mémoire défaillante ?

par Keysapocalypses

Harry fronça ses sourcils. Qu'est-ce qu'une bague faisait dans ses chaussettes ? La monture était composée d'un métal blanc-argenté, et avait été travaillé avec une précision chirurgicale. Le garçon avait l'étrange sensation de toucher du bout des doigts l'écorce d'un arbre. Comme unique décoration étaient présentes deux pierres, une noire et une marron-jaune. Du jais et de l'ambre ! Les deux étaient taillées et réunies de façon à représenter le yin et le yang. Curieux, il approcha la bague de ses yeux. Malgré le peu de lumière, les deux pierres scintillaient mystérieusement. La tournant entre ses doigts, Harry eut l'étrange sensation de l'avoir déjà vu quelque part. Non, il était persuadé de l'avoir déjà vu. Mais où ? Ce n'était pas le genre de la tante Pétunia de porter ce genre de bijoux. C'était tout juste si elle portait sa bague de mariée, alors un surplus... Pourtant, l'anneau n'était pas lourd. Pris d'une impulsion subite, il l'enfila à son annulaire droit. Le survivant crut pendant un dixième de seconde qu'elle s'était illuminé. Mais peut-être était-ce simplement que les pierres précieuses avait reflété un rayon lunaire. Honnêtement, il était tout simplement impossible que cet artefact fut magique, n'est-ce pas ? Après tout, on était chez les Dursley... Mais cela ne résolvait pas la question d'où sortait cette bague. Oui, de sa chaussette, mais comment y était-elle arrivée ? Le mot « magie » était évidemment à proscrire de la réponse.

Finalement, il était bien plus intéressant de réfléchir à cette étrange objet plutôt que de faire du sport. Et le résultat était le même. Il ne pensait plus à... Il n'y pensait plus. Retournant dans sa chambre, il s'allongea sur son lit et retira son anneau. S'il y avait bien une chose de certaine, c'était qu'il ne pouvait pas se permettre de la porter le jour. Si la tante Pétunia et l'oncle Vernom évitait de le regarder lui et son air négligé, ce n'était pas le cas de Dudley. Son volumineux cousin cherchait avec le talent d'une fouine la moindre raison d'aller le mettre en tort. Alors s'il voyait cette bague qui de toute évidence semblait avoir beaucoup de valeur, il ne serait que trop heureux de le faire remarquer. Et comme Harry n'avait aucune explication à sa présence... Mieux valait éviter le problème. Néanmoins, le garçon trouvait l'objet étrangement fascinant. Il passa des heures à le contempler, avant de se rendre compte que le matin se levait. Il allait devoir préparer les petits déjeuners de la famille, s'il ne voulait pas être puni. La tante Pétunia aimait particulièrement le priver d'un repas, pour le plus grand bonheur de son fils. Harry retint un ricanement en y songeant. C'était assez drôle de priver un dhampire de nourriture humaine, alors qu'il n'en avait pas besoin. Le visage du garçon redevint sérieux. Non, il n'y avait rien de drôle à être un vampire. En plus, c'était pratiquement impossible à dissimuler. L'année dernière, il avait eu de la chance que la chambre des secrets ait été ouverte, car le stress engendré expliquait les symptômes. Mais sa troisième année serait, normalement, tout à fait calme. S'il pouvait dissimuler le fait qu'il ne dormait pas, il allait difficilement pouvoir expliquer qu'il ne mangeait pas. Quant à ses talents physiques... En dehors du terrain de Quidditch, ils n'avaient que peu d'intérêt à les montrer.

Dans un soupir, Harry se leva et prit ses lunettes qu'il mit sur son nez. Il devait préserver les apparences, autant continuer à les porter, même si elles n'avaient plus vraiment d'utilité. En fait si, elles avaient un intérêt non-négligeable. Le garçon avait remarqué que ceux qui le regardaient directement dans les yeux, sans intermédiaire, étaient comme fascinés. Ils pouvaient rester immobiles des heures durant, jusqu'à ce que le contact visuel soit rompu. Ils se contentaient alors de sursauter et de poursuivre les activités comme si rien ne s'était produit. Harry supposait qu'il s'agissait du fameux charisme vampirique. Descendant les escaliers, il commença à préparer un petit-déjeuner copieux, car il avait appris que le statu quo de la maison dépendait de la bonne volonté des deux parties. Alors autant simplifier les choses les deux mois ou les Dursley et lui allaient devoir se supporter. Une fois le bacon grillé, les toasts beurrés, la confiture posée sur la table et le café préparé, Harry s'éclipsa. La dernière fois qu'il avait bu du sang, c'était trois semaines plus tôt, alors qu'il était encore à Poudlard. Ce n'était que quelques gouttes, mais cela lui avait suffit jusqu'à présent. Mais mieux valait éviter les émotions trop fortes, qui réveillaient la soif vampirique. Le mieux restait d'éviter les habitants de la maison. Il n'avait pas très envie de sortir, mais le jardin l'attendait.

