Nouveaux aliés

par brynamon

Chapitre 14 : Nouveaux alliés.

 

-Comment ?! Ils ont échoués ?!

Voldemort était furieux. Non seulement ses mangemorts ne lui avaient pas ramené Ollivander, mais en plus ils avaient été arrêté par des Aurors.

-Comment cela est-il arrivé ? S’exclama-t-il.

Les mangemorts devant lui tremblaient comme des feuilles. Ils savaient que leur maître risquait de passer sa colère sur eux. Voldemort, trouvant qu’ils ne répondaient pas assez vite à son goût, sortit sa baguette :

-Endoloris !

Son sortilège était si puissant, qu’il les frappa tous en même temps. Après qu’il les ait torturés quelque minute, il relâcha son sort.

-Vous savez que je n’aime pas me répéter, siffla-t-il, alors l’un de vous a intérêt à me répondre tout de suite !

Jugson osa prendre la parole, ne voulant pas être torturé à nouveau.

-D’après ce que l’on sait maitre, ils ont été capturé par Potter et deux autres jeunes garçons.

-Potter ! Cracha Voldemort. Je tuerai ce maudit gamin de mes mains !

Un ricanement se fit entendre à l’autre bout de la pièce.

-Vous n’avez aucune chance d’y arriver à l’heure actuelle, dit une voix moqueuse.

-QUI A OSEZ DIRE ÇA ?! Cria Voldemort.

-C’est moi, dit la voix.

-Montre-toi si tu l’oses ! Personne ne parle sur ce ton au Seigneur des Ténèbres !

-Oh s’il vous plaît, épargnez moi ce discourt ! Dit la voix toujours moqueuse. Je l’ai déjà entendu. Et celui qui me l’a dit a été vaincu par un des deux jeunes hommes qui accompagne celui qui s’appelle Harry Potter. Et à l’époque, il n’avait que 13 ans. Mon maître aussi avait sous estimé son adversaire. Et cela lui a couté la vie !

Voldemort fut un peu surprit par cette réponse, mais ne laissa rien paraitre.

-Bien que, à mon humble avis, il ne le regrette pas réellement aujourd’hui, ajouta-t-il d’une voix énigmatique.

Etant un Legimens accomplit, Voldemort sentait que cet homme lui disait la vérité. Ce qui le perturba quelque peu, puisque ses dernières paroles étaient plutôt étranges. Le vieil homme se rapprocha de lui, et il put enfin le voir. Il s’agissait d’un vieillard sec et ridé aux cheveux gris et aux yeux noir froid et calculateur, même si Voldemort y décelait une petite lueur de moquerie.

-Tu ne manque pas d’audace pour me parler sur ce ton ! Cracha Voldemort. Qu’est-ce qui m’empêche de te tuer sur le champ ?!

Mais en faite il était assez curieux. Cet homme le regardait droit dans les yeux, contrairement à la plupart des gens, et il ne décelait aucune crainte dans son regard. Mais il y avait quand même du respect. C’est cela qui empêcha Voldemort de lui lancer un Doloris pour son impertinence. Mais ce n’était que partie remise. Pour le moment, il voulait juste savoir qui était ce vieillard.

Celui-ci lui sourit, comme s’il avait deviné ce à quoi il pensait.

-Je suis un messager. Des personnes puissantes veulent vous voir au pouvoir et feront tout ce qu’il faut pour vous voir réussir, dit-il posément.

-Et qui sont ces personnes ? Demanda Voldemort très intrigué.

-Oh vous connaissez certaine d’entre elles, mais avant de vous dire de qui il s’agit, vos larbins devrons quitter la pièce.

Voldemort souriait, amusé, tandis que ses « larbins » s’indignaient devant l’insulte qu’ils venaient de recevoir.

-Nous sommes les meilleurs fidèles du maître ! Comment oses-tu nous manquer de respect vieillard ?! S’exclama Bellatrix en sortant sa baguette.

