Port Angeles

par Hanaelle

9.

 

Le lendemain soir, je rentrais après que la nuit fut tombée. J’avais passé la journée à convaincre mes collègues du bien fondé de l’opération de Mélina. Plusieurs avaient refusé et les autres avaient demandé un temps de réflexion qui me semblait superflu. Je n’aurais jamais cru possible qu’il faille être un vampire pour connaître la valeur d’une vie humaine.

La maison était calme lorsque je rentrais. Emmett, Rosalie et Jasper jouaient tous les trois aux échecs simultanément. Chacun avait deux jeux devant lui, jouant à tour de rôle.

Alice, lisait un livre, assise en tailleur dans un fauteuil, mais je devinais qu’elle était plutôt plongé dans le futur grâce à son regard fixe. Je me demandais quelle nouvelle, l’avenir nous réservait.

J’allais monter à l’étage, quand elle se leva soudain pour me retenir. Ses yeux étaient fixés dans un temps qui n’était pas le nôtre.

-         Attends Carlisle.

-         Que se passe t-il ?

-         Edward. Il… Il veut tuer. Murmura-t-elle, trop bas pour être entendue des autres.

 

Je la pris par les épaules. Dans mon dos, je sentais le regard de Jasper et je me forçais paraître détendu. Peine perdue, vu son don. Je forçais chaque cellule de mon corps à se décontracter. Alice ne voulait pas que la nouvelle se sache, et je respectais cela. Edward passait déjà assez pour un fou.

 

-         Raconte moi tout dis-je en la guidant par le coude pour l’emmener dans le jardin.

-         Ils sont à Port Angeles.

-         Lui et Bella ?

-         Oui. Enfin disons, qu’elle est sortie avec des amies, et qu’il les a suivies. Bref… Bella s’est fait attaquée par des voyous.

 

J’étais à deux doigts de prendre mon sac et de filer à Port Angeles. Si elle saignait ou pire si elle s’était fait tuée, pourrait-il se retenir ? Si son sang avait coulé, ses envies meurtrières étaient plus que légitimes et je devais être près de lui, en espérant arriver à temps.

 

-         Il veut tuer celui qui a fait ça. Lâcha-t-elle dans un souffle en baissant les yeux, comme si elle avait honte.

-         Comment va Bella ?

-         Bien. Il est arrivé à temps et pour l’instant, il se demande s’il doit la laisser seule pour aller punir ses agresseurs.

 

Je me calmais aussitôt. J’avais le pressentiment que la laisser seule serait encore plus dur pour lui que de combattre son envie de vengeance.

Alice resta figée quelques minutes, et je retins mon souffle, tendant mes muscles pour bondir si le pronostic était mauvais. Je calculais que je pourrais être à Port Angeles en moins de quinze minutes. J’arriverais peut être à temps. Mais Alice mit fin à mon raisonnement en souriant soudain.

 

-         Ah c’est bon ! Il prévoit tout autre chose maintenant.

 

Je résistais à l’envie de lui demander ce que c’était. Si Edward voulait  me raconter sa soirée, il le ferait de vive voix.

 

-         Merci Alice. Tiens-moi au courant si tu as le moindre doute d’accord ?

-         D’accord.

 

Je la raccompagnais dans le salon et montais lentement les escaliers.  Je passais rapidement dans la chambre, embrasser Esmée avant de rejoindre mon bureau.

Je sortis un épais volume du Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales pour relire encore une nouvelle fois mes notes prises lors de mes « vacances » forcées.

 

J’étais absorbé dans ma lecture depuis presque deux heures lorsque j’entendis une voiture arriver. Elle était encore dans les virages menant à la maison, mais je ne doutais pas que ce fut Edward. Restant concentré sur ma lecture, je fus surpris d’entendre mon nom, au dehors. C’était la voix d’Alice.

 

-         Carlisle est dans son bureau.

 

Par pur réflexe je me mis à écouter la conversation, pour connaître la fin de la soirée. Pourquoi Edward me cherchait-il ? Avait-il cédé à la vengeance ?