Une des rares choses que le garçon appréciait chez les Dursley, c'était de prendre soin des plantes. Depuis qu'il avait eu l'âge convenable pour faire des corvées, soit environ six ans, la tante Pétunia et l'oncle Vernom ne s'étaient pas privé de lui en donner. Ils n'hésitaient jamais à lui reprocher son travail mal fait non plus. Toutefois, ils n'avaient jamais eu la possibilité de critiquer sa façon de jardiner. En effet, le jardin n'avait jamais autant prospéré que depuis que Harry s'en occupait. Les fleurs comme les arbres semblaient plein de vie dès lors qu'il s'en occupait. Leurs couleurs étaient d'une grande vivacité. On pouvait voir du rouge, du vert, du bleu, du violet... Le jardin était d'une splendeur inégalée dans tout Privet Drive. Les Dursley soupçonnait l'utilisation de la magie, Harry aussi à présent. Mais aucun n'avait su le prouver. Les voisins, eux, disaient simplement en rigolant que le jeune Potter avait la main verte et qu'ils aimeraient avoir un paysagiste aussi doué. L'oncle Vernom était une personne vaniteuse. Il craignait certes la moindre référence à la magie, mais il aimait se vanter de sa maison et de son jardin. Se faire complimenter sur l'entretien de son carré de verdure flattait son égo, même s'il n'en était nullement responsable. Si magie il y avait, c'était trop subtile pour être visible. Si magie il n'y avait pas, ce serait stupide de se priver d'un tel talent par étroitesse d'esprit. Aussi laissait-il Harry s'occuper des plantes. Quand Dudley lui demandait pourquoi il était aussi indulgent avec son cousin sur ce domaine, il expliquait qu'il fallait savoir apprécier les qualités des gens. Si une personne avait la main verte, il fallait la laisser exprimer son talent. Bien sûr, il tentait de se convaincre lui même par ces mots. Mais si c'était réellement de la magie, elle était invisible, aussi n'intervenait-il pas. Cela n'empêchait toutefois pas la tante Pétunia de surveiller Harry pour le confirmer. Pour compenser, ils se montraient plus sévères dans l’évaluation des autres corvées.

La première chose que fit le jeune sorcier fut d'inspecter les roses, les pétunias, les lys, les tulipes... Il y avait beaucoup de variétés de fleurs. C'était quant même autre chose que le filet du diable qu'il avait croisé durant sa première année ou que la tentacula vénéneuse étudiée en seconde année, plus inoffensif surtout. Harry ne découvrit aucun insecte nuisible. Satisfait, il entreprit de retirer les rares mauvaises herbes osant pousser trop près des parterres de fleurs. Une fois cette tache un peu moins plaisante effectuée, le garçon caressa du bout des doigts les pétales des fleurs ayant déjà éclos. Il y en avait peu pour le moment. Durant les heures qui suivirent, il se contenta d'observer avec fascination la lente ouverture des bourgeons. En particulier les roses rouges, si vives, qui rappelaient la couleur du sang... Non, juste rouges. Détournant le regard, il se concentra sur les lys. Sa mère, Lily, portait le même nom que ces belles fleurs. Leur floraison était magnifique, cette année aussi. La tante Pétunia aussi avait ses homonymes dans le jardin. Malheureusement, malgré tous les efforts de Harry, les pétunias refusaient obstinément de prendre de l'envergure. Elles demeuraient obstinément petites, rabougries et refusaient de fleurir convenablement. Peut-être était-ce pour cela que l'épouse de Vernom surveillait si étroitement son neveu lorsqu'il jardinait. Elle cherchait probablement la raison pour laquelle ses fleurs préférées ne grandissaient pas. Mais comme Harry les traitait de la même manière que les autres, il n'y avait aucune raison qu'elles n'éclosent pas... A part le mot en « M » évidemment. Mais elle ne pouvait pas le prouver, naturellement. Et après la réception de la lettre l'année passée au sujet de l'utilisation interdite de magie, le fait qu'il n'y ait eu aucune autre nouvelle devait être une preuve plus que suffisante. Mais cela n'empêchait pas Pétunia de veiller... Ou plutôt de surveiller.

Harry n'en avait cure. Tant qu'il ne faisait rien de douteux, on le laissait tranquille et il n'en demandait pas plus. Il restait à peine six semaines de cohabitation, ce ne pouvait pas être trop dur, n'est-ce pas ? L'oncle Vernom finit par l'appeler pour le reste des corvées du jour : du linge à étendre ou à repasser, ranger la maison de fond en comble pour que Dudley puisse s'amuser à la salir d'ici le lendemain... Rien de particulièrement intéressant. Le midi, il avait fait à manger, mais avait déserté la table à manger, pour le plus grand bonheur de son cousin qui avait récupérer son repas. Bien sur, il ne pouvait pas savoir que le jeune sorcier n'avait plus à se nourrir ainsi. Les corvées continuèrent jusqu'au dîner, ou le même scénario se répéta. La tante Pétunia fronça les sourcils en remarquant que son neveu ne mangeait plus, ou du moins pas en leur présence. Mais l'inspection rigoureuse des réserves de nourriture ne lui permit pas de découvrir la moindre anomalie. Lorsque les Dursley allèrent se coucher, cette nuit là, Harry fit comme chaque fois depuis le début des vacances : il soupira de soulagement. Il n'y avait pas eu d'incident, et sa soif ne s'était toujours pas manifesté. Il avait presque l'air normal.