Celui-ci ne sembla pas troublé par le fait que Bellatrix le menaçait de sa baguette. Au contraire, il se mit à rire.

-Tu ne fais pas le poids, petite. Je pourrai te battre les yeux fermés et les mains attachées dans le dos.

Bellatrix rugit de colère et lui lança un sort de magie noir :

-Je vais te montrer la puissance des fidèles du Seigneur des Ténèbres ! Crematum Mortalise !*

Voldemort hocha la tête devant ce choix : Le maléfice de Brulure Mortelle. Il l’avait inventé lui-même, après son combat contre Dumbledore au ministère. Et il l’avait enseigné à ses meilleurs mangemorts. Ce maléfice brulait la victime de l’intérieur, provoquant d’atroces souffrances, et au final la mort. Mais le vieil homme se contenta de bouger très rapidement ses mains en faisant des signes, et le sort fut englobé dans une bulle transparente. Cette bulle explosa, faisant disparaitre le maléfice, devant les yeux étonné des mangemorts. Puis il murmura :

-Igwaz

Et Bellatrix se retrouva totalement figée sur place, sans pouvoir rien faire. Voldemort se redressa sur son siège, intéressé. Igwaz était le nom d’une Rhune ancienne. Il se demandait comment ce vieillard avait fait pour l’utiliser de cette manière.

- Quel pitié ! Dit celui-ci en ricanant. Je suis certain que le jeune Potter ne perdra pas son temps à combattre une aussi piètre adversaire !

Les autres mangemorts sortirent leurs baguettes, mais Voldemort leva sa main pour les interrompre.

-Sortez ! Leur dit-il d’une voix sèche.

Malgré leur désaccord évidant, personne n’osa contester les ordres du maître.

-Et que personne ne nous dérange.

-Oui maître, dirent-ils en s’inclinant devant lui.

Les deux frères Lestrange prirent Bellatrix dans leurs bras, et ils sortirent tous de la pièce. Voldemort se tourna vers son visiteur, impatient.

-Je t’écoute, dit-il d’un ton méfiant.

-Si je vous dis : Salazar Serpentard, Gellert Grindelwald et Bardis Barsangis. Cela vous parle ? Dit le vieillard avec un petit sourire.

-Evidement ! Cracha Voldemort. Ce sont les plus grands Mages Noirs qui aient existé avant moi !

-Certes. Et si je vous dis qu’ils existent toujours ?

-Ils sont mort ! Qu’est-que tu racontes vieil homme ? Ne me fait pas perdre mon temps ! Dit Voldemort la voix pleine de colère.

-Effectivement, ils sont morts. Mais en tant qu’être humain seulement.

-Comment ça ? Demanda Voldemort surprit.

-Ils existent toujours. Mais en tant que Démons.

 

-Votre peur de la mort vous a empêché de découvrir un secret que votre arrière (puissance x) grand-père, le grand Salazar Serpentard, avait découvert pendant sa quête sur l’immortalité.

-Quel secret ? Demanda Voldemort avidement, les yeux brillant d’une convoitise malsaine.

Il n’avait rien trouvé à ce sujet dans les écrits que lui avait laissé son ancêtre dans la Chambre des Secrets. Il ne lui en avait pas parlé non plus, quand il l’avait entrainé pendant sa formation de Mage. Le vieil homme hocha la tête devant sa réaction, avec un sourire entendu.

-Les Mages Noirs les plus méritant sont choisit par la Source pour faire partie de son cercle de fidèle. A leurs morts, ils deviennent des Démons Supérieurs.

-La Source ? Quel Source ? Demanda Voldemort interloqué.

-La Source du mal.

Voldemort le regarda un moment, puis il éclata de rire. Le vieil homme hocha la tête.

-Oui, moi non plus je n’y ais pas cru quand on m’en a parlé la première fois. Je croyais que c’était un canular. Pourtant, vous connaissez surement la famille Haliwell ?

