Chapitre quatre

par ChaeAh

Chapitre quatre

 

L’eau s’arrête. J’attrape ma serviette. M’essuie lentement. Prends le temps de bien passer sur toute la longueur de mes oreilles. Puis sur mon visage. Remuant un peu le museau gêné par la rudesse du tissu. Puis sur mon maigre torse. Et mes maigres jambes. Sur ma petite queue ridicule. Et enfin sur mes parties intimes. C’est limite s’il ne me faut pas trente minutes pour une simple douche. Bon. Trente minutes ça passe. Si je m’écoutais toute l’eau potable de cette foutue planète finirait sur mon corps. Je sors de la cabine. Putain qu’on se les gèle. J’attrape le plus rapidement possible mon caleçon. L’enfile. Puis mets un jean, tout ce qu’il y a de plus basique. Et puis enfile ensuite un pull kaki. Une fois habillé, je me pose devant le miroir et prend mon temps pour me brosser les dents. C’est important ! Une fois fait, mon peigne rencontre rapidement mes cheveux. Rencontre fortuite quand on voit l’état de ma chevelure. Des coups sur ma porte de chambre viennent résonner à mes oreilles.

« Si tu veux pas être en retard dès le premier jour va falloir te bouger un peu ! » Cri Heejun.

« J’arrive » Balance-je.

 

Je me retourne vers mon miroir. Je prends une petite inspiration et me crispe légèrement. Mes longues oreilles disparaissent petit à petit de ma vue. Mon museau se retrousse sur lui-même. Je sens ma queue se contracter dans le bas de mon dos. Quand j’étais petit ça faisait un mal de chien, maintenant j’y suis habitué. Enfin, autant qu’on peut être habitué à la douleur… Passons.  Je sors de ma salle de bain. Me dirige vers mon bureau. Y attrape mon sac de cours. Vérifie qu’il y ait bien mon agenda, mon parapluie au cas où et mon porte monnaie avec ma carte étudiant à l’intérieur. Puis je glisse mon ordinateur portable dedans. Je mets mon sac sur mon dos et quitte enfin ma piaule.

« Bah dis donc, il t’en faut du temps le matin. » Me fait Heejun en rigolant.

« Il me faut juste une petite heure, histoire de me réveiller quoi. »

« Sérieux ? Moi il me faut quinze minutes à peine. » On descend les escaliers.

« Mais tu fais quoi le matin ? »

« Je me lève, m’habille, bouffe et me lave les dents. »

« Tout ça en quinze minutes ?! Moi, j’mets déjà trois heures rien que pour me lever. »

« Petit vieux. »

« Surexcité de la vie. » On arrive en bas.

« Mec en manque d’énergie. »

« Face de cul. »

« C’est toi qui me dit ça ?!!! Avec ta peau toute blanche là ! » Dit-il en poussant la porte du dortoir donnant sur l’extérieur. Je repère déjà quelques premières années.

« Non mais moi je suis blanc comme un cul, toi t’as une tête de cul. »

« Comment tu oses dire ça au mec qui s’est levé une heure en avance pour toi hein ?! Comment oses-tu ?!!! »

« Tu m’accompagnes juste au gymnase pour le discours du doyen et tu te casses mater les pompoms girls. Essaye pas de me faire croire que tu t’es levé pour moi ! »

« Ah ouais tu le prends comme ça ? Dans ce cas, t’as qu’à suivre les autres étudiants, moi je t’abandonne ! » Il change de direction. Un grand sourire gagne mon visage.

« T’es juste pressé d’assister à l’échauffement des filles, pervers~. » Il se retourne vers moi en me tirant la langue.

« Je serais en train de regarder des filles ultra canon alors que tu seras en train d’assister à un discours de plus de trois heures. Pense-y~. » Me répond-t-il un sourire moqueur collé aux lèvres.