Il s'observa distraitement dans le miroir de sa chambre. Au début, cela l'avait étonner de voir son reflet dans la glace, étant à moitié vampire. Maintenant il savait que seules les goules étaient dans ce cas. Sa coiffure était toujours aussi désordonnée, bien que ses cheveux noirs aient poussé de plusieurs centimètres depuis l'année passée. Son visage était en transition, plus tout à fait enfantin, mais pas encore celui d'un homme, typique d'un adolescent. Son regard, d'un vert émeraude, était celui qu'il avait toujours connu, même s'il avait parfois l'impression fugace que ses pupilles se fendaient verticalement par moments. Sa cicatrice en forme d'éclair était toujours sur son front, anormalement visible, comme pour le narguer. Dire que Harry détestait la célébrité, il était servi. Et ce n'était pas faute d'essayer de la faire disparaître, cette fichue cicatrice. Mais à l'heure actuelle, nulle potion ou enchantement à sa connaissance n'était en mesure de le faire. Soupirant, il se changea et s'allongea sur son lit. Il reprit ensuite l'étrange anneau qu'il avait trouvé la veille, ou plus exactement tôt ce matin.

''Bonjour...'' fit une voix désincarnée, mais indubitablement féminine.

Surpris, Harry se releva en hâte. Il regarda autour de lui, sans découvrir la moindre trace de la personne qui avait parlé. Avait-il rêvé, en supposant bien entendu qu'un vampire puisse rêver, étant donner qu'il ne peuvent dormir ? À moins qu'il ait juste entendu la télé dans la chambre de Dudley, cela arrivait parfois lorsqu'il la mettait trop fort. Pressant son oreille contre le mur, il n'entendit que le ronflement gras de son cousin. Rien d'autre ne troublait le silence...

''Bonjour...'' recommença la voix.

Cette fois, il en était sûr. Il avait bien entendu quelque chose. Ce n'était pas pour lui plaire. La dernière fois qu'il avait rencontré quelqu'un dans sa chambre, c'était un elfe de maison qui avait pour seul objectif de lui sauver la vie en la lui pourrissant jusqu'au delà du raisonnable. Et la dernière fois qu'il avait entendu des voix, c'était parce qu'un basilic rodait dans la plomberie de Poudlard. Qu'est-ce que c'était cette fois-ci ?

- Qui est là ? Demanda Harry.

''C'est moi...''

- Qui ? Montre-toi !

''Dans ta poche...''

Fronçant ses sourcils, Harry mit la main dans sa poche et en retira... sa baguette magique ? Le sorcier la regarda bizarrement pendant plusieurs secondes, comme si c'était elle qui avait parlé. La folie devait commencer à le guetter.

''Bonjour...'' fit la voix, qui provenait indubitablement de la baguette de Harry.

Sur le coup, il manqua de s'étouffer et de lâcher sa baguette. C'était quoi ce délire ? Une baguette magique pouvait-elle réellement parler ? Certes, il en savait relativement peu sur le monde des sorciers, mais Harry songeait qu'il aurait été au courant, si cela était possible. Enfin, il le supposait. Bon, cela ne réglait pas le problème principal, qui était quand même...

- Tu peux parler ? Déglutit Harry.

''Non...'' réfuta la baguette, car il était maintenant évident que c'était la baguette qui parlait. ''Ce que tu entends ne sont pas des paroles. Disons plutôt que ce sont mes pensées...''

- Tes pensées ? Les baguettes sont capables de réflexion ? Je veux dire, vous êtes conscientes ?

''Pas dans le sens ou tu l'entends... Du moins, le concept de réflexion n'est pas le même pour toi et pour moi. Mais oui, nous le sommes. Comment crois-tu que nous faisons pour choisir notre sorcier ? Le même principe s'applique pour la conscience. Nous le sommes, mais différemment de ce que vous considérez comme tel...''

- Mais... essaya de comprendre Harry. Pourquoi puis-je entendre tes pensées ? Pourquoi si subitement ?

''Ah... C'est à la fois simple et complexe, pour toi comme pour moi. Sache que cet anneau est la raison.''

Harry regarda l'anneau à son annulaire droit avec ahurissement. C'était inconcevable qu'un si petit objet fusse capable de permettre à un sorcier de communiquer avec sa baguette. Encore que le principe d'impossibilité était très relatif, dans le monde de la sorcellerie. Mais tout de même, c'était quoi cette bague et bon sang d'où sortait-elle ?

- Tu en as soit trop dit, soit pas assez, remarqua Harry avec raideur. En quoi cet anneau me permet-il de communiquer avec toi ?