Voldemort arrêta de rire et le regarda les yeux plisser.

- Les possibles descendants de ce maudit Gryffondor ?

-Exact. Ce sont les ennemis mortels de la Source. Et il se trouve que le jeune Potter est un descendant de cette famille par sa mère. Le premier garçon de la ligné, avec son cousin.

-QUOI ?!?! POTTER EST L’HÉRITIER DE GRYFFONDOR ?!?! ET UN HALIWELL ?!?!

-J’ai bien peur que oui, répondit l’homme calmement.

-JE NE PEUX PAS LE CROIRE ! Vociféra-t-il. ET PAR SA MÉRE, LA SANG-DE-BOURBE ?!

-Elle n’a jamais été une Sang-de-Bourbe, comme vous dites. Sa grand-mère maternelle était une Cracmol.

-Alors comme ça, Lily Potter était une sang-mêlé ? Dit Voldemort plus calmement. Ça explique pourquoi elle était aussi forte. Il me déplaisait de savoir une Sang-de-Bourbe aussi puissante. C’est rassurant dans un sens.

Voldemort se leva de son siège et se mit à faire les cent pas, les mains croisées dans le dos.

-C’est pour ça que Potter est devenu aussi fort, en si peu de temps. Ce n’est pas vraiment étonnant si on y réfléchit deux secondes. N’est-il pas mon ennemi juré, selon cette stupide prophétie ? Et je suis le descendant du grand Salazar Serpentard. Pas surprenant que je me retrouve face à celui de Gryffondor.

Puis il ne dit rien pendant un moment, continuant ses va et viens. Le vieil homme ne l’interrompit pas dans sa réflexion.

-Et bien soit. Je finirai ce que mon ancêtre a commencé. Et donc, je tuerai tous les membres de cette famille jusqu’au dernier, à commencer par sa maudite tante !

-C’est ce que souhaite également la Source. Cette famille lui met des bâtons dans les roues depuis bien trop longtemps à son goût.

Voldemort éclata d’un rire moqueur.

-La soi-disant Source du mal n’est pas capable de se débarrasser de trois sorcières insignifiantes ?

-Vous êtes mal placé pour vous moquer de la Source, étant donné que vous n’avez pas réussi à vaincre un bébé d’un an ! Dit sèchement le vieil homme.

Voldemort se tourna brusquement vers lui, et lui lança un Doloris si rapidement que le vieil homme n’eu pas le temps de réagir, et il se prit le sort de plein fouet.

-Personne ne manque de respect au Seigneur des Ténèbres sans en subir les conséquences, dit-il d’une voix douce, tandis que l’homme tombait en criant de douleur.

Puis Voldemort se reprit, en levant le maléfice :

-Si je ne te tue pas, c’est parce que je veux savoir si ton histoire est vraie. Mais gare à toi si ce n’est pas le cas. Tu subiras la colère de Lord Voldemort et tu comprendras pourquoi je suis le plus grand Mage Noir de tous les temps.

Le vieil homme hocha la tête, et se releva difficilement, conscient qu’il avait été trop loin cette fois.

-Cela ne se reproduira plus.

-Cela vaut mieux pour toi, dit froidement Voldemort le regard glacial.

-Et donc, il vous faut une preuve de ce que j’avance. C’est normal.

-Et quel genre de preuve vas-tu m’apporter ?

-Je pense que dans votre cas, il vous faut rencontrer la Source en personne. C’est un grand honneur qu’elle vous fait. Elle ne se montre que devant les plus méritants.

-Tu apprendras que j’ai horreur de me répéter ! Cracha Voldemort. JE suis le plus grand Mage Noir de tout les temps, rajouta-t-il avec un sourire suffisant.

-Certes, répondit le vieil homme en s’inclinant devant lui.

