The Light oh the Headlight

par Poplol

Il roulait à toute allure sur les routes désertes. La pluie inondée son parebrise. Il ne savait toujours pas pourquoi il l’avait écouté. Il savait qu’avec lui il allait boire et se retrouver comme un con tout seul en plein milieu du bar. Comme toujours il lui avait pris la tête pour qu’il accepte de quitter son phare et de sortir boire juste un verre. C’est ce qu’il lui avait promis, un verre et il pourrait rentrer.


Mais voilà ce n’était pas du goût de Nam Joon de se bourrer tous seul dans son coin. Il l’avait donc supplié avec sa frimousse de rester avec lui. Et cet abrutit qu’il était, avait accepté. De toute manière cela ne devait pas lui faire de mal de penser à autre chose que la solitude que son métier lui accordait.


Mais voilà comme à chaque fois son meilleur ami avait eu cette irrépréhensible envie de chasser. Il était normal qu’un simple pêcheur succombe à l’appel d’une magnifique sirène. C’était du Nam Joon tout craché. Enfin, il faudrait peut-être lui apprendre que la sirène séchée ce n’est pas forcément bandant pour le commun des mortels. Ah oui parce qu’il faut préciser que son pote ne chassait pas n’importe quelles sirènes, son trucs à lui c’était les défraichis. Les vieilles sirènes, que plus personne n’osait toucher. Il disait qu’elles avaient beaucoup plus d’expérience que celle de notre âge. Et que pour un pêcheur au bout d’un moment l’odeur du frais lui donner la nausée. Bref, il ne fallait pas essayer de le comprendre, il avait toujours été un peu spécial son pote.


Il était donc parti en chasse, avait trouvé sa proie, qui avait minimum soixante-cinq ans. Et bien évidemment elle avait mordue à l’hameçon, flattait qu’un petit jeune, plutôt bien foutue, s’intéresse à elle. Et comme à son habitude il l’avait laissé planté au bar comme un con, afin de pouvoir roucouler avec sa prise tranquillou, toute la nuit.


Plus jamais il ne se referait avoir par ce boulet. Il se retrouvait au volant sous la pluie, les idées pas aussi claires qu’il le croyait. Il voyait de loin la lumière de son phare tournoyer dans la nuit couverte. Heureusement qu’il était là d’ailleurs. Ce sont dans ces moment-là, qu’il était heureux d’être gardien de phare. Au moins quand il rentrait un peu éméché c’était pratique pour retrouver le chemin de la maison.


Malgré cela, il avait de plus en plus de mal à voir la route, la pluie crachait des trombes d’eau. Ses yeux commençaient à se fermer tant la fatigue dû à l’alcool le prenait. Il cramponna alors son volant maudissant son meilleur ami, et cherchant un plan machiavélique pour lui faire regretter sa traitrise.


Sans comprendre ce qu’il se passa, il percuta un objet lourd, qui s’explosa de tout son poids sur le parebrise. Jimin par peur braqua immédiatement la voiture et sortit de celle-ci.


Comme moyen de décuvé il n’avait jamais eu remède plus radical et plus brutal. Il prit sa veste pour tenter de se protéger de la pluie torrentielle. Il s’approcha de l’objet et eu la stupéfaction de voir qu’il s’agissait d’un corps humain.


Il essaya de reprendre ses esprits et analysa la scène. Un vélo était propulsé quelques mètres plus loin et dans un sale état. Le corps, lui, avait été éjecté non loin de la voiture. Il s’approcha priant de toutes ses forces qu’il soit encore en vie. A ce moment précis, il regretta sa connerie de refuser d’acheter un portable. Il s’agenouilla près de lui et approcha sa main trempée de son visage recouvert par la capuche de son imperméable. Lorsque ses doigts faillirent frôler son visage, le corps se mit en mouvement et se releva, gratifiant Jimin d’un magnifique sursaut de peur.


Le corps assit à même l’asphalte se gratta l’arrière du crâne et se releva comme si de rien était. Jimin choqué par ce qui venait de se passer regarda l’extraterrestre se relever et chercher son vélo.


« Euh… vous allez… bien ? Monsieur ?


L’homme l’ignorait totalement et semblait bougonner en tenant une des roues de son vélo en main et pestant contre la carcasse resté à terre.