''Oh, pas seulement avec moi. Tu peux communiquer avec n'importe quel plante vivante. C'est de la magie sylvestre...''

- De la magie quoi ?

''Sylvestre. La magie des forêts. Cet artefact, appelé anneau de sagesse, est la preuve que tu sais t'en servir et que tu t'en ait déjà servi. Mieux encore, il est la preuve que tu as réalisé un haut fait digne de faire de toi un apprenti-gardien. Il est, au même titre que moi, un vecteur magique. La différence entre lui et moi est le type de magie que nous catalysons...''

- Je peux aussi communiquer avec cet anneau ?

''Non... La magie sylvestre te permet de communiquer avec les plantes. Or cet anneau est fait en platine... Non, prenons le problème dans l'autre sens. Jusque là, tu te servais de moi pour lancer des sorts, sans que nous ayons besoin de dialoguer comme maintenant. Pourtant, il existait une forme de communication entre nous. Subtile, mais la preuve en était que je réagissait à ta demande de magie. C'est parce que je suis fait à base de houx que cela était possible, car le bois est vivant. S'il n'y avait aucune trace de vie, il ne peut y avoir de vecteur de magie...''

- Mais l'anneau ne peut pas être vivant ! protesta Harry.

''Vraiment ? Certes, le platine est du métal, mais sais-tu le point commun entre le jais et l'ambre ?''

- Ce sont des pierres précieuse ?

''Faux. À la base, ce ne sont pas de vraies pierres. Le jais et l'ambre sont tous deux des végétaux ayant subies certaines modifications au cours du temps. Malgré leur nouvelle apparence, la vie les habite encore... Toutefois, à cause de leur nouvelle densité, ces « pierres » ne peuvent plus dialoguer. C'est comme si elles avaient oublié. Toutefois, elles comprendront aussi bien tes intentions que moi avant.''

- Je vois... murmura Harry. Mais cela ne réponds pas à ma question. En quoi l'anneau me permet de communiquer avec les plantes ?

''C'est toi qui peut communiquer avec les plantes, pas l'anneau. Il ne fait que catalyser ta magie sylvestre. Ce pouvoir a toujours été en toi, la bague se contente de la rediriger convenablement. As-tu d'autres question ?''

- Tu as parlé de hauts faits... Qu'est-ce que c'est censé vouloir dire ?

''Hum... La vue de cet anneau ne te rappelle rien ?''

- Il me donne une impression de déjà-vu, c'est tout.

''Tu n'as aucune idée de la raison pour laquelle cet anneau te revient ?''

- Aucune.

''Dans ce cas, le plus simple est encore d'aller là ou tout semble avoir commencé. On va dans le jardin... Au fait, tu n'es pas obligé de parler à haute voix. Notre dialogue est mental.''

Harry acquiesça lentement, tandis qu'il se glissait à pas feutré hors de la maison. Il allait enfin savoir d'où lui venait cet anneau bizarre. Suivant les indications de sa baguette, il se dirigea dans le jardin avec une étrange sensation. Le garçon trouvait amusant de se faire diriger par sa baguette, alors que d'ordinaire, c'était le contraire. Finalement, elle lui intima, plus qu'elle ne lui demanda, de s'arrêter devant le massif de rosiers et de lys. Le dhampire n'était pas certain de comprendre la raison de leur présence devant les fleurs.

''Euh... Que faisons-nous là ?''

''Tu ne te souviens pas... Les plantes, si. Demande leur...''

Sur ces mystérieuses paroles, la baguette magique se tut. Harry réfléchit. Pouvait-il vraiment juste s'asseoir et parler à des fleurs ? À la réflexion, il le faisait bien avant. Mais il ne s'était encore jamais attendu à ce qu'elles répondent. Il inspira à fond et se lança.

''Bonjour, une amie m'a dit que vous sauriez répondre à mes questions.''

''Quelles questions ?'' demanda une rose en s'ouvrant, intrigué que quelqu'un lui parle.

''Pourquoi ai-je reçu ceci ?'' fit Harry en montrant l'anneau, même s'il était persuadé que les plantes ne pouvaient pas le voir car n'ayant pas d'yeux.

''Un anneau de sagesse !'' s'exclama un lys, qui s'était également ouvert. ''Cela faisait longtemps que nous n'en avions pas vu...''

''De nombreux printemps !'' confirma la rose.

''Quatre printemps et un été.'' précisa une autre, alors que lentement, toutes les fleurs s'éveillaient pour écouter l'échange ou y prendre part.

''Oui, depuis que nous avons eu le grand honneur...''

''Quel honneur ?'' demanda Harry, intrigué.

''Tu ne te souviens pas ? C'était pourtant grâce à toi...''

