Chapitre 2 : Je m'appelle Livie

par Angel del Paris

Chapitre 2 :

Je m’appelle Livie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 - Alors, Livie ? Tu as l’air maligne là, hein ?

 - Oh, la ferme, Livie ! J’essaye de retrouver où se trouve le Nord par rapport au Sud.

   Il n’y avait personne dans les alentours hormis moi et ma seule amie : ma propre conscience.

   Non, je ne suis pas folle, juste un petit peu seule. Mais, en même temps, c’est la seule personne en qui je peux avoir totalement confiance et qui, ne vivant que dans ma tête, ne divulguera jamais rien de ce que je lui dis. Quoique c’est assez bizarre de parler à soi-même.

 - Qu’est ce qui t’as pris de démarrer a quart de tour face à ce type ? Tu aurais pu faire exploser le parc !

 - Tu veux bien réserver tes sermons pour plus tard. Et je tiens à te faire remarque que c’était un Mangemort !

 - Mais tu n’en sais rien.

,- Il portait la Marque, ce qui fait de lui un Mangemort.

 - Merci, je ne suis pas idiote, mais je tiens à ce que tu saches que toi et moi, nous connaissons une ou deux personne qui la porte et qui ne sont plus au service du Mal pour autant.

   J’enrageais de me faire humilier par moi-même. C’est fou comme je sais me remettre à ma place et c’est assez étrange.

 - Il n’empêche que tu t’es misérablement fait assommé par un Cracmol…

 - Attends, une minute ! L’homme aux yeux globuleux était un Cracmol.

 - T’es décidément la meilleure, Livie ! Tu arrives à déduire par une simple marque qu’un sorcier est un Mangemort, mais tu n’arrives pas à discerner un Cracmol d’un Né-Moldu.

   Je laissais avec plaisir s’installer un long silence durant lequel moi et moi-même nous ne dîmes mots. Mais une conscience a une langue bien pendue et au jeu du « Roi du Silence », elle perd toujours :

 - C’est quand même idiot ! Tu étais partie pour pulvériser quelqu’un et au dernier moment, tu te fais arrêter par un simple coup à la tête.

 - Puisque tu tiens tant à me faire la morale, saches que je ne possède aucun troisième œil qui aurait eu l’idée complètement loufoque de se loger sur ma nuque.

 - Certes, mais n’oublies pas ce que disait papa : « Il est plus facilement de surprendre par-derrière que par-devant. »

 - Papa est mort, Livie.

   Le savait-elle au moins ou bien étais-je si désespérée qu’inconsciemment je lui avais caché cette vérité tant redoutée ? Livie et moi, nous étions pareille : quand un problème se présentait à nous, on préférait le contourner que de le traverser.

 - Il n’empêche que tu t’es mise dans de beaux draps, ma petite. Comment on va faire maintenant ?

 - D’abord, tu vas te taire, comme ça je réussirai peut-être à me réveiller. Ensuite, on verra.

 - Et si Monsieur « je suis Mangemort car je porte la Marque » nous a amené à Tu-Sais-Qui ?

 - De un, Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom est mort depuis plus de vingt ans et de deux, tu as toi-même dit que Monsieur « je refuse toutes formes de discussions » n’était pas Mangemort.

 - Faux, j’ai dit que ce n’est pas parce qu’il portait la Marque, qu’il en était toujours un.

 - Dans ce cas, je mourrai comme j’aurai toujours vécu : seule.

 - C’est une option et moi, je deviens quoi ?

 - Tu meurs avec moi.

 - Je ne suis pas tout à fait d’accord sur ce plan.

 - Peut-être, mais je ne t’ai pas demandé ton avis.

 - Mais…

 - Chut ! Tais-toi… Je crois que je me réveille…

 - Non, Livie ! Ne marche pas vers la lumière !

 - Très drôle, Livie !