Voldemort le regarda satisfait. Puis il eu un moment d’hésitation, mais se dit qu’il n’avait rien à perdre. Ce vieil homme, si intrigant soit-il, ne pourrait rien contre lui. Et puis, il était curieux de savoir si cette histoire était véridique. Cela lui apporterait une infinité de possibilité pour l’avenir. Et cela lui ferait des alliés non négligeables, surtout d’après ce que cet homme avait dit sur un des compagnons de Potter.

-Comment s’appelle ce garçon avec Potter ?

-Guillemot de Troïl ! Cracha le vieil homme avec mépris.

-Et il est puissant ?

-Oui, admit-il à contre cœur. Mais moins que Potter.

-Alors ca va, dit Voldemort pas plus inquiet que cela.

Le vielle homme eu un sourire  moqueur.

-C’est un Mage Blanc de niveau 6, presque 7.

Voldemort manqua de s’étouffer avec sa salive.

-Quoi ?!

Voldemort commença à se poser des questions, dont une en particulier qui le tracassait depuis hier.

-Sais-tu de quel niveau est Potter ?

-D’après ce que nous savons, il est de niveau 8.

Le vieil homme retint son rire devant la stupéfaction qu’exprimait le visage de Voldemort.

-C’EST IMPOSSIBLE !!! Hurla-t-il.

-J’ai bien peur que si, dit posément le vieil homme.

-Non, je n’y croirais pas tant que je ne l’aurai pas vu de mes yeux !

Voldemort refusait cette réalité : un Harry Potter plus puissant que Dumbledore ? Inconcevable !

-Soit, dit le vieil homme. Nous devrions partir, la Source nous attend.

Voldemort le regarda avec énervement.

-Bien, cracha-t-il avec colère. Et au fait, comment te nommes-tu ?

Le vieil homme s’inclina devant lui avec un sourire.

-Eusèbe de Gri*, pour vous servir.

 

 

Quelque part, à des centaines de kilomètres, Guillemot de Troïl frissonna.

-Qu’est-ce qu’il y a ? Demanda Bowman.

-Un mauvais pressentiment, répondit Guillemot l’air sombre.

 

 

La journée était passée rapidement pour Harry après leur visite chez Ollivander. En effet, après qu’ils soient rentrés, puis après avoir couru pendant une heure pour se maintenir en forme, Bowman et Guillemot avaient jugé qu’il était temps pour Harry de porter des vêtements convenables.

Alors, après l’avoir entrainé chez Gringotts de nouveau, ils l’avaient emmené dans différent magasin sorcier et moldu. Il avait acheté des robes de sorcier pour tous les jours et d’autres pour les grandes occasions. Du côté moldu, il avait acheté des pantalons, des jeans, des tee-shirts, des pulls, des chaussures, des manteaux et des sous-vêtements. Cela avait duré toute la matinée et il avait du s’acheter également une nouvelle male pour pouvoir tout mettre à l’intérieur. Il en avait pris une à plusieurs compartiments, à l’image de Maugrey. Puis, après réflexions, il en avait pris une pour Dudley. Bowman et Guillemot en avaient pris une également sentant que ces males leurs seraient très utile par la suite. Ils s’étaient également acheté des vêtements car ils n’en avaient pas beaucoup pour le moment.

Ils l’avaient également emmené chez un ophtalmo-mage, pour qu’il se fasse faire une nouvelle paire de lunette. Il garda la forme ronde, mais il se fit faire une monture grise-noir un peu plus épaisse, avec quelque trait d’émeraudes. Celle-ci lui donnait un air plus adulte, ce qui lui convenait.

L’ophtalmo-mage, le reconnaissant, lui proposa une fonction spéciale. Il lui avait d’abord proposé des lentilles magiques, mais Harry répugnait à en mettre. Ses lunettes représentaient pour lui un lien avec son père. Alors, en plus de lui avoir posé un sort qui empêchera quiconque de lui retirer ses lunettes sans son accord, même avec un accio, l’ophtalmo-mage posa sur ses lunettes un sort qui permettra à Harry de voir à travers les murs et les sort de dissimulation. Et même à travers les capes d’invisibilité, à l’image de l’œil magique de Maugrey. Normalement il fallait une autorisation du ministère, mais l’ophtalmo-mage pensait qu’Harry en avait besoin plus que quiconque. Et donc, il lui assura qu’il n’informerait personne de ce qu’il avait fait pour lui. Harry accepta, ravi, et il lui jeta le même sort qu’il avait lancé sur Ollivander, pour qu’aucun Legimens ne le sache.