- Je peux… vous êtes sûr que ça va ? Vous avez peut-être une commotion cérébrale ou un truc comme ça ? »


Mais au lieu de recevoir une quelconque réponse, Jimin fixa l’extraterrestre qui se dirigea vers sa voiture, les morceaux de son vélo dans les bras.


Il crut être en train de rêver quand il vit le dit extraterrestre monté dans sa voiture du côté conducteur. Il installa la carcasse de ce qui était un vélo à l’arrière du véhicule. Jimin le regarda choqué, complétement démuni face au comportement des plus étranges de ce garçon. Il courut du côté passager. Il faut dire que sa veste en cuir ne le protégeait pas tant que ça de la pluie, et les gouttes d’eau commençaient à lui brouiller la vue.


Jimin se dirigea vers sa voiture, les jambes jouant des castagnettes. Il tenta de se pincer afin de se réveiller. Il se croyait dans une autre dimension. Il monta dans la voiture s’assit du côté passager. Il regarda l’homme craignant d’avoir renverser un malade sortis de l’asile psychiatrique.


Ce-dernier ne faisait que fixer la lumière du phare. Seule chose que la pluie permettait d’entrevoir.


« Je peux vous aider ? »


L’extraterrestre, sans prononcer un seul mot appuya sur l’accélérateur et conduisit en direction du phare.


  


Voilà bientôt deux heures qu’ils étaient rentrés. Deux heures qu’ils étaient assis l’un en face de l’autre se fixant sans prononcer un seul mot.


Il ne vivait qu’à un seul étage du phare. La superficie de la pièce était assez grande pour accueillir un coin cuisine, une table à manger, un petit coin salon, composé de deux fauteuils en cuir installés près d’une cheminée. Et un coin chambre. Jimin avait toujours adoré son chez lui. Il était simple mais confortable. Il avait tout à porter de main. Il n’avait pas pu rêver mieux pour ses vingt ans.


Son attention revint sur l’extraterrestre toujours debout devant la table où était posé le vélo. L’homme accidenté ne semblait pas mal en point. Et pourtant le choc avait été brutal. Il suffisait de voir l’état du vélo ou plutôt de la carcasse de ce qui avait dû être un vélo.


Deux heures qu’aucun mot n’avait scindé le silence régnant dans la pièce.


« Vous me devez un vélo !

- Pardon ?

- C’était mon vélo préféré et vous l’avez détruit en mille morceaux.

- Je suis désolé. Je vais vous le rembourser.


Jimin se leva du fauteuil, près de la cheminé, et se dirigea vers le coin cuisine. Il prit une petite boîte métallique dans le placard au-dessus de la gazinière et en sortis une liasse de billet.


- Combien vous voulez pour le vélo ?

- Je ne prends pas l’argent ça m’est inutile. En revanche pour vous faire pardonner vous allez me garder chez vous.

- Pardon ?

- Oui je vais m’installer ici.

- Euh… bon ok ! Ça suffit ! Je veux bien faire un effort mais là vous me faites carrément flipper. Si vous avez décidé de me découper en morceaux et de me jeter dans l’océan faite le, mais ne tournez pas autour du pot !


L’extraterrestre le dévisagea. Il pencha la tête et un sourire bizarre illumina son visage. Puis il entra dans un fou rire. Ce qui vexa largement le pauvre Jimin qui ne savait pas ce qui lui arrivait.


Surement devait-il rêver.


Ce ne pouvait être que ça, il allait se réveiller et tout serait comme avant. Il n’avait jamais été voir Nam Joon et il n’avait jamais eu d’accident.


Il commença à se pincer.


Le rire de l’autre débile commençait à lui taper sur les nerfs. Après quelques minutes hilarantes il se stoppa net.


- Bon je vais prendre le lit. Vous n’aurez cas dormir sur le fauteuil.

- Jimin réveille-toi, allez…


Il se pinçait et se mettait des baffes espérant qu’il pourrait sortir rapidement de ce cauchemar sans fin.


- Vous êtes bizarre !

- Et c’est vous qui me dites ça ?! C’est l’hôpital qui s’fout de la charité ! Vous piquer la voiture d’un inconnu et vous vous installez chez moi. Et en plus vous voulez m’tirer mon lit sous prétexte que j’ai cassé votre putain de vélo.


L’extraterrestre qui commençait à s’irriter, se dirigea vers la table ou gisait le dit vélo et lui montra une pédale.


