Le retour

par Hanaelle

3.

 

Le soleil pointait à l’Est lorsque je perçus le ronronnement familier de ma Mercedes. Nous nous levâmes tous comme un seul corps. Esmée courut à l’entrée tandis que je décidais de rester en retrait. Je n’étais pas particulièrement attiré par les embrassades et autres démonstrations d’affection.

Edward apparut à la porte. Il se fit accueillir par Alice qui lui sauta au cou, suivit de très près par Esmée qui le prit dans ses bras, le serrant très fort.

 

-         C’est bon maman… Merci…

 

Il se dégagea lentement et me lança un regard.

 

Bienvenue mon fils.

-         C’est bon de rentrer.

 

Un faux sourire ornait mes lèvres. Il avait tout juste l’air moins torturé que lors de son départ. Je m’inquiétais. Mais je fus tiré de mes réflexions par l’attaque de Jasper et Rosalie.

 

-         Alors frangin, qu’est ce qu’il t’a pris ? On a le droit de savoir maintenant ?

 

Rosalie avait toujours eut du tact pour demander quelque chose. Edward baissa les yeux et s’adossa à un mur, bras croisé.

 

-         Je.. Une… Une odeur m’a tenté. J’ai préféré m’éloigner pour me calmer.

-         Un humain ?

-         Oui. Quoi d’autre.

 

Emmett se raidit. Il connaissait bien cette sensation. Celle d’être attiré, de perdre le contrôle de soi, en sentant le monstre intérieur se réveiller et dominer totalement sa conscience. Lui-même n’avait pas eut le temps de réfléchir que la jeune femme était déjà morte dans ses bras.

 

-         Et tu as pu t’empêcher de…

-         Manifestement.

-         Tu ne retourneras plus jamais au lycée n’est ce pas ?

-         Rosalie… Ecoute… Je peux résister. Je pense.

-         Mais, tu vas la tuer et on va devoir partir d’ici !

-         Non !... Non… Je ne lui ferais rien…

 

Je m’approchais. Ce manque de foi commençait sérieusement à m’agacer. Je connaissais Edward plus que quiconque ici. Il était mon premier fils. J’avais passé plus de temps avec lui qu’avec tous les autres.

-         Je pense que nous devrions lui laisser une chance. Après tout, il n’a rien fait. On ne peut pas punir quelqu’un qui est innocent.

-         Carlisle, je ne suis pas inno

-         Cesse. Tu n’as rien fait alors que tu aurais pu. C’est ça l’important. Quant à vous tous, j’aimerais un peu plus de confiance. Si nous commençons à douter les uns des autres, c’est la fin de notre famille.

Ne doute pas de toi mon fils. Tu peux leur montrer que tu en es capable.

 

Sur cette pensée, je montais dans mon bureau. J’avais des tas de dossiers à finir de remplir.

 

***

 

Je découvris qu’un manteau de neige enveloppait tout ce matin là, lorsque je procédais à mon rituel habituel.

J’observais la forêt endormie sous ce manteau froid. Les oiseaux s’étaient arrêtés dans leur frénésie habituelle. Les troupeaux marchaient plus afin de trouver toujours plus de nourriture et les fourmis étaient anesthésiées par le froid. Ce devait être les dernières chutes de neige de la saison. Mon regard fut attiré vers le jardin lorsque j’entendis des cris et des rires. Je sautais par la fenêtre pour les rejoindre.

Emmett et Jasper noyaient la rancœur de l’abandon d’Edward en s’acharnant sur lui avec des boules de neige. Edward tentait de se défendre, mais à deux contre un, même quand on lisait dans les pensées, c’était difficile. Rosalie et Alice admiraient le spectacle en riant.

Je chassais d’une main, une boule de neige n’ayant pas atteint sa cible et fis une moue faussement réprobatrice. Mais ils ne faisaient pas attention à moi.

J’aurais aimé m’amuser avec eux, mais le travail m’attendait.

