Chapitre 1 : Sarah

par Ombe

Chapitre 1 : Sarah.

 

Sarah courait dans les couloirs du château en direction de la salle du trône. Son père l’avait faite mander. Elle se doutait déjà de la raison de cette convocation, mais elle était bien décidée à ne pas lâcher prise.

Elle arriva finalement devant la porte en chêne massif. Les gardes portants l’uniforme de Camelot, une tunique rouge avec le dragon de Pendragon sur le torse.  Ils barrèrent la route avec leur hallebarde et ouvrir les portes. Le roi leur ordonna de la laisser passer et elle entra. Il l’invita à s’asseoir à la grande table qui siégeait au centre de la pièce. Elle s’exécuta et il dit :

 

-          Sarah. Je crois que tu sais déjà pourquoi je t’ai demandé de venir.

-          Oui, et la réponse est toujours non.

-          Mais enfin Sarah ! tu vas avoir dix-huit ans. Pourquoi refuses-tu de prendre époux ?

-          Je vous l’ai déjà dit père, aucun des hommes que vous me présentez ne me plait. Même lorsque j’essaye de les connaître, je ne découvre que des idiots vantards et prétentieux. Aucun d’eux n’a l’âme d’un chevalier, et pourtant ils le sont.

-          Sarah, ils font partis des familles les plus nobles du pays, tu dois en épouser un, pour l’avenir du pays.

-          Alors trouvez-en un qui me plaise.

 

Elle se leva et sortit de la pièce, laissant son père en plan. Elle retourna dans ses appartements et son amie et fidèle servante vint la voire.

 

-          Votre père insiste toujours pour que vous vous mariiez ?

-          Oui. Mais je suis têtue.

-          J’avais remarqué ça madame, sourit la jeune servante. Je vais préparer votre bain.

-          Merci Marie.

 

Marie s’inclina avant de se mettre au travail. Sarah reprit le livre qu’elle avait commencé à étudié. Le soleil se couchant à l’horizon, elle alluma une chandelle. Elle savait que son père n’attendrait pas bien longtemps son bon vouloir, il fallait qu’elle se sorte de là au plus vite. La magie pourrait peut-être l’aider, mais elle la savait interdite. Si son père apprenait qu’elle s’en servait, il ne l’épargnerait sûrement pas.

Marie revint et elle partit prendre son bain. Lorsqu’elle ressortit, elle avait pris sa décision. Elle se vêtit d’une cape et descendit dans les étages jusqu’aux cachots. Elle sortit une clef de sa manche et ouvrit la grille menant aux souterrains. Elle saisit une torche et descendit dans le chemin de pierre jusqu’à la grande grotte souterraines. Elle appela et un dragon enchaîner vint à son encontre. Elle demanda :

 

-          Comment puis-je faire pour échapper à mon père ?

-          Pourquoi vouloir échapper à Arthur ?

-          Vous le savez non ? Merlin et lui trouveront bien un moyen de me forcer à suivre leur choix. S’il vous plait, donnez-moi une solution.

 

Le dragon la regarda longuement avant de souffler une petite flamme et de répondre de sa voix malicieuse :

 

-          Eh bien, tu n’as qu’à user de ta magie. Vas au centre d’un cercle de menhir et prononce la formule de transfert, elle te mènera là où est ta place et où t’attend l’homme que tu aimeras. Fais-moi confiance.

-          Merci mon ami. J’espère que nous nous reverrons.

-          Ne t’inquiète pas, tu me rencontreras, mais sous une autre apparence, cherche un dragon émeraude nommé Doran, sa mémoire mettra du temps à apparaitre car pour le moment il est encore dans un œuf, mais il contient tout mon savoir. Vas maintenant.

 

Elle sourit avant de faire demi-tour et de sortir. Elle remonta rapidement dans ses appartements et trouva Marie en train de coudre une tunique. Sarah lui dit :

 

-          Prépares-moi une tunique d’entraînement, mon armure et une robe ainsi que des provisions.

-          Où allez-vous ?

