Prologue

par Olympie

Prologue

- Si tu n’es pas à Gryffondor, on te déshérite, lança papa. Mais je ne veux pas te mettre la pression.

- Ron !

Lily et Hugo éclatèrent de rire. C’était facile pour eux, beaucoup moins pour Albus et Rose, qui se regardèrent, terrifiés.

- Il dit ça pour rire, assurèrent leurs mères respectives.

Rose poussa un petit soupir de soulagement qui fit rire son cousin. Aller à Poudlard l’angoissait déjà terriblement, alors penser que si elle n’allait pas à Gryffondor son père ne serait pas fier d’elle la rendait folle de peur.

- Regarde qui est là, dit son père en faisant un signe de tête en direction de trois personnes sur le quai.

Rose les observa. Elle ne savait de qui ils pouvaient bien s’agir. Un homme, aux cheveux blond très pâle, un manteau sombre boutonné jusqu’au cou était accompagné d’une femme, très élégante, qui serrait dans son fils dans ses bras. Un garçon plutôt grand pour son âge, ressemblant autant à son père qu’Albus au sien. L’homme s'aperçut qu’ils le regardaient avec intérêt, et leur fit un signe de tête avant de reporter son attention sur son fils. 

- Voici donc le petit Scorpius, murmura le père de Rose. Arrange-toi pour être toujours meilleure que lui en classe, Rosie. Dieu merci, tu as hérité de l’intelligence de ta mère.

- Ron, pour l’amour du ciel, dit Hermione Weasley, sa mère.

Rose n’arriva pas vraiment à saisir si elle était énervée ou amusée.

- N’essaye pas de les dresser l’un contre l’autre avant même qu’ils aient commencé l’école !

- Tu as raison. Désolé.

Il se pencha vers Rose et lui chuchota :

- Ne sois quand même pas trop amie avec lui, Rosie. Grand-père Weasley ne le pardonnerait jamais si tu épousais un Sang-Pur.

Rose eut un petit sourire et s’apprêta à répliquer quand James, le grand frère d’Albus, fit son apparition.

- Hé ! Teddy est là-bas, dit-il tout essoufflé, en pointant l’index par-dessus son épaule, vers le nuage de vapeur. Je viens de le voir ! Et vous savez ce qu’il faisait ? Il embrassait Victoire !

Il leva les yeux vers les adultes, regarda son frère, sa sœur, et ses cousins.

- Notre Teddy ! Teddy Lupin ! En train d’embrasser notre Victoire ! Notre cousine ! Alors j’ai demandé à Teddy ce qu’il faisait…

- Tu les as dérangés ? s’exclama Ginny. Tu es comme Ron…

- … et il m’a répondu qu’il était venu lui dire au revoir ! Et ensuite il m’a dit de m’en aller. Il l’embrasse ! ajouta James comme s’il avait peur de ne pas avoir été assez clair ce qui fit sourire Rose.

- Oh ce serait merveilleux s’ils se mariaient ! murmura Lily d’un air vraiment ravi. Teddy ferait vraiment partie la famille !

- Il vient déjà dîner à la maison à peu près quatre fois par semaine, dit Harry, l’oncle de Rose. Pourquoi ne pas lui proposer d’habiter chez nous, comme ça ce serait fait ?

- Ouais ! S’écria James avec enthousiasme s’attirant un regard noir de sa cousine. Je veux bien partager ma chambre avec Al… Teddy pourrait avoir la mienne !

- Non, répliqua fermement Harry, ce qui fit sourire Rose et Albus. Al et toi, vous ne partagerez la même chambre que quand j’aurai décidé de démolir la maison.

Il  regarda l’heure en même temps que le père de Rose. Ron se tourna vers sa fille.

- Passe une très bonne année, et fait en sorte qu’on gagne la coupe encore cette année, lui dit-il.

Il la prit dans ses bras et lui chuchota à l’oreille :

- Et qu’on batte les serpentard !

Rose sourit en s’éloignant de son père. Elle s’approcha de sa mère qui avait des larmes aux yeux.

- Ma petite chérie !

Elle la prit dans ses bras en reniflant bruyamment.

- Je reviens bientôt maman, et tu peux m’écrire autant que tu veux !

Sa mère hocha la tête, l’embrassa sur le front et la poussa en direction d’un wagon. Elle monta et se pencha pour attendre son cousin. Elle vit que son oncle était accroupi devant lui et semblait lui parler. Elle vit le regard d’Albus s’éclairer et il sourit. Mais déjà, les portes claquaient tout au long du convoi écarlate et les silhouettes floues des parents se massaient devant les wagons pour un dernier baiser, une dernière recommandation. Albus sauta dans le train, aidé par Rose, et Ginny ferma la porte derrière eux. A côté d’eux, des élèves étaient penchés aux fenêtres. De nombreuses têtes, dans les wagons et sur le quai, semblaient s’être tournées vers Harry.

- Pourquoi est-ce qu’ils te regardent comme ça ? interrogea Albus tandis que Rose et lui tendaient le cou pour voir les autres élèves.

Rose allait dire quelque chose quand son père l’interrompit :

- Ne t’inquiète pas. C’est à cause de moi. Je suis extrêmement célèbre.

Albus et Rose ainsi que Hugo et Lily restaient sur le quai éclatèrent de rire. Le train s’ébranla et Rose regarda ses parents. Sa mère avait les yeux baignés de larmes mais lui fit un grand sourire et un signe de la main, et son père lui tira la langue. Elle la tira à son tour. Quand le quai ne fut plus en vue, Albus tira sur sa manche.

- Tu viens, on va se trouver une place.

Ils partirent à la recherche d’un wagon libre. Ils n’en trouvèrent aucun, mais entrèrent dans l'un, qui était uniquement occupé par deux élèves devant eux aussi faire leur entrée en première année. La fille aux longs cheveux bruns semblait lire un livre, mais elle le tenait à l’envers. Le garçon, avait les cheveux châtains coupé court, et semblait revoir la façon de tenir sa baguette.

- On peut s’assoir ? Demanda Albus.

La fille leva les yeux de son  livre.

- Bien sûr. Moi c’est Tara Finnigan, se présenta-t-elle.

- Matthew Thomas, enchaîna le garçon.

- Moi, c’est Rose Weasley.

- Albus Potter.

Les quatre enfants devinrent immédiatement amis.