Une journée de cours...banale - Partie II

par Kat



En à peine une heure, la nouvelle avait fait le tour de Poudlard, et ce principalement avec l'aide de Nick Quasi-Sans-Tête, qui annonçait à qui voulait l'entendre que l'un des première année de sa maison avait atteint un poste réservé aux plus rodés des joueurs de Quidditch. En effet, loin du pressentiment de Sherlock, Harry n'avait pas été renvoyé, mais au contraire sélectionné dans l'équipe de Gryffondor en tant qu'attrapeur. C'était d'ailleurs le sujet de conversation des trois jeunes garçons dans un couloir entre deux cours. Ron était absolument admiratif, et Sherlock, quand à lui avait du mal à réaliser la portée d'un tel titre.


-« Attrapeur? Mais les première année ne font jamais partie d'une équipe! S'exclama le rouquin.

-«  Je ne suis pas un grand spécialiste comme Ron, » ajouta Sherlock, « mais si c'est le cas, ça signifie que tu dois être le plus jeune attrapeur depuis...


-« ...Depuis un siècle, d'après Mc Gonagall. »



Fred et George, les frères de Ron arrivèrent derrière eux pour féliciter l'heureux gagnant.


-« Félicitations Harry! » dit Fred. Ou George.


-Ouais, Dubois nous a raconté! ajouta l'autre.

-Fred et George sont aussi dans l'équipe, comme batteurs. expliqua le plus jeune.


-Notre rôle c'est de faire en sorte que toi, tu sois pas trop amoché. On peut rien te promettre bien sûr, c'est un jeu dur le Quidditch.


-Brutal! Mais personne n'est mort depuis des lustres. Des joueurs disparaissent de temps en temps, mais ils refont surface au bout d'un ou deux mois!


Les jumeaux se mirent à rire alors que les trois amis tournaient dans l'atrium. Harry semblait préoccupé.


-Oh allez Harry, c'est un jeu génial! Le plus beau du monde! Et tu seras un très grand joueur!

-Mais je n'ai jamais joué au Quidditch!


-Et alors? Tu peux apprendre! encouragea Sherlock. Je disais ça aussi quand j'ai commencé l'escrime. De plus te connaissant, dans un mois ou deux, tu seras au même niveau que n'importe quel joueur de l'équipe, si ce n'est plus.


-Mais si je me rend ridicule. C'est autre chose que l'escrime!


-Non tu ne te rendras pas ridicule, intervint Hermione qui les avait rejoints. Tu l'as dans le sang.


Cette dernière phrase laissa les garçons perplexes. Elle le lança un suivez moi et les entraîna dans un couloir, devant une vitrine à trophées. On voyait clairement sur une des coupes un nom très intéressant. Ron était admiratif.


-Waoh! laissa-t-il échapper.


-Harry, tu ne nous avais pas dit que ton père était un attrapeur! dit Sherlock


-Je... je ne savais pas...


En effet, sur la coupe, sous le mot « Attrapeur », on lisait distinctement le nom « James Potter ». C'était bien le père de Harry.


Ils prirent les escaliers pour se rendre à leur cours suivant, Harry et Ron devant en train de parler, et Sherlock restait en arrière avec Hermione.


-Comment tu as su pour la vitrine? Demanda ce dernier

-Oh! Je suis juste passée devant l'autre jour. Quand j'ai vu le nom de Potter j'ai tout de suite fait le lien avec Harry.


Décidément, cette fille lui plaisait. Pas dans le sens physique, il ne ressentait aucune attirance pour elle, mais il sentait qu'il s'entendraient bien tous les deux. Elle avait juste du mal à trier ce qui devait entrer dans son cerveau, mais ça, tous les humains le font... Soudain, sa réflexion fut interrompue par une secousse. Ils se firent entraîner par l'escalier.


-Mais qu'est ce qu'il se passe? paniqua Harry

-Les escaliers n'en font qu'à leur tête, tu te souviens? cria Hermione.


Quand l'escalier s'arrêta enfin, ils se dirigèrent vers la porte en face d'eux. Là encore, le plan dans la tête de Sherlock l'avertit qu'ils n'avaient rien à faire là. En la poussant, ils arrivèrent dans un couloir sombre, où les statues étaient recouvertes de toiles d'araignées et de poussière. Ce couloir aurait mérité que Rusard passe plus souvent le plumeau.


-On doit sortir tout de suite. On ne devrait pas être ici. leur dit Sherlock.

-Pourquoi? Demanda Harry, un peu naïvement.

-C'est le troisième étage, il est interdit. Compléta Hermione.


Soudain, alors qu'un des flambeaux s'allumait, une ombre passa la porte, et tous la reconnurent. Hermione cria:


-C'est la chatte de Rusard!

-Courez!


Plus ils avançaient dans le couloir, plus les flambeaux s'allumaient. Il leur semblait affreusement long


-Vite, on va se cacher derrière cette porte! Oh, elle est verrouillée! S'exclama Harry

-C'est fini, on est fichus. Renchérit Ron avec son optimisme légendaire.

-Oh mais pousse toi! Dit Hermione. Alohomora!


La porte s'ouvrit et les quatre enfants entrèrent aussi vite qu'ils purent. Une fois à l'abri, Ron questionna Hermione sur le sortilège qu'elle avait utilisé. Ils attendirent que les pas de Rusard s'éloignent pour se retourner


-Il es parti. Dit Hermione

-Il a du penser que la porte était verrouillée.

-Elle était verrouillée.

-On comprend pourquoi! Les interrompit Harry.


Un énorme chien dormait, remplissant presque toute la pièce. Mais sa taille n'était pas la seule chose remarquable sur l'animal. En effet, ils virent qu'il avait...


-Dites moi que je rêve, soupira Sherlock. Ce chien a bien...

-Oui... il a... il a trois têtes! Dit Ron

-Trois têtes qui se réveillent! Précisa Hermione.


Le chien se redressa de toute sa hauteur, et les quatre enfant se mirent à hurler, avant de foncer vers la porte et de la refermer, difficilement, car le chien essayait de passer. Après l'avoir verrouillée, ils prirent le chemin de la salle commune. Une fois arrivés, Ron commença à parler de ce qu'ils avaient vu.


-Mais qu'est ce qui leur prend? De garder un truc pareil, enfermé dans une école!

-Tu te sers de tes yeux quelques fois? Tu n'as pas vu sur quoi il était?

-Je regardais pas ses pattes, j'étais bien trop occupé à regarder ses têtes!

-Il était sur un trappe, dit Sherlock. Il était pas là par hasard. Un chien de cette taille, ça doit sûrement être là pour garder quelque chose.

-Il garde quelque chose? demanda Harry.

-C'est évident! Renchérit Hermione. Maintenant, si ça ne vous dérange pas, je vais me coucher. A moins que l'un de vous ait encore une brillante idée pour nous faire tuer. Ou pire nous faire expulser. puis elle disparu derrière la porte du dortoir des filles.

-Il faudrait qu'elle revoit l'ordre de ses priorités.


Les trois garçons se mirent à rire et allèrent se coucher à leur tour.