De cendres à cendres

par aak

Fic traduite…

Titre : De cendres à cendres

Auteur: dress-without-sleeves

Traductrice: Aurélie (a.a.k)

Estimation: PG

Genre: Famille

Sommaire: Ca suit immédiatement le final de la Saison 2. Bobby et Ellen discutent. En quelque sorte.

***

Peut-être que Bobby pensait lui devoir quelque chose; peut-être qu’il était toujours un peu ivre et à moitié étourdi à cause du Démon et de l’armée et du fantôme et de Sam (et maintenant de Dean). Peut-être qu’il voulait juste remplir le silence avec quelque chose d’autre que le doux sifflement de la bière et la panique silencieuse qui s’était installée dans les coins de la cuisine.

Donc il regarda par la fenêtre, observant Sam et Dean s’amuser à se battre, euphoriques et libres et toujours à moitié ahuris d’être en vie (principalement, mais aussi en partie morts et Bobby le savait et Dean le savait et Sam — il ne le savait pas encore tout à fait mais ça allait venir, ça allait venir). Ellen marmonna avec un demi rire, “Je n’arrive pas à imaginer ces garçons quand ils étaient gosses. Ils devaient être incontrôlables,” comme si elle pensait soudainement que Jo et Ash (ou peut-être qu’elle ne pensait pas à Ash ou aux cendres, peut-être que ça faisait encore trop mal) n’étaient pas si mal que ça.

Et Bobby dit, “C’étaient de gentils garçons,” mais elle le regarda comme si elle se doutait que c’était faux et il rit aussi. “Oh, bon sang, Ellen, mais ce n’étaient pas de mauvais garçons.”

Il se demanda quand, exactement, ils avaient réussi à le séduire, quand les ombres de John étaient devenues les neveux de Bobby. Et il dit, “Le bal de promo.” Ellen bu et observa mais ne pressa pas. Bobby était comme John de ce côté-là. Il la regarda avec un sourire. “Le rendez-vous de Sam, le bal de première année... Une jolie petite. Un an plus âgée. Elle a jeté un regard à Dean et elle est tombée follement amoureuse.” Il rit tout bas, faisant tourner la bière dans la bouteille. “Le bougre a dû commencer à se cacher quand Sam ramenait des filles à la maison.”

Le rire d’Ellen fut rauque et rocailleux et vrai, juste sur les bords. “Ca explique l’ego,” plaisanta-t-elle, mais son ton était chaleureux et affectueux comme si elle l’aimait peut-être, elle aussi, tout comme Bobby et à peu près tout le monde. Puis elle ajouta, parce que ce n’était pas le bon moment, mais… Comment aurait-elle pu ne pas le faire. “J’aurais aimé qu’il se cache la première fois que Sam a rencontré Jo.”

Elle le pensait même presque, parce que Sam était sûr et équilibré et amical là où Dean était séducteur et agité et stoïque. Bobby secoua la tête. “Non, tu n’aurais pas aimé,” répondit-il sérieusement. “Dean a la quantité, mais Sam obtient la qualité,” dit-il et il n’élabora pas.

Ellen secoua la tête. “Je n’en suis pas sûre,” murmura-t-elle. “Je pense que plus de femmes craquent pour Dean simplement parce qu’il est plus souvent disponible. Sam trouve sa femme et reste avec elle. Mais Dean ferait —pourrait— aurait fait un bon mari, éventuellement.”

Cela ramena les ramena à la réalité et Bobby se rappela qu’à moins que Dean ne se marie dans