XIII. Pertes

par Olympie

Chapitre 13

Rose ricana. Elle leva la tête. Jameson se tenait au-dessus d’elle, un sourire moqueur sur les lèvres. Il lui tendit une main qu’elle saisit.

- Tu ne tiens plus debout Rose ?

Rose sourit. Depuis ce qu’ils appelaient son « accident », Jameson n’était plus simplement son professeur. Il était devenu son ami. Le tutoiement s’était installé entre eux naturellement pendant les moments qu’ils passaient seuls à travailler. Pendant les cours, ils étaient une élève et son professeur. Personne ne savait vraiment comment leur relation avait évolué, même avec Albus, Rose était restée extrêmement vague. Ils avaient passé beaucoup de temps à parler de Scorpius, avant de se remettre au travail. Depuis, Rose n’avait jamais progressé aussi vite.

- Merlin, il est déjà tard, tu devrais y aller Rose, s’exclama le professeur.

Rose regarda par la fenêtre. La neige tombait à gros flocon. On était au milieu du mois de décembre, et les vacances approchaient à grands pas.

- Tu sais, je peux me coucher après dix heures sans être épuisée le lendemain, se moqua-t-elle. Mais si c’est hors de ta portée, je peux comprendre…

- Petite impertinente va, répliqua-t-il. Aller, file maintenant.

Rose détacha d’un geste fluide sa queue-de-cheval, et passa l’élastique à son poignet.

- En même temps, tu commences à vieillir maintenant, je comprends que dix heures, ça fasse tard. Mon grand-père ne supporte pas de se coucher aussi tard non plus, lança-t-elle en se dirigeant vers la porte.

- Dehors !

Rose ferma la porte derrière elle, et se dirigea vers son dortoir. Elle sourit. Ils avaient encore bien avancé ce soir. Elle donna le mot de passe à la Grosse Dame et trouva son cousin avachi sur un fauteuil. Il leva la tête de son livre quand il l’entendit entrer.

- Bonne soirée ? Demanda-t-il simplement.

Rose se contenta de hocher la tête et se laissa tomber sur le fauteuil en face d’Albus. Son cousin lui tendit un parchemin roulé sur lui-même. Elle le déplia et le parcouru des yeux.

Besoin de toi vite dans la salle de réunion, jusqu’à vingt-trois heures. Urgent. Devis.

Rose soupira et se leva.

- Devis a besoin de moi dans la salle de réunion, expliqua-t-elle. J’espère à tout à l’heure, sinon à demain.

- Lily est partie il y a une bonne heure à la salle de réunion, dit-il simplement. Ils doivent avoir déjà bien avancé.

Rose haussa les épaules et se dépêcha. Elle courut dans les couloirs et entra sans prendre la peine de frapper.

- Je suis là !

Elle s’assit à côté de Clark Devis, en face de tous les préfets de différentes années.

- Qu’est-ce qu’il se passe ? Demanda-t-elle.

- On a eu une nouvelle agression, déclara sombrement Clark.

- Quand ?

- Aujourd’hui, embraya Lily. Une élève de sixième année.

- Qui ?

- Sarah Kazh, elle est à Poufsouffle, continua le préfet de septième année chez Serdaigle.

- Ce n’est pas tout, intervint Matthew qui était préfet chez Poufsouffle.

- Quoi ? Demanda Rose, intriguée.

- Quelqu’un avait écrit sur le mur, déclara Clark.

- Arrêtez avec votre mystère, s’énerva Rose.

- «  Les Sangs-Purs régneront, pour T.J. ».

 

****

***

 

Rose était abasourdie. T.J. ? Qui était-ce ? Qui voulait, encore, faire régner les sangs-purs ?

- Qui est T.J. ? Demanda soudainement Rose.

- On s’est posés la question, figure toi, répondit Lily.

- Je maintiens que c’est un événement isolé, fit remarquer un préfet de cinquième année.

- Non, Paul, c’est loin d’être un événement isolé, répliqua Clark. Depuis le début de l’année, on a eu deux agressions depuis le début de l’année.

- Sans compter le fait que l’insulte « Sang-de-Bourbe » revient à la mode, ajouta Lily.

- Tu en as parlé à ton père Lily ? Demanda un préfet de sixième année.

- Je lui ai envoyé une lettre, mais je ne vois pas ce qu’il pourrait faire, répliqua Lily. Il ne va pas venir pour un fanatique qui agresse des gens ici. C’est à nous et aux professeurs de régler le problème.

- Je ne pense pas qu’il s’agisse d’une seule personne, ils sont sûrement plusieurs, objecta Clark. L’insulte vient de plusieurs personnes.

L’horloge qui était posée dans un coin de la pièce sonna onze coups.

- Merlin ! Il est déjà vingt-trois heures, s’exclama Lily. Il vaudrait mieux qu’on aille tous se coucher  et qu’on reprenne notre réunion demain soir.

