Alors c'était ça...

par MaggieSuga95

Chapitre 4 : Alors c’était ça


C’était le matin. Déjà. Assis sur le bord du lit, je ne pouvais que regarder l’être endormi à mes côtés. J’avais envie de pleurer. Crier ma haine au monde entier. J’avais peur. Peur pour lui, Min Yun Gi. Yun Gi est arrivait dans ma vie comme un pur hasard, a chambouler mon quotidien, m’a fait connaître ce que j’aurais pu penser ne jamais vivre. C’était tel un ange gardien. Mon protecteur. A ses côtés je me sentais apaisé, libre, protéger. Faible par moment voir dominer… n’y prenait pas comte. Ce garçon que j’appelai désormais petit ami était la proie d’un malheur. J’en étais certain. Depuis le début. Et bien sûr j’étais proche de savoir ce qu’il en était…


Je sortais du lit, m’agenouillant à côté de celui-ci, observant mon petit chat pâle. Je contemplais sa peau lisse et tellement blanche. Je pouvais me réjouir d’être tombé sur ce bel homme. Par contre lui non. Mes pensées ont toujours étaient très peu catholique. Mais apparemment lui aussi. Ma main ce balada sur son visage au trait parfait, simple et très… mieux vaut pas que je pense ça. Je suis capable de tout. Vraiment tout quand il s’agit de lui. Je caressais ses cheveux roux et profita pour embrasser mon homme. Je sentais mon corps partir en avant, prisonnier de deux bras. Le sale traître ! Je me retrouvais une fois de plus sous son poids. Bah voyons, vas-y je t’en prie chauffe moi encore une fois ! Surtout que j’aurais aucun moyen pour me soulager ni même le temps ! Oh no. Pas ça. Pas. Ce. Regard ! Nan nan nan ! Min Yun Gi tu es un homme soumis dans très peu de temps, crois moi. Le lion ne se fera plus dominer par le petit minou que tu es !!! Jamais. Il me regardait avec ce regard brûlant, celui où t’es sûr de ne pas t’en sortir. Mais vraiment pas. Il commençait à ce rapproché de moi, doucement tel un félin voulant attraper sa proie. Wait ! Moi une proie ? Ola mon minet tu te trompes beaucoup en ce moment. Je pris le premier livre de cours que j’avais sous la main et le lui colla sous le nez. Grognement. Je comprends. C’est frustrant hein ?


Je le sentis descendre de moi et me soulever par la taille. Alors il abandonne comme ça ? C’est trop facile. Beaucoup trop même ! Je sens la connerie à la ronde. Il ne m’aura pas deux fois !!


-Stop ! Il me regarde curieusement. Surpris je dirais. Ouais j’ai contrecarré tes plans, ça te met les nerfs hein ? Hehe

-Mais j’allais pas faire ça !!

-Bah voyons ! Prend moi pour une cloche t’en que t’y es !

-Les cloches c’est pas sexy…

-Nan mais ça résonne bien.

-Tu veux que j’essaye pour confirmer ?

-Confirmer quoi ?

-Bon sang t’es vraiment naïf quand t’a pas tes pensées perverse.

-J’en ai pas !

-Bah voyons, je sais très bien que j’étais violable à t’en faire cramer les yeux tout à l’heure !

-Mais paaaaaaas du tout !

-Tu veux vraiment jouer à ce jeu ?

-Nan je veux me laver.


Et puis quoi encore ? Mes pensées perverse ne le regarde pas ! Elles sont à moi et j’en fais mes fantasmes pour la nuit. Toute façon s’il veut faire sonner la cloche c’est qu’il est autant frustré que moi !


Je partis donc me laver, fermant bien la porte à clé. On n’est jamais assez prudent avec cet abruti. Je me recoiffé, vite fais avant de sortir. Je pris rapidement mon sac et déposait un baiser sur ma propriété. Ouais, Yun Gi est à moi. Quelqu’un veut peut être s’y opposer ?! Mon homme fit de même (un bisou bien sûr !) et je partis avec, comme d’habitude, la désagréable sensation d’être esclave des cours. Et bien sûr Yun Gi ne commencer qu’à dix heures !! Bah j’ai envie de dire, pas grave ! Ce soir je le rejoindrais à son cours d’Art .