- Cassé ? Si au moins il était cassé ça irait vous l’avez complétement désintégré !

- De toute façon vous êtes un cauchemar je le sais. Je vais allez me coucher et demain il ne sera plus là. Oula il va falloir que j’fasse gaffe je d’viens complétement schizo ».


Il se mit en pyjama. Et se coucha tranquillement. Il éteignit la lumière et ferma les yeux. Après quelques minutes, il sentit un poids lourds se coucher près de lui. Il ralluma la lumière et se servit de sa couette pour menacer l’intrus.


« Mais putain qu’est-ce que je vous ai fait !

- Vous êtes bêtes ou vous me posez vraiment la question ?

- Yah ! J’suis pas bête ! Et puis pourquoi j’vous parle vous n’êtes même pas vrai ! »


Il éteignit la lumière, se tourna, s’emmitoufla dans sa couette, huma l’odeur de son oreiller qui l’aimait tant et se laissa partir dans le doux pays des rêves.


  


Le lendemain il se réveilla. Il se frotta les yeux, essuya la bave qui coulait au coin de sa bouche. S’étira de tout son long dans son lit. Il se leva difficilement, ne manquant pas de se gratter l’arrière train en se dirigeant vers l’évier. Il retira son pyjama et pendant qu’il remplissait une petite bassine en fer blanc d’eau chaude. Il attrapa le gant qui était posé près du poêle à cuisiner.


Il commença à se laver lorsqu’il entendit la porte de son étage claquer. Il se retourna vivement et tomba sur l’extraterrestre. Il se mit alors à pousser un cri perçant.


« C’est bien ce que je disais, vous êtes un détraqués pervers.


Le dit extraterrestre cacha ses yeux avec sa main, ce qui indiqua à Jimin sa nudité face à lui.


- VOUS VOUS FOUTEZ DE MOI !!!! Niveau gros psychopathe vous remportez la palme espèce de taré ! »


Il attrapa sa serviette qui était sur la poigné du four et l’enroula autour de sa taille. Il se mit à grommeler, ne comprenant pas comment un rêve pouvait être aussi réaliste. Il maudit Nam Joon et se jura de le tuer pour lui avoir fait boire des trucs louches.


Jimin était tellement dans ses pensées qu’il ne vit pas l’étrangeté se rapprocher de lui. Il le pinça violemment sur le haut du bras.


« Aïe ! Mais vous êtes un grand malade !!!!

- Remerciez-moi plutôt.

- Et de quoi ?

- Je viens de vous rappeler que vous n’étiez pas en train de rêver. Pfff mais quel autiste celui-là alors. Sans parler de la lumière du phare que j’ai éteinte vus que vous n’avez même pas entendu votre réveil. Je suis même allez faire des courses. Pfff… c’est pas croyable d’être empoté comme ça…


Le monsieur bizarre continuez de marmonner en rangeant les courses.


- M…mer…merci… »


Jimin avait les yeux écarquillé devant cette bizarrerie.


Son cerveau carburait. Pourquoi avait-il fallu qu’il renverse ce malade mentale ? Il trouva une idée, il allait prévenir le centre hospitalier de l’île pour savoir si un de leurs occupants ne se serait pas évadé.


Alors qu’il était plongé dans ses pensées, Jimin ne vit pas son occupant se mettre aux fourneaux.


« Je ne voudrais en aucun cas vous faire sortir de vos crises psychotiques, mais est-ce que vous pourriez décaler votre charmant postérieur ?


Demanda l’inconnu dans un grand sourire. Quelque chose cloché avec ce sourire mais Jimin n’arrivait pas à savoir quoi.


- Je…euh… oui.

- Ah et je n’ai rien contre les gens qui aiment ce genre de… comment dire… pratique ? Oui on peut dire ça… En tout cas sachez que je ne vous juge absolument pas, mais est-ce qu’il vous serez plaisant de vous habillez ?


Jimin le regarda de haut. Ce malade commençait sérieusement à lui taper sur le système. Il le regarda alors droit dans les yeux, et retira sa serviette.


- J’aime bien me promener nu chez moi. Et ce n’est pas un malade mentale qui va m’en empêcher… Quoi qu’est-ce que vous avez à sourire comme un abrutit ?