 

Je repartis donc vers la maison, puis pris d’une pulsion, me baissais, saisis dans mes mains gelées une énorme poignée de neige.

Elle semblait tiède, presque chaude. Je les divisais en plus petites boules, les pétrissant pour qu’elles deviennent aussi dures que de la glace.

Je me retournais subitement et les lançais telle une balle de baseball sur les trois garçons. Je ressentis le mouvement comme au ralenti. Mon corps réagissait à la seconde même où les pensées effleuraient mon esprit. Je n’avais même pas besoin de viser car je savais déjà que mes yeux et mon cerveau avaient calculé l’angle et la force exacte à laquelle je devais envoyer mes projectiles.

Aucun ne fut épargné. Les trois furent touchés au visage. Je me retins de rire alors que je laissais mes jambes m’emporter loin d’eux. J’étais déjà dans la maison avant qu’ils n’aient songé à contre attaquer.

Je m’enfermais dans ma voiture, heureux de la retrouver, et démarrais doucement.

Emmett et Jasper m’attendaient à la sortie du garage pour bombarder la voiture. Je m’esclaffais alors que j’accélérais pour les semer.

Je m’abandonnais à mon instinct pour conduire, négociant les virages comme un pilote de formule 1. Tous mes sens étaient concentrés sur mes poursuivants. Je sentais l’excitation me gagner et pressais plus encore la pédale d’accélérateur. J’étais frustré d’avoir pris ma voiture car j’aurais été bien plus rapide à pied. Ma respiration s’accéléra par habitude. Mes yeux prévoyaient la trajectoire de la voiture sur plus de 300 mètres. Je les entendais, et les voyaient se faufiler entre les arbres en continuant d’envoyer des boulets de canon glacés sur ma voiture. Ils riaient et j’en fus heureux. Nous arrivâmes à Forks. Je fus déçu de les apercevoir arrêter la poursuite pour continuer à s’attaquer entre eux. Il aurait été trop dangereux qu’ils m’accompagnent en ville. En général, les humains ne peuvent pas suivre une voiture lancée à près de 250 kilomètres heure. En pensant cela, je retirais mon pied de la pédale.   

Je riais encore en arrivant à l’hôpital. Mes sens étaient exacerbés par la chasse. Mes yeux brillaient. Je me sentais fébrile et bouillant. Je pris quelque secondes pour me calmer.

 

Je sus dès que je fus entré que ces quelques secondes n’étaient pas suffisantes. Je fus agressé par des données que j’arrivais aisément à faire taire habituellement. Je percevais une centaine de cœurs battre. Certains plus faiblement que d’autre. J’entendais les respirations. Les humains que je voyais autour de moi n’étaient classés par mon cerveau qu’en terme de proie facile à attraper ou pouvant me donner plus de difficulté. Je discernais les veines et les artères de chaque personne, calculant le temps qu’il me faudrait pour les vider de leur sang. Ils marchaient tous au ralentis pour moi à ce moment… Cela aurait été tellement facile.

Je m’adossais au mur en me prenant la tête entre les mains. Je n’étais pas comme ça. Je ne l’avais jamais été. J’avais commis une grande erreur en me laissant emporter dans cette course poursuite. Pour une fois j’avais oublié que le self-control devait commencer dès lors que je passais la porte de la maison.

 

-         Dr Cullen !! Dr Cullen !!

 

Je levais les yeux vers elle. Mon regard était plus dur que je ne l’aurais voulu.

Ne t’approche pas ! Ne t’approche pas !

Elle fut surprise de mon expression, et heureusement s’arrêta à quelques pas de moi.

 

-         Dr Cullen, vous vous sentez bien ?

Absolument pas.

-         Oui. Un peu mal à la tête.  

-         Ah. Parce qu’on a besoin d’un docteur en urgence. Il y a eu un accident sur la N11.

