Un van glissant...

par Hanaelle

4.

 

J’étais parfaitement calme ce matin là, bien nourri, et apaisé par ma famille réunie. Je procédais à mon rituel du matin. J’observais face à la fenêtre, la forêt gelée. Tout était endormi comme la veille. Le verglas étendait son emprise partout.

J’essayais de conduire plus prudemment que d’habitude. Il serait trop voyant de voir passer une voiture à 200 kilomètres heure alors qu’il y avait autant de verglas.

La voiture glissa sur le parking de l’hôpital, mais je n’eus aucun mal à la rétablir et me garais rapidement.

Joanne m’accueillit dès que j’entrais. Je soupçonnais que c’était bien plus que de la courtoisie.

 

-         Dr Cullen, j’ai appris que vous ne vous étiez pas senti bien, hier ?

-         Rien de plus que quelques étourdissements. Ça va beaucoup mieux ce matin.

-         Tant mieux. Voici votre planning de la journée.

-         Merci.

 

Je lis rapidement le compte rendu de mon collègue de garde. Bien, le patient accidenté s’en était sorti. Il y avait cinq hospitalisés. Voilà qui me laisserait le temps de finir quelques dossiers à remplir. C’était fou le nombre d’heures que prenait la rédaction des dossiers médicaux. Pour moi qui ne dormait pas ça allait, mais les autres…

 

Je fis un rapide tour de mes patients pour prendre de leur nouvelles. Je renouvelais les injections, changeait les pansements. Par bonheur, je me retrouvais tout à fait à l’aise dans mon travail comme si rien ne s’était passé la veille.

Une heure après mon arrivée, je m’isolais dans mon bureau. Je classais plusieurs papiers avant de commencer à noter les actes médicaux effectués. Je pris le dossier de l’accidenté de la route. Au final, le fait d’avoir eu mes sens exacerbés n’avait peut être pas été si mal.

Je notais sur la feuille quelle avait été ma participation quand soudain je perçus un bruit étrange.

Lorsque j’étais dans mon bureau, les pas de mes collègues et des clients résonnaient dans ma tête comme dans une église. Mais cette manière de marcher là, était trop souple, trop silencieuse pour être un être humain aussi léger soit-il. Je fixais la porte intensément.

 

-Carlisle.

 

 Je fus surpris d’entendre puis de voir Edward paniqué, entrer, dans la pièce.

Aussitôt la pensée horrible me vint. Il l’avait fait ! Il n’avait pas pu se retenir…

Je me levais d’un bond, près à courir s’il lui restait une once de vie. Je blêmis à la pensée des conséquences que cela impliquait pour notre famille.   


Edward...tu n'as pas...
- Non ! Non, ce n'est pas ça.

La pression descendit comme s’il avait ouvert une soupape. Je me rendis compte que j’étais tendu à l’extrême et que je m’étais arrêté de respirer. Je pris une grande inspiration pour me calmer.  

Evidemment. Je suis navré d'avoir eu cette pensée. Tes yeux, bien entendu, j'aurais dû m'en douter...m’excusais-je en regardant ses yeux d'or solide avec soulagement.
- Mais elle est blessée, Carlisle, ce n'est probablement pas grand-chose, mais...
- Qu'est-il arrivé ?
- Un stupide accident de voiture. Elle était au mauvais endroit au mauvais moment. Mais je ne pouvais pas rester là...à le laisser la percuter...
Attend, attend. Recommence depuis le début. En quoi es-tu impliqué ?
- Un fourgon a dérapé sur la glace. Murmura t-il en évitant de me regarder dans les yeux. Elle était en plein dans sa trajectoire. Alice l'a vu arriver, mais je n'avais pas le temps de faire quoi que ce soit d'autre que courir à travers la foule et la tirer de là. Personne ne l'a remarqué...sauf elle. J'ai aussi dû arrêter le van, mais cette fois encore, personne ne l’a vu...excepté elle. Je suis désolé Carlisle. Je ne voulais pas nous exposer comme ça.