- C’est juste que je n’aie pas encore remarqué. C’est assez… comment dire… bien que vous ayez l’apparence d’un jeune homme d’une vingtaine d’année, vous avez l’attribut génital d’un enfant de cinq ans. C’est plutôt étrange vous ne trouvez pas ?


Jimin eu tout d’un coup, une forte envie de meurtre. Il prit alors l’extraterrestre par le cou, et le plaqua contre le meuble de l’évier. Il resserra sa prise autour de son menton. Le regard de Jimin était rempli de rage tandis que celui de l’inconnu était neutre, sans aucune émotion apparente. Le gardien plaqua sa main sur l’entrejambe de sa proie. Leur regard était sombre, ténébreux, une tension emplis l’unique pièce qu’ils occupaient.


Il le relâcha un sourire illuminant son visage enfantin.


- Vous pouvez parler, moi au moins, j’en ai.

- Pfff quel puérilité.



Jimin sortit de sa voiture et mit les mains dans les poches de son jean afin de se protéger du froid. Il rejoignit le bateau de Nam Joon, qui était en train de le nettoyer pour la pêche du lendemain.


« Tiens mais qui voilà, ne serait-ce pas mon petit fêtard à moi ? 

- La ferme !

- Oh ! tu m’en veux parce que je n’ai pas pu m’empêcher de répondre à l’appel d’une charmante sirène ?

- Mouai, je t’ai déjà dit qu’on n’avait pas la même définition du mot sirène.

- Ben disons que dans ton cas se serait plus la définition de triton qui t’intéresserait.

- La ferme !

- Bon qu’est-ce qui me vaut ta visite de si bon matin, et surtout loin de ton phare ?

- Il s’est passé quelque chose de bizarre hier quand je suis rentré.

- Ah ouais ? Explique.

- J’ai renversé quelqu’un.

- Tu as QUOI ? Et ça va ? Il a survécu ? Tu vas aller en prison ? Tu as besoin d’un avocat ? Tu veux que je sois témoin ? Dis-moi !


Jimin regarda son meilleur ami dépité et lui mit une claque derrière la tête pour le faire redescendre.


- Alors de un il n’est pas mort, de deux personne n’est au courant et de trois est-ce que tu pourrais parler moins fort s’il te plait !

- Putain Jiminie personne nous entends là !

- Bref ! J’ai renversé un mec, et il est trop bizarre, lorsqu’il a percuté ma voiture il s’est relevé comme si de rien était. Et le pire c’est qu’il a décidé d’élire domicile chez moi !

- Oula, mec je t’ai déjà dit de ne pas prendre les bonbons que les vieux messieurs te tendent à la sortie des bars.

- Je t’assure que je ne raconte pas n’importe quoi Nam.


Jimin s’était mis à baisser la voix afin d’être sure que seul son ami puisse entendre ce qu’il avait à dire.


Nam Joon devant le sérieux de son ami, décida de s’arrêter dans son activité et de l’écouter sérieusement. Une fois que Jimin eu finis de raconter toute l’histoire, Nam Joon le regarda un long moment. Il ne savait pas s’il fallait le croire ou pas. Jimin comprenait que son ami était en train de le prendre pour un fou. Il sentit un sentiment de rage le remuer. Non pas contre son ami mais contre lui-même. De toute manière comment il aurait pu le croire. C’était une histoire sortis par les cheveux. Cependant Nam Jun avait un air très sérieux. Il décida d’aller avec lui demander au poste de police s’il n’y avait pas un avis de recherche pour cet extraterrestre.


Ils se dirigèrent vers la voiture de Jimin, une fois que Nam Joon s’était changé. Lorsqu’ils montèrent dans la voiture Jimin se rendit compte qu’il n’avait jamais demandé son nom à l’inconnu. Ils retournèrent alors au phare pour obtenir des informations sur la bizarrerie qui avait passé la nuit chez lui.


Ils arrivèrent au phare et montèrent les escaliers jusqu’à la salle de vie du gardien. Jimin entra le premier regardant aux alentours. Il n’y avait personne. Il regarda sur la table du coin cuisine, le vélo n’était plus là. Il fouilla alors partout et ne trouva rien ni personne. Jimin se sentit mal. Il regarda Nam Joon.


« Je ne comprends pas, je l’ai quitté ce matin il était là !

