain s'inquiétait pour lui et ça, c'était amplement suffisant pour le lui.






À suivre...