J’eus envie de rire, soulagé, mais n’en montrais rien. Je m’approchais de lui pour mettre ma main sur son épaule en un geste rassurant. J’étais éberlué par son contrôle. S’approcher autant d’une chanteuse, la sauver, sans avoir la pensée de la vider de son sang juste après m’étonnais. J’étais très fier de lui.  
 

Tu as fais ce qu'il fallait. Je sais que ça n'a pas dû être facile pour toi. Je suis fier de toi, Edward.

Il tourna le regard vers moi, apaisé.  

- Elle sait que quelque chose...ne va pas chez moi.
- Ca n'a pas d'importance. S'il faut que nous partions, nous partirons. Qu'a-t-elle dit ?

Il hocha la tête.

- Rien, pour l'instant.
Pour l'instant ?
- Elle s'en tient à ma version des faits...mais elle attend une explication.

Je fronçais les sourcils en réfléchissant. Il fallait faire preuve de discrétion. Nous allions devoir mettre au point une histoire valable.   

- Elle s'est cognée la tête...enfin, je lui ai fait ça. Débita-t-il. Je l'ai cognée assez durement contre le sol. Elle a l'air d'aller bien, mais... Je pense que ça devrait être facile de la discréditer...

Je fus surpris par le ton de ses paroles. Il semblait dégoûté de lui-même en voulant faire taire la fille Swan. Mais son idée était bonne. Très bonne même. A moins qu’elle ne décide d’oublier l’accident de son plein gré.


Peut-être que ce ne sera pas nécessaire. Regardons ce que ça donne, d'accord ? Je crois que j'ai un patient à examiner.
- Je t'en prie. J'ai tellement peur de lui avoir fait du mal.

Soudain je compris. C’était si évident que cela m’avait échappé. Je n’en revenais pas… Je croyais… Il me semblait…. Qu’il était en train de tomber amoureux d’une humaine.

Je pris soin de cacher ces pensées qu’il pourrait déceler facilement. Pour cacher mon trouble, je me passais une main dans les cheveux mais ne pus m’empêcher de rire de la situation.


Ca m'a tout l'air d'être une journée plutôt intéressante pour toi, je me trompe ?

Quelle ironie ! Elle était sa chanteuse. Il devrait déjà l’avoir tué. Et lui… il tombait amoureux. Voilà des décennies qu’Esmée et moi n’espérions plus qu’il trouve quelqu’un qui compte vraiment pour lui… Nous avions rencontrés beaucoup de vampires en quatre vingt dix ans… Mais il ne leur avait jamais accordé le moindre regard…

Je le sentis se détendre en s’accordant de rire avec moi.

Apaisé, je le laissais seul dans mon bureau pendant que j’allais ausculter la jeune Swan.

Tout en marchant, je pris la décision de ne pas me montrer. Edward et moi nous nous ressemblions trop. Nous avions la même peau blême aussi froide que la glace, d’où ressortait un regard ambré. Cela pourrait la pousser à se confier devant témoin.

J’allais directement à l’arrière de l’ambulance car j’étais sûr de me faire héler par un secouriste. Ils cherchaient toujours un docteur au plus vite pour repartir rapidement.

 

-         Hé ! Docteur Cullen !

 

Je feins la surprise mais sourit intérieurement. Ce stratagème marchait à chaque fois.  

 

-         Je voulais vous parler à propos des deux blessés qui viennent d’arriver. Nous avons, Isabella Swan, 17 ans, accidentée par une camionnette et Tyler Crowley, le conducteur qui a eut un sacré choc. Isabella Swan n’a rien d’inquiétant. Une radio serait peut être judicieuse pour vérifier la présence d’un traumatisme crânien. Quant à Tyler…

 

Déjà, je ne l’écoutais plus, préférant me concentrer sur ce que la fille Swan disait à son voisin. Je lui demandais distraitement les deux fiches en lui précisant que je m’en occupais. Puis, je demandais à une infirmière d’emmener rapidement la fille en salle radio.

 

Quelques minutes plus tard, j’observais les radios. Mentalement, j’invitais Edward à venir me rejoindre.