Flash-back, quatre ans plus tôt :

Harry, neuf ans, était dans le jardin. Contrairement aux autres enfants de son âge, il ne jouait pas au ballon, ni même avec les voisins. Il restait seul. Cela ne voulait pas dire pour autant qu'il était triste, non. Il avait une étrange fascination pour les plantes. Cela venait en partie du fait que sa tante portait le nom d'une fleur. Sa mère aussi, de ce qu'il en savait. Le jeune garçon appréciait de s'occuper de ces massifs de plantes si colorées. C'était beau et attrayant. De plus, Harry mettait beaucoup d'ardeur à sa tache. Initialement une corvée, s'occuper du jardin était devenu un plaisir. Et ce dernier resplendissait tellement que l'oncle Vernom et la tante Pétunia lui laissait deux heures le matin et deux heures le soir pour continuer à l'entretenir. Toutes les fleurs resplendissaient de vie. Toutes exceptées les pétunias, qui avaient l'air malade. Elles ne manquaient pas d'eau pourtant, ni d'engrais naturel, ni de soleil... C'était très étrange, mais le scepticisme du garçon fut vite oublié en observant sa fierté. Parmi les roses et les lys, deux boutons de fleur n’avaient pas encore éclos. Cela aurait dû l'attrister, mais ils étaient tellement plus gros que leurs congénères déjà épanouies qu'il ne pouvait que s'extasier à l'idée de leur beauté au moment de leur ouverture. Il fallait simplement être patient.

Depuis plusieurs semaines, il les choyait, heureux à l'idée de les voir baigner dans la lumière. Pendant de nombreux jours, il ne se passa rien de particulier, mais un matin... Le bouton de rose d'une magnifique couleur rouge s'ouvrit brusquement sans un bruit. Harry n'était plus seulement fasciné, il était littéralement enchanté. À l'intérieur de la fleur était présente une adorable petite créature. Elle ressemblait à une fille, assise les bras autour de ses jambes. Elle avait les yeux fermées. Ses cheveux étaient argentés. Dans son dos, deux petites paires d'ailes d'un émeraude transparent s'agitaient paresseusement sous la brise matinale. Soudain, deux pupilles violettes se posèrent sur l'enfant, qui ne détourna pas le regard. La petite demoiselle s'était levée.

- Bonjour, fit joyeusement Harry.

- Bonjour...

- Qui es-tu ? S'intéressa le garçon.

- Je suis une fée.

- Oh. Et qui es-tu ?

- Je suis une fée...

- Pardon, ce n'est pas ce que je voulais dire. Comment t'appelles-tu ?

La fée le regarda sans rien dire. Harry crut un instant de l'avoir vexé. Elle observa finalement autour d'elle, comme si elle cherchait quelque chose, avant de reporter son attention sur l'enfant.

- Je viens de naître, fit la fée d'une voix douce, je n'ai pas de nom. Pas encore...

- Je suis désolé, répondit piteusement Harry.

- Il ne faut pas. Toi non plus, tu n'avais pas de nom à ta naissance, mais on t'en a donné un. Ferais-tu de même pour moi ?

- Moi ? S'étonna l'enfant.

- Oui, toi.

Harry réfléchit pendant de longues secondes. C'était un acte important que de nommer un être vivant. Avec sa sagesse de petit garçon, il tenta d'imaginer ce qui conviendrait le mieux à la petite fée qui l'observait attentivement de ses yeux violets.

- Hum... Tu es Rosa, la fée née dans la rose.

La fée éclata d'un rire cristallin. Harry sentit son cœur se réchauffer à ce son si pur et innocent. Il aimait ce rire si délicat. Il aurait pu l'écouter des heures durant sans jamais s'en passer. Peut-être avait-ce été le cas, en y repensant...

- C'est si enfantin... Mais ça me plaît. Bien, mon nom est donc Rosa. Et pour ma sœur ?

- Ta sœur ?

- Oui, regarde...

Rosa tendit l'un de ses bras, montrant le bouton de lys le plus blanc et qui n'avait pas encore éclos. Il était aussi gros que l'avait été le bouton de rose avant qu'il n'éclose et révèle Rosa. Ainsi donc, il y avait une deuxième fée. Harry se sentait étonnamment fier d'avoir pu leur permettre de naître dans de si belles fleurs. Mais il devait à présent lui donner un nom. Il pensa de suite à Lily, mais cela le dérangea. C'était le nom de sa mère, donc trop personnel. Toutefois, un autre prénom correspondait tout à fait, car également apparenté à la fleur. Harry déclara avec une bonne humeur évidente :

- Elle sera Liliane, la fée née dans le lys.

Comme pour montrer sa satisfaction, le bouton de lys s'ouvrit d'un coup. La fée était dans la position exacte de Rosa lorsque sa rose s'était ouverte. Les deux sœurs étaient identiques, à l'exception que Liliane avait deux paires d'ailes azur transparent et un regard tout aussi bleu. Rosa voleta joyeusement jusqu'au lys de sa sœur et la prit dans ses bras. Elles parlèrent rapidement d'une voix musicale, avant de reporter leur attention sur Harry.

- C'est étrange, déclara Liliane.

