A force de faire le con...

par LofyKpop

Une fois sorti de la cantine, JungKook ne put se retenir d'exploser de rire en faisant un mouvement de danse à la Taeyang dans Ringa Luv. En plus sexy, évidemment.

Bref, une danse de joie quoi. Heureusement pour lui, il s'était assez éloigné de la cantine pour qu'on ne m'entende pas. Bon Dieu, que c'était bon de provoquer les gens ! Voir tous les regards rivés sur lui, ça lui avait manqué. Même dans son ancien lycée, il n'avait pas fait un truc aussi osé. Et pourtant il en avait fait des trucs là-haut avec Suho, SeHun et MyungSoo ! Il se repassa la tête de Suga en boucle dans son esprit.. Franchement, il aurait tout donné pour revoir ça une seconde fois. Pis quand il avait embrassé Suga, c'était juste épique. Normalement, il avait juste fait ça pour provoqué Suga, mais le deuxième baiser n'était pas prévu.

Seulement Yoon Gi était trop beau et ses lèvres trop attirantes pour le pauvre petit cœur de JungKook qui n'avait pas su résister à cet appel au viol. Les sensations qui l'avaient traversé, c'était juste trop bon. Aussi il avait beaucoup aimé la sortie fracassante qu'il avait faite, les mains dans les poches et tout. Il avait vu un mec faire ça dans un film et il avait trouvé que ça faisait bad boy sexy donc n'avait pas perdu l'occasion de faire pareil. Pas d'originalité ? Tu l'as dit.

En gros, JungKook était fier de lui et pour une fois, il avait énormément envie que ça sœur soit là pour lui raconter tout ce qui s'était passé.

Sauf qu'il ne put profiter davantage de son bref règne car la voix de Suga retentit dans un des couloirs au loin.

- JEON JUNGKOOK, ESPÈCE DE BÂTARD, VIENS LA QUE JE TE DÉFONCES !

JungKook sourit. Ça promettait d'être drôle.

- AVEC QUOI ? AVEC TA PETITE BITE ? T'AS DE L'ESPOIR TOI ! hurla JungKook avant de se barrer en vitesse dans le couloir à sa gauche, voulant échapper au pas qui se rapprochait de plus en plus.
- TU VAS VOIR SI ELLE EST PETITE, CREVARD.

S'ensuivit une course-poursuite dans tout le lycée.



----POV DE JUNGKOOK----

Mon front sur l'un des murs froid qui m'entourait, je fermai les yeux. J'étais essoufflé d'avoir autant couru. Mais je venais de trouver une cachette donc je ne me plaignais pas. J'avais eu de la chance parce qu'une seconde de plus sans voir la porte et Suga m'aurait trouvé. Ce sadique.. Qu'est-ce que j'aime l'emmerder.

Je tendis l'oreille dans la quête d'un bruit. Silence complet. Soulagé, je respirai un bon coup. Il fallait que je reste sur mes gardes n'empêche. Au cas où Suga aurait vu la porte.. Je sais qu'il est con mais sans doute pas assez pour ne pas voir une porte. J'ouvris les yeux et observais l'endroit dans lequel je me trouvais. Et là, je pris conscience de trois choses :

J'étais claustrophobe. Et je le suis toujours.
Ensuite, il faisait noir. Très noir.
Et surtout, surtout, j'étais dans un placard à balais.

Autrement dit, un endroit très petit. Paniqué, je me précipitai vers la porte à l'aveuglette. J'enclenchais la poignée mais elle se bloqua.

- Merde.

Je commençai à paniquer. Mais c'est pas vraiment le moment là... Réfléchis, Jung Kook, réfléchis... Déjà si j'arriverais à voir quelque chose, ça serait bien. Je pris mon téléphone voulant m'en servir comme lampe-torche.

- Fais chier, murmurais-je en voyant la faible batterie sur mon téléphone.