 

 

   L’infirmerie de Poudlard me déplut fortement pourtant je ne m’attendais pas à rien de bien précis, je n’étais jamais allée à l’école. C’est peut-être le fait que je m’attendais à me retrouver n’importe où, à part ici. Une salle de torture, un marécage, en pleine mer, suspendue au-dessus d’un gouffre… mais l’infirmerie de la plus prestigieuse école d’Europe venait en dernier.

   Ma surprise fut atténuée par mon mal de tête qui semblait avoir le poids et la forme d’une boule de bowling. C’était tel, que je dus user de mes mains pour la relever. Le dit Cracmol avait de la force. « Mais pourquoi diable se baladait-il avec une lanterne à une heure pareille du matin ? » Le souci de l’heure devint soudainement la chose la plus importante au monde. Aussi je me mis à rechercher quelqu’un qui aurait pu me renseigner sur le sujet.

   J’étais dans une infirmerie et donc la seule personne apte à me répondre était l’infirmière. Cette dernière se trouvait trois rangées de lit plus loin penchait sur un de ses patients, lui demandant certainement s’il se sentait mieux.

   Je réussis tant bien que mal à me lever, mon crâne ne s’étant pas allégé, et je m’approchais d’elle. Alors que je me trouvais à un lit d’elle, le garçon allongé sur les draps immaculés tourna son regard vers moi, vite imité par l’infirmière. Ils me regardèrent tout deux un instant avant que je me décide à parler, l tête toujours soutenue par mes deux mains :

 - Excusez-moi, je m’appelle Livie et j’aimerais savoir…

   Avant que je n’ai pu poursuivre, la femme quelque peu âgée sortit de la salle, me laissant planter là. « C’est une manie pour eux de s’enfuir dés qu’une inconnue tente de se présenter. » Mon regard fut attiré par le gamin paisiblement allongé sur le lit blanc. Ses yeux chocolat qui s’emblaient curieux de tout luisaient sous ses boucles d’un blond clair. Il m’avait l’air intelligent aussi décidais-je de lui demandait sur le ton de la discussion :

 - Dis-moi, gamin, as-tu une idée de l’heure ?

   Ce n’est qu’après avoir posée la question que je m’aperçus que ce n’était ni l’endroit, ni le moment de demander une telle chose à garçon qui ne devait certainement être au meilleur de forme. Pourtant, il ne semble rien demander de mieux que de discuter avec quelqu’un et donc, il me répondit d’un air joyeux :

 - Je n’en pas la moindre idée, mais il doit être un peu plus de midi car j’ai quitté la Grande Salle en plein milieux du déjeuner.

 - Qu’est ce qui t’es arrivé ?

 - Mes copains m’ont lancé le défi de manger dix dragées surprises de Bertie Crochue dont j’ignorais le goût. Seul problème, ils s’étaient tous ligué pour qu’ils aient tous un goût de vinaigre. Résultat je les ai avalé de travers. On m’a amené ici pour me les extraire de mes poumons.

 - Mon pauvre garçon ! Mais comment tes amis ont-ils fait pour ressembler dix dragées au vinaigre ?

 - Je ne préfère pas le savoir, sourit-il.

 - Tu as dit midi ? relançais-je après quelque secondes de silence. Je suis arrivée aux alentours de dix heure, si je me souviens bien… Ça fait donc un peu prés de deux heures que je suis allongée ici… Punaise ! Deux heures ! C’est la plus longue sieste que j’ai faite depuis près de vingt ans.

   Le garçon aux cheveux clairs émit un rire cristallin qui collait parfaitement avec son visage de chérubin.

 - Quel est ton nom ? lui demandais-je curieuse.

 - Crivey ! Collin Crivey et je suis à Gryffondor ! Et toi c’est Livie, c’est ça ?

  J’opinais de la tête avant de m’asseoir à son chevet, ayant toujours une tête de plomb sur les épaules. Collin me demanda avec son ton curieux :

 - Tu ne serais pas la gamine qui était dans le parc ce matin ? On ‘a dit que tu as failli dévasté l’école par un simple sortilège.