 

-         Merci. Dit Edward.

 

Je crus d’après le silence qui suivit qu’il montait directement me rejoindre, mais je me trompais.

 

-         Oh. Désolé. Je n'ai pas regardé qui c'était. J'étais ... occupé. S’excusa-t-il soudain.

-         Oui, je sais. Souffla Alice. Je suis désolée aussi. Au moment où je voyais ce qui allait se passer, tu étais sur la route.

-         C'était privé. Entendis-je à peine.

-         Désolé, répéta-t-elle.

-         Ne le soit pas. La voix d’Edward se fit plus douce.  Je sais que tu ne peux pas tout savoir. Personne ne s'attend à ce que tu sois omnisciente, Alice.

-         Merci.

-         Je me demandais presque si tu voulais sortir dîner ce soir. L’as-tu vu avant que je ne change d’avis ?

-         Non, j'ai raté ça aussi. Je regrette de ne pas l'avoir su. Je serais venue.

-         Tu te concentrais sur quoi pour en manquer autant ?

-         Jasper pensait à notre anniversaire rit-elle. Il essaye de ne pas prendre de décision sur mon cadeau, mais je pense que j'ai une assez bonne idée ...

 

Je souris. Pauvre Jasper, il était vraiment difficile de faire une surprise à Alice.

-         Je ferais plus attention la prochaine fois. Vas-tu leur dire ce qu'elle sait ? murmura-t-elle.

-         Oui. Plus tard.

 

Ce qu’elle sait ? Bella, avait-elle deviné notre nature ou n’était-elle encore qu’au stade des suppositions que nous pourrions réfuter ? Il était vrai qu’elle faisait preuve d’un sens de déduction particulièrement aiguisé pour une humaine. Je décidais de ne pas tirer de conclusion hâtive, préférant attendre qu’Edward nous en parle personnellement.

 

-         Je ne dirais rien. Assura-t-elle doucement.

-         Fais moi une faveur et dit le à Rosalie quand je ne serais pas dans les parages, ok ?

-         Bien sûr.

-         Bella l'a plutôt bien pris.

-         Ne sous-estime pas Bella.

-         Alice...

-         Elle ira bien cette nuit. Je la vois mieux maintenant. Elle à besoin d'une supervision de vingt-quatre heures n'est ce pas ?

-         Au moins.

-         En tout cas tu seras encore avec elle bientôt. Tu devrais y aller tant que tu peux encore être la où tu veux être. Conclu Alice.

 

Cette fois le silence me signifia que mon fils montait me rejoindre. Je percevais ses pas furtifs venir vers moi alors que je fixais la porte, après avoir refermé mon livre.
  

-         J'ai entendu Alice te dire où tu pourrais me trouver. Dis-je en souriant, à son entrée.

-          J'ai besoin d'aide.

 

Je l’attendais celle là.

 

-         Tout ce que tu voudras Edward. Rétorquais-je.

-         Alice t'a dit ce qui c'était passé avec Bella ce soir ?

-         Presque arrivé. Rectifiais-je.

-         Oui, presque. J'ai un dilemme Carlisle. Tu vois je peux ... probablement ... le tuer. Vraiment. Mais je sais que ce n'est pas bien, parce que ce serait de la vengeance, pas la justice. Que de la colère, pas l'impartialité. Tout de même il ne peut pas être bon de laisser un tueur et un violeur en série à Port Angeles ! Je ne connais pas les humains là bas, mais je ne peux pas permettre à quelqu'un d'autre de prendre la place de Bella comme victime. D'autres femmes dont quelqu'un pourrait se sentir aussi bien que je me sens avec Bella pourraient subir ce que j'aurais enduré s'il lui avait fait du mal. Ce n'est pas juste.