Faut pas que je perde de temps, surtout pas. Et que je trouve une solution si je ne veux pas me retrouver dans le noir très vite. Et merde. Je transpirais à mort et mes mains tremblaient. Je commençais alors à frapper la porte en criant :

- Il y a quelqu'un ? Putain, j'étouffe là !

Un ange passa.

- Mais fuck, y'a personne dans ce lycée de merde ou quoi ? Fais chier. Putain Yoon Gi, si je te retrouve, j'te crève les yeux. Connard, va.

C'est un fait, quand je suis stressé, je dis beaucoup d'insultes. C'est un peu comme ma mère quand elle a accouché de moi. Elle n'arrêtait pas de hurler sur la sage-femme en lui disant que c'était une connasse, une salope et j'en passe. Je vous rassure, elle le pensait pas vraiment, c'était sur le coup de la douleur. Enfin, j'espère.. Mon père m'avait raconté qu'un peu avant ma naissance, ma mère, jalouse, avait pété un câble car il parlait trop avec la même sage-femme.

Peut-être que la douleur était juste un prétexte pour insulter la sage-femme.

- Nan, me fait pas ça !

Mon téléphone vient de s'éteindre. Plus de batterie. Maman, j'ai peur.

- Calme, Kookie, calme. Pense à autre chose. RAH MAIS QUE QUELQU'UN BOUGE SON CUL, SA MÈRE.
- JungKook ?

La porte s'ouvre. Suga apparaît devant moi, l'air renfrogné. Putain, mon sauveur ! Tel un gamin désespéré, je me jetai dans ses bras. Mais c'est à peine si j'ai le temps de profiter de son étreinte chaude deux secondes que je me fais directement repousser.

- J'peux savoir ce qui t'arrive ? dit-il froidement. Tu me saute dans les bras alors qu'y'a encore quelques minutes, tu me fuyais comme la peste.

Il s'arrêta d'un coup en m'observant avec de gros yeux, l'air vachement étonné. Il se rapprocha et avança sa main sur mon visage. Craignant une claque je reculais sauf que sa réaction fut tout autre. Il caressa ma joue.

- Attends, t'a pleuré ? se radoucit soudainement Suga en essuyant mes larmes.

Effectivement, j'avais pleuré sans m'en rendre compte. Arg, la honte, je perds toute ma crédibilité là.. Je l'ai embrassé y'a même pas une demi-heure et me voilà en train de chialer devant lui. Super, JungKook, franchement, super.

- Qu'est-ce qui s'est passé ? dit-il finalement.
- J'suis.. Je suis claustrophobe... J'arrivais plus à respirer..

Le souffle court, je pris une grande bouffée d'oxygène tout en me laissant tomber sur le sol, dos au mur. Il m'observa silencieusement.

- T'es vraiment bizarre, déclara-t-il enfin, les mains dans les poches. Tu me donnes des ordres alors que je te connais à peine pis tu m'embrasses ensuite devant tout le monde et là je te retrouve en pleurs devant moi.
- Faut que je te connaisse mieux pour te donner des ordres ? rétorquais-je faiblement.

Il sourit en s'agenouillant devant moi.

-Je pense pas que tu sois en position pour te foutre de moi, j'ai tort ?

Il rigole. J'peux mourir en paix, j'ai entendu le rire de Min Yoon Gi.

- Au fait, pourquoi tu n'as pas tout simplement ouvert la porte ? demanda-t-il en me donnant une pichenette sur la tête. T'es con ou bien ?
- La porte voulait pas s'ouvrir, p'tit merdeux, soufflais-je entre mes dents.
- Hum... Tu savais qu'il y avait deux portes ? L'une qui s'ouvre sur ce couloir, et l'autre qui donne sur une salle de cours ? Et que t'a ouvert la porte fermée à clé ?

J'me sens con. Comment j'ai fais pour ne rien remarquer ?

....

Le noir, évidemment..

- Qu'est-ce qui t'a pris de m'embrasser ? fit-il en me regardant attentivement.