- Peut-être qu’il est partit pour de bon ? Vus comme tu l’as décrit ça ne m’étonnerai pas.

- Mouai, mais ça reste bizarre. Tu te fais renverser, tu vas chez une personne, tu lui prépare un petit déjeuner et tu te casse comme ça !?

- Ben il faut croire que lui oui !


Jimin se gratta la tête, il y avait quelque chose qu’il ne comprenait pas et surtout qui ne paraissait pas normal. L’homme ne semblait pas prêt à partir de chez lui. Il devait en connaître un peu plus sur ce drôle d’individu. Mais il lui était impossible d’en demander plus à son meilleur ami. Déjà que pour le croire il avait surement dû prendre beaucoup sur lui, Jimin ne pouvait pas se permettre de passer pour un gros malade mental devant lui. Il s’excusa auprès de Nam Jun et le raccompagna chez lui.


Il retourna au phare. Il ne pouvait laisser de côté son métier plus longtemps. Une fois arrivée, il monta les escaliers qui le menaient à sa pièce à vivre. La porte était ouverte, un feu de cheminée réchauffait la pièce. Le vélo était de nouveaux posé sur la table. Jimin se pinça, il devait surement rêver. Ou alors il commençait à réellement devenir malade.


Il rentra, la peur commençait à se répandre le long de son échine.


Il découvrit l’extraterrestre aux fourneaux. Jimin se dirigea lentement et discrètement, afin que son intrus ne sache pas qu’il était là, vers la cheminé et pris le tisonnier. Il se dirigea toujours très discrètement derrière le roux. Il leva l’objet contendant, il s’apprêta à frapper.


« Je serai vous je ne ferai pas cette erreur. Déjà que vous êtes au bord de la crise de folie…


Jimin hurla de peur et lâcha sa prise.


- MAIS VOUS ETES QUI BORDEL ????? !!! Putain, mais qu’est-ce qui m’arrive ?! Je deviens complétement fous. Qu’est-ce que je vais devenir. Je dois en parler à Nam Jun ! NON surtout pas, si je lui en parle il voudra me faire interner ! AAAAAAAAAAH Mais qu’est-ce qui m’arrive !!!!!

- Et ben voilà c’est ce que je disais. Vous êtes en pleine crise d’hystérie. Pfff je savais qu’il ne fallait pas que l’on me confie à vous. Ils ne veulent jamais m’écouter…


Jimin tournait en rond tout en posant des tas de questions. L’extraterrestre posa le couteau qu’il tenait dans la main, et se retourna vers Jimin, qui continuait son monologue. Il s’approcha doucement de lui, pris le tisonnier de ses mains et l’assomma avec.


  


Jimin ouvrit les yeux doucement. Il émergeait difficilement. Il mit du temps à rassembler ses idées, ça tête lui faisait mal et il sentait un poids lourd au-dessus de lui.


Après de longue minute il se reconnecta à la réalité, et tout lui revint en mémoire, l’accident, l’extraterrestre… Il l’avait assommé avec sa propre arme. Il était fixé une bonne fois pour toute, il avait renversé un psychopathe en puissance à la Misery.


Il se redressa, sentant son corps lourd. Drôle de sensation pour un simple coup sur la tête. Son corps était en compote comme si toute la planète l’avait passé à tabac. Bon il exagérait surement un peu beaucoup, mais bon.


Il eut tout d’un coup un frisson d’intelligence, et si l’autre malade l’avait tué ? Il se toucha, se pinça, vérifia qu’absolument tous ses membres étaient toujours en place et à la bonne place. Une fois soulagée, une nouvelle vague de panique le repris. Et si le malade mentale était encore là ?

Il se leva et regarda autour de lui, la pièce semblait vide. Peut-être avait-il fais un cauchemar, et que tous les éléments qui s’étaient déroulés le jour d’avant n’était que le fruit de son imagination. Il se releva se rendit au poste de radio posé sur la cheminée. Le feu était allumé, la chaleur des flammes lui fit remarquer qu’il était en caleçon. La lumière des fenêtres lui montrait la nuit. Il était totalement dérouté et perdu. Il ne comprenait pas ce qu’était toutes cette histoire.


Il alluma la radio.


« Il est maintenant 23h50, nous passons au pronostique météo- »


Jimin n’en revint pas de l’heure qu’il était, il ne comprenait pas vraiment ce qui se passait, il avait l’impression de devenir fou.


