La lettre

par Kat




L'histoire que je vais vous raconter est peut banale et prends place au-delà de l'imagination. Tout le monde ou presque connait le monde des sorciers, ainsi que le célèbre détective londonien: Sherlock Holmes. Mais, sortez de votre monde formaté et triste, imaginez, ne serait-ce qu'un instant que ces deux mondes aient été mêlés, que le plus grand des détectives aie été un sorcier. Partons ensemble découvrir ce monde, niché au fin fond de mon cerveau torturé. Suivez moi, le chemin est très court...



Mon histoire commence en 1991. C'est la fin de l'été,. Les enfants préparent leur rentrée avec enthousiasme et légèreté. Tous? Non. Un petit garçon manque à cet appel. Il est là, assis, parfaitement immobile. Il observe. Les gens sont sa seule distraction dans ce monde terne et inintéressant, et encore, ils sont tellement simples à comprendre!


Ce garçon a 11 ans. Son nom? Je crois que vous le connaissez.

-Sherlock? Ta mère te demande mon garçon.

-J'arrive père!


Le jeune se leva et courra jusqu'à la maison qui l'avait vu naître et grandir. Sur le seuil, il manqua de bousculer son père, un homme d'une quarantaine d'année aux cheveux grisonnant et à la haute stature. Le jeune Sherlock ne tenais de lui que les épaisses boucles qui ornaient sa tête et semblaient ne jamais vouloir être coiffées.


-Pardon père.

-Ce n'est rien, va plutôt voir ta mère, et fait attention! Bien que j'ignore ce qu'elle te veux.

-Merci père!


Fingal Holmes sourit légèrement en voyant son plus jeune fils aller à vive allure dans la maison. Son épouse, Brenna, avait transmis au petit garçon un caractère calme et froid, qui d'après lui ne seyait pas à un enfant de son âge. Heureusement, si l'on peut dire, Sherlock faisait en revanche preuve d'une intelligence et d'un sens logique hors du commun qui là encore était peu courant chez les enfants normaux. Il croisa les mains dans le dos et fixa son regard vers la ville au loin, en imaginant tous les avenirs possible pour son fils. Son esprit s'égara vers la lettre reçu quelques minutes auparavant. Que représentait-elle?




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Sherlock arriva en courant mais le moins du monde essoufflé dans le boudoir de sa mère. Cette dernière lui tournait le dos et était plongée dans un livre dont le garçon ne pouvait voir la couverture. Connaissant sa mère, il se doutait qu'il parlait de mort ou de poisons. Au lieu de frapper pour s'annoncer, Sherlock resta pendant quelques instants à observer la femme qui lui avit donné la vie. Brenna Holmes était une femme très grande d'environ 35 ans. Ses cheveux noirs corbeaux n'étaient striés par aucun cheveux blanc, et ce, sans utiliser la moindre teinture. Le garçon était fier de sa mère, et encore plus de la ressemblance qu'il partageait avec elle. Comme elle, il était mince, trop mince même pour son âge, mais également grand, ce qui accentuait encore sa maigreur. La femme lui avait également transmis ses yeux d'un gris acier qui paraissaient vous sonder sans la moindre pudeur. Enfin, elle lui avait appris à déduire de ce qu'il voyait, l'avait rendu intelligent. Elle était si...


-Combien de temps vas-tu rester ainsi mon fils, entre, tu sais que tu n'as pas besoin de ma permission!

-Je ne voulais pas vous déranger mère.

-En quoi pourrait tu me déranger, c'est moi qui t'es fait venir.


Brenna sourit. Un sourire chaleureux et accueillant qu'elle n'avait pas su apprendre à son fils.


-Vous m'avez fait mander mère, pour quelle raison je vous prie?