Il m'énerve. J'ai l'impression qu'il a le contrôle sur la situation. J'aime pas ça. Trouve une phrase choquante, JungKook, histoire qu'il se taise.

- Tu me plais, assurais-je.

Pour l'originalité, on repassera... Mais je mens pas, il me plaît beaucoup. Fin, son caractère de merde me rend pas indifférent. Il prend un air blasé.

- Tu me plais aussi.

Que... What the fuck ? Il devrait être choqué par ma réponse, rougir ou bafouiller mais pas me dire ça !

- Mais t'es casse-couille donc ça gâche tout, dit-il avec classe.

Fallait s'y attendre aussi. Un Yoon Gi qui me complimente, c'est comme un Yoon Gi à poil dans mon lit, ça existe pas. Même si j'aimerais bien.

- N'empêche que tu m'a pas repoussé quand je t'ai embrassé, le provoquais-je.
- Qui t'a dit que je n'ai pas apprécié ? dit-il négligemment, sourire provocateur aux lèvres.

Je ne sais pas si je préfère le Yoon Gi d'habitude froid et distant. Ou celui-là, provocateur et sexy. Hum.. Le provocateur est plus excitant peut-être ?

- Pourquoi tu n'as pas réagi alors ? murmurais-je en prenant sa cravate entre mes doigts, le rapprochant un peu plus de moi et en le fixant avec une petite moue innocente.

Il posa une de ses mains sur le mur derrière moi, un sourire en coin sur les lèvres. Qu'est-ce qui se passe ? Il est ou le gars qui était choqué quand je l'ai embrassé ? Disparu ? D'un côté, ça me dérange pas du tout.

- Ça aurait été trop suspect si je t'aurais embrassé devant tout le monde, ricana-t-il, ses lèvres se rapprochant des miennes. Mais maintenant qu'on est seul..

Allumeur. Ce mec est un allumeur.

- T'es qu'un putain de...
- De bon acteur ? Je sais, je sais.
- J'aurais dit allumeur mais c'est pas complètement faux, répliquais-je en souriant narquoisement.
- Je sais très bien stimuler aussi.
- Hein ? Quoi ?

Il. Se. Fout. De. Ma. Gueule ? Ou est-il bien en train de pousser des gémissements rauques tout près de mon oreille ?

En fait, je pense surtout qu'il fait les deux. Il va me faire bander, ce con.

- A.. Arrête.
- Où est passé le garçon qui m'a avoué être tout dur en bas ? ricana-t-il avant de recommencer ces gémissements.

Je commençais à bouger du bassin dans le vide, cherchant un contact physique avec Suga qui lui s'amusait bien de la situation. C'est de la torture mentale, putain.

Mon Dieu. Une fille nous regarde derrière nous, visiblement agacée.

Putain de merde. Et Suga qui continue de soupirer mon nom à mon oreille... Pauv'couillon, tu l'as pas remarqué ou quoi ?

- JungKook... Hanw..

Je rougis sous le regard insistant de la fille. Elle porte un bandana et a un style assez particulier, voguant entre le garçon manqué et la fille sexy. Elle ouvrit la bouche, s'apprêtant à parler.

- Je n'ai jamais vu quelqu'un stimuler aussi mal Suga, s'exclama-t-elle clairement. Mon pauvre.. -JungKook, c'est ça ? Tu dois être traumatisé. Un con comme lui..

Suga se retourna d'un coup, faisant face à la jeune fille. Il a l'air hyper gêné. Et je le comprends. Se faire surprendre en stimuler, c'est un peu la honte quoi.

- Hyuna, je..

La fille lève la main en l'air, comme un stop tandis que je me relève difficilement.

- Ouais, c'est bon, j'ai compris, je dis rien à Maman. Mais seulement si je te l'emprunte.

Quoi ? Comment ça "Rien à Maman" ? Ils sont frères et sœurs ? Et comment ça "Je te l'emprunte" ? J'suis pas un objet !

- Me l'emprunter ? s'écria Yoon Gi. Mais t'es folle ou quoi ?
- Non, réaliste.