La journée c’est plutôt bien passer. Dormir et ne penser qu’à ses fantasmes c’est plutôt agréable je dirais. Mon regard ce perdit sur l’horloge ornant le mur de la salle de cours. 17h48. soit 2 minutes avant la fin des cours. Youpi. Je suivais la petite aiguille, comptant chaque seconde qu’il restait pour enfin être libre. C’est un plaisir absurde mais tellement agréable. Mes jambes bougeaient d’impatience, me faisant tortiller sur ma chaise. Je ne savais pas que deux malheureuses minutes pouvaient être aussi longues !


-Kim Tae Hyung ! Arrêtez de bouger tel un asticot, vous me donnez la nausée !


-Désoler professeur Kwon.


Et le sermon ? Bah j’en ai pas eu ! Comme on dirait si bien, sauvez par le gong ! Je sais c’est nul, c’est vieux mais c’est classe quand ça rime avec la situation. Je pris donc mon sac à grande vitesse, rangeant mes affaires n’importe comment, sortant de la salle tel un TGV dernier cri. J’arrivais au pas de la porte de la salle des Arts. Inspiration, expiration. Je ne devrai pas faire ça avec le nombre de nuit chaude passée ! Je rentrais alors, souriant et plein de joie dans la salle. Comme d’habitude la pièce était éclairée par le soleil couchant, donnant un aspect agréable et chaleureux. Comme à l’accoutumé chaque étudiant était au travail, tranquillement, dans cette grande salle où je repérai assez facilement Yun Gi. Je m’avançais tout heureux quand mon sourire ce perdit. Ma perversité, mon sadisme, ma joie, mon humour n’était plus en marche. Parce ce que là ce tenait la réponse que j’appréhendais depuis quelques temps.


Non loin de moi, assis devant un bloc d’argile, Yun Gi ce concentrer à sculpter un vase. Ses mains se poser n’importe où et écrasa avec énervement le petit bloc d’argile. Dans son excès de colère, Yun Gi poussa involontairement un petit pot qui ce brisa au sol. Il ce baissa automatiquement. Vous ne me diriez rien d’étrange pour l’instant. Mais là si. Mon homme tenté de récupérer les petits bouts de pot étalé au sol, s’écorchant les mains. En gros c’est comme si on lui avait mis un bandeau sur les yeux et qu’il devait ramasser les débris. C’était plus qu’évident à présent. Yun Gi devenait aveugle.


Comment ? Pourquoi ? Je ne vais pas m’étaler sur le sujet. Je n’étais plus vraiment apte à me poser des questions. Je n’étais également plus sûr de ce que je pensais, vivais ou bien même comprenais. Etais-ce vraiment réel ? Je n’arrivais pas à croire que ce que je pensais reflétait la triste et pâle vérité qui m’entourait moi et mon homme. C’était un calvaire. Je m’approchais pourtant de Yun Gi, m’agenouillant à ses côtés. Ses yeux noisettes laissaient ce déverser quelque larmes. Des larmes qui coulaient depuis que je m’étais rapproché de lui.


-Tae Hyung ?


-…


-Tae…


Et j’ai fait le lâche. Je courus hors de la salle, m’arrêtant juste devant la porte. Je le regardai, sa main tendu dans le vide vers là où j’étais. Ses yeux trempés semblaient fixer le sol. Sa voix, cassé, brouillé par la panique, et la tristesse n’était qu’un souffle de plus avant qu’il ne comprenne que j’étais parti. Je me remis à courir, m’arrêtant une nouvelle fois dans les escaliers. Je me laissai pathétiquement tomber au sol, m’appuyant sur le mur, entourant mes jambes de mes bras. Bras qui soutenaient ma tête, laissant ma peine sortir autant qu’elle voulait.