Harry était plutôt satisfait. Il était agréable d’avoir enfin des vêtements qui étaient à sa taille, autre que ses robes de sorcier. Ils avaient passé l’après-midi à tout ranger, et à discuter des derniers évènements. Ils testèrent également les nouvelles fonctions de ses lunettes. Elles marchaient parfaitement.

Le soir, Harry se coucha plein de bonheur, fatigué, en pensant à Ginny. Il espérait qu’elle apprécierait sa nouvelle apparence.

 

 

De son côté, Ginny avait passé une journée agréable à essayer de maitriser son pouvoir de l’Air. Elle arriva à produire du vent et à faire flotter des objets légers. Elle se coucha pleine de bonheur, fatiguée, en pensant à Harry. Elle espérait qu’il ne fuirait pas devant ses nouveaux pouvoirs, la trouvant trop étrange.

 

 

Harry se tenait devant le Terrier et regardait la fenêtre de la chambre de Ginny. Il la fixa pendant un long moment. Il ne la voyait pas et pourtant il savait qu’elle était là, devant la fenêtre à le regarder. Puis il fini par se rendre compte qu’une personne très familière se tenait près de lui.

-SIRIUS ?!?! S’exclama-t-il abasourdit.

-Bonjour Harry, répondit celui-ci en souriant.

Harry se jeta dans ses bras, très ému. Il le sera très fort, et Sirius lui rendit son étreinte en riant.

-Moi aussi je suis heureux de te revoir filleul.

-Est-ce que je rêve ?

-Oui et non Harry. Oui tu rêves, mais je suis réellement là.

-Et qu’est-ce qu’on fait là Sirius ? Demanda Harry curieux. C’est un drôle d’endroit pour se revoir. Tu n’es jamais venu ici que je sache ?

-C’est vrai. Mais toi, tu n’avais pas envie de venir ici par hasard ? Pour voir la petite Ginny ? dit Sirius avec un sourire malicieux.

-Euh… répondit Harry en rougissant.

-Une rouquine hein ? Dit Sirius en riant. J’aurais du m’en douter. Tu es bien comme ton père.

Harry sourit, attendrit, les joues toujours rouges.

-Eh bien, dit Sirius en reprenant un peu son sérieux, c’était mon rôle de t’amener ici.

-Comment ça ? Demanda Harry intrigué.

-On va dire que c’est mon nouveau métier ! Dit Sirius en souriant.

-Ton nouveau métier ? Dit Harry en fronçant les sourcils, interloqué.

-Oui ! Et il me convient plutôt bien. Tu es ma première mission, ce qui me fait très plaisir. Allez, va la rejoindre, elle t’attend.

Harry sembla hésiter, et Sirius comprit très bien son dilemme.

-Ne t’inquiète pas, on se reverra très vite.

-C’est vrai ? Demanda Harry plein d’espoir.

-Je te le promets.

Harry lui donna une dernière accolade et se précipita vers la maison, sous le rire de Sirius.

-Ne fait pas de folies ! Cria-t-il, faisant rougir Harry à nouveau.

Et il disparut dans une lumière rose qui prit la forme d’un cœur sous les yeux ébahie d’Harry. Il secoua la tête en souriant et entra dans la maison.