Tu as meilleure mine, pensais-je

Il ne pouvait pas me répondre. Le négatoscope était dans un couloir, très fréquenté.

Ah, oui. J’accrochais les radios au négatoscope, pour les lui montrer. Je vois. Elle va parfaitement bien. Bon travail, Edward.  

- Je crois que je vais aller lui parler, souffla-t-il, avant qu'elle ne te voie. Agir naturellement, prétendre que rien ne s'est passé. Histoire d'arranger ca.

Je l’écoutais à peine, observant les radios avec de plus en plus d’attention. Quelque chose clochait. 

- Bonne Idée. Hmm.  
Mais regardez moi toutes ces anciennes contusions ! Combien de fois sa mère l'a-t-elle laissé tomber ? Je m’esclaffais.

- Je commence à croire que cette fille est cernée par la malchance. Elle est toujours au mauvais endroit au mauvais moment.

Il est vrai qu'avec toi dans les parages, Forks est sans aucun doute le « mauvais endroit » pour elle.

J’étais à moitié sérieux. Maintenant que j’avais compris ce qui le retenait ici, je me faisais encore plus de souci pour elle. Edward avait tant d’amour à donner qu’elle ne saurait quoi en faire. La seule difficulté pour le moment était qu’il arrive à se retenir. Qu’il garde le contrôle… Et surtout il fallait protéger notre famille... 

Vas-y. Arrange les choses. Je te rejoins dans un moment.

Il me laissa seul tandis que je regardais de nouveau les radios. Edward avait absolument bien dosé son geste. Par contre, la pauvre avait dû souffrir de maux de tête terrible étant petite. Ou alors elle avait pratiqué un sport particulièrement dangereux.

Je pris les radios avec moi et notais mes observations sur la fiche d’hospitalisation. Je m’attardais pour laisser le temps à Edward de parler à la fille.

Dans le couloir, je croisais le chef Swan.

 

-         Oh, docteur Cullen… Comment va Bella ?

 

Bella ? Quel doux surnom.

 

-         Plus de peur que de mal, rassurez-vous. Les radios montrent quelle est indemne.

-         J’étais si inquiet… Je suis venu dès que…

-         Je vais aller l'examiner tout de même. Vous permettez ? Je vous l’envoie si elle peut sortir.

-         Oh. Oh, bien sûr.

 

Ayant les radios sous le bras, j’entrais dans la salle.

Mon regard alla aussitôt sur Edward, puis sur Bella. Je vis ses yeux s’agrandir de surprise alors qu’elle remarquait notre ressemblance. Et voilà, j’allais devoir la troubler maintenant…

Je plissais les yeux, charmeur, et fis mon plus beau sourire.

- Alors, Mademoiselle Swan, comment vous sentez-vous ?

Je me plantais à côté d’elle tout en continuant à la dévisager. Elle ne pouvait détacher son regard de moi, cherchant surement à déceler une éventuelle tricherie dans mon comportement.

- Je vais bien. Dit-elle calmement.

J’accrochais ses radios au négatoscope près du lit afin qu’elle les voie.

- Vos radios sont bonnes. Vous avez mal à la tête ? D'après Edward, vous avez subit un sacré choc
- Tout est en ordre. Répéta-t-elle après un soupir

Elle m’amusait. J’étais certain qu’elle sentait qu’il y avait quelque chose de différent en nous. Elle ne nous regardait pas comme les autres humains le faisaient. Elle arrivait même à être agacée à côté de moi alors qu’habituellement, les humaines étaient plus que détendues.

 

Je m’approchais d’elle en souriant et fis courir doucement mes doigts sur son cuir chevelu jusqu'à la bosse au sommet de son crâne.
Du coin de l’œil je surveillais Edward. Il semblait tendu. J’effleurais le point sensible. Elle tressaillit. Edward sursauta. J’avais aussi mit le doigt sur son point sensible. Pouvoir la toucher alors que lui, ne se le permettait pas. Je l’ignorais mais arrêtais cependant mon auscultation.

- C'est douloureux ?

- Pas vraiment. Dit-elle.