 

Parfait. Exactement ce qu’il me fallait. Voir, sentir et palper du sang. Je fus tenté de refuser. Mais un mal de tête n’a jamais empêché un docteur de soigner ses patients. J’acquiesçais.

 

-         J’arrive dans une minute.

-         Il est en salle A2.

 

Après un regard interrogateur, Anna retourna derrière son pupitre. J’en fus soulagé.

Je fermais les yeux pour me concentrer. J’essayais de retrouver les sensations que j’éprouvais habituellement. Ce contrôle de moi-même. Je constatais que j’avais bien trop de venin dans ma bouche. Que mon sang frémissait d’excitation. Que mes muscles étaient tendus à l’extrême, n’attendant qu’un infime ordre de mon cerveau pour mettre à mort.

 

-         Mais qu’est ce que fait le docteur !! Mon fils va mourir !! Vous ! Vous êtes docteur !

 

Une femme d’une cinquantaine d’année s’accrocha à moi. J’étais tellement concentré que je ne l’avais même pas vu venir. Je réprimais l’envie de la prendre par le cou et de me lancer sur elle.

 

-         Qu’est ce que vous faites là alors que mon fils se vide de son sang hein !!

 

Se vide de son sang… Merci madame j’avais besoin de ça. Je détachais lentement ses mains de ma blouse en essayant de ne pas lui faire mal en serrant trop fort. Puis, me mordant les lèvres, je mis mon bras derrière son dos pour l’encourager à avancer.

 

-         Allons-y madame. Je vous suis.

 

Nous parcourûmes plusieurs couloirs. Je fixais droit devant moi, occultant toutes les délicieuses pulsations que je percevais. Devant moi, le cou de la femme bougeait sous l’impulsion du sang qui montait et descendait à son cerveau. Je serrais les poings et les dents et m’obligeais à penser à Esmée.

J’arrivais à l’entrée de la salle, légèrement calmé.  

Lorsque je passais la porte, je fus assailli par l’odeur du sang. Le venin monta à nouveau dans ma bouche, et je le refoulais avec difficulté.

.

Ce pauvre jeune homme était inconscient, perdant son sang rapidement. Je m’arrêtais aussitôt de respirer car je savais que dans l’état dans lequel j’étais, renifler l’odeur du sang n’était absolument pas la chose à faire.

Deux infirmières et le docteur Wilson s’occupaient déjà de lui. Je remarquais de multiples contusions, un pneumothorax ainsi qu’une fracture ouverte du tibia.

 

-         Ah ! Cullen ! Merci. Nous commencions à être débordés.

 

L’infirmière vint me passer une blouse stérile et me tendit des gants. Je mis du temps à les mettre, me préparant mentalement à m’approcher. Ce n’était vraiment pas le bon jour pour une hémorragie. Dire que d’habitude, je gérais tout cela parfaitement.

Je m’approchais doucement de la table, en me mordant la langue. Je me demandais soudain pourquoi je me torturais ainsi. Quelle était la raison pour laquelle je ne m’étais pas encore enfui ? Je devais plus ressembler à Edward que je ne le pensais… Ou plutôt, il me ressemblait. Nous n’étions pas lâches face à l’adversité.

Quoi qu’il en soit, c’est en apnée que je m’efforçais de stopper l’hémorragie du patient. Je laissais Wilson donner les ordres à l’infirmière car parler signifiait que je doive prendre une inspiration.

Je me rendis compte que son épaule était déboitée. Je jetais un rapide regard autour de moi, vérifiant que personne ne m’observais, puis appuyais d’un coup bref et sec sur l’épaule. Le craquement résonna dans la pièce et tous les regards se tournèrent vers moi. Je lâchais dans un souffle :

 

-         Voilà une épaule remise en place..

-         Je ne t’ai même pas vu te mettre en position.

-         J’ai une technique personnelle qui donne de très bon résultat.

 

Bien heureusement, il ne m’écoutait plus, trop inquiet pour le patient. Le pouls faiblissait et je devinais le cerveau du docteur Wilson en plein ébullition.