- Oui... se troubla Rosa. Je n'y avais pas fat attention sur le coup, mais ce que tu dis est vrai.

- De quoi ? Demanda innocemment le garçon.

- Nous sommes des fées et en tant que tel, nous sommes des gardiennes, expliqua Liliane. Notre rôle est de nous assurer que les saisons se déroulent sans perturbation. C'est pourquoi nous recevons les connaissances de la nature dès notre naissance. Toutefois, à cause des moldus et de leur pollution, nous autres sommes de plus en plus rares. Ils dérèglent le climat et nous avons de plus en plus de mal à maintenir un bon équilibre des choses. Mais ce n'est pas ce qui est étrange. Ce qui l'est, en revanche, c'est que les fées, ne peuvent, en général, naître que dans un lieu à forte densité magique. Or, nous nous trouvons dans un jardin moldu tout à fait classique. Très beau, certes, mais dépourvu de magie. Alors comment sommes-nous né ?

- Moldus ? Magie ? Demanda Harry, fronçant les sourcils devant les mots compliqués qu'il ne comprenait pas.

- La magie est une force mystique que l'on ne peut définir avec de simples mots. Les moldus sont les humains qui en sont naturellement dépourvues. Mais ne te soucie pas de cela, enfant. Cela n'a pas d’intérêt pour toi de le savoir.

- Peut-être que si, commenta lentement Rosa. Je pense comprendre la raison de notre naissance...

- Je t'écoute. Quelle est ta théorie ?

- Je pense que notre ami ici présent est un sorcier. Probablement un né-moldu, au vu de son ignorance de la magie et de la maison ou il vit. Mais il a prit soin de nos fleurs tout le temps qu'aura duré notre croissance. Il aura inconsciemment déversé sa magie en nous jusqu'à notre naissance.

- Cela n'explique rien. Pour un sorcier, même en plusieurs semaines, il serait difficile de réunir assez de magie pour nous alimenter, surtout dans un jardin moldu ou l'air est dépourvu de magie.

- Je me demande... Liliane, que penses-tu des jardins voisins ?

- Ils sont assez quelconque, comparé à celui-ci.

- Oui. Le jardin qui nous a vu naître est beaucoup plus beau que les autres. C'en est presque magique, tu ne trouves pas ?

- Ridicule ! Seule la magie sylvestre serait capable d'amener à un tel résultat. Attends une seconde, tu ne penses tout de même pas que...

- Si, il est plus que probable que ce jeune sorcier possède le pouvoir de la nature. La magie sylvestre en est la preuve. Après tout, nous sommes né loin de toute autre magie que la sienne.

- ...

Liliane et Rosa se concertèrent à voix basse. Harry, de son coté, n'avait strictement rien compris à la conversation. Il se contentait d'observer avec béatitude les magnifiques ailes des deux fées qui étaient nées dans son jardin. Elles étaient si belles. Après plusieurs minutes de conversation à voix basse, les deux sœurs se tournèrent vers l'enfant. Elles claquèrent dans leurs mains et un anneau apparut devant elles. Il devait faire facilement la taille de leur bras et peser au moins aussi lourd qu'elles deux réunies.

- Ceci est un anneau de sagesse, expliqua Rosa. Si effectivement tu possèdes la magie sylvestre, alors il te revient de droit. Avec lui tu pourras apprendre à maîtriser ce don. Toutefois tu ne pourras le trouver que lorsque tu en seras jugé apte. En attendant, il restera en sécurité. As-tu tout compris, mon garçon ?

Harry n'avait rien compris. Il n'avait même pas écouté. Il était trop subjugué par les deux fées pour être pleinement conscient de son entourage. Toutefois, il hocha la tête. Les fées ne remarquèrent rien et se contentèrent d'agiter doucement leurs ailes. Dans un envol gracieux, Liliane et Rosa montèrent de plusieurs mètres, avant de partir vers un lieu connu d'elles seules et qui avait besoin d'elles. Harry battit plusieurs fois des paupières, surpris. Ses pensées étaient confuses. Il avait cru voir quelque chose, mais peut-être n'était-ce qu'un beau rêve, finalement. Il entendit la tante Pétunia approcher, pour inspecter son travail. Aussi s'y remit-il sans attendre...

Fin du flash-back.

''Voilà. Grâce à toi, nous avons eu l'honneur de faire naître deux fées gardiennes.'' résuma une des roses.

Harry regarda la fleur avec stupeur. Des fées seraient nées dans son jardin ? Grâce à lui ? C'était tellement improbable, tellement irréaliste, tellement... Magique ! D'un autre coté, en deux ans, le garçon en avait vu des choses incroyables. Apprendre que des fées étaient nées à l'endroit le moins susceptible au monde de leur accorder la vie n'était qu'un détail de plus. Ce qui l'énervait, en revanche, c'était qu'il ne s'en était pas souvenu avant que les fleurs ne lui racontent l'histoire. Depuis l'année dernière, avec Gilderoy Lockhart, tout ce qui touchait à la mémoire le mettait mal à l'aise. Pour cause, cet ancien professeur de défense contre le forces du mal était mauvais en magie à l'exception d'un sort : le sortilège d'amnésie. Autant dire que Harry émettait de sérieuse réserves sur l'oubli d'une chose aussi importante que la naissance de deux fées... chez les Dursley. D'un autre coté, s'il s'en était souvenu, cela ne pouvait pas être le même enchantement. Peut-être un dérivé, puisque les fées semblaient utiliser une magie différente de celle des sorciers. Il reviendrait sur le sujet un peu plus tard...