 

 

Ginny était dans sa chambre devant la fenêtre. Elle savait qu’elle faisait à nouveau un de ses rêves étrangement réel. En regardant en bas, elle vit Harry. Il était si beau. Il regardait droit vers elle, faisant battre son cœur plus vite. Puis elle vit Sirius apparaitre à côté de lui dans une lumière rose en forme de cœur. Elle le regarda surprise. Elle vit Harry se jeter dans ses bras. Elle était heureuse de les voir ensemble. Ils discutèrent un moment, puis elle vit Harry se diriger vers la maison. Elle savait qu’il venait pour elle. Elle attendit quelque instant puis elle l’entendit frapper à la porte.

-Entrez, dit-elle le cœur battant.

 

 

Harry ne vit personne dans la maison, et il monta directement dans la chambre de Ginny. Il toqua à la porte, le cœur battant, et il entendit sa douce voix lui dire d’entrer. Quand il entra dans la pièce, il trouva Ginny devant lui qui regardait par la fenêtre. Elle se tourna vers lui et il retint son souffle. Elle était très jolie. Plus que dans son souvenir. Elle lui fit un sourire radieux et ses yeux brillaient.

-Bonjour Harry, dit-elle en posant une de ses mains sur sa poitrine.

-Bonjour Ginny, souffla-t-il.

Elle le dévorait littéralement des yeux, le faisant rougir. Mais il était ravi de sa réaction.

-Tu as changé, dit-elle avec un sourire appréciateur. Sympa les lunettes. Beaucoup plus adulte.

Et elle se rapprocha doucement de lui. Puis elle lui dit doucement, la voix tremblante, en posant les mains à plat sur son torse :

-Et tu es encore plus mignon qu’avant.

Harry lui sourit, les joues roses. Elle était entreprenante, ce qui lui plaisait. Visiblement il n’était pas le seul à avoir muri. Il se demandait si c’était le rêve qui provoquait cette réaction chez elle. Elle n’aurait jamais fait cela avant. Il décida de prendre exemple sur elle. Il déposa ses mains sur sa taille et il la sera contre lui.

-Toi aussi, tu es très jolie, dit-il la voix un peu rauque. Je suis heureux de te revoir Ginny. Même si c’est dans un rêve.

Le cœur de Ginny battait la chamade. Elle était si heureuse d’être enfin dans ses bras. Elle se perdait dans ses magnifiques yeux verts.

-Moi aussi Harry. Et pourtant, tout semble si réel ! Murmura-t-elle en lui caressant le torse, le faisant frémir.

-Oui. Est-il possible que nous partagions le même rêve ? Dit-il réfléchissant difficilement, tant sa proximité le troublait.

-Avec tout ce qui m’arrive en rêve ces temps ci, c’est tout à fait possible, répondit-elle en glissant ses mains sur ses bras, appréciant ses nouveaux muscles.

-Et que t’arrive-t-il ? Demanda-t-il curieux.

-Je te raconterai ça plus tard Harry. Là, j’ai juste envie de profiter de ta présence.

Il lui sourit tendrement et la sera de nouveau dans ses bras. Elle l’attira vers le lit et ils s’y installèrent confortablement blottit dans les bras l’un de l’autre. Finalement son intuition était juste. Il était bel et bien entrain de tomber amoureux de cette sorcière aux cheveux de feu. Un regard sur elle lui avait suffit pour le savoir. Il aurait voulu lui parler de ses sentiments et pourtant il sentit que ce n’était pas nécessaire pour le moment. Ils semblaient avoir atteins un stade de compréhension qui ne nécessitait pas de mots. Avant sa formation avec Merlin il aurait trouvé cela incroyable et l’aurai même nié, mais maintenant il savait qu’il avait tissé un lien fort avec elle malgré la distance et le temps. Elle semblait le comprendre, il le voyait dans ses yeux.

 

Ses yeux émeraude lui disaient tout ce qu’elle avait besoin de savoir. Il tenait à elle, elle le voyait. Et pas seulement en tant qu’amie. Elle ne savait pas comment c’était arrivé, mais c’était un fait. Elle qui espérait attirer son attention pendant la prochaine année scolaire, réalisait qu’elle n’aurait pas à se donner ce mal finalement. Elle lui plaisait, et ses yeux le lui disaient clairement. Alors elle se laissa aller.