Elle me prit par la main, la serrant dans la sienne tout en faisant face à.. son frère.

- Désolé mec, mais tu vas devoir vider tes couilles ailleurs ! dit-elle en balayant l'air d'un geste de la main.

Elle jeta un coup d’œil indifférent à mon bas-ventre sans aucune gêne et reprends :

- Et pour lui, j'vais voir ce que je peux faire.
- Hein ? m'exclamais-je en dégageant ma main de celle de la fille. C'est quoi cette histoire ? Vous êtes sérieux, les gens ? Vous parlez de moi comme si je n'étais pas là et vous..
- Au pire ta gueule, t'es chiant, dit la fille.

Outch. Ça fait mal. Vraiment mal.

Elle m'a foutu un coup de pied dans les couilles, si ça vous intéresse.

- Vois le bon côté des choses, tu bandes plus.

Je lui lançai un regard noir, recroquevillé sur moi-même. À côté de moi, Suga est explosé de rire.

- Quoi ? Ça te fait rire, trou du cul ? cria-t-elle avant de lui faire la même chose que moi mais plus fortement.

Suga tomba à terre, une grimace de douleur sur le visage. Bien fait.

- Bande de cons, souffla Hyuna en prenant la sortie. J'me casse, vous êtes ennuyants à mourir.

Et elle nous laissa tous les deux comme deux bouffons à se tenir le kiki pour soulager la douleur. Être dans un état aussi lamentable alors qu'il y a encore 10 minutes, on était en train de se chauffer.. Y'a du niveau.

- Ta sœur...

Il tourne la tête vers moi et si je n'aurais pas eu aussi mal, je lui aurais ri au nez. Mais vu que j'ai mal et que surtout, surtout que je suis un peu dans la même position que lui, je rigole pas.

- Oui, répondit-il simplement. C'est un monstre.

Putain.

----

Je n'ai plus autant mal que tout à l'heure.

Heureusement d'ailleurs parce que si à certains moments nous les gars, on est bien heureux que notre engin soit si sensible.. Y'a des moments ou quand il se fait touché de cette manière, ça devient tout de suite moins cool.

Bref, on est finalement rentrés dans la cantine rejoindre les gars et les gens nous on regardaient un peu bizarrement. Imaginez la scène : Deux gars qui s'embrassent devant tout le monde, le premier qui se barre, le deuxième qui se barre aussi mais cette fois-ci en gueulant, et les voilà qu'ils reviennent, la bouche en cœur en marchant assez bizarrement tous les deux.

Les gens doivent se demander qui est le dominer. À moins qu'il existe une position de Kama Sutra -que je ne connais pas- qui explique comment deux hommes doivent se faire une -ou deux plutôt- pénétration mutuellement en même temps. Une sorte de position pour le moins... étrange ?

Donc je disais : On est finalement rentrés dans la cantine, tout le monde nous regardant, l'air curieux et nous, on s'est juste assis bien sagement à nos tables. Les garçons nous ont observés manger nos plats pendant cinq minutes jusqu'à ce que le courageux Ho Seok, s'apprêtant à parler, fût interrompu par le méchant Suga qui a finalement ouvert la bouche en disant :

- Un seul commentaire et j'emmène ma sœur vous dire bonjour.

Ho Seok a baissé les yeux vers la pomme sur son plateau et les garçons ont continué de manger en silence.

Visiblement, je suis pas le seul à avoir rencontré Hyuna.

Maintenant, je suis en cours toujours assis à côté de Suga. Qu'est-ce qu'il fait ? Hum, je dirais qu'il essaye de faire fusionner son taille-crayon et son crayon. Le pire, c'est qu'il est hyper concentré. Ce serait bien s'il l'était aussi en écoutant le professeur Wu Yi Fan, prof d'histoire.

Il a dû sentir mon regard sur lui car il tourna sa tête vers moi :

- Qu'est-ce que tu me veux, l'hamster ?