-          Là où je serais utile. Ne t’inquiète pas pour moi Marie.

-          Puis-je venir avec vous ?

-          Non, je dois partir seule, maintenant obéi.

 

Elle hocha la tête et se mit au travail. Le sac de Sarah fut bientôt prêt, elle y ajouta une pierre de magie et le livre dans lequel elle avait appris à s’en servir, il lui sera très utile. Elle enfila une tunique légère et une cape de voyage verte avant de mettre son sac en bandoulière sur son côté droit et elle accrocha son épée à sa hanche gauche.

Elle descendit dans les écuries et prit un cheval. Elle savait à quel cromlech se rendre, celui de Stonehenge au nord de Salisbury.

Elle voyagea durant deux jours avant d’arriver à destination à la tombée de la nuit, alors que la pleine lune se levait. Elle descendit de son cheval et s’approcha du lieu. Ces monolithes de roc étaient réputés pour être magique, il ne fallait jamais entrer à l’intérieur d’un de ces cercles de pierre. Elle s’avança et s’assit en tailleur au centre. Elle sentait pertinemment les puissants courants de magies présents en ce lieu.

Elle sortit de sa sacoche son livre et se concentra, il s’ouvrit et les pages se tournèrent jusqu’à arriver à celle voulue. Elle prononça la formule magique et sentit la terre tournée autour d’elle. Elle s’effondra et le livre tomba à côté d’elle, elle le saisit à la dernière minute avant de disparaitre dans un flash blanc.

Elle se réveilla une demi-seconde en entendant la voix d’un homme :

 

-          Il faut l’emmener au camp.

-          Tu as raison Eragon, allons-y, répondit une voix de femme.

 

Eragon descendit bien vite de la muraille, il était fatigué du voyage et des combats. Il se rendit dans sa tente, retira son armure et s’effondra sur son lit. Il dormit une bonne partie de la matinée, mais Saphira le réveilla peu avant midi avec ses ronflements au niveau sonore impressionnant.

Il se redressa avec difficulté, ses courbatures et ses blessures lui faisaient vraiment mal. Il se soigna rapidement avant de prendre un bain. Il se rassit ensuite sur son lit et se saisit d’un chiffon et de sa côte de maille. Il astiqua et répara par magie son armure avant de la rangée dans un sac. Il sortit ensuite et vit que Saphira avait été dessellée par les elfes de Lupusänghren, il ne maqua pas de les remercier pour cela et de se maudire de ne pas l’avoir fait lui-même. Il rangea le contenu de ses sacs de selle et protégea l’Eldunarì de Glaedr en le mettant dans un coffre à double-fond fermé à clef, clef qu’il accrocha à son cou grâce à un cordon.

Il sortit ensuite et répondit à l’appel de son estomac en allant aux cuisines Vardens afin de se rassasié. Saphir se réveilla à ce moment-là et l’accompagna, elle était trop fatiguée pour aller chasser. Lorsque le cuisinier en chef le vit entré avec la tête de sa dragonne, il dit :

 

-          Ah ! Shur’tugal, je me demandais quand vous passeriez. Je vais vous faire préparer à manger.

-          Merci. Saphira voudrait aussi à manger.

-          Bien sûr, je suppose que tu sais où se trouvent les enclos Saphira. Je vais te faire apporter une barrique d’hydromel, comme d’habitude.

 

La dragonne grogna et Eragon remercia le cuisinier pour elle. Il s’assit à une table pendant que Saphira allait choisir une vache dodue.

Lorsqu’ils eurent fini, Saphira retourna dormir et Eragon aurait bien fait de même, mais Nasuada voulait le voir pour une réunion concernant la suite des événements. Il s’y rendit donc.

La réunion dura tout l’après-midi et il en ressortit qu’ils resteraient un mois à Feinster afin e se remettre et de recruter de nouveau soldats, Dame Laurana ayant mis ses hommes et son palais à leur disposition.

Lorsqu’il sortit finalement, Arya le rattrapa alors qu’il retournait dans sa tente :

 

-          Il faut que je te parle, c’est à propos des funérailles d’Oromis et Glaedr.