''J'ai compris que les fées Rosa et Liliane étaient nées grâce à l'absorption de la magie que je déversais inconsciemment dans le jardin, mais pourquoi seulement deux ? Était-ce la limite de mes pouvoirs ?'' s'efforça de comprendre Harry.

''Non.'' réfuta une fleur. ''La naissance de fées précisément dans une rose et dans un lys ont une signification profonde. Le lys représente ta mère Lily, il est le symbole de son amour profond pour toi. Elle est ton sang, une partie de ta vie. La rose, en revanche, indique un changement profond, une évolution. Sa couleur rouge intense est la preuve de ton héritage.''

''Vampire...'' songea Harry, qui n'appréciait pas de se le faire rappeler dans un moment pareil.

''Oui. L'éclosion d'un lys et d'une rose ont cette signification, mais uniquement parce que tu les a fait éclore avec de la magie sylvestre. Elles sont la preuve de ton sang et de ton héritage. Elles sont indissociables l'une de l'autre. Une autre fée aurait pu toutefois naître, mais elle n'en a pas été capable, pour les mêmes raisons que Liliane et Rosa l'ont été.''

''Pourquoi ?''

''Les fleurs dans lesquelles sont nées les fées ont une signification profonde, surtout pour toi qui use de la magie sylvestre. Pour cette raison, une autre fleur aurait pu donner naissance à un membre du peuple féerique. Il s'agit d'une pétunia.''

''Mais pourquoi n'a-t-elle pas pu faire naître de fée ?''

''Parce que la pétunia représente pour toi quelque chose à éviter. Tu ne lui veux aucun mal, mais tu ne sais pas comment gérer les émotions qui s'associent à elle. C'est pour cela que les pétunias ne croissent pas aussi bien que le reste du jardin.''

Évidemment, pas besoin de posséder une intelligence supérieure, ou de s’appeler Hermionne, pour comprendre que le blocage de Harry était dû à la tante Pétunia. Cette dernière avait un tel déni de la magie que cela détruisait la moindre chance de voir naître une fée de la fleur portant son nom. C'était triste, mais c'était ainsi. La lune, simple croissant, luisait faiblement au plus haut dans le ciel lorsque Harry remercia les fleurs, qui se se rendormir, avant de finalement s'en aller. Il retourna dans sa chambre, le cerveau empli de question sans réponse. Il avait prit une décision, il garderait l'anneau de sagesse à son annulaire droit. Au moins, il pourrait avoir une conversation constructive avec sa baguette. De plus, il ne pouvait utiliser la magie sylvestre avec sa baguette et ne pouvait utiliser la magie classique avec l'anneau. Les deux étaient donc complémentaires. A ce propos...

''Comment dois-je t’appeler ?'' demanda Harry.

''Pardon ?'' répliqua la baguette.

''Oui, tout être conscient se doit d'avoir un nom.'' expliqua Harry avec philosophie. ''Cela me semble étrange de ne pas pouvoir t'associer à un nom lorsque je te parle.''

''Je comprends. Dans ce cas, trouve m'en un.''

''Pas de problème, je dois juste trouver le mieux pour toi...''

Mais à peine eut-il dit cela que Harry se rendit compte qu'il n'en avait aucune idée. Quel était le nom idéal pour une baguette magique ? Il ne pouvait pas utiliser le même principe que pour les fées pour deux raisons ; il n'existait aucun nom floral pour « baguette » et il n'était plus un enfant. Il pouvait faire mieux. Trouver un nom qui valorisait sa moitié, sans pour autant oublier son existence profonde... Harry réfléchit, l'idéal serait d'utiliser un terme à forte consonance magique. Peut-être en latin, qui était une langue magique. Oui, ce serait une bonne idée, mais le garçon n'avait aucune connaissance dans cette langue. Il allait lui falloir un dictionnaire anglais-latin. Et ce n'était pas dans l'ancienne deuxième chambre de Dudley que... Non ! Harry ne rêvait pas. Au dessus de l'armoire était posé un livre volumineux. Le survivant eut un choc. Rencontrer des fées et parler aux plantes étaient surprenant, mais savoir que Dudley ait un jour possédé un livre était ahurissant. La fin du monde était proche ! Encore que... Le prenant entre ses mains, Harry constata que le dictionnaire n'avait jamais été ouvert et prenait la poussière depuis un long moment. Pourtant, il ne semblait pas neuf. En l'observant attentivement, le garçon sentit une douleur fantôme le traverser un instant. Voilà à quoi avait servit ce livre. Ce n'était ni plus ni moins qu'un des nombreuses instruments de Dudley pour martyriser son cousin. Harry avait dû se le prendre plusieurs fois dans la figure, d'où la légère déformation de la couverture. Après tout, pour le fils Dursley, un livre était plus une arme efficace qu'un objet de culture, alors un dictionnaire aussi épais...