« Bon je crois que c’est le moment que je vous dise toute la vérité.


Jimin frôla la crise cardiaque. Il se planta lamentablement de son fauteuil.


- PUTAIN DE MERDE ! Vous êtes un gros malade, un psychopathe qui jouait avec la santé mentale de pauvres innocents ! Vous devriez vous faire interner espèce de-

- Chut !


L’extraterrestre venait de le prendre contre lui, il réalisa alors, qu’il portait toujours le même imperméable qui était mouillé. Jimin ne compris pas comment ni pourquoi cet étreinte lui permit de se calmer. Il sentit son esprit s’apaiser, il ne réfléchissait plus, il était détendu. L’extraterrestre le relâcha.


Ils se regardèrent un long moment dans le blanc des yeux, se laissant bercer par le bruit des flammes et de la tempête au dehors. Jimin réalisa que le phare ne devait pas être allumé, et au vu de la tempête il risquait de mettre beaucoup de monde en danger.


- Ne vous inquiétez pas je me suis chargé de l’allumer.

- Hum… merci.

- Asseyez-vous.


Jimin s’exécuta et s’assit près de la cheminé, posant son dos contre le muret qui l’entourait. L’extraterrestre alla dans la cuisine et mit la cafetière à chauffer sur la gazinière.


- Vous êtes qui ?

- J’ai beaucoup de nom et beaucoup d’apparence cela dépend de qui vous voulez que je sois.


Jimin réalisa que le vélo était, une nouvelle fois, éparpillé sur la table de la cuisine.


- Ok, vous êtes le fruit de mon imagination c’est ça ? Je décide de vous faire apparaître parce que j’en ai besoin. La solitude me rend marteau…

- Ça a un rapport avec votre solitude c’est vrai, mais vous n’êtes pas malade en tout cas pas mentalement.

- Qu’est-ce que vous voulez dire ?


L’extraterrestre s’approcha de lui et lui tendit une tasse de café bien chaud. Il l’a pris et la porta à sa bouche afin de sentir la chaleur contre ses lèvres.


- Ce n’est pas un hasard si vous m’avez percuté, ce n’est pas un hasard si je n’étais pas là lorsque votre ami est venu vous voir.

- Bon alors je veux bien faire un gros effort pour ne pas appeler le service psychiatrique de l’île mais il va falloir m’aider !

- Vous n’avez pas de téléphone.


Répondit son colocataire blasé.


- Certe… mais … jeeeee…. Peux …. Envoyer un pigeon voyageur.

- Pfff… en fait vous ne fait pas exprès, vous êtes réellement attardé.

- YAH ! Mettez-vous à ma place aussi, vous vous jetez sous mes roues-

- Pardon ?

- Bon d’accord je jette mes roues sur vous, vous vous relevez alors que vous êtes censé être mort, vous débarquez chez moi comme une fleur, vous vivez dans mon phare comme si on avait élevé les cochons ensemble, et vous espérer que je vais ne pas me croire mentalement fou ?

- Ok, au grand moyens, les grands remèdes.


L’extraterrestre se leva.


- Levez-vous.

- Quoi ?

- Aller, discutez pas, et mettez-vous debout !

- Ok, ok.


Jimin se mit face à lui. L’extraterrestre se plaça devant lui, il agrippa ses épaules et se pencha vers lui. Jimin commença à paniquer, qu’est-ce qu’il allait lui faire, c’était fini, il sentait le gros coup de tête arriver. Il ferma les yeux le plus fort possible espérant que ça se passerait rapidement, et qu’ensuite il pourrait enfin être libéré de ce psychopathe. Adieu la vie ! Adieu Monde cruel !


Il ouvrit un œil, alors qu’il s’attendait à recevoir le coup ultime, il sentit quelque chose de moelleux et mouillé sur ses lèvres. Il vit alors l’extraterrestre, à deux millimètre de son visage, les yeux fermé et sa bouche sur la sienne. Il resta figé, peut être que c’était sa technique de combat, embrassé pour aspirer la vie de l’autre. Jimin poussa violement l’extraterrestre. Ce dernier se cogna contre la table. Mais il se releva et le gratifia d’un grand sourire toujours aussi bizarre que lui.


- Ne rougissais pas, je ne vais pas vous tuer juste par un bisou vous savez.