Il a dû ce passer seulement cinq minutes avant que je reprenne mes esprits. Pathétique. J’avais promis à Yun Gi que je serai là pour lui quoiqu’il arrive. J’étais bien con d’avoir trahit sa confiance, imbécile de ne pas avoir comprit ce qu’il ce passait et vraiment monstrueux d’être parti tel un lâche pour pleurer toute les larmes de mon corps. Pour finalement comprendre que celui qui devait être le plus malheureux était sans aucun doute Yun Gi. C’est lui qui n’avait plus cette chance de voir ce qui l’entourait, lui qui ne pourrait sans doute continuer dans sa passion et encore lui qui venait tout juste de sentir que l’homme qu’il aimait venait de s’enfuir face à son malheur. Face à quelque chose qui lui semblait bien trop grand à surmonter. Face à quelque chose qui pourtant pouvait être surmontable à deux. Sans réfléchir une minute de plus, je couru jusque dans la salle, cherchant une quelconque trace de mon homme. Je me dirigeais vers les débris, apercevant les affaires de Yun Gi encore présente. Il ne devait pas être loin. Je croie.


-Tae Hyung ?


-Hmm ? Oh Namjun-hyung !


-Tient. C’est Yun Gi qui m’a demandé de te le donner quand tu reviendrais.


-Oh…merci. Mais il est…


-Tu devrais le rattraper vite. Il n’avait pas l’air bien.


Merci de répondre à mes questions tout juste préparée. Je pris l’objet que me tendais Namjun, l’observant avec tristesse. Un petit chat en porte clé, avec une inscription dessus : forever. Namjun me prit le bras et me sortit hors de la salle. Va le chercher !



Point de vue Yun Gi


Ma main restée dans le vide. Inutile de chercher je pense. Taehyung était parti. J’aurais dû m’en douter, je n’aurais vraiment pas dû m’accrocher à lui. Pourquoi j’ai délaissé mes barrières, ma protection contre mes sentiments face à lui ? Pourquoi ai-je voulu faire confiance aussi facilement à une personne que je ne connaissais que depuis peu ? Pourquoi suis-je aussi idiot ? Et pourquoi ai-je voulu croire un instant que l’on m’offrait là une chance de vivre malgré ma maladie ?! Stupide et têtu. Ouais c’est exactement ça, j’ai succombé sans avoir lutté.


Ma vue était tellement floue, brouillé, noir. Comme si la nuit venait s’emparer de moi. Je n’avais aucun moyen de me repérer visuellement. Je ne pouvais faire confiance qu’à mon instinct à présent. De ma main, je cherchais mon sac, le trouvant à quelque pas de moi. Je fouillais pour en sortir un petit objet. Un chat avec un mot gravé dessus. Un mot important. Je me levais, tentant d’être naturel malgré ce qu’il venait de ce passer. Je pouvais d’ores et déjà être rassuré il n’y avait que deux ou trois élèves présent. Dont mon ami, que j’appelais d’une faible voix.


-Namjun ? J’entendis une porte d’armoire ce fermer et des pas lointain ce rapprocher de moi. Il n’avait rien vu. Il était face à moi. Je sentais son souffle chaud contre mon visage. Et je pouvais déjà savoir qu’il devinait ce qu’il c’était passer. Parce qu’il savait.


-Tu… ça a déjà… enfin je veux dire…

-Laisse tomber Namjun, je veux pas que tu t’inquiètes.

-Trop tard ! Je sais que tu ne me voies pas ! Pourquoi tu m’as rien dit ? Tu m’as laissés loin de toi et tu m’as mentis si j’ai bien compris !

-Non ! Je veux pas que tu t’occupes de moi. Tu n’as pas à t’occuper de moi d’ailleurs. C’était déjà foutu pour moi de toute façon… Je ressentais la tristesse de mon ami. Après tout, quand on perd un de nos sens les autres sont d’autant plus efficaces. Je savais qu’il retenait ses larmes. Mon meilleur ami était trop fleur bleu, trop émotif. Il allait me manquer. Tu as toujours le bracelet ?