- Après le dîner ? Proposa Rose.

Les préfets hochèrent la tête, se saluèrent et repartirent en groupe de six vers les différentes salles communes abritant les dortoirs de leurs maisons. Rose marchait en tête. Lily trottina pour la rejoindre.

- Tu étais encore avec Jameson ce soir ?

Rose se contenta de hocher la tête. C’est la jeune préfète de sixième année, Kira Nell, qui remarqua la lumière qui était étrangement allumée dans un couloir où toute les torches aurait dû être éteinte à cette heure-là.

- Weasley, ce couloir est allumé, fit-elle remarquer.

Rose revint sur ses pas et s’aventura dans le couloir, suivit par les autres. Une voix chuchota dans le couloir mais Rose ne parvint pas à entendre ce qu’elle disait.

- Tu feras ce qu’on te dit, point. Nous n’apprécions pas les traitres-à-leur-sang. Si tu ne veux pas finir comme Malefoy, fait le.

La voix qui avait répondu était haute et claire. Elle était empreinte d’une certaine autorité qui interdisait toute réplique. Rose s’avança encore un peu, et vit Jack Sendeth qui dominait un jeune garçon de toute sa hauteur. Il se tourna en les entendant arriver.

- Tiens, tiens, l’équipe des préfets de Gryffondor au grand complet. Intéressant. Weasley en tête évidemment.

- Tiens, tiens, un petit con, répliqua Rose. Intéressant ce que tu disais à ce garçon.

Déjà Sendeth était devant, baguette en main.

- Qu’est-ce que tu as dit ? Siffla-t-il.

- Elle a dit que tu étais con, et elle a bien raison, dit une voix derrière Rose.

La jeune fille se retourna et vit Jason Nott qui s’avançait vers elle.

- Tiens, Nott, tu n’étais pas à la réunion, reprocha-t-elle.

- Non, avec Sally, on n’a pas jugé bon de venir, peut-être demain soir, répondit-il en haussant les épaules. En attendant, il est embêtant qui vous ayez entendu cette conversation.

- En effet, répliqua-t-elle. De quoi parlait-il ?

- Oh, rien de très important. On essaye de coordonné deux trois événements.

- Comme ?

- Rien qui te concerne Weasley, annonça-t-il. Mais si tu veux vraiment savoir, on essaye –en vain pour le moment- de semait la panique dans l’école pour quelqu’un.

- Qui ?

- T.J., mais il ne faut pas que vous alliez le dire à tout le monde.

Il pointa sa baguette sur le préfet de cinquième année.

- Oubliettes.

Sendeth et le gamin qu’il menaçait avant levèrent à leurs tours leurs baguettes. Nott effaça les souvenirs de Kira et de Lily. Les trois autres préfets se battaient, et très vite, Rose se retrouva seule encore debout, qui n’était pas sonnée par le maléfice. Quand celui-ci la frappa, elle se laissa tomber par terre.

 

****

***

 

Rose ouvrit les yeux. Elle n’était pas dans sa chambre mais à l’infirmerie. Encore. Quelqu’un s’approchait de son lit.

- Ah, Miss Weasley vous êtes déjà réveillée, dit simplement Mrs Pomfresh.

- Qu’est-ce que je fais ici ?

Merlin, elle avait mal à la tête. Elle essaya de se souvenir de quelques choses, mais après la réunion de la vieille, elle ne se souvenait de rien.

- Vous avez été agressée hier soir, déclara l’infirmière. Ainsi que les autres préfets de Gryffondor. Vous reveniez de la salle de réunion.

Rose se redressa d’un coup.

- Comment vont les autres ? Quelle heure est-il ?

- Tous les autres vont bien, Miss Potter et Miss Nell dorment encore, les autres se sont réveillés. Il est dix heures.

- Merlin, je devrais être en cours maintenant !

Elle essaya de se lever mais l’infirmière lui prit le bras.

- Vous restez ici aujourd’hui. Vous pourrez sortir ce soir.

Rose soupira mais savait qu’il était inutile de négocier avec Mrs Pomfresh. Elle s’installa du mieux qu’elle put dans ses oreillers et regarda autour d’elle. Les rideaux étaient tirés, elle ne pouvait donc pas voir qui était dans les lits voisins. Elle soupira. Elle se retrouvait encore une fois à l’infirmerie, et cela portait les agressions aux nombres de trois. Sauf, que cette fois-ci, ils avaient été six à être agressés. Rose essaya de se souvenir, elle ferma les yeux, fouilla sa mémoire. Rien. Après être sortie de la salle, c’était le néant. Rose abandonna et se détendit. Elle attrapa le livre qui était posé sur la table de nuit. C’était un manuel de métamorphose de première année. Rose haussa les épaules et l’ouvrit. Cela ferait l’affaire.

