L'existence du multivers

par Captain Antheus

Quelques années plus tard, Augustine a poursuivi ses études à la Tour Maîtrise, mais il a finalement abandonné, découragé par la difficulté de son entraînement. En revanche, il aura au moins découvert quelque chose de particulièrement intéressant : une potentielle nouvelle forme d’évolution.


Aujourd’hui, il se décide à aller à Mozheim. Il veut toujours aider Eerider, et maintenant qu’il a un niveau correct, il s’en sent capable. De plus, il a agrandi et amélioré son équipe.

Pour aller à Mozheim, il utilise Chevroum comme monture et en profite pour mettre au point ses techniques de combat face à des adversaires de tous niveaux. Quand, enfin, il arrive à sa destination. Sa première crainte est évidemment celle qu’Eerider soit déjà partie. La jeune fille ne lui a plus donné aucune nouvelle depuis trop longtemps. Finalement, il est soulagé quand il la voit devant la gare, assise sur un banc. Augustine trouve la ville magnifique avec cette énorme cascade en plein centre. Il s’assied à côté de sa jeune amie, heureux de la retrouver. « Eri ! Comment vas-tu ? J’étais tellement inquiet, tu ne m’as pas donné la moindre nouvelle depuis des années !

Le son que produit Eerider surprend Augustine en même temps que lui casser les oreilles.

Augustine prend la jeune fille par les épaules et la secoue. Il retire ses mains lorsqu’il sent quelque chose lui chatouiller la peau. Il vérifie qu’un insecte ne s’est pas enfilé sous ses manches. Il reprend :


Augustine trouve Beladonis avec la mère d’Eerider. Il les interrompt aussitôt dans leur conversation. « Hé ! Vous ne vous inquiétez pas pour Eerider ?


De plus en plus paniqué face à cette situation incompréhensible, il retourne voir Eerider et lui prend la main sans plus attendre. Pourtant, cette fois, sa main traverse littéralement celle de la jeune fille. Cette dernière essaye encore de parler, mais les sons qu’elle produit sont plus stridents et brouillés que jamais. « Qu’est-ce qu’il se passe ? Eerider ! Arrête ça ! » s’écrie Augustine, les larmes aux yeux. Force de constater son impuissance, il se laisse tomber sur les genoux et ne parvient plus à retenir ses larmes. « Je ne peux même pas comprendre. Ta propre mère agit comme si tu n’avais jamais existé. Personne ne fait attention à toi. C’est un véritable cauchemar ! »


Eerider soupire, provoquant un grincement aigu et distordu. Elle montre quelque chose à Augustine. Le train prêt à partir sur les rails. Puis, elle le pousse dans sa direction. Le jeune homme ne comprend pas ce qu’elle veut, il continue d’avancer et monte dans le train. Cependant, un coup de sifflet annonçant le départ du train le fait descendre précipitamment. Il se retrouve dans une Kalos détruite en majeure partie, le ciel couvert de fumée et de cendre. L’air est peu respirable. Sur un bâtiment, un écran diffuse des informations. Le signal est coupé et laisse place à un homme particulièrement grand et large, roux et habillé en noir et rouge. Il se défait de ses lunettes teintées, les pose sur le bureau et prend la parole. Augustine se fige, incrédule. « Lysandre ?! »

C’est à ce moment qu’un homme lui répond, assis non loin de lui. « Lysandre a pris le contrôle d’une arme qui nous a tous anéantis. Le pays est à sa merci. Tous ceux qui ne sont pas des « élus » triés sur le volet par ses soins sont éliminés.

Augustine se retourne et fait un bond. Sans même avoir besoin de se présenter, il sait qui est cet homme. La situation devient de moins en moins compréhensible. Elle est même totalement surréaliste. Augustine comprend cela dit une chose : cette vision d’horreur de Kalos détruite dans sa quasi-totalité est le futur. Augustine oublie alors Eerider un instant, soudainement bien plus préoccupé par l’état de la ville. L’homme s’approche d’Augustine, comme si de rien n’était. Lui aussi sait qui est ce jeune homme et ne montre aucune surprise de le voir là. Comme si leur rencontre avait été préméditée. « Tu peux éviter ça. Tu ne pourras pas faire changer d’avis Lysandre, mais tu peux l’arrêter avant qu’il n’active cette arme.


Augustine voit une dernière fois son homologue futur avant de retrouver le Mozheim actuel. Il remarque qu’il s’est assoupi sur un banc, non loin de la cascade. Il se redresse et s’en va, l’air de rien. Il n’est pas sûr d’avoir tout saisi de ce qu’il lui est arrivé, mais il est au moins certain d’une chose : s’il ne fait rien, Kalos sera détruite et le peu d’humains restants seront asservis par Lysandre.