Il se retourna et pris quelque chose sur la table.


Jimin n’en cru pas ses yeux, le guidon qui était normalement en trois pièce détaché se retrouver en un seul morceau. Donc là c’était sûre il était dans un grand délire, il devait allez voir Nam Jun et qu’il le fasse interner tout seul il n’aurait pas le courage.


- Non, là, vous commencez à m’agacer, il serait gentil que vous restiez avec moi s’il vous plait, déjà que comme cas vous n’êtes vraiment pas facile, alors si vous ne mettez pas un peu du votre…

- Euh pardonnez-moi mais est-ce que vous trouvez ça normale que le guidon de ce vélo, qui était désintégré CE SOIT REPARE TOUT SEUL ?!

- MAIS SI VOUS ME LAISSIEZ FINIR MON EXPLICATION PEUT ETRE QUE VOUS COMPRENDRIEZ !


Jimin sentit comme un vent violent venir de nulle part et le projeter à sa place initiale près de la cheminée. L’extraterrestre vint alors se positionner sur ses cuisses, à califourchon.


- Bon je vous préviens la partie la plus compliquer à croire arrive alors accrochez-vous compris ?!


Jimin gêné par la proximité de son étranger, acquiesçât. De toute manière il ne comprenait rien et au point où il en était un peu plus un peu moins.


- Ce vélo se répare chaque fois que vous réalisez une action qui vous permet de sortir de votre solitude.

- Je vous demande pardon ?

- Ok… Je suis envoyé auprès de cas social comme vous, lorsque la solitude vous empêche de vivre heureux. Vous avez passé votre vie seul, vous avez choisi ce métier pour être seul. La solitude finira par vous tuer si vous ne fait pas quelque chose. Et ce vélo représente le moyen que vous parveniez à vous sociabiliser.

-

- Laissez-moi finir, en d’autre terme, sans le vouloir votre inconscient a fait appel à moi pour vous permettre de vivre pleinement votre vie.

-

- Je suis un peu ce que l’on nomme un ami imaginaire quoi…

- AHAHAHAHAHAHAHAHAHAHAH ! Ok j’ai compris c’est Nam Joon il me fait encore une de ses blagues à la mort moi le nœud. Bon ben voilà maintenant que je me suis fait avoir comme un naze, c’est bon on peut tout arrêter.


Taehyung le regarda l’air dépité. Au final il était bien aussi débile qu’il le pensait et la tâche n’allait pas être facile, loin de là. Taehyung eut alors un éclair de génies. Il dirigea l’attention de Jimin vers lui par un magnifique taquet sur le crâne.


- Aïeuh ! Espèce de malade. Bon allez descendez de là j’ai bien ris, maintenant on arrête.


Jimin sentit deux mains le caler violement contre le fauteuil. Il vit le regard de l’extraterrestre se planter directement dans le sien, comme s’il cherchait à sonder son âme. Son visage se rapprocha de son oreille et il entendit comme un murmure le faire frissonner de tout son corps.


- Ne lâchez en aucun cas le vélo des yeux, quoi qu’il arrive ne le lâchait pas des yeux.

- Qu’est-ce que vous foutez encore !


Jimin n’eut pas le temps de réagir plus, l’extraterrestre caressa délicatement sa cuisse et la remonta jusqu’à son torse. Cette sensation lui procura une vague de frisson. Il sentit alors une paire de lèvre aspirer la peau de son cou.


Ses mais tremblaient, il luttait pour ne pas fermer les yeux. Il ne savait pas trop quel genre de rêve érotique c’était mais tout ce qu’il voulait c’est de ne jamais se réveiller.


Les lèvres happaient la peau de son cou, il sentait des fourmis lui titiller le bas ventre. Contre toute attente il déposa maladroitement ses mains sur les hanches de l’inconnu. Il passa instinctivement ses doigts sous le tee-shirt caressant délicatement la peau douce de l’extraterrestre. Ce toucher lui fit remarquer qu’au moins il était bien réel .Ce ne pouvait être un fantôme. Ben oui, il avait toujours un peu de mal à croire à ce qui lui arrivait.


Mais il oublia vite sa réflexion lorsque les dents de l’extraterrestre se plantèrent dans son cou.


Jimin perdit tout semblant de raison lorsqu’il remarqua que les pièces du vélo se mirent à trembler.