 

****

***

 

Rose marchait dans les couloirs. Les élèves se retournaient sur son passage. La nouvelle avait déjà fait au moins trois fois le tour de Poudlard et de ses élèves. Elle entra dans la Grande Salle, encore déserte à cette heure-là. Le repas ne commençait pas avant une bonne vingtaine de minutes. Elle se laissa tomber sur un banc de la table de Gryffondor, et Lily s’assit en face d’elle.

- Rosie, je peux te poser une question ? Demanda la jeune fille.

Rose hocha la tête.

- Est-ce que… Tu arrives à te souvenir ?

Rose fronça les sourcils.

- Non. Je ne me souviens de rien après qu’on ait quitté la salle de réunion.

- Moi non plus, avoua Lily. J’ai parlé avec Sam, lui non plus.

- C’est bizarre, non ? Demanda Rose.

Lily haussa les épaules.

- On a dû subir un choc, tu sais. On en parlera ce soir, quelqu’un doit bien se souvenir de quelque chose.

Rose haussa les épaules à son tour. Lily fit une grimace à Rose en voyant son frère arriver.

- Ne vous en faites pas, bougonna-t-il en s’asseyant. Je ne me suis pas du tout inquiété en ne vous voyant pas revenir hier soir, pas du tout. Je me suis bien reposé toute la nuit, et quand j’ai su ce matin que tous les préfets avaient été agressés, j’étais parfaitement détendu.

Rose sourit à Lily, et fit un bisou à son cousin. Hugo se laissa tomber à côté de Lily et tendit la joue. Rose éclata de rire.

- Bah quoi ? Si Albus a le droit à un bisou, moi aussi non ?

- Non, répliqua Lily. Rose fait des bisous à Albus. Moi non, je ne fais pas de bisou.

Hugo soupira. Stanislas Dubois et Roxanne Weasley – la fille de George – s’assirent à côté d’eux.

- J’ai une bonne nouvelle, annonça Stanislas. Notre match contre Serpentard aura lieu à la fin de la semaine prochaine !

Rose soupira pendant que ses amis faisaient paraître leur joie.

- Et j’ai une autre bonne nouvelle, continua Stanislas. Nous avons de grande chance de gagné ce match. Leurs équipes est fragile en ce moment, depuis le départ de Malefoy. C’était un bon capitaine, mais c’est Nott qui a repris l’équipe, et il n’est pas super. Ils se disputent sans arrêt, c’est un véritable coup de chance !

Rose jeta un coup d’œil vers la table des professeurs. Jameson discutait avec le Directeur. Il ne lui jeta pas un regard. Elle passa le repas à écouter les différentes stratégies que l’équipe de Gryffondor comptait employer pendant le fameux match.

 

****

***

 

- Bonjour à tous, s’exclama le professeur Bones. Aujourd’hui, pas de théorie, nous allons continuer sur la lancé du cours que M. Potter est venu vous donner il y a déjà un petit moment. Nous avons fini tous les cours que je voulais vous faire avant les vacances, et comme vous étiez peu à y arriver, j’ai pensé que ce serait une bonne idée.

Un murmure d’approbation se répandit dans la classe.

- Ceux qui y arrivent, aidez les autres !

Rose se dirigea vers Albus et Blaise – le cours étant commun avec les Serpentard.

- Je viens vous aider, déclara-t-elle.

- Merci de nous rappeler qu’on n’y arrive pas, répliqua Blaise.

- Ne vous inquiétez pas, je vous aime quand même.

- Tu nous ôtes une aiguille du pied Rose, répondit Albus en lui faisant un sourire hypocrite.

- Moins de bavardage, soyez plus efficace, allez, hop hop hop ! Lança la prof.

Rose sortit sa baguette et la mit sous le nez d’Albus.

- Moins de bavardage, allez hop hop hop !

Albus éclata de rire devant l’imitation de leur professeure. Il sortit sa baguette.

- En fait, Rosie, je suis désolée de te décevoir, mais j’ai travaillé après l’intervention de mon cher papa.

Rose croisa les bras et regarda son cousin lancer l’incantation. Un fil d’argent sortit de la baguette qui grossit avant de prendre la forme d’un chien qui s’élança à travers la salle de classe. Rose sourit à Albus et vit Blaise faire un pas en arrière.

- Blaise tu restes ici, on va t’apprendre !

- Je… Mais… Bon d’accord.

 

****

***

 

Rose toqua à la porte du bureau du professeur Jameson. Il lui ouvrit la porte en souriant.

- Rose, je t’ai déjà dit d’entrer directement, je dois me lever à chaque fois !

- Pauvre petit, répliqua-t-elle en s’asseyant sur la chaise où elle s’asseyait tous les soirs.

- C’est ça, moque toi, on verra quand tu auras mon âge !