   L’exagération qu’on commit les petits spectateurs de ma démonstration de force, me fit oublié qu’il m’avait pris pour une « gamine ».

 - Oui, c’est moi, affirmais-je avec une fierté qui n’avait pas lieu d’être : j’avais failli faire exploser un homme.

   En parlant de sorts, une autre question me vint à l’esprit : « Où est ma baguette ? ». Mais avant que je pus demander ce qu’il en était au gamin, l’infirmière réapparut.

 - Vous, Mademoiselle, lança-t-elle en me désignant du doigt, suivez-moi ! Et vous, M. Crivey, retournez dans votre salle commune !

   Avant que le Gryffondor ait pu se lever, je lui posais une dernière question :

 - Attends, Collin ! Comment s’appelle-t-elle ?

 - Pomfresh ! Mme Pomfresh !

   Et il disparut dans les couloirs de Poudlard alors que je rejoignais la dite Mme Pomfresh.

 

 

  J’arrive avec peine à suivre l’infirmière, non parce qu’elle marchait vite, mais l’état et le poids de mon crâne m’empêchant toujours d’être libre de mes propres mouvements. J’eus de la peine à empêcher le vertige qui me prit alors que nous tournions subitement à l’angle d’un couloir. Au fin fond de ce dernier, une gargouille avec une certaine laideur nous observa alors que nous nous avancions vers elle.

 - Nid de cafard ! lança Mme Pomfresh une fois arrivée à sa hauteur.

   La gargouille s’anima soudain, j’en déduisis qu’il s’agissait d’un mot de passe, étrange certes. Elle fit un pas sur le côté dévoilant un mur qui s’ouvrit à son tour. Mme Pomfresh me fit signe d’avancer. Par-delà la facade de pierre, un escalier en colimaçon montait continuel  vers une porte. Ce n’est que lorsque le mur se referma brusquement derrière moi, que je m’aperçus que Mme Pomfresh ne m’avait pas suivie. Avec un haussement d’épaule, je sautais sur une marche qui venait de jaillir du sol et m’élevais jusqu’à la porte en chêne.

    J’hésitais un instant avant de frapper. Pourquoi ne partais-je pas en courant ? Fuir jusqu’à trouver un endroit plus accueillant ? Pourquoi restais-je ici ?

 - Trouve Severus… À Poudlard…

   Accompagné par l’écho d’outre-tombe de la voix de mon père, je frappais avec vigueur contre la porte du bureau du Directeur de Poudlard.

 

 

    Je ne reçus aucun ordre d’entrer, la porte s’ouvrit d’elle-même sans aucun grincement.

   Le bureau du Directeur de Poudlard était à la hauteur de la réputation de celui qui l’occupait. C’était une grande pièce circulaire au mur recouvert des portraits des anciens Directeurs de l’école qui dormaient tous, bien que ce ne soit pas l’heure. Les tableaux n’étaient pas les seuls à orner le bureau, d’étranges instruments en argent posées sur des tables bourdonnaient. Au fond de la salle, je pouvais apercevoir un bureau au pied en forme de serre de griffon.

   Ce que j’y vis remit en question le fait que je ne croyais plus au Père Noël. Un vieil homme à la barbe semblable à de la neige et à la robe d’un violet paisible était assis d’un air calme et m’observait d’un regard doux à travers des lunettes en demi-lune. On m’avait dit que Albus Dumbledore était vieux, mais je ne me l’imaginais ainsi.

   Nous restâmes ainsi durant quelques instants, lui entrain de m’observer avec un regard bleu vif, qui dévoilait sa vitalité encore grande, et moi notant chaque centimètre carré de la pièce, ne me sentant pas capable de supporter ses yeux bien trop étincelants. Soudain j’aperçus un perchoir près de la porte, que je n’avais pas remarqué en entrant. Un oiseau au regard vitreux y était perché. Je reconnus en lui le moyen de lancer la discussion :

 - C’est phénix, non ?

 - Oui, me répondit simplement le Directeur.