Ah! Sherlock! Si tu pouvais savoir comme ce que je vais t'annoncer me brise le cœur!pensa-t-elle


-Viens approche. fit elle en montrant la chaise à côté d'elle


Le jeune ne se le fit pas dire deux fois. A peine assis, sa mère fouilla un instant dans la pile de papiers située devant elle et en sortit une lettre. Sherlock l'analysa immédiatement. Le papier était jaune, plus proche du parchemin. Sur le devant, le cachet avait été rompu, preuve que sa mère avait pris connaissance du document. Il ne distinguait pas très bien mais cru voir que le sceau représentait un blason formé de quatre partie. Le cachet l'intrigua car de nos jours plus personne n'en utilise. Mais plus étrange encore était l'adresse au dos de enveloppe: « Mr Sherlock Holmes, La chambre du premier étage, Nightfall Field, Londres ». Comment était il possible que quelqu'un sache à quel étage se trouvait sa chambre? Il regarda sa mère avec un air d'incompréhension.


-Cette lettre viens d'une école Sherlock. répondit-elle à sa question muette. Et moi même j'ignore comment ils ont su pour l'adresse. Je sais ce que tu vas dire, et non, ton père et moi ne t'avons inscrit à aucune école sans te consulter.

-Puis-je la lire mère?

-Bien sûr mon chéri.


Sherlock prit l'enveloppe que lui tendait sa mère, sortit doucement la lettre, comme si cette dernière était piégée, puis la lu en prenant tout son temps. Le contenu était étrange, et il pensa un instant à un canular, mais voyant l'air sérieux de sa génitrice, il écarta immédiatement cette possibilité.


« Cher Mr Holmes,


Nous avons l'immense honneur de vous annoncer que vous avez été inscrit depuis votre naissance à l'École des Sorciers de Poudlard.En tant que sorcier, il est tout à fait évident qu'une formation adéquate s'impose, et nous vous la proposons en ce jour avec bien entendu une possibilité de refus. Si par contre vous désirez suivre l'enseignement proposé, nous avons joint à ce message une liste de fournitures que vous devrez vous procurer avant le jour de la rentrée, le lundi 1er septembre 1991.

Sachez qu'aucune participation financière ne vous sera demandée, et qu'une place en internat vous a été réservée.

Je vous remercie encore d'avoir lu cette lettre et vous prie d'agréer, monsieur, l'expression de mes sentiments les plus distingués.


                    1. Mc Gonagall

                      Directrice adjointe

Sherlock lu et relu le document sous ses yeux et n'osait y croire. Lui? Un sorcier? Le garçon le moins populaire de toute la Grande Bretagne serait un sorcier? En même temps, cela expliquait bien des choses, comme la fois où un pot de fleur était tombé sur la tête d'Anderson après que celui ci l'aie poussé dans la boue, ou encore celle où tout le devoir de sciences de Sally, entièrement rédigé par la petite et faible mais malgré tout brillante Isabelle, avait étrangement disparu et était réapparu dans la cage de la gerbille. Chaque fois, il avait voulu se venger des deux caïds de sa classe, sans pour autant se mettre en colère. Il fut tiré de sa rêverie par un raclement de gorge de sa mère:


-Alors? Qu'en penses-tu?

-Je... je ne sais pas. bredouilla -t-il. Ca ressemble à une plaisanterie, mais tout concorde pour dire que ce n'en est pas un...

-Et comme je le dis souvent: « Quand on a éliminé toutes les possibilité...

-... celle qui reste est forcément la bonne, même si elle paraît insensée. »

-Bien, je vois que tu retiens tes leçons. (Sherlock sourit.)Mais maintenant c'est à toi de décider: sois tu refuse et tu suis des études normales pour devenir médecin ou ingénieur ou je ne sais quoi d'autre, sois tu accepte, et tu apprends à maîtriser tes dons.

-Vous saviez que j'avais des dons?

-Oui.

-Mais dites moi mère, si je suis un sorcier, cela veut-il dire que vous ou père en êtes aussi?

-Hélas non. J'ignore comment c'est possible, mais il semble que toi seul aie eu des affinités avec cette magie. Quoi qu'il en soit, c'est à toi de choisir, et quelle que soit ta décision, je m'y plierait.


Sherlock hésita un moment.


-Père est-il au courant du contenu de cette lettre? Est ce qu'il sera d'accord avec mon choix d'après vous?

-A t-on vraiment besoin de son accord? demanda sa mère avec un sourire espiègle aux lèvres.


Le garçon relu la lettre une dernière fois.

-Alors? le pressa la femme.


Il fit son plus beau sourire.