-          Très bien, marchons alors.

 

Arya hocha la tête et Eragon dit aux quatre elfes qui l’accompagnaient qu’ils pouvaient les laisser, il ne se ferait pas attaquer. Ils marchèrent un moment et sortirent du camp sous la pleine lune. Ils finirent par s’arrêter sur une colline devant la mer sur laquelle se trouvait un cercle de pierre. Eragon s’assit devant l’océan et Arya fit de même. Elle dit :

 

-          Ma mère nous a invité tous les deux à Gil’ead pour que nous y assistions.

-          Je veux bien venir.

-          Je le sais, mais ton serment à Nasuada t’oblige à suivre ses ordres, et comme tu le sais…

-          Elle m’a interdit de bouger d’ici au cas où Murtagh viendrait, soupira le jeune homme. Pourtant avec sa blessure à la queue, il risque de mettre du temps à guérir et à pouvoir combattre. Au mieux, nous le verrons au siège de Belatona.

-          Je sais. Il faut juste en convaincre Nasuada.

 

Eragon eut un rire ironique et répondit :

 

-          Ou alors contourner ses ordres en me faisant enlevé par Saphira, ça marche tout aussi bien.

-          Oui, et tu e feras passer un  savon dès ton retour.

-          Ce n’est pas nouveau.

 

Arya allait répliquer lorsqu’une lumière blanche se fit derrière eux. Ils se retournèrent en dégainant leur épée, mais il n’y avait personne. Enfin si, une silhouette était allongée dans l’herbe. Ils s’en approchèrent et virent une femme évanouit qui tenait fermement un livre dans la main. Une cape verte tait accrochée à ses épaules et un sac en bandoulière ainsi qu’une épée étaient ses seuls autres possessions.

La princesse elfe posa la main au sol et ferma les yeux. Elle finit par dire :

 

-          Elle est arrivée ici par magie, c’est certain.

-          Mais la téléportation humaine n’est-elle pas impossible.

-          Oui, mais…

-          Mais ?

-          Il semblerait qu’une puissante magie circule entre ces pierres, tu ne l’as pas sentie ?

-          Si.

 

Il observa la jeune femme. Elle était brune et ses cheveux étaient ramené en une longue tresse, seules quelques mèches se détachaient sur ses oreilles. Elle était plutôt grande et de bonne corpulence, Eragon devait reconnaitre qu’elle était belle pour une humaine. Il dit :

 

-          Il faut l’emmener au camp.

-          Tu as raison Eragon, allons-y.

 

Ils la soulevèrent doucement et Saphira atterrit dans le cromlech afin qu’ils la mettent sur son dos pour la transporter plus facilement.

Ils l’emmenèrent dans la tente du jeune homme et il posa les affaires de la jeune femme sur la table. Il trouva dans le sac une armure, une robe et une tunique de cuir pour l’entraînement. Il y avait encore un peu de nourriture, mais presque plus rien. Il se tourna vers Arya qui observait la jeune femme. Elle dit :

 

-          Qui peut-elle bien être ? Je n’ai jamais senti une magie comme celle-là.

-          Je ne sais pas, je lui demanderais à son réveil. Tu devrais aller dormir, nous préviendrons Nasuada demain.

-          Tu as sans doute raison.

 

Arya se leva et le laissa avec la jeune femme. Il lui retira sa cape et l’accrocha au poteau central avant de s’asseoir devant la table avec un morceau de pain. Il ouvrit le livre et y découvrit des mots d’ancien langage mélangés à ceux du langage courant. Il y avait des formules magiques, des recettes d’onguents magiques et de potion, des histoires sur des créatures mythique et autre écrits. Il l’étudia un peu, mais il y avait tellement de pages qu’il arrêta bien vite.

Il prit dans son coffre une couverture et l’étendit sur le sol afin de pouvoir dormir. Il s’endormit tranquillement, se demandant toujours qui pouvait ben être la mystérieuse jeune femme.