 

Harry vit les yeux de Ginny briller d’envie, alors il se pencha vers elle et il l’embrassa. Ses lèvres restèrent posées sur les siennes quelque seconde, puis il commença à les bouger doucement, tendrement. Elle frissonna dans ses bras. Elle avait longtemps attendu ce moment, et il arrivait enfin. Elle se sentit fondre sous la douceur de son baiser et elle répondit de la même manière. Puis, il approfondit graduellement son baiser. Ils tremblaient tout les deux de plaisir. Ce baiser n’était même pas comparable à celui qu’il avait reçu de Cho. Il se sentait littéralement transporté de bonheur. C’était un peu la même sensation qu’il ressentait quand il se téléportait, mais en beaucoup plus intense. Il sera Ginny fortement dans ses bras et l’allongea sur le lit en continuant le baiser qui devint passionné. Ginny passa ses mains dans les cheveux d’Harry, comme elle avait eu envie de le faire de nombreuse fois.

 

Elle sentait qu’elle se réveillait et resserra son étreinte sur Harry. Elle fini par se résigner et quand elle se réveilla pour de bon, ses yeux s’écarquillèrent.

 

Harry eu la même sensation et se résigna. Quand il sentit qu’il était complètement réveillé il ouvrit les yeux et les écarquilla quand il vit ce qui était face à lui.

-Ginny ?!

-Harry ?!

Celui-ci regarda autour de lui et constata qu’il était dans la chambre de la jeune fille, exactement comme dans son rêve. Sauf que quand il s’était allongé dans son lit cette nuit, il était simplement vêtu d’un caleçon en satin vert, ce que Ginny ne manqua pas de remarquer. Elle-même était vêtue d’une courte nuisette marron, assortit à ses yeux. Elle se mit à rougir, tout comme lui, mais ses yeux brillaient. Elle tendit timidement la main vers son torse et le caressa doucement, le faisant frissonner. Puis elle l’attrapa par la nuque et le tira vers elle brusquement. Harry eu une réaction tout aussi passionné. Il roula sur elle et emprisonna ses lèvres avec fougue, tandis qu’elle caressait doucement son dos. Ils étaient heureux de savoir que ce qu’ils avaient vécu dans leur rêve était bien réel. Ils se laissèrent enivrer par ces nouvelles sensations. Ils ne se rendirent pas compte de l’agitation qui régnait au Terrier, provoqué par un vent violent qui renversait tout sur son passage, et dont l’origine venait de la pièce où ils se trouvaient. Précisément de Ginny elle-même. Mais étrangement Harry n’en ressentait pas les effets, tout comme Ginny. Le baiser dura quelque minute jusqu'à ce qu’ils manquent d’air. Puis ils se regardèrent tendrement les yeux dans les yeux, heureux d’être ensemble.

Au bout d’un moment ils entendirent des pas dans l’escalier qui les firent réagir vivement, car ils sentirent, sans savoir comment dans le cas de Ginny, que la personne allait entrer dans la chambre. Harry lui donna un rapide, mais intense, baiser sur les lèvres, puis lui souffla :

-A bientôt.

Avant de disparaitre au moment où la porte s’ouvrait, sur Molly Weasley.

-Ca va ma chérie ? Demanda-t-elle affolée à sa fille.

Celle-ci se tourna vers elle avec un sourire radieux.

-Oui, maman ca va.

Molly la regarda intriguée, mais ne posa pas de question. Elle se dit que Ginny avait fait un beau rêve. Elle n’imaginait pas à quel point elle avait raison.

-Tu n’as rien remarqué ? Il y a un vent violent qui à souffler dans toute la maison ! Et on ne sait pas d’où il est venu !