« Trois heures ?!!! »

« Et ouais toutes les premières années y ont droit. Bon courage mon gars. »

 

Il se barre en courant. Me laissant seul. Enfin non pas vraiment. Une masse d’étudiant se forme en direction du gymnase. Bon. Plus qu’à suivre le mouvement. Je me laisse guider par la masse. J’ai pour reflexe de mettre ma main dans ma poche à la recherche de mon portable et de mes écouteurs. Je n’en sors que mes écouteurs. Ah oui. Depuis samedi soir ou plutôt dimanche matin je ne l’ai plus. Fait chier. J’aurais peut être du essayer de le récupérer dimanche… Mais j’avais peur. Alors je suis resté presque toute la journée dans ma chambre. En prétextant que je devais m’installer confortablement. Ma seule sortie étant pour faire mes courses pour la semaine. Et encore, je n’y suis pas allé seul. Heureusement que les gars font leurs courses en même temps et que Heejun est venu me chercher. Qu’est ce que j’ai de la chance d’être tombé sur un groupe comme ça. Même si Heejun est un type hyper envahissant. Non mais sérieusement, ce gars est tellement content de ne plus être ‘seul’ dans le dortoir B qu’il vient toquer à ma piaule pour tout et n’importe quoi. Hier soir, c’était pour du PQ. Monsieur a oublié d’en prendre… Je dois constamment faire attention à bien ranger mes attributs. Mais bon je ne lui en veux pas vraiment. Sans ça je me sentirais bien seul. Passer d’une meute où on n’a presque aucune intimité à une petite chambre où l’on est seul. Ca fait toujours bizarre.

Tout ça pour dire que je n’ai eu aucun autre contact avec mes congénères ce week-end. J’ai juste senti la présence de l’un d’entre eux au supermarché. J’ai eu peur qu’il vienne vers moi mais non. Quand je l’ai croisé elle faisait juste les courses. Bien sûr, je cachais mon odeur. Elle ne m’a pas senti. Moi si. Mais je n’ai aucune idée de ce que peu être son totem. Aucune. Bref. Maintenant je flippe comme un malade. Ils ont mon portable. Ma mère a du rappeler. Ou mon père. Ou bien c’est eux qu’on prit l’initiative d’appeler mes parents. Dans tous les cas, ils doivent avoir pas mal d’info sur moi. Dont le fait que mon totem est une merde absolue. Et pourquoi je n’ai pas cherché à rencontrer leur leader tout de suite comme le veux la tradition. En gros, je me prends la honte grâce à mes parents. Et à mon incompétence… Si seulement j’avais fait gaffe à mon phone…

J’arrive dans l’enceinte du bâtiment. Wow. Il n’a pas l’air si grand de l’extérieur. Des sièges ont été emmenés au milieu de la salle en plus de ceux présent dans les gradins. Une estrade semble avoir été aménagée pour l’évènement. Les gens autour de moi se pressent pour avoir de bonne place. Perso, je m’en fou. Tant que je suis assis tout me va. Les rangées du fond sont complètement pleines. Tch. Pas envie d’être tout devant. Je repère une place dans un coin tout à gauche dans les gradins. Je m’y glisse assez aisément malgré la foule qui m’entoure. Je m’installe en prenant une sorte de programme placé sur le banc. Je l’ouvre.

Lundi : Neuf heures, midi : discours d’introduction à l’université et ses différentes facultés. Putain. Il ne déconnait pas quand il disait trois heures…  Quatorze heures, dix-sept heures : repérage des différentes classes et espaces qu’offre l’établissement. Note en bas de page : Se référer aux secrétariats des différentes facultés présentés au cours du discours. Bon, ça je l’ai déjà fait samedi avec les gars. Je devrais être tranquille cet après midi. Mardi : journée d’intégration. Dix heures, midi : Rencontre des élèves des mêmes classes entre eux, et avec leurs professeurs. Quatorze heures dix-neuf heures, inscription non obligatoire à un club. Présentation des différents jobs étudiants. Ok. Je ferme le dépliant et lis à l’arrière de celui-ci : Tous vos cours et salle de classe sont consultables sur le site de l’université.

