Chapitre X La Résistance

par snakeBZH

            CHAPITRE X : LA RESISTANCE

 

            Le lendemain matin, Ginny se leva la première. Elle sortit de la chambre de Steven aussi silencieusement que possible. Elle referma la porte tout doucement. Lorsqu’elle se tourna dans la direction de la salle de bain, elle tomba sur Hermione qui semblait la regarder depuis un moment. La scène demeura figée durant quelques instants. Hermione esquissa un sourire. Ginny y répondit.

« Et bien ! fit Hermione. Je vois que tout à l’air d’aller pour toi.

-Tu ne diras rien à Ron, n’est-ce pas ? demanda Ginny.

-Tu sais, il n’est plus comme au temps de l’école. Et puis, il aime bien Steven. Je pense qu’il n’y aura aucun problème si tu lui dis. »

            Alors qu’Hermione et Ginny discutaient dans la salle de bain, Steven se leva à son tour et se dirigea directement vers la cuisine. Ron y était déjà et sirotait son thé.

« Thé ou café ? demanda le rouquin en guise de bonjour.

-Pour une fois, je crois que je vais me laisser tenter par le thé, fit Steven. »

Ron lui servit une tasse d’un geste de baguette. Les deux hommes discutèrent de choses et d’autres sans que le sujet de Ginny ne soit abordé. Steven pensait que Ginny voudrait se charger de lui en parler.

            Les deux jeunes femmes rejoignirent les hommes vingt minutes plus tard. Hermione enlaça son mari pour lui dire bonjour sans murmurer un mot. Ginny se contenta de sourire à Steven et vint s’asseoir à côté de lui. Elle lui prit la main sous la table. Steven comprit qu’elle souhaitait y aller en douceur avec son frère.

            Le petit-déjeuner fut détendu. Même si Ginny semblait un peu nerveuse. Steven abandonna la table en prétextant vouloir faire un peu de sport. Il sortit pour courir en forêt. Hermione embrassa une dernière fois Ron en disant devoir continuer ses recherches. Ron sourit à sa petite sœur.

« Et bien nous voilà seuls et abandonnés ! fit-il. »

Ginny ne répondit que par un sourire.

« Tu as bien dormi cette nuit ? questionna Ron sur le ton de la conversation.

-Heu… oui, répondit Ginny un peu hésitante. »

Un nouveau silence s’installa. Ginny regardait la tablette de beurre avec insistance.

« Pourquoi tu n’as pas dit bonjour à Steven ce matin ? continua Ron.

-Je lui ai dit, se défendit Ginny. Mais tu étais trop occupé à embrassé Hermione.

-Je veux dire, pourquoi tu t’es contentée de lui tenir la main plutôt que de l’embrasser ? »

Ginny resta figée sur place.

« Tu… tu es au courant, balbutia t-elle. C’est Hermione qui te l’a dit ?

-Pas besoin, dit-il. Je ne suis peut-être pas un génie mais j’ai des yeux et un cerveau quand même.

-Et… ça ne te dérange pas ?

-Non, au contraire. Steven est quelqu’un de bien. Et puis je suis heureux de voir que tu te relèves enfin de la mort d’Harry. Tu pensais que je jouerais encore le grand frère protecteur ? Nous ne sommes plus des enfants. »

 Ginny contourna la table et vint serrer son frère dans ses bras. Ron lui rendit son étreinte en souriant.

« Merci, souffla t-elle. Mais j’espère que tu seras toujours là pour me protéger grand frère.

-Bien sûr. »

            Lorsque Steven rentra une heure plus tard. Ginny n’eut plus aucune hésitation et l’embrassa.