Toujours aussi mignon, ce petit. J'hausse les épaules.

- Y'a une mine coincée dans le fond de ton taille-crayon si tu n'as pas encore remarqué. C'est pour ça que tu n'arrives pas à enfoncer ton crayon plus loin.

Il me regarda sans rien dire et détourna son regard sur son précieux avant de le secouer dans tous les sens pour sortir la mine. Bon sang, il me fait pitié.

- Bon, vas-y, passes-moi ton taille-crayon.

Il ronchonna mais me le passa quand même. D'une main experte, j'enlevai la mine coincée de sa prison sans difficulté avant de tendre le taille-crayon à son propriétaire qui me regardait avec des gros yeux.

- Comment t'a fait ? s'exclama-t-il.
- Suffit d'être pas con.
- Quoi ?! Tu veux mourir, sale go-

Il se coupa soudainement.

- Bah qu'est-ce que t'as, mec ? ricanais-je. T'a vu le prof copuler avec ta mère ? Remarque, elle a dû prendre cher. T'as vu comment qu'il est grand ? Un géant, le mec.

Ho le ptit con. Il m'a écrasé le pied.

- Là, mec, c'est toi qui vas prendre...

Je m'arrête soudainement comme Suga un peu plus tôt. Mon visage se décompose tandis que je croise le regard du professeur Kris. J'ai peut-être parlé un peu trop fort...
Tout le monde nous regarde depuis tout à l'heure. Je déglutis et le professeur blond s'avance vers ma table. Suga avait raison. J'aurais dû me préparer à mourir.

- Jeon JungKook, prononça le professeur sur un ton doucereux.

J'hochai la tête faiblement.

- O..Oui.

Il s'adressa ensuite à mon voisin de table tout en gardant ses yeux rivés sur moi.

- Et Min Yoon Gi..
- Oui, Monsieur ?

Contrairement à ma voix, celle du cachet d'aspirine ne trahit pas une once de peur. Bâtard.

- Vous deux, commença Kris, hors de mon cours.
- Mais monsieur, protestais-je, les cours, il faut que...
- Jusque-là, le cours ne vous paraissez pas très intéressant. Dehors.
- Mais..
- Vous insistez, jeune homme ?
- Pardon monsieur, m'excusais-je en m'inclinant.

Vaux mieux que je ferme ma gueule. En silence, nous primes nos sacs. J'entendis un petit "Fighting JungKook, fighting !" quand je passai à côté de la table de J-Hope. Suga, lui, eu droit à un "Espèce de faible" de la part de JiMin. Le cadavre ne fait que lui lancer un regard noir en guise de réponse.

Une fois dans le couloir, je m'assis par terre sous le regard étonné de Yoon Gi.

- Tu compte faire quoi par terre au juste ? me demanda-t-il en fronçant les sourcils.
- Toi, j'en sais rien mais moi, personnellement j'ai pas envie de rester debout dans le couloir pendant une heure. Surtout avec toi.

Il soupira et me tendant sa main. Qu'est-ce qu'il me veut avec sa main là ? La regardant sans comprendre ce qu'il me voulait, je réfléchis avant de lui faire un high five. Son visage prit une teinte rouge avant qu'il ne se cogne le visage contre le mur sur lequel j'étais appuyé.

- Ta tête est déjà en mauvais état alors essaye de ne pas aggraver son cas, râlais-je.
- C'est toi qui me fait perdre la tête, rétorqua-t-il, le front toujours sur le mur.

Attends, ça veut dire quoi ça ? Je lui fais perdre la tête ? Genre, j'suis trop beau, trop fort, trop hot, trop..

- Si je te donne ma main, ce n'est pas pour que tu me fasses un high five mais pour que tu te relèves. Tu me donnes mal à la tête, aish.

Ha j'ai juste mal interprété ses paroles.

- Et tu veux aller où ? dis-je finalement en me levant. En perm ?

Il fit une derp face.