-De l’amitié ? Ouais je l’ai… tu…tu vas faire quoi ?

-Quelque chose et je m’en excuse d’avance.

-Je viens avec toi !

-Non ! Donne ça à Taehyung. Il comprendra… et surtout ne lui dis pas de me suivre ! Mon ami me regarda sûrement avec tristesse. Je ne savais pas où poser mon regard, de toute façon rien ne pouvait l’attirer. Plus maintenant.


Je me mis en chemin, sortant de la salle de façon à ne pas tomber sur Taehyung. Je descendais avec précaution les marches de l’escalier. Ne pensant même plus à la suite des événements. Toute façon je n’étais plus rien. J’ai 19 ans, en fin d’étude, abandonner par sa mère qui avait eu peur de sa maladie, de son père qui ne voulait pas d’un fils aveugle et de son frère qui n’était plus de ce monde. Un travail trouver grâce à son cousin, un faible revenu qui pourtant permettait de payer un appartement plutôt sympa mais qui ne payer pas assez les médecins. Parce que moi, Yun Gi, était atteint d’une maladie qui me rendait aveugle. Une maladie que je pouvais soigner mais qui pourtant ne pouvait payer le traitement. J’étais seul.


Je sortais de l’école, m’arrêtant de suite en entendant le son harmonieux de la pluie battante. J’avançais sous l’averse, ignorant ses gouttes d’eau glacé touché ma peau et me mouillé jusqu’à en devenir malade et trempé. Je me fichais de tout ce qui m’entourait, parce qu’on m’avait autant ignoré. Alors je marchais, sans savoir où j’allais, sans savoir ce que j’allais devenir, sans savoir ce que Taehyung et Namjun feront. J’étais seul et sans défense, loin de tout bonheur, de toute envie de vivre. Je voulais me battre parce que Taehyung était à mes côtés, mais maintenant à quoi bon s’accrocher à la vie quand plus personne n’ose s’approcher de vous, vous aidez. Namjun aurait pu. Il a toujours était là. Mais lui devait penser à sa famille. Elle était bien plus importante. Ils m’oublieront tous. Je te rejoins mon frère, peut être, sûrement ou pas…ou plus tard.

J’avançais vers ce qui semblait être une route. Une porte de sortie ? Peut être… je ne voulais plus me battre.



Point de vue Taehyung


Je descendis le plus rapidement possible, ratant des marches, me rattrapant au mur. Je paniquer, je suffoquais. Je sortis hors de l’établissement, cherchant la moindre trace de Yun Gi. Mon portable sonnait et je pouvais y lire un message de Namjun. Depuis quand il avait mon numéro ?

-Tu l’as trouvé ? Au faite c’est Yun Gi qui m’as passé ton numéro. Pour les urgences on va dire !

-Ok. Non je le voie pas. J’ai peur…

- Retrouves-le ! Il doit pas être loin !


Plus facile à écrire qu’à faire ! Je me mis en chemin, suivant un trajet qui mené vers une grande route. Un vacarme assourdissant m’arrêta. Des cris, des appels à l’aide… je commençais à sérieusement m’inquiétais.


-Pourquoi tu bouges pas ? Cours !

-Namjun Hyung ?


Je savais bien qu’il n’allait pas rester longtemps à l’attendre ! Il me prit le bras et ce mit à courir dans la direction où avait eu lieu le vacarme. On ne prit pas beaucoup de temps. Namjun s’arrêta, me stoppant alors. Sous nos yeux ce trouver une scène d’horreur. Deux voitures s’étaient rentré dedans, un bus bloquant le passage piéton, lui aussi bien amoché. Des corps ensanglanté étaient éparpillés sur la route. Je pu voir une veste du lycée. Non. Pas ça, pas lui. Namjun composa le numéro de Yun Gi. Un téléphone sonna. C’était sa sonnerie. Je la reconnaissais, on ce mit à chercher d’où venait le son jusqu’à finalement nous diriger vers le bus et les quelque corps sans vie. Il était là. Il nous avait quittés.