Je me précipitais sur l’armoire à pharmacie et préparais une seringue de Doxapram. J’en profitais pour reprendre du souffle par petites inspirations dans le cas où j’aurais à parler. Je commençais à reprendre le contrôle grâce au besoin de sauver ce patient.

J’injectais en intracardiaque le stimulant respiratoire. Wilson ouvrit de grands yeux.

 

-         Quoi ?

-         Le rythme cardiaque vient juste de baisser…

-         Et…

-         Et tu es allé préparer la seringue avant.

 

Ah mais ça c’est parce que les battements de son cœur résonnent en moi comme si je collais l’oreille à une batterie.

 

-         Vu son état, je me doutais que ça chuterais.

-         Bien joué.

 

J’eus un petit sourire. Il était tellement facile de les berner, même quand les veines saillaient de mes bras à force de contracter mes muscles.

Le pouls remonta en flèche et Wilson prononça ma libération.

 

-         Allez, on l’emmène au bloc. Vite !

 

J’aidais à mettre le patient sur un brancard et les regardais partir, soulagé. J’avais besoin de prendre l’air.

 

-         Alors mon fils…

 

Je ne lui répondis même pas, laissant le soin à Anna de le faire. Je ne pensais qu’à sortir. Une fois dehors, je respirais longuement l’air froid et me détendis. Je m’assis sur un muret pour reprendre mes esprits. Plus jamais je ne devrais jouer à ce petit jeu. Trop dangereux.

Je sentais mes sens se calmer et mes muscles se relaxer. D’ici quelques minutes, je serais probablement capable de retourner travailler. C’était bien fait pour moi. J’avais voulu changer mes habitudes. Contrarier les rituels. Cela n’arriverait plus. Surtout pas avec Edward qui avait besoin de mon self-control comme base. Je me promis de ne pas repenser à cette matinée lorsque je serais avec lui.

Finalement, je ne retournais pas à l’hôpital, prétextant des étourdissements. Je rentrais chez moi et noyais mes remords dans les bras d’Esmée…

 

***

Lorsque les enfants rentrèrent, Edward me fit part de son envie de chasser. Je fus ravi de l’accompagner d’autant que j’en avais besoin. De plus cela nous permettrais d’être un peu seul tout les deux et de parler plus en avant de ce qu’il s’était passé avant son départ.

Avais-je pris la bonne décision en le laissant partir ? L’avais-je vexé en ne le croyant pas assez fort pour résister ? Sur le moment cela m’avait semblé la meilleure chose à faire, mais maintenant qu’il était revenu…

 
- Non. Murmura t-il tout en courant. J'en avais besoin. J'aurais pu si aisément trahir ta confiance, si tu m'avais dit de rester.
- Je suis désolé que tu aies à souffrir autant, Edward. Mais il faut absolument que tu fasses tout ton possible pour garder la fille Swan en vie. Même si ça doit signifier partir à nouveau.
- Je sais, je sais.

 

Son visage était toujours torturé. Je me demandais ce qui l’avait poussé à revenir malgré la souffrance que cela lui provoquait. Pour nous, avoir à résister à une chanteuse c’était pour un drogué comme lutter contre une dose d’héroïne. Cela semblait insurmontable. Nous y pensions à chaque instant. Nous combattions à chaque seconde. Beaucoup perdaient la bataille avant même d’avoir songé à résister.


- Pourquoi es-tu revenu ? Tu sais combien je suis heureux de t'avoir près de moi, mais si c'est trop difficile...
- Je n'aimais pas me sentir aussi lâche.

Nous ralentîmes. Nous avions un peu plus de mal à courir dans le noir à présent. Il m’avait surpris. Il parlait de lâcheté alors que la solution pour ne plus souffrir était si simple.

- Il vaut mieux te sentir lâche que de la mettre en danger. C'est juste l'affaire d'un an ou deux, après elle sera partie.
- Je sais, tu as raison.