Je perçus un léger rire et compris d’où il venait en suivant le regard de Bella. Décidément ces deux là, n’avaient pas fini de me donner du souci. Je la sentais faussement en colère et lui totalement attiré. Jamais je ne l’avais vu porter ce regard à une femme. Mortelle ou non…


- Bon, votre père vous attend à côté. Vous pouvez rentrer. Mais n'hésitez pas à revenir si vous avez des vertiges ou des troubles de la vision.
 - Je ne peux pas retourner au lycée ?
- Vous feriez mieux de vous reposer, aujourd'hui.
- Et lui, il y retourne ? Enchaina-t-elle en désignant Edward du regard.

Ils n’étaient pas déjà inséparables quand même ! Il fallait qu’elle rentre chez elle, afin de dormir et d’oublier tout les événements d’aujourd’hui....

J’aurais pu palper le trouble d’Edward alors qu’elle le regardait. Il arrivait peut être à la berner elle, mais pas moi.

- Il faut bien que quelqu'un annonce la bonne nouvelle de notre survie. Déclara-t-il.
- En fait, la plupart des élèves semblent avoir envahit les urgences.
- Oh, bon sang ! Se plaignit Bella en enfouissant son visage dans ses mains

Edward semblait satisfait. En quoi le fait qu’elle soit désespérée d’être au centre de l’attention, le rendait-il ravi ? Je me promis d’avoir rapidement une discussion sérieuse avec mon fils.


- Vous préférez rester ici ? Demandais-je.
- Non, non ! S'empressa-t-elle de répliquer

Elle arracha ses jambes aux draps et sauta du lit. Cependant elle perdit l’équilibre et vacilla. Je vis le mouvement comme au ralenti, et eut tout le temps de la rattraper pour la remettre droite.  Edward se figea et une fois encore je fis semblant de n’avoir rien remarqué.  

- Ca va. Dit-elle avant que je n’aie pu lui conseiller une nouvelle fois de rester en observation. .

Je la relâchais tout doucement en m’assurant qu’elle tenait bien debout. Je la sentais tout de même fébrile, et cela m’inquiétais.

- Prenez un peu d'aspirine si vous avez mal.
- Ce n'est pas si affreux que ça.
- Il semble que vous ayez eu beaucoup de chance. Conclus-je, en signant le bon de libération.  
- A mettre sur le compte d'Edward, la Chance.
- Ah oui...c'est vrai. Coupais-je.

 

Je sentais dans son ton qu’elle n’en avait pas fini avec Edward. Elle voudrait savoir. Elle voudrait comprendre. Elle n’était pas comme ces humains facilement manipulables.  

 Je te la laisse. Fait ce qui te semblera le mieux.

- Merci, ça m'aide énormément. Murmura-t-il d’une manière trop rapide pour des oreilles mortelles. La manière avec laquelle nous parlions parfois entre nous en présence d’humains.  

Je cachais mon sourire en me tournant vers mon deuxième patient.
 

-         J'ai bien peur que vous ne deviez rester avec nous un peu plus longtemps.

 

Je commençais à examiner les coupures laissées par les éclats de verre. Les blessures avaient abondamment saignées, mais c’était superficiel.

Cependant mon attention était beaucoup plus dirigée sur l’entretien entre Edward et miss Swan que sur mon patient.

Elle s’approchait trop. Je devinais la tension qui habitait Edward à cet instant. Il devait combattre à chaque seconde pour ne pas laisser ses instincts prendre le dessus et calmer cette soif qui devait le ronger. Et elle, ne remarquait pas à quel point son corps était en avant, les muscles saillant, prêt à bondir. Il parvint tout juste à articuler :


- Ton père t'attend.

Elle me regarda brièvement et croisa mes yeux  Edward paraissait être en proie à une horde de démons intérieurs. Je bandais mes muscles, prêt à agir s’il perdait la bataille.


Prudence, Edward.

- J'aimerais avoir une petite discussion en privé, si tu veux bien. Murmura Bella.