Le silence prend soudainement place. Je relève la tête vers la scène. Le doyen est sur l’estrade. Il commence par une introduction plus que basique. Plusieurs étudiants s’assoient sur des chaises derrière lui. Ils sont une dizaine. Le tigre et un autre hybride y sont. Foutage de gueule quand tu nous tiens. Ses yeux perçants semblent scruter la salle. Ne me dite pas qu’il me cherche quand même. On est plus de trois cent ! Impossible qu’il me retrouve hein ? D’ailleurs maintenant que j’y pense, c’est vraiment une toute petite université. Seulement trois cents premières années. C’est que dal. En même temps si la plupart des étudiants étudient à distance. Mes yeux s’agrandissent d’un coup. Ils rencontrent ceux du tigre. WHAT DA DUCK ?! Comment il a fait pour me trouver ?! Je sais que les chefs sont plus aptes à trouver ‘des compagnons’ mais quand même ! L’hybride à ses côtés me trouve lui aussi. Vu la distance il m’est quasi impossible de savoir quel est son totem. Je peux tout juste dire qu’il s’agit d’un canidé. Un frisson s’empare de moi quand deux nouvelles odeurs envahissent la grande salle. Une juste devant l’estrade. Un deuxième canidé. Pas possible non plus de savoir quel totem. Mais ce n’est pas le plus préoccupant.

L’autre est juste derrière moi. Ok. Je comprends mieux. Les deux sur l’estrade me cherchent tandis que les deux dans la salle se camouflent. Une fois que ceux d’en haut me trouvent, ils le disent à ceux dans la salle. Ceux-ci retrouvent ma position et celui qui se trouve près de moi se rapproche. Puis ils dévoilent eux aussi leurs odeurs. Et je comprends que je suis encerclé. Et que je ne peux pas m’échapper. Putain de communication interne. Ok. J’ai trois heures pour réfléchir à comment me sortir de ce merdier. Le gars assis à mes côtés se lève pour rejoindre une fille, plus bas ; qui lui fait un signe de la main. Et qui lui montre une chaise libre à ses côtés. Je te maudis toi et ta descendance sur dix générations !

L’autre ne perd pas une seconde avant de prendre la place devenue libre. Je tressaille quand son bras vient s’emparer de ma taille. Il me sert fortement. La fuite va s’avérer compliquée. Ma face se tourne doucement vers la sienne. Il me regarde. Des ses yeux verts. De ses pupilles étirées du haut vers le bas. Un grand sourire rectangle scotché aux lèvres. Fier de m’avoir coincé. Son odeur se répand dans mon museau. C’est étrange. Discret. Pas comme la plupart des grands carnivores qui empestent à trois kilomètres à la ronde. C’est plus insidieux. Je n’avais jamais senti ça avant. Ce qui augmente considérablement mon stress. Qu’est ce qu’il est ? Il semble comprendre ma question silencieuse puisqu’il vient près de mon oreille et chuchote :

« Cobra royal. »

 

Oh shit.

 

****

 

Mes yeux se posent une nouvelle fois sur ma montre. Onze heures quarante. Encore vingt minutes. J’EN PEUX PLUS ! Tuez-moi par pitié. Ce discours est d’un chiant c’est incroyable. Et ce n’est même pas le pire. NOOOOON. Loin de là. Cet idiot de serpent à la con s’est endormi. Oui. Il dort. Sur moi. Oui ce mec est con. Sa tête repose sur mon épaule gauche. Son bras gauche est mollement posé sur mes jambes. Quant à son bras droit, qui m’enserrait tout à l’heure, ballotte dans mon dos. Bon. J’ai donc vingt minutes pour me faire la malle. Le doyen informe maintenant que son discours est fini et qu’il laisse place aux meilleurs membres des différentes facultés. Les élèves défilent un à un dans un ordre que je ne comprends pas vraiment. Puis viens le tour de l’hybride dont je ne sais rien. Le canidé se lève de sa chaise tout sourire et vient prendre place au pupitre.

