Chapitre III Rêve ou Réalité

par snakeBZH

            CHAPITRE III : RÊVE OU REALITE

 

            « Pré-au-Lard ? Qu’est-ce que c’est ?

-C’est le nom de ce village, répondit Ginny Weasley. C’est le seul village sorcier de Grande-Bretagne.

-Oh ! Oh ! Attendez une minute. Vous avez bien dit sorcier et Grande-Bretagne ?

-Oui. »

Steven Right qui était resté debout, finit par s’asseoir. Il était tombé chez des fous ou quoi ? Des sorciers ? Au 20ème siècle ? Et puis aussi : la Grande-Bretagne. C’est vrai que ça ne ressemblait pas du tout au pays où il était censé guerroyer. Mais quand même ! La Grande-Bretagne se trouvait à plusieurs milliers de kilomètres de là ! Et pourtant, quelque chose lui disait qu’il pouvait faire confiance à cette jeune femme pour être sincère.

« Sorciers. Grande-Bretagne, balbutiait-il. »

Ginny se pencha vers lui.

« Vous allez bien ?

-Je ne sais plus vraiment. On m’a toujours dit que les sorciers n’existaient pas.

-Vous voulez dire que… vous êtes un moldu !

-Un quoi ? fit Right en se redressant.

-Un moldu. C’est comme ça qu’on appelle les gens sans pouvoir magique. Mais qu’est-ce qu’un moldu faisait à Poudlard ?

-Pou de qui ?

-Poudlard, c’est le nom du château dans lequel nous étions. C’est une école de sorcellerie. Enfin, maintenant, c’est plutôt une école de magie noire.

-Pléonasme.

-Pas du tout. La magie n’est pas forcément mauvaise. Mais depuis que Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom a pris le pouvoir, il n’y a plus que la magie noire qui y est enseignée. Avant, c’était une belle école.

-Attendez. Déjà, il faudrait me prouver que la magie existe.

-Si seulement j’avais ma baguette, ce serait facile, mais les mangemorts me l’on prise il y a longtemps.

-Alors, vous allez tout m’expliquer. A commencer par qui c’était ces deux gus qui vous poursuivaient ?

-Ils s’appellent Crabbe et Goyle, deux brutes épaisses pas très malines. Ils sont les bras droits d’un dénommé Drago Malefoy, un vrai petit salopard qui est devenu le « doyen » des élèves de Poudlard. Ça fait deux ans qu’il me retient. Depuis que notre dernier espoir est mort. »

Ginny étouffa un sanglot. Steven Right posa son arme sur ses genoux en se mettant en tailleur.

« Expliquez-moi tout depuis le début, ordonna t-il. Je vous arrêterais s’il y a des choses que je ne comprends pas. »

            Ginny Weasley se mit à lui raconter qu’il y a des années, un mage noir dont personne n’ose prononcer le nom a fait régner la terreur sur le monde des Sorciers. Ginny écrivit le nom sur le sol : Voldemort. Quand il le prononça, Right vit Ginny frissonner de peur. Comment un nom pouvait-il faire aussi peur ? Elle continua en disant qu’un jour, Voldemort s’en prit à une famille : les Potter. Les deux parents, Lilly et James sont morts. Mais quand le mage noir voulut tuer le petit Harry, le maléfice lui fut renvoyé et il disparu. Harry Potter devint un véritable héro. Mais durant ses années d’études à Poudlard, Voldemort parvint à revenir d’entre les morts. Et il y a de cela deux ans, il prit le pouvoir. Mais tant qu’Harry Potter était vivant, il ne pouvait le prendre ouvertement. Il y eut une bataille à Poudlard. Harry s’enfonça dans les bois pour combattre Voldemort. Et il n’est jamais revenu. Au contraire, le Seigneur des Ténèbres en ressortit avec ses fidèles en annonçant sa victoire. Alors, tous cessèrent le combat. Sans Harry, résister leur semblait inutile.

            Steven Right avait écouté le récit sans trop y croire. Et pourtant, il avait toujours cette étrange sensation que Ginny Weasley ne mentait pas.

« Et depuis cette bataille ? Que vous est-il arrivé ?

-Je suis d’une famille qui a toujours combattu Vous-savez-qui. Dans le monde d’aujourd’hui, il n’est plus très bon de dire qu’on est un Weasley. Ma famille se cache, pour ceux qui ont survécu du moins. Mais moi, ils m’ont retrouvé. J’étais avec des amis et je prévoyais de mettre sur pied un groupe de résistance. Mais une de mes amis était sous Imperium. C’est un sortilège permettant de contrôler quelqu’un. Les mangemorts nous sont tombés dessus. Mes amis doivent tous être emprisonnés ou morts maintenant. Mais Drago Malefoy me voulait. Il m’a donc gardée, pour m’humilier.

-Pourquoi ?

-Il… il était le pire ennemi d’Harry.

-Et Harry était votre petit ami, n’est-ce pas ?

-Oui.

-Je comprends. Et maintenant que vous avez échappé à ses griffes, où allez-vous ?

-Je vais essayer de retrouver quelques uns de mes amis qui n’ont pas été emprisonné. Mes frères aussi.

-Vous savez où les trouver ?

-Un de mes amis habite à Glasgow, je crois que ce n’est pas très loin vers l’est.

-Glasgow.

-Il saura sûrement où trouver les autres. J’espère surtout revoir mes frères.

-Et vos parents ?

-Ils sont morts. Tués par les mangemorts il y a un an. »

            Steven Right resta silencieux. Il réfléchit. Il se retrouvait embarquer dans une histoire étrange. Etait-ce un rêve ? Ou était-ce la réalité ? Comment s’était-il retrouvé ici ? Entouré de sorciers ?

« Et vous ? demanda Ginny. Qu’allez-vous faire ?

-J’aimerai déjà savoir comment je suis arrivé là, dit Right. J’étais sur un champ de bataille à l’autre bout du monde et je me retrouve dans un château, école de sorciers, en Grande-Bretagne, en… En quelle année sommes-nous ?

-En 1999, octobre.

-Au moins je n’ai pas voyagé dans le temps. Je voudrai juste comprendre et savoir comment repartir.

-Moi je ne comprends pas plus que vous mais je connais quelqu’un qui saura peut-être.

-Qui ?

-Une amie qui se double d’être ma belle-sœur. Elle est très intelligente. Elle saura sûrement. Si elle ne sait pas, je ne vois pas qui pourrait le savoir.

-Et où la trouve t-on ?

-Je ne sais pas. Si nous retrouvons mon ami à Glasgow, il saura sûrement où les trouver, elle et mon frère.

-A quelle distance sommes-nous de Glasgow ?

-Je ne sais pas. Poudlard et Pré-au-Lard sont incartables, ils ne peuvent pas être mis sur une carte. Je connais juste la direction générale. »

            Steven se demanda s’il prenait la bonne décision. Il allait se retrouver dans un pays qu’il ne connaissait pas. Cela ne le dérangeait pas, il en avait connu d’autres. Mais pas avec des sorciers maléfiques aux trousses. Mais il n’avait pas le choix. Il devait savoir comment il était arrivé là et comment repartir là d’où il venait. Et puis…

« Je vais vous accompagner, annonça t-il. Mais d’abord, il va falloir que je trouve un grand sac et des vêtements civils. Pour vous aussi.

-Pourquoi ?

-A moins que nous soyons vraiment dans un autre monde, même en Ecosse, les femmes ne se promènent plus avec ce genre de vêtements. »

            Etait-ce un rêve ? Ou était-ce la réalité ?