 - C’est la première fois que j’en vois un d’aussi prés, retentais-je. Comment s’appelle-t-il ?

 - Son nom est Fumseck.

   Je lançais un sourire amical à l’oiseau immortel qui inclina sa tête sur le côté comme pour mieux m’observer.

 - Vous ne me demandez pas le mien ? demandais-je au vieux sorcier en tournant vers lui.

 - La seule chose que je vais vous demander maintenant, c’est de vous asseoir en attendant les autres professeurs, dit-il en m’indiquant un siège face à son bureau.

   Ma tête de plomb me pesant encore sur les épaules, je m’y précipitais avec soulagement. Ce n’est que lorsque je m’y assis que la deuxième partie de la phrase me frappa.

 - Attendez, une minute ! D’autres professeurs vont nous rejoindre ?

 - Oui, pourquoi ? Cela vous incommode-t-il ?

 - Absolument pas, assurais-je m’étonnant que le ton de la conversation soit si posée et non hostile. J’imaginais juste les choses autrement.

 - Vraiment ?

 -… Pour commencer, repris-je après quelque secondes de silence, je me voyais plus traitée comme une intruse et non comme une invitée. C’est assez étrange…

   Dumbledore hocha la tête d’un air compréhensible et dit, un sourire amusé sur les lèvres :

 - Vous avez certainement rencontré notre concierge, M. Rusard ?

 - Est-ce celui qui possède un chat et une lanterne dépassant de loin sa masse normale, questionnais-je en soutenant mon crâne.

 - Oui et sachez qu’il est traître toujours les intrus ainsi.

   Bizarrement lorsqu’il me dit cela, ma tête cessa de peser trois tonnes.

 - Dans ce cas, mon statut d’invitée me convient parfaitement, soupirais-je soulagée.

   Un autre silence quelque peu pesant, surtout pour moi, s’installa. Alors que Dumbledore continuait de me fixer, moi, je fixais, librement, mes genoux. Soudain la question qui m’était venue à l’infirmerie me revint à l’esprit.

 - Excusez-moi, mais savez-vous où se trouve ma baguette ?

   À ce moment, j’entendis la porte s’ouvrir. Je me retournais aussitôt pour apercevoir trois sorciers, enfin peut-être deux seulement car le troisième ressemblait légèrement à un gobelin, entraient dans la pièce.

 - Ah ! s’exclama Dumbledore ravi. Vous voilà ! Mademoiselle, je vous présente Minerva McGonagall, professeur de Métamorphose et directrice de la maison de Gryffondor…

   Une femme quelque peu âgée aux cheveux noir tirés en un chignon s’avança vers moi, ses yeux perçant me scrutant derrière des lunettes carrées. D’un air sévère, elle me tendit une main sévère qui me déstabilisa, mais que je serrais quand même.

 -… Voici, continua le Directeur visiblement enchanté que je me montre aussi amicale, Pomona Chourave, professeur de Botanique, directrice de la maison de Poufsouffle…

   La deuxième sorcière qui semblait tout aussi vieille que sa collègue se dirigea plus souriante et me tendit à son tour une main, où les ongles sales m’assurèrent, avec sa tenue, de sa passion pour le jardinage.

 -… Et pour terminer, voici Filius Flitwick, professeur de Sortillèges et directeur de la maison de Serdaigle.

   Le petit et vieux sorcier qui ressemblait à un gobelin s’avança d’un pas assuré et me tendit une main fort sympathique et me lança d’une voix aigue et flûtée un joyeux :

 - Bonjour !

   Il était si petit que je dus me pencher pour le saluer.

   J’observais les trois professeurs, m’assurant de ne pas m’être trompée, et demandais-je d’un ton savant :

 - Mais vous êtes censés être quatre. Où est passé Serpentad ?

   À ma question, les directeurs présents se regardèrent entre eux. Ce fut le professeur Dumbledore qui me répondit :

 - Il va certainement arriver d’une minute à l’autre.