L'ouvrant, Harry chercha plusieurs minutes. Il essaya à houx, le plus évident, mais les termes sonnaient étrangement à ses oreilles. Il tenta magie, secret, lien, forêt et tous leurs dérivés, sans trouver ce qui lui convenait. Ce ne fut qu'au bout de deux heures de recherches qu'il trouva enfin. Virga... Cela signifiait littéralement « baguette » en latin, mais cela définissait également pleinement ce qu'elle était. La langue morte était également une langue de magie, aussi cela se traduisait-il magiquement parlant par « baguette magique ». Et c'était également un nom féminin.

''Que penses-tu de Virga ?'' demanda Harry, appréhendant la réaction de sa baguette.

Celle-ci ne répondit pas. Plusieurs longues secondes s'écoulèrent, silencieuses. Puis quelque étincelles rubis et dorées apparurent, signe qu'elle appréciait. Bois de houx, 27,5 cm, facile à manier et souple, contenant une unique plume de phénix, elle s'appelait Virga et était la baguette de Harry Potter. Le garçon sentit une douce chaleur l'envelopper, la même que lorsqu'il avait été choisi par elle chez Ollivander. Soudain, son visage prit une expression inquiète.

''Le ministère de la Magie a-t-il sentit ce que tu as fait ?''

''Les sorciers ne peuvent détecter que les sorts ayant une définition magique précise. Ces quelques étincelles ne seront pas détectées. Ils ne seront pas non plus capable de détecter une faible utilisation de magie sylvestre. Trop différent de leur propre magie...''

Satisfait, Harry délaissa le dictionnaire, avant de poser délicatement Virga sur le bureau, à coté de lui. L'anneau de sagesse était toujours à son annulaire droit. Le garçon avait décidé de la conserver sur lui désormais. Tant pis si cela faisait jaser les Dursley. Cette bague était trop importante pour être oubliée... une seconde fois. Prenant une plume, Harry se mit à écrire sur un parchemin :

Liste de taches à effectuer à mon retour à Poudlard !

Trouver le maximum de renseignements sur les vampires et leurs pouvoirs (en particulier les magies de sang et d'esprit...).

Tenter de découvrir s'il existe un substitut au sang pour les vampires, et leur efficacité si tel est le cas.

Découvrir ce qu'est cet étrange tatouage sur mon bras et toutes les implications qui y sont associées. Ne jamais oublier de le dissimuler aux regards et surtout à Malefoy ! Ne pas non plus en parler. Lui demander de faire de même dans sa prochaine lettre... en espérant que ce ne soit pas trop tard.

Trouver le maximum de renseignements sur la magie sylvestre et son utilisation.

Trouver le maximum de renseignements sur les fées et leurs objectifs.

Trouver le maximum de renseignements sur les baguettes magiques et leur fonctionnement.

Trouver le maximum de renseignements sur la magie utilisée par les sorciers...

Chercher de plus amples informations sur mes parents afin de trouver une explication pour... ça.

Chercher des livres sur l'escrime. Moldus ou sorciers, peu importe.

Chercher des livres traitant du contrôle de soi. Moldus ou soricer, peu importe.

Faire des recherches sur l'épée de Gryffondor, ses pouvoirs et son histoire.

Prévoir un emploi du temps prenant en compte ma vie diurne et nocturne.

Chercher ce que sont la densité magique, la définition magique et la maturation magique.

Liste de tache à effectuer sur le chemin de Traverse !

Acheter un nécessaire pour baguette et un étui à baguette neuf, car je doute que Virga apprécie de passer une nouvelle année dans ma poche.

Faire un tour dans les librairies pour voir si je peux trouver certaines données sur les sujets cités plus haut. Surtout, rester discret !

Ne pas oublier de faire les courses pour préserver les apparences.

Harry regarda sa liste avec une certaine satisfaction. Elle semblait complète et quiconque tombant dessus par hasard n'y verrait rien de plus que de la curiosité... Cette troisième année à Poudlard promettait définitivement d'être intéressante. Satisfait de son travail. Harry décida de replonger dans ses livres de cours. Il ne pouvait certes pas prendre d'avance, n'ayant pas les tomes de l'an prochain, mais il pouvait renforcer ses bases... Son regard se posa sur la cage vide de sa chouette blanche, Hedwige. Elle était en vadrouille depuis plusieurs jours déjà,, mais elle revenait toujours quand il avait besoin d'elle et de sa compagnie. Pour le moment, tout allait bien. Les Dursley ne pouvaient même pas se plaindre de sa présence. Harry espérait que le reste des vacances seraient aussi calme que les deux premières semaines...