Ginny regarda autour d’elle et remarqua enfin que beaucoup de choses avaient été renversés dans sa chambre. Elle dit à sa mère rougissante :

-Euh non, je n’avais rien vu.

Molly la regarda stupéfaite, tandis que Ginny se dit, rêveuse, qu’Harry avait un effet dévastateur sur ses pouvoirs.

 

 

Harry se retrouva sur son lit sous les regards goguenards de Bowman et Guillemot qui l’attendait pour allez courir.

-Comment va Ginny ? Dit Bowman en ricanant.

Guillemot éclata de rire devant le visage rougissant, mais souriant d’Harry.

 

 

Sirius réapparut devant la table ronde, dans cet endroit si blanc, avec un grand sourire satisfait.

-Alors Sirius ? Demanda James avec un sourire malicieux.

Sirius éclata de rire.

-C’est bien ton fils. Il a choisit une jolie rouquine avec un caractère fort !

Tous les sorciers présents éclatèrent de rire. Sauf une, qui avait une expression mitigé sur le visage. Elle oscillait entre joie et tristesse.

-Allons ma fleur de lys, tu savais bien que cela arriverait un jour, dit James en serrant cette sorcière entre ses bras.

-Oui, et j’en suis heureuse ! Mais une partie de moi est un peu jalouse. Elle me prend mon bébé et devient la femme qu’il aime le plus maintenant.

-Allons Lily, dit Sirius. Tu auras toujours une place à part dans le cœur d’Harry. Tu es sa mère !

Lily leur sourit tendrement, rassurée. Elle aurait toujours une place spéciale dans le cœur de son fils.

 

 

Pendant sa course matinale, Harry ressentit comme une mélancolie. Sauf qu’elle ne venait pas de lui réellement. Alors qu’il pensait au doux moment passé avec Ginny, il se mit soudainement à penser à sa mère. A ce qu’elle ressentirait si elle était près de lui, devant sa nouvelle relation avec Ginny. Alors il sourit et murmura…

 

 

Lily entendit soudainement, alors que James et Sirius continuait à la rassurer :

-Je t’aime maman.

Ils se regardèrent tous avec surprise. Tous avaient entendu ces mots. Lily se mit à pleurer de joie, reconnaissant la voix de son fils.

-Tu voix ma Lily, notre fils ne t’oubliera jamais ! Dit James touché par les mots d’amour de son fils pour sa mère.

-Mais comment a-t-il su ?! Demanda Helga Poufsouffle surprise.

Elle n’était pas la seule.

-Et surtout comment se fait-il qu’on l’ait tous entendu ? Demanda Godric Gryffondor.

-Et bien, son pouvoir de l’Amour se manifeste enfin ! Leur répondit Merlin avec un grand sourire. Bientôt il sera capable de venir nous voir sans notre aide. Ce qui prouve que Ginny est bien son âme-sœur.

-Evidement ! S’exclama Sirius. Sinon je n’aurai pas pu intervenir pour accélérer leur relation.

James éclata de rire.

-Si on m’avait dis un jour que, toi Sirius Black, tu deviendrais un vrai Cupidon, j’aurais envoyé cette personne à Sainte-Mangouste !

Tout le monde se mit à rire de nouveau et Sirius se détourna faussement vexé.

-Je t’aime aussi mon grand, répondit Lily en souriant et en pensant fort à son fils.

 

 

Harry ressentit une grande onde d’amour maternel surgir en lui. C’était la première fois qu’il ressentait cela consciemment. Mais ce sentiment lui était familier, même s’il datait sans aucun doute de sa toute petite enfance. Il sut que, où qu’elle soit, sa mère l’avait entendu et elle lui répondait la même chose. Décidément, se dit-il, cette journée commençait vraiment bien pour lui.

 

*Bruler : Uro ou Cremo en latin. Mortel : mortalis (e). J’ai fait comme j’ai pu, n’étant pas une experte en Latin.

*Pour ceux qui on lut « Le Livre des Etoiles », ce personnage vous est familier…