 

Je priais pour qu’il refuse, préférant rester près de moi au cas où. Je vis ses épaules s’abaisser en  signe de reddition et je jurais intérieurement.
Je les suivais des yeux tandis qu’ils sortaient de la salle. A ce moment, j’aurais réellement voulu avoir le don d’Edward de lire dans les pensées.

J’obligeais mon esprit à retourner vers mon patient.

 

-         Et donc voilà comme cela s’est passé…

-         Hum.

-         Vous m’écoutez ?

-         Non.

 

Je me rendis compte que j’avais répondu plus froidement que je ne l’avais voulu. J’essayais d’être attentif aux moindres bruits qui me parvenaient du couloir. Un cri, un gémissement et j’étais dans le corridor avant même d’y avoir pensé. Je faisais confiance à Edward… Alors pourquoi ne pouvais-je m’empêcher de faire attention ? L’accident de la veille m’avait-il rendu méfiant ?

Je songeais en recousant Tyler à l’ambiance qui régnerait ce soir, à la maison. Rosalie serait probablement furieuse. Emmett la soutiendrait ironiquement. Jasper ne comprendrait pas l’attitude de son frère et je supposais qu’Alice serait trop concentrée sur le futur pour se faire une opinion. Quant à Esmée… Elle voulait la paix. Si personne ne partait, elle serait d’accord avec tout ce que je proposerais. Car ce serait à moi de trancher… C’était toujours à moi.

 

-         Voilà, c’est terminé. Comment vous sentez-vous ?

-         Plutôt bien.

-         J’aimerais que vous restiez en observation jusqu’à ce soir voulez-vous ?

-         Puisque je n’ai pas le choix.

-         Très bien.

 

Je sortis de la salle, les yeux rivés sur les feuilles d’hospitalisation. Je décidais de terminer rapidement ma garde. Je reviendrais dans la nuit.

 

-         Joanne. Je m’en vais. J’ai reçu un appel urgent. Je prendrais la garde de nuit. Dîtes au docteur Snow qu’il finisse plus tôt d’accord ?

-         D’accord.

-         Merci Joanne.

 

Elle devint rouge et baissa les yeux. Ah, les femmes…

 

Je mis un certain temps à rentrer chez moi. Je réfléchissais à la meilleure conduite à tenir. Qu’avait dit Edward à Bella ? Avait-elle laissé tomber ? Parlerait-elle de ces étranges Cullen autour d’elle ?

Je garais ma voiture et montais dans la maison. Esmée m’attendait dans le fauteuil, un livre dans les mains.

 

-         Bonsoir.

 

Je m’approchais, la portais, et m’assis à sa place pour la mettre sur mes genoux.

 

-         Bonne journée ?

-         Mouvementée.

-         Oui, j’ai appris pour Bella Swan. Elle n’a rien ?

-         Non. Qui te l’a dit ?

-         Alice m’a appelé. Elle m’a appris quelque chose de très intéressant.

-         Ah ?

-         Il ne peut pas lire dans ses pensées.

-         Comment ?

 

Voilà qui expliquait beaucoup de choses. Son attirance, son anxiété et son obsession. Lui qui avait l’habitude de tout savoir, ne pouvait pénétrer l’esprit de cette jeune fille. Elle devait l’intriguer au plus haut point. Ainsi, il passait probablement ses journées à essayer de deviner ce qu’elle avait en tête. Je comprenais quel avait été l’élément déclencheur de leur relation. Elle l’aurait attiré même si elle n’avait pas été sa chanteuse. Et aujourd’hui, il restait vraisemblablement pour tenter de découvrir la face cachée de cette fille.

Je saisissais à présent la raison pour laquelle il avait été si hésitant sur la possibilité qu’elle parle. Il ne pouvait pas le savoir !

 

-         Le don d’Alice fonctionne sur elle ?

-         Elle a vu l’accident oui. Et il l’a vu en elle.

-         Etrange.

-         C’était surement…

 

Je n’eus pas le temps de finir ma phrase pour arriver à mes conclusions que le comportement d’Edward que déjà nous entendîmes une voiture approcher. Je me levais, emportant Esmée avec moi. Ils arrivaient…

 

© Hanaelle. Reproduction interdite.