« Bonjour à tous ! Je suis Jung Hoseok. En troisième année du cursus de danse appliqué et deuxième année de littérature et expression de l’écrit. »

Il commence des explications plus ou moins inintéressantes pour moi, vu que je suis dans le cursus d’instrumentalisation. Au moins je sais son prénom. Et ça en fait un en moins à repérer. Je décide d’enlever le serpent de mon épaule. Passe mon bras derrière son dos. Une main derrière sa nuque. Puis le déplace légèrement sur le côté. Je pose ses mains sur ses cuisses. Sa tête penche complètement vers l’arrière. Sa bouche est grande ouverte. Quel spectacle. Je me retourne vers l’estrade quand le tour du canidé se termine. Il va se rassoir. Le tigre parait agacé. Surement du au comportement du serpent. Le canidé lui passe énergiquement une main dans le dos. Dans l’espoir de réconforter un peu son chef j’imagine. Un autre élève se lève. Bon ! Je suis tout en haut à gauche des gradins. J’ai eu le temps de repérer une porte de sortie pas très loin de moi. C’est le moment où jamais.

« Bonjour. Je suis Kim Himchan. En doctorat d’instrumentalisation coréenne et membre du club de musique classique. »

Ok. Le moment où je veux me barrer, un gars intéressant se pointe.

 

Est-ce que ce monde me déteste ?

 

****

 

 

 Je suis face à un sérieux dilemme. Il est onze heures cinquante trois. Il ne reste plus que sept minutes de discours. Je veux me barrer le plus vite de cet endroit. Mais je veux aussi pouvoir parler à ce fameux Himchan. D’après son discours il a suivit la même licence que j’ai pris. Avant de se spécialiser dans l’instru coréenne en master. Ce qui m’intrigue pas mal.  Je veux absolument le voir. Mais de l’autre… Je regarde le serpent qui roupille toujours. Puis me tourne à nouveau vers la scène. Le tigre se lève. J’ai l’impression qu’il me regarde. A moins qu’il ne regarde son acolyte endormi. A moins que je devienne juste paranoïaque. Bref. C’est lui, mon plus grand problème. Il se met devant le micro. Et énonce d’une voix claire.

« Bonjour à tous. Je suis Kim Namjoon. Le président du conseil des élèves. Je tiens déjà à vous souhaitez la bienvenue dans notre université. » Enonce-t-il avec un grand sourire.

 

Ok. Le mec est président du conseil des élèves. Ca veut juste dire qu’il est le meilleur élève de sa promo. Un géni donc. Rien que ça. C’est comme si on me criait en continu ‘t’es dans la mouiiiiiiise meeeec !!!’. A croire que toute la misère de Corée a décidé de me poursuivre dès que j’ai posé le pied dans cette univ’. Bon. Faut vraiment que je me casse. De toute façon, j’irai au club de musique classique demain aprèm. Je rencontrerai bien mon hyung à un moment où un autre. Je regarde une nouvelle fois le cobra. Il dort toujours. Je ne devrais pas avoir de mal à me tirer. Je me lève doucement. Prends les marches, juste à côté de ma place. Je les monte. Assez rapidement et surtout discrètement. Histoire de ne pas subir de regards noirs de mes futurs camarades de classe. J’arrive en toute simplicité face à la sortie. Un frisson percute ma nuque. Mes yeux se portent sur le tigre toujours en plein discours. Il ne me regarde pas. Par contre le canidé présent derrière lui et l’autre canidé se trouvant devant l’estrade… Eux me fixent. Un air désapprobateur collé au visage. Bien qu’à cette distance je ne peux pas vraiment dire à quoi ressemblent leurs visages…

Rien à foutre. Je pousse la lourde porte. Passe dans un petit couloir qui me mène une sortie à droite et des escaliers à gauche. Fais ce que je fais de mieux. Fuir.

Je sais. C’est lâche. Je ne pourrais pas fuir toute ma vie. Un jour va bien falloir que j’affronte mes problèmes. Surtout là… Je ne vais pas passer une année dans la peur. Surtout que je risque de me faire convoquer par le fameux président du conseil des élèves. Pour n’importe qu’elle raison. Et si ça arrive, j’aurais un joli mot dans mon dossier étudiant. Ce qui ne me plairait pas vraiment. Ni à mes parents d’ailleurs. Mais en même temps vu le totem que j’ai… Dès que quelque chose me surprend j’ai envi de fuir. C’est plus comme un réflexe. A moins que je me cherche encore des excuses… Un énorme sursaut me prend quand j’entends la porte claquer derrière moi. Je me retourne d’une traite. Le serpent arrive en courant.

« Attends ! »

 

Même pas en rêve ! Je pars d’une traite vers la sortie située sur ma droite. La porte s’ouvre. La panthère. Fait chier ! Je me précipite vers les escaliers. Mon avant bras se fait happer par le félin. J’essaye tant bien que mal de me débattre. Des pas résonnent dans les escaliers qui me font maintenant face. Une forte odeur de clebs envahit mon museau. Je reconnais. Le gars qui était devant l’estrade. J’arrive à me défaire de la poigne du chat alors que j’aperçois un garçon escaladant quatre à quatre les marches.

« Ne le laisse pas passer Jungkook ! » Crie la panthère.   

« Oui hyung ! »

 

Je ralentis la cadence d’un coup. Les bras du félin viennent s’emparer de ma taille. Tandis que le canidé me bloque les avant bras de ses mains. Le serpent arrive à notre hauteur. Il attrape le haut de mon pull et le tire pour dégager mon cou. Mes yeux s’ouvrent en grand devant les dents du reptile qui s’allongent. Un crie aigue survient de ma gorge. Bien vite étouffé par une main du félin. Les deux crocs s’enfoncent petit à petit dans la peau de ma gorge. Les larmes surviennent quand je sens un liquide se répandre en moi. Mon corps se raidit petit à petit. Un ‘n’en met pas trop Taehyung’ est dit. Le canidé m’offre un sourire compatissant. Ma vision devient de plus en plus floue. La voix de la panthère parvient à mes oreilles.

« On est désolé mais on ne peut pas faire autrement. On ne te fera aucun mal, c’est promis. » Dit il dans un premier temps.

Sa main s’éloigne de mes lèvres. Vient se perdre dans mes cheveux. Ma tête se fait lourde.

« Ne résiste pas, Yoongi. Tu risques d’avoir mal sinon. » Rajoute-t-il.

 

Le cobra se retire lentement. Mes yeux se ferment complètement. Mes avants bras sont libérés. Je me sens doucement porté. Je perds peu à peu connaissance alors que mon esprit me hurle de me battre contre le venin. Impossible. Je sombre. Tout simplement.

 

****

 

Je ne sais pas quelle heure il est. Je ne sais pas depuis combien de temps je dors. Je viens à peine d’ouvrir les yeux. La pièce est sombre. Seulement éclairée par une lumière douce. La lune. Bordel il fait déjà nuit. Ce venin m’a défoncé… Je suis dans une chambre. Toute petite. Qui dispose de deux lits et d’un seul bureau plutôt grand. Ma valise est devant moi. Mon sac de cours sur le bureau. J’aperçois mon ordi sur le meuble. Signe qu’on a déjà déballé mes affaires. Je ne bouge pas d’un centimètre. Je suis chez eux. Un seul mouvement et tout le monde rappliquera ici. L’odeur est pire que forte. Surement dû au fait qu’ils peuvent laisser leurs attributs prendre vie ici. Elle est cependant loin d’être dérangeante. Ma meute parentale contenait dix-neuf personnes ; j’ai donc l’habitude des tonnes d’odeurs d’animal.

Mes membres me reviennent un à un. Je constate alors que mes attributs sont toujours rangés. Heureusement. Ma senteur ne se mélange pas à la leur. Je les sens. En dessous de moi. La maison doit comporter un étage. Normal pour une meute de déjà huit hybrides. Je ne repère personne à l’étage. Je dirais bien ‘tant mieux’ mais en vrai on s’en fou. Qu’ils soient en-dessous ou au même étage que moi importe peu.

 

Je suis dans la merde.