 

Il avait parlé vite, avec une passion qui ne m’était pas familière venant de lui. Je redevins subitement sérieux. Le fils que je connaissais, aurait sûrement puni lui-même cet homme, comme il en avait eu souvent l’habitude, il y a plusieurs années, lorsqu’il s’était mis à chasser des humains. Je ne pensais pas qu’il se serait nourri, mais il l’aurait tué, c’était plus que certain. Décidément, Bella l’avait changé bien plus que je ne le soupçonnais.


Elle est vraiment bien pour toi, n'est ce pas ? Tant de compassion, tant de contrôle. Je suis impressionné.

 

-         Je ne suis pas venu pour des compliments, Carlisle.

-         Bien sur, non. Mais je ne peux pas m’empêcher de penser n'est ce pas ? Un sourire s’étira de nouveau sur mon visage. Je vais m'occuper de ça. Sois tranquille. Personne d'autre ne sera en danger à cause de lui.

 

Un plan se dessina dans ma tête et je ne fis rien pour le cacher à Edward. Il me faudrait le trouver, l’anesthésier et le livrer à la police. J’allais devoir l’emmener loin, pour ne pas que cela ne se sache…
A son expression, je devinais qu’il était presque déçu que ce soit si simple, mais qu’il me laisserait agir.

 

-         Je vais te montrer où le trouver. Dit-il.

-         Allons-y.

 

J’embarquais ma sacoche de médecin avant de sortir.

Je m’installais au côté passager de la Volvo avec un regard pour Alice et pris son signe de la main comme une assurance que tout irait pour le mieux.

Sans phare, sur la route déserte et noire, je laissais vagabonder mes pensées. Je me demandais comment une humaine avait pu changer Edward à ce point là.
.

Je n’avais pas prévu qu’elle lui ferait un si grand bien. C’est inattendu. Peut être était-ce le destin. Peut être est-ce la volonté divine. Seulement…

 

Seulement, il faudrait qu’il procède à sa transformation si nous ne voulions pas attirer le courroux des Volturi. Bien sûr, nous avions encore le temps, mais à terme…

Cependant, connaissant les croyances de mon fils, je me doutais que ce ne serait pas facile de le convaincre. Un torrent de colère sourde fondit sur moi.


Edward mérite le bonheur. Ca lui est dû.. Il doit y avoir un moyen.

 

Il y en avait forcément un. Premièrement, aucun d’entre nous ne devait entrer en contact avec Aro, où nous serions tous compromis. Les probabilités étaient minces toutefois, ce n’était pas mon principal problème. Le plus gros souci était la maîtrise d’Edward, et celle des autres. Jasper tiendrait-il si Bella venait à notre demeure ?

Nous traversâmes rapidement Port Angeles pour arriver dans une petite rue derrière un bar. L’endroit était miteux, noir et sentait l’urine et le vomi. Je fronçais les narines et retins ma respiration. Nous étions dans un vrai repaire à voyous. S’en était presque désespérant de tant de clichés.

Cinq humains étaient là, dont deux ivres morts, allongés à même le sol. Je jetais un coup d’œil à Edward. Les jointures de ses doigts étaient blanchies par la tension extrême qu’il exerçait sur le volant et je pouvais clairement voir sa poitrine secoué par sa respiration anormalement rapide.

 

-         Vas-y, murmurais-je doucement. Je garderais le reste d'eux saufs. Retourne avec Bella.

 

Sans un mot, il jaillit de la voiture et disparut. Je restais quelques secondes assis, réfléchissant au moyen le moins violent de m’y prendre. Je devinais que le chef de bande était le plus fanfaronnant des cinq mais j’avais besoin d’une confirmation.

Je préparais rapidement une bonne dose d’anesthésique et sortis pour m’adosser à la voiture en les fixant. Mes yeux passaient des uns aux autres, cherchant chaque mouvement ou attitude, qui pourrait  m’indiquer celui que je devais empêcher de nuire. Le stratagème ne mit pas bien longtemps à fonctionner. Les humains étaient toujours si prévisible…

 

-         Hé ! Toi ! Tu veux notre photo ?!!