- Oh ! Je t’en prie ! Tu as…

Elle compta mentalement. Il avait été en septième année quand elle était entrée en première année.

- Vingt-trois ans, s’exclama-t-elle.

- Vingt-deux en fait, mon anniversaire n’est pas encore passé, ajusta-t-il.

- Tu es jeune pour être professeur, fit remarquer Rose.

- Assez oui, mais notre Directeur a eu son poste un an avant moi, justifia-t-il.

Rose hocha la tête en observant son jeune professeur. Il avait les cheveux blonds, qu’il portait plutôt longs, et des grands yeux marron plutôt clairs. Elle se rendit compte que le professeur l’observait à son tour, et rougit.

- Bon… On commence ? Proposa-t-elle.

Le professeur hocha la tête.

- Le même exercice qu’hier.

Rose se leva et ferma les yeux. L’exercice consistait à changeait la couleur de ses yeux. C’était un exercice qui pouvait paraître facile mais il ne l’était pas. Elle essayait depuis trois jours mais tout ce qu’elle avait réussi à faire c’était tombée par terre. Rose fut déséquilibrée mais ce rattrapa avant de tomber sous le rire moqueur de Jameson.

- Rose, est-ce que tu vises une couleur en particulier au moins ? Demanda-t-il.

Rose lui jeta un regard noir.

- Attends, depuis trois jours tu me fais faire cet exercice, et tu as légèrement oublié de me dire le détail qui fait que je n’y arrive pas ?

- Calme-toi, Rose ce n’est pas grave. Vise une couleur, assez proche de tes yeux.

Rose referma les yeux. Orange. Elle ce concentra. Ses yeux la piquèrent un peu et elle les rouvrit. Jameson siffla.

- Joli, admira-t-il en lui tendant un petit miroir.

Ce qu’elle vit lui coupa le souffle. Ses yeux n’étaient plus les yeux marron qu’elle avait toujours eus. Ils étaient maintenant d’une couleur doré qui faisait penser à de l’or fondu.

- Maintenant, on va travailler jusqu’à ce que tu y arrives en clignant des yeux, annonça le professeur.

 

****

***

 

- Je suis là !

Rose s’assit. Elle avait une dizaine de minutes de retard. Cette fois, les préfets de Serpentard étaient là, au complet.

- Rose, on a parlé, annonça Lily.

- Et ? Encouragea Rose.

- Aucun de nous ne se souviens, déclara Sam Crus, le préfet de cinquième année.

- De rien ? S’étonna Rose. Après quand ?

- Après la fin de la réunion, sauf Kira, dit Clark.

Rose parcouru l’assemblée du regard. Le siège de Kira était vide. Elle interrogea Clark du regard.

- Elle est encore à l’infirmerie, elle a perdu les souvenirs des deux dernières semaines et elle a du mal à se souvenir de qui elle est, annonça-t-il sombrement.

- Ils envisagent de l’envoyer à Sainte-Mangouste, compléta Théo Parks, le préfet de Gryffondor en sixième année.

- Merlin… Mais qui nous a fait ça…

Rose commençait à s’énerver. Kira était une jeune fille pleine de vie, et l’imaginer à Sainte-Mangouste, incapable de se rappeler qui elle était la révoltée. Qu’on ait volé à plusieurs d’entre eux les souvenirs de leur soirée la rendait folle. Elle se leva et commença à faire les cents pas.

- J’ai bien une idée de qui, déclara Jason Nott, mais cela ne va pas te plaire Weasley.

- Quoi ? Demanda la jeune fille.

- Scorpius. Il a encore des « amis » à Serpentard. Ils pourraient très bien l’avoir fait pour lui.

Rose se retourna vers le préfet en lui lançant un regard des plus noirs.

- Scorpius n’est pas du genre à agresser des gens, et encore moins, à demander à d’autres de faire le travail à sa place, siffla-t-elle entre ses dents.

- Il a pourtant utilisé de la magie noire dans l’enceinte de Poudlard, alors pourquoi pas ? Lâcha Sally StPeter. On dit que même toi, tu ne sais même plus s’il est innocent ou pas.

Rose ne dit rien. Elle ne pouvait pas dire le contraire. Elle n’arrivait toujours pas à se mettre d’accord avec elle-même. Clark se racla la gorge visiblement gêné.

- Bien, donc nous pouvons essayer de cibler les élèves qui étaient proche de Scorpius, et qui auraient pu être nos agresseurs.

- Très bien, lâcha Rose. Eh bien, moi déjà, Albus Potter, Tara Finnigan, Blaise Zabini Jr, Matthew Thomas.

Elle était hors d’elle. Elle ne se rendit compte que ses yeux avaient changé de couleur que quand les préfets en face d’elle eurent un mouvement de recul.

- Rosie… Tes yeux, balbutia Lily.

Rose sortit de la salle.