- T'es vraiment pas un rebelle, toi. Allez viens, on va prendre le bus. C'est la dernière heure de cours t'façon.
- Mais on ne risque pas d'avoir une heure de colle ? demandais-je, inquiet.
- Nan t'inquiète.

Sceptique, je le suivis tout de même et on se retrouva en dehors du lycée.

Quand soudain on vit un bus s'arrêter à quelques mètres plus loin. Nos regards se croisèrent et d'un commun d'accord, on se mit à courir derrière ce dernier. Suga était un peu en retrait derrière moi, il ne court pas vite ce mec. J'espère qu'il est plus endurant au lit. Ouais, j'ai l'intention de le mettre dans mon lit. Et je ne penses pas qu'il soit contre si vous voyez ce que je veux dire...

Quand nous fûmes juste devant le bus, nous poussâmes tous deux un soupir de soulagement. La chauffeuse -ça sonne pervers- accepta de nous laisser rentrer bien que ce bus était celui des collégiens. En fait, je pense que c'est surtout parce qu'on est canons qu'elle a accepté qu'on rentre. Assis tout au fond du bus, je fis part de mes doutes à Suga.

- Tu crois qu'elle est cougar ? Et qu'elle a flashé sur moi ?

Il tourna la tête de son téléphone afin de m'observer, la tête penché sur le côté comme s'il était en train de réfléchir à un problème de math assez compliqué.

- T'es vraiment con en fait, fit-il avant de regarder son téléphone. Tu sais qu'elle n'a que cinq ans de plus que nous ?
- Elle fait plus vieille, commentais-je dans une grimace.
- C'est toi qui parais plus jeune. On dirait que t'a quinze ans.
- Pourtant le fait que je ressemble à un gamin de quinze ans ne t'a pas empêché de vouloir m'embrasser.
- Quand est-ce que j'ai fais ça, moi ? répliqua-t-il, ses doigts pianotant sur le clavier de son téléphone.

En plus d'avoir un caractère de merde, c'est un menteur. Et il assume même pas que je lui plais. Fin si, mais ça remonte à loin tout ça. Pas plus de trois heures en fait. Bref, ma gueule.

Un quart d'heure plus tard, on sortit du bus ainsi que quelques gosses. Parmi eux, un gars aux cheveux bruns et roses s'approcha de mon voisin de table.

- Yoon Gi, s'exclama-t-il en tirant Suga par la manche, dit à Maman que je rentre pas aujourd'hui. J'vais dormir chez un pote.
- Encore ?
- Ouais.

Yoon Gi soupira.

- Ok, pas de problèmes.

Le garçon commença à s'éloigner accompagné d'un de ses amis mais Suga l'attrapa par la manche avant de lui glisser quelque chose à l'oreille. Une fois ceci fait, il revient vers moi.

- C'est ton frère ? demandais-je en suivant des yeux le garçon aux cheveux roses et brun.
- Ouais.
- Il s'appelle comment ?
- Bambam.

J'arque un sourcil.

- BamBam ? répétais-je.
- Ouais, BamBam.

On peut appeler son fils comme ça ? Bambam ?

- BamBam comme une balle ?
- Heu...ouais.
- Ha. J'savais pas.
- Ouais. Ce n'est pas que tu m'ennuies, mais si alors j'y vais moi. À demain.
- Ouais c'est ça, dis-je en prenant la direction de ma maison.

Je continuais de marcher mais en sentant toujours la présence de Suga derrière mon dos. Qu'est-ce qu'il fait à me suivre comme ça ? Il veut me violer ? Mais j'suis consentant, bon sang ! D'un coup, je me retournai et le jugea du regard.

- Tu comptes me suivre jusque chez moi ?
- Non. Par contre j'veux bien rentrer chez moi, dit-il avant de s'élancer devant une maison énorme et d'ouvrir la porte de celle-ci.

Je remarque alors quelque chose d'horrible. Fin pour lui, pas pour moi.

La maison à côté de celle de Suga.. C'est la mienne.

On est voisins.

Je sens que je vais m'éclater cette année.