 

            Le soir, les deux couples dînèrent ensemble. L’ambiance chaleureuse et conviviale ne laissait pas pensé que Steven était un nouveau dans le cercle d’amitié et de famille des Weasley. Malgré tout, il y avait un point noir dans tout ce bonheur. Ginny se rendait compte à quel point elle aimait Steven. Et elle savait que lorsque deux personnes s’aiment, elles en viennent naturellement à faire l’amour. Et justement, Ginny avait peur d’en arriver là. D’un côté, son corps désirait s’enflammer de plaisir. Mais de l’autre, elle ne cessait de voir l’acte sexuel comme un supplice. Cela, elle le savait, était dû aux étreintes brutales et dénuées de douceur que lui avaient affligées Drago Malefoy.

            Le soir, les deux amoureux passèrent un agréable moment à s’embrasser langoureusement. Steven commença à parcourir tendrement le corps de la belle rousse de ses mains. Mais lorsqu’il effleura les cuisses si douces de Ginny, cette dernière se raidit et s’écarta d’un coup. Steven demeura interdit durant plusieurs secondes.

« Excuse-moi, dit-il. Je ne voulais pas te brusquer.

-Ce n’est pas ça, fit Ginny. Je… j’ai peur d’aller plus loin.

-Je comprends.

-Non. Tu ne comprends pas. Tu ne peux pas comprendre. »

Steven tira Ginny à lui pour la prendre dans ses bras.

« Explique-moi, demanda t-il doucement. »

            Ginny ne répondit pas tout de suite à la demande de Steven. Plusieurs minutes de silence s’écoulèrent avant qu’elle n’ait réuni assez de courage.

« Lorsque tu m’as rencontré, je m’enfuyais, raconta t-elle. Depuis des semaines, j’étais la prisonnière de Drago Malefoy. Je t’ai raconté qu’il m’avait humiliée.

-Oui.

-Il… il m’a… »

Steven n’eut pas besoin qu’elle lui en dise plus. Il la serra plus étroitement contre lui pour qu’elle ne finisse pas sa phrase. A vrai dire, il ne savait pas lequel, d’elle ou de lui, aurait le plus mal à la fin.

            Ils ne dirent plus un mot. Ils se contentèrent de rester blottis l’un contre l’autre. Steven sentit Ginny se relâcher quand elle s’endormit. Quand à lui, s’il parvenait à ne pas trembler de colère, il se jura de tuer Drago Malefoy à la première occasion.

 

            Le lendemain, Steven se réveilla avant Ginny. Il sortit du lit en faisant en sorte de ne pas l’éveiller. A la cuisine, il retrouva Ron. Ce dernier le salua et lui proposa du café. Steven n’engagea aucune conversation. Ron, remarquant son visage fermé, demanda :

« Bien dormi ?

-Oui, répondit Steven d’une voix neutre.

-Il s’est passé quelque chose ?

-Rien d’important.

-Tu es sûr ?

-Ginny m’a parlé de sa captivité. Elle a voulu me dire ce que lui a fait ce Malefoy mais je ne l’ais pas laissée aller jusqu’au bout. J’avais compris.

-Je vois. Et que comptes-tu faire ?

-Je vais retrouver cet enfoiré et lui faire payer.

-Tu ne veux plus rentrer chez toi ?

-Je… je n’ai rien ni personne qui m’attend chez moi. Alors qu’ici, je me suis fait des amis. Et il y a Ginny. Je me rends compte que je ne pourrai pas vivre sans elle. Je ne veux pas la perdre. »

Ron n’ajouta rien de plus, se contentant de sourire.

 

            Les jours suivants, Ginny et Steven firent de longues ballades main dans la main. Ils ne reparlèrent pas de l’autre soir. Un jour qu’ils rentraient d’une ballade, ils trouvèrent Ron et Hermione dans le séjour. Ils venaient apparemment de s’arrêter dans une conversation sérieuse.

« Qu’est ce qui se passe ? demanda Ginny.

-Nous avons reçu un message de Neville, raconta Hermione. Nous sommes conviés à une réunion de la Résistance. Nous allons devoir vous laisser quelques temps. Vous garderez la maison en notre absence.

-Pourquoi cette réunion ? questionna Steven.