   Quel qu’il soit, ce professeur me plaisait déjà ! J’apprécie toujours de voir que je ne suis pas la seule personne au monde à s’autorisait quelque minutes de retards.

 - Mais revenons à vous, rappela le Directeur. Pouvons-nous à présent connaître votre nom ?

 - Bien sûr ! m’exclamais-je. Je m’appelle Livie.

   Apparemment mes hôtes en attendaient plus puisqu’un nouveau silence prit place, vite rompu par la voix du professeur McGonagall :

 - Votre nom de famille, s’il vous plaît, Livie ?

 - Je n’ai pas le droit de le dire. Mon père m’a toujours dit qu’il ne fallait pas trop en dire aux inconnus.

 - Vous êtes entrée dans cette école par effraction ! me rappela la directrice de Gryffondor d’une voix si rigide qu’elle me cloua à mon siège que j’avais quitté pour la saluer.

 - En parlant de ça, me reprenais-je après avoir essuyé son regard perçant, M. le Directeur, où est ma baguette ?

   Je ne fis pas attention à l’air estomaqué qu’avait pris le professeur de Métamorphose suite à mon insolente ignorance et attendis avec intérêt la réponse de Dumbledore.

 - En quoi cela est si important pour vous, Livie ? me demanda-t-il sans aucun sous entendu dans sa voix.

 - C’est que j’aimerais rapidement la récupérer, ainsi que ma cape et ma bourse pour vite régler ce que j’ai à faire et repartir, puisque ma présence semble indésirable.

 - Et qu’avez-vous à faire, Mlle Livie, je vous prie ? reprit le professeur McGonagall.

   Il n’y avait aucune hostilité, ni de brutalité dans sa voix. Elle cherchait juste à comprendre pourquoi j’étais ici et rien que pour cela je la remerciais : c’était la seule qui avait jusque-là réagi « normalement » à mon intrusion. Aussi je pris un réel plaisir à lui répondre :

 - Je cherche quelqu’un et mon père m’a dit que je le trouverai ici. Il doit s’appeler, si je me souviens bien… Severus.

   Les quatre pairs d’yeux étonnés qui me fixèrent ne me dérangèrent pas le moins du monde. Je m’étais tourné vers le professeur Dumbledore pour ajouter :

 - Je crois que c’est l’un de vos professeurs. J’ai raison ?

 - Oui, en effet…

   Le Directeur ne pu poursuivre. J’entendis de nouveau la porte de son bureau s’ouvrir pour me laisser entendre :

 - Veuillez excuser mon retard, M. le Directeur.

   Je n’avais entendu cette voix qu’une seule fois, mais j’aurais pu la reconnaître entre mille. Elle me fit bondir de mon siège et j’en profitais pour me tourner vers le nouveau venu en pointant un doigt presque accusateur :

 - C’est lui ! hurlais-je.

 - Comment avez-vous deviné ? demanda aussitôt le professeur Dumbledore.

 - Non, je veux dire, c’est lui le Mangemort ! Le type que j’ai failli écrasé comme un vulgaire moustique ce matin !

   Le dit vulgaire moustique observait ma réaction avec le même regard froid, me transperçant les entrailles, que lorsque je l’avais vu pour la première fois. Pourtant, le fait qu’un Mage Noir se trouve ici ne semblait alarmer personne, hormis moi. Troublée par ce silence, je me penchais vers le Directeur et lui demandais :

 - J’ai fait une bêtise ?

 - Mais, non ! assura-t-il aussitôt. Vous n’êtes juste pas avertie. Je vous présente Severus Rogue, professeur des Potions et directeur de la maison de Serpentard. L’homme que vous recherchez.

  Je passe que vous ne pourrez jamais imaginer la tête que je fis à cet instant.

  J’avais un certain contrôle sur ma mâchoire inférieure, pourtant celle-ci se décrocha aussi aisément que si elle eut été désarticulée. Mon regard quant à lui se baladait dans tous les recoins de la pièce comme il l’avait fait un peu plus tôt. Mais là je cherchais plus un endroit où me cacher que autre chose.