Il semblait réfléchir. Je ne comprenais pas ce qui le retenait ici. Nous pouvions le suivre.
Je m'arrêtais de courir et il m'imita. Je me retournais pour l’examiner et essayer de comprendre ce qu’il pensait. Il ne m’avait jamais été plus mystérieux qu’en cet instant. Il semblait avoir pris une décision.

Mais tu n'as pas l'intention de t'enfuir, n'est-ce pas ?

Il acquiesça.

Est-ce de l'orgueil, Edward ? Il n'y a aucune honte à...

- Non, ce n'est pas l'orgueil qui me retient ici. Du moins plus maintenant.

Nul par où aller ?

Il eut un rire bref, sans joie me laissant encore plus dans l’attente. Je ne saisissais vraiment pas la raison pour laquelle il se laissait souffrir autant. Peut-être doutait-il de notre réaction.  

- Non. Ca ne me retiendrait pas, si je pouvais me résoudre à partir.
- On viendra avec toi, bien sûr, si c'est là ce dont tu as besoin. Tu n'as qu'à demander. Ne te préoccupe pas de ce qu'ils diront. Ils ne t'en tiendront pas rancune.

Je me rendis compte de mes paroles alors qu’il levait un sourcil sceptique.

- Oui, bon, Rectifiais-je en riant. Rosalie t'en voudra sûrement, mais elle te doit bien ça. De toute façon, ça vaut bien mieux pour nous de partir maintenant, sans laisser de dégâts derrière nous, que de partir plus tard, après qu'une vie ait prit fin.

J’étais plus que sérieux. Le prix d’une vie était trop cher pour la jouer ainsi. Il suffisait d’une toute petite erreur pour tout perdre. J’en avais fait l’expérience ce matin.

- C'est vrai. Reconnu-t-il d'une voix rauque.

Mais tu ne pars pas ?

- Il le faut. Soupira-t-il

 

Décidément, il ne m’avait jamais été aussi impénétrable. Il semblait me cacher quelque chose.


- Qu'est-ce qui te retient ici, Edward ? Je ne saisis pas...
- Je ne sais pas si je peux l'expliquer.

Je le fixais, cherchant les réponses dans son regard pour lui épargner la peine de se confier à moi. Il faisait un gros travail pour rester impassible. Je décidais de laisser tomber, pour le moment.   

Non, je ne vois pas. Mais si tu préfère, je respecterais ton intimité.

- Merci. C'est généreux de ta part, quand on voit comment je viole l'intimité de tout le monde.  

Nous avons tous nos caprices.

 

Je ris à nouveau en repensant que je lui cachais l’accident de ce matin. Le besoin de chasser me reprit. J’humais l’air.

 

Pouvons-nous y aller ?

Je venais juste de sentir un petit troupeau de cerf. C'était difficile de s'en montrer très enthousiaste car ce n'était pas un arôme très alléchant, même en de meilleures circonstances. Il soupira.


- Allons-y. murmura-t-il

Nous nous tapîmes tous deux en position de chasse, et laissâmes l'odeur fade nous guider silencieusement.

Le petit troupeau paissait tranquillement dans une prairie. Nous nous séparâmes, prenant chacun un côté de la horde. Sur un signe, nous attaquâmes en même temps.

Je remarquais qu’il faisait des efforts pour se sustenter sans pourtant y parvenir de façon satisfaisante. Quant à moi, cette chasse m’avait revigoré. Je me sentais d’attaque pour réparer mes erreurs de la veille. 

Il faisait plus froid lorsque nous revînmes à la maison. La neige fondue avait regelé. Cela rendait le paysage magnifique, brillant. Les arbres, les herbes, tout semblait figé dans une position définie.
Je le laissais près de la rivière alors que j’allais me changer pour aller à l'hôpital. Je restais inquiet à propos d’Edward. Je n’aimais pas qu’il me cache des choses, alors qu’une vie était en jeu.

 

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