-En fait, c’est pour parler en grande partie de toi, avoua Ron. Ils veulent savoir si ta présence parmi nous ne va pas nous faire du tort. J’ai un peu de mal à te l’avouer, mais certains d’entre nous n’ont pas l’air d’apprécier ce que tu as fait.

-Ils auraient préféré que je laisse Neville à Glasgow ?

-Ce n’est pas ça. C’est le fait d’avoir utilisé des armes et des méthodes moldues. Certains résistants le sont juste pour des histoires de famille ou de rivalité.

-Je viens avec vous.

-Si nous le pouvions, nous vous emmènerions tous les deux, assura Hermione. Ginny pourrait mais ils n’accepteront pas de t’écouter. Ne t’en fais pas, nous allons plaider ta cause et tu peux compter aussi sur Neville et d’autres. Nous avons beaucoup d’amis qui seront à cette réunion et d’autres nous font pleinement confiance. Le fait d’avoir été avec Harry nous donne un certain avantage sur d’autres qui voudraient dominer la Résistance.

-Je vois. Avant d’espérer battre les mangemorts et Voldemort, il va falloir penser à vous unir vraiment.

-Je veux venir, dit Ginny. Je vais leur apprendre à douter de Steven.

-Ton chauve-furie ferait certainement fureur sœurette, sourit Ron. Mais Steven risquerait de s’ennuyer ici tout seul. Tu ne crois pas ? Vous allez pouvoir passer deux jours en tête à tête. »

 

            Ron et Hermione partirent avec quelques affaires en transplanant. Ils réapparurent dans une lande verdoyante au milieu de nulle part. Il n’y avait personne en vu et la lisière la plus proche était à presque un kilomètre. Malgré tout, ils ne s’en inquiétèrent pas.

« Ronflack cornu, dit Ron à haute et intelligible voix. »

Un homme surgit de sous une cape d’invisibilité. Ron s’avança vers lui sans hésitation.

« Seamus, tu vas bien ? fit-il.

-Ça va, répondit Seamus Finnigan sans sourire. Je vais vous emmenez au lieu de la réunion.

-Il y a quelque chose qui ne va pas ? demanda Hermione. C’est Dean ?

-Toujours aussi perspicace Hermione.

-J’étais sûre que c’était lui qui avait choisi le mot de passe. Il ne digère pas ce qui est arrivé à Luna, n’est-ce pas ?

-Il était avec elle ce jour là. Il est persuadé qu’il aurait pu faire quelque chose. On a beau lui dire qu’il avait été blessé et ne pouvait plus bouger, il n’arrive pas à se rendre à l’évidence.

-Luna et lui avait commencé à vivre une belle histoire malgré cette guerre, dit Hermione. C’est normal qu’il soit touché par sa mort.

-Il n’arrive même pas à s’avouer qu’elle est morte. Son âme a été aspirée par cette saloperie de détraqueur mais il ne la considère pas comme morte. Il est sûr qu’il y a un moyen de ramené une âme aspirée. Il passe son temps à parcourir tous les livres possibles et imaginables. Je ne sais plus quoi faire pour lui.

-Tu ne peux qu’attendre qu’il se rende à l’évidence, dit très justement Ron. En attendant, nous avons d’autres questions à traiter. Allons-y. »

Hermione et Ron s’accrochèrent au bras de Seamus et disparurent dans un claquement de fouet.

            Ils se retrouvèrent dans une ruelle sombre et sale. Elle débouchait sur une rue animée mais ils n’allèrent pas dans cette direction. Ron et Hermione suivirent Seamus jusqu’à une porte cachée dans la pénombre. Seamus frappa deux coups rapides, puis trois lents et de nouveau deux rapides. Un cliquetis indiqua que quelqu’un déverrouillait la porte de l’intérieur. Un visage suspicieux les dévisagea. Quand il fut sûr de l’identité des trois personnes, il ouvrit la porte en s’effaçant. Il la referma juste après, la verrouillant d’un coup de baguette. Seamus n’adressa pas un mot au portier et continua son chemin dans le couloir qui desservait l’entrée. Ils arrivèrent à un vestibule où Ron et Hermione purent retirer leurs manteaux et déposer leurs sacs.

« Vous voilà enfin, lança une voix irritée. »

Ron se tourna sans sourire vers un homme âgé de la cinquantaine passée et au regard dédaigneux.

« Smith, dit Ron. Nous sommes pile à l’heure prévue.

-Être à l’heure c’est déjà être en retard jeune homme, répliqua Smith. Vous êtes les derniers, nous allons pouvoir commencer. Venez sans nous faire attendre. »

            Ron allait répliquer mais sa femme lui intima de ne rien ajouter. Ils suivirent Smith dans la pièce adjacente. C’était un grand salon sans fenêtre où avait été installé une longue table entourée d’une trentaine de chaises. Toutes étaient occupées à l’exception de celles réservées pour Ron, Hermione et Seamus. Smith s’était déjà assis. Ron et Hermione saluèrent quelques uns des résistants présents : Neville, Dean Thomas, les professeurs MacGonagall, Flitwick, Chourave et Slughorn, les sœurs Patil, Lavande Brown, Justin Finch-Fletchley, Ernie Macmillan, Hannah Abbot, Susan Bones et d’autres anciens élèves de Poudlard. Par contre, d’autres résistants se contentèrent de les ignorer. C’était des gens d’un certain âge pour la plupart. Ils n’étaient ni membre de l’Ordre du Phénix ou de l’AD mais avaient rejoins la Résistance après la Bataille de Poudlard. Ils appartenaient à une branche contrôlée par Smith et qui voulait prendre la tête de la Résistance en évinçant les membres des anciens mouvements susnommés.

            Sitôt Ron et Hermione assis, Smith se leva pour prendre la parole. Bien que le silence fût déjà fait, il leva la main comme pour faire taire les mouches.

« Maintenant que nous sommes au complet nous allons pouvoir commencé, annonça t-il. La raison principale de la tenue de cette réunion est ce moldu qui vit actuellement chez les Weasley.

-Je vous serais gré de ne pas dire le mot « moldu » avec autant d’irrespect, coupa Hermione. Je vous rappelle que nous nous battons contre un régime qui a déjà prévu l’esclavage des moldus.

-Je dirais le mot « moldu » comme bon me semble Mme Weasley. Contrairement à vous, je considère la lutte contre Vous-savez-qui et le problème moldu comme deux sujets distincts.

-Et depuis quand y-a-t-il un problème moldu ? lança Justin Finch-Fletchley. Je vous rappelle que je suis né de parents moldus. Tout comme Hermione et Dean. Iriez-vous dire que nous n’avons pas notre place dans la Résistance ?

-Ne nous éloignons pas du sujet principal qui nous réuni, tenta de calmer Smith. Le problème est ce moldu en particulier.

-Il s’appelle Steven Right, commenta Ron. Je vous prierai d’utiliser son nom.

-Comme vous voudrez, acquiesça Smith dont les yeux exprimait plutôt l’agacement. Donc, ce Steven Right connait beaucoup trop de nos secrets et à cause de lui, la chasse que nous faisaient les mangemorts s’est transformée en véritable inquisition.

-Concernant les secrets qu’il connait, je tiens à souligner le fait qu’il ignorait totalement l’existence de notre monde avant de se retrouver inexplicablement à Poudlard, argumenta Hermione.

-Et qui vous dit que ce ne sont pas les mangemorts qui l’ont envoyé pour nous infiltrer et que l’évasion de Ginevra Weasley n’était pas monté de toute pièce ?

-Votre argument est véritablement désolant, envoya Hermione. Depuis quand les mangemorts font confiance aux moldus ? Et surtout, s’il était avec eux, pourquoi en aurait-il éliminé pour protéger Ginny et Neville ?

-Pour donner le change.

-Ce ne sont pas de simples portes-baguette qui ont été tués ! Crabbe et Goyle étaient des proches de Drago Malefoy qui passe pour un mangemort de premier ordre malgré la disgrâce de son père.

-Justement, il a tué en usant d’armes moldues.

-Et alors, dit Ron. Il s’est servi de ce qu’il sait se servir. Tout simplement. C’est son métier d’utiliser des armes moldues. Et en faisant cela, il a sauvé la vie de Ginny, celle de Neville et la mienne par la même occasion. De plus, il nous a débarrassés de plusieurs mangemorts. Depuis quand n’avions-nous pas connu un tel succès ? Cela fait des mois que nous nous contentons de nous cacher et de fuir. Il est temps de reprendre un réel combat. Notre but n’est-il pas de vaincre Vous-savez-qui et son régime ?

-Nous ne sommes pas là pour parler de ça, dit Smith. Nous devons parler de ce Steven.

-Mais justement, continua Ron. Son aide peut nous être précieuse. Il connait plus de choses sur la guerre que nous tous réunis.

-La guerre chez les moldus.

-Justement, ainsi nous pourrons user de tactique que les mangemorts ne connaîtront pas.

-Ron, interrompit Neville. Ne devons-nous pas aider Steven à rentrer chez lui ?

-Il le désirait encore il y a peu de temps. Mais il m’a avoué que rien ne le retenait chez lui. Ce qui n’est plus le cas parmi nous, finit Ron en lançant un petit sourire à Neville auquel il répondit. Il veut nous aider. Et nous devons reprendre sérieusement le combat. Sinon, ce n’est pas la Résistance qu’il nous faut comme nom, mais les Cachés.

-De quel droit osez-vous dire ça ? s’écria Smith. Ce n’est parce que vous étiez ami avec Potter qu’il faut vous croire tout permis !

-Nous, au moins, nous avons agi ! se mit à crier Ron en se levant. Nous avons cherché comment vaincre Vous-savez-qui durant des mois ! Qu’avez-vous fait exactement contre lui ? Rien. Rien à part vous cacher.

-Et nous voyons à quel point vos recherches nous ont avancé. Vous-savez-qui est plus puissant que jamais.

-Ce n’est pas une raison pour baisser les bras et se terrer comme des rats !

-Votre moldu va nous mener à notre perte ! C’est tout ce que je vois !

-Messieurs ! intervint Neville. Nous sommes ici pour discuter calmement. C’est contre les mangemorts que nous sommes en guerre je vous le rappelle. Je suis d’accord avec Ron. Steven est quelqu’un de bien. Et de plus, c’est un vrai guerrier. Il ne peut que nous être utile. Je suis d’avis de l’intégrer totalement à la Résistance.

-Nous sommes sorciers ! rappela Smith.

-Et alors ? Comme l’a si bien dit Hermione tout à l’heure, les moldus sont directement concernés par notre lutte, étant la prochaine cible des mangemorts après nous. Je suis sûr que Steven en est pleinement conscient. Et je vous rappelle que s’il n’avait pas été là, je ne serais pas parmi vous maintenant.

-Je… j’en suis conscient, acquiesça Smith. Il commence à se faire tard. Nous devrions reprendre demain matin. Bonne nuit. »

            Smith se leva et quitta la pièce suivit de ses fidèles. Les autres vinrent saluer Ron et Hermione comme ils auraient aimé le faire tout à l’heure si Smith n’avait pas tout de suite lancé les débats. Certains posèrent des questions sur Ginny ou sur Steven. Au bout de quelques minutes, Neville parvint à parler à Ron :

« Alors ça y est, pour ta sœur et Steven ?

-Oui, répondit Ron. Elle a fini par accepter le fait qu’Harry ne reviendrait pas. Et Steven n’a plus envi de rentrer.

-Je suis content pour eux deux. Allons manger un bout.

-Avec joie ! »