 

Il était sûr de lui, et avançait vers moi, en sortant un couteau de sa poche. Je dus me contenir de lui faire perdre de sa superbe en le désarmant aussitôt et le laissais venir jusqu’à moi, luttant contre le grognement qui montait dans ma gorge.

Je retenais toujours ma respiration car la tension était déjà assez palpable dans la ruelle sans que je ne m’en rajoute en sentant des flagrances humaines.

Me décollant de la voiture – Edward m’en voudrait si je l’abimais – j’avançais de quelques pas, les bras écartés, la seringue cachée dans ma paume.

 

-         Non, je me demandais juste si vous aviez du feu.

-         Ouais c’est ça ! Fous-toi de moi en plus !

 

Il était assez proche maintenant. Je réduisis la distance qui nous séparait sans qu’il s’en rende compte, et je lui enfonçais aussitôt l’aiguille dans la veine jugulaire. Il tomba instantanément dans l’inconscience et je le laissais glisser par terre.

Derrière moi ses camarades s’agitèrent. Je me retournais, les menaçant du regard.

 

-         Il y a d’autres intéressés pour passer quelques années en prison ?

 

Un seul recula, l’autre fit un pas en avant, hésitant toutefois.

Je ne pouvais me permettre de m’exposer plus, et pourtant, je devais faire vite si je voulais que mon invité dorme jusqu’au bout du voyage.

Scrutant rapidement autour de moi, je me décidais. La rue était déserte et le bar ne possédait pas de fenêtre de ce côté.

Sans prévenir, je disparus à leurs yeux, courant trop vite pour la vision humaine.

Je les pris chacun par surprise, frappant à l’endroit précis de leur cou, juste pour qu’ils s’évanouissent sans avoir de séquelles. La personne qui les trouverait, croirait à deux autres ivres morts.

Satisfait, je chargeais leur chef dans la voiture, et m’installais au volant.

Avant de démarrer, je vérifiais son pouls, la coloration de ses muqueuses et la dilatation des pupilles. Il dormait profondément. J’allais pouvoir aller à l’endroit que j’avais prévu.

 

***

 

Nous roulions depuis presque une heure et demie lorsque je le sentis bouger sur le siège arrière. Regardant le rétroviseur, je vis qu’il essayait de se redresser sans y arriver totalement. Cela ne me résolut pas à ralentir. Nous étions à plus de 200 kilomètres/heure et je ne voulais pas perdre la moindre seconde.

Je l’observais en train de lutter pour revenir à lui, puis il cessa de s’agiter, restant allongé sur la banquette arrière. Il regarda un moment le paysage défiler, les yeux dans le vague.

 

-         Tu m’emmènes où sale…

 

Je ne lui laissais pas le temps de terminer son insulte.

 

-         Je vous conduis là où vous ne pourrez plus nuire.

-         Quoi ?

 

Décidément, il semblait bien réveillé.

J’aurais dû utiliser de la Médétomidine en complément du Zolazepam et de la Tiletamine pour mon anesthésie. Cette erreur ne me serait pas arrivée à l’hôpital avec les consultations pré-anesthésiques.

Jetant à nouveau un coup d’œil à l’arrière, je vérifiais qu’il ne tentait rien contre moi. Il semblait encore incapable de bouger.

 

-         Vous avez fait du mal autour de vous n’est ce pas ?

-         Tu es qui pour me juger toi ?

-         Quelqu’un qui connait le mal bien plus que tu ne l’imagines.

 

Je remarquais qu’il m’observait dans le rétroviseur et je n’hésitais pas à lui rendre un regard de prédateur. Je m’amusais à le voir déglutir avec difficulté et s’éloigner faiblement de mon siège.

 

-         Toutefois, vous êtes chanceux, vous êtes tombé sur le plus clément d’entre nous.

 

Je m’imaginais à peine ce que lui aurait fait subir Rosalie si c’était elle qui l’avait surprit à tenter de violer une jeune femme.

 

-         Qui es-tu ?

-         Vous ne voulez pas le savoir, croyez-moi. D’ailleurs, il vaudrait mieux que vous vous rendormiez.

-         Genre, je vais dormir alors qu’un fou m’emmène, je ne sais où ! Hé ! On sort de l’état ! Tu vas faire quoi de moi, taré !

-         Vous livrer à la police.

 

Il s’enfonça dans un silence salvateur pour mes oreilles. Nous roulions bien trop vite pour qu’il ne pense sauter en marche.

 

Quelques minutes plus tard, nous arrivions en vue de la ville de Portland dans l’Oregon.

Nous descendions à toute allure une colline donnant un panorama de toute la ville. Les deux rives du fleuves Columbia semblaient vraiment différentes de loin.

 

D’un côté le quartier des affaires et ses immenses tours de bureau aux multiples couleurs. Plus loin, les monts blancs des montagnes des Rocheuses.

Le soleil n’était pas encore levé mais la ville rayonnait sous la lumières des gratte-ciels et des lampadaires. Le port fluvial était éclairé pour les livraisons matinales. Il n’était que quatre heures du matin, mais quelques humains s’affairaient à décharger des caisses d’une péniche. Je les voyais comme en plein jour alors que mon invité, devait à peine percevoir les toits des immeubles qui illuminaient le ciel.

La rive sur laquelle nous roulions, réunissait les quartiers résidentiels et ses multiples pavillons et jardins de roses. L’ambiance était beaucoup plus sombre que de l’autre côté du fleuve. Ici, la ville paraissait réellement endormie, et seules quelques maisons allumées dénotaient l’heure du lever pour certains.

 

Je quittais enfin la sud 5 pour m’engager sur Broadway Bridge, m’obligeant à ralentir dans un grognement de contrariété. Il me fallait trouver un commissariat de police à présent.

Je tournais dans les différentes rues et découvris enfin mon bonheur sur la quatorzième avenue. Cependant, je ne m’arrêtais pas, préférant continuer pour virer juste après le poste, sur Morrison street.

Je stoppais la voiture dans une petite ruelle quelques mètres plus loin.

 

- C’est la fin du voyage. Murmurais-je en ouvrant mon sac pour remplir à nouveau une seringue d’anesthésique.

 

Une terreur sourde s’empara de lui et il donna de grands coups de pied dans la portière. Je descendis, et ouvrit la porte brutalement. Il fusa aussitôt de la voiture mais je le rattrapais aisément par le col.

 

-         Trop lent…

 

Il lança sur moi un regard plein de haine mêlé à de la peur. Mon instinct de prédation, se réveilla devant cette expression typique d’une proie et je dus ravaler quelques gouttes de venin. Sans attendre, je plantais à nouveau une aiguille dans sa peau et bien qu’il essaya de lutter, l’évanouissement survint en moins d’une minute.

Je le portais sur quelques mètres, pour l’installer dans un coin où il pourrait être facilement repérable avant de me diriger vers une cabine téléphonique. Je ne voulais pas prendre le risque d’appeler avec mon portable.

 

-         Poste de police de la quatorzième, quel est votre problème ?

-         Bonjour. Hum, il y a un homme allongé dans la rue là. Je crois l’avoir vu à la télévision. Je crois qu’il est recherché.

-         Où vous trouvez-vous monsieur ?

-         Dans une allée sur Morrison St.

-         J’envoie une patrouille. Monsieur ?

 

Je raccrochais. Il ne lui serait pas nécessaire de connaître mon nom. Et si l’agresseur de Bella était effectivement recherché, il serait commode pour eux de trouver son identité.

Grimpant rapidement en voiture, je déguerpis avant de ne devoir répondre aux questions des policiers qui ne manqueraient pas de survenir dans quelques minutes.

 

La joie me revint alors que je prenais de la vitesse en récupérant la Sud 5 pour rentrer à Forks. Dans moins de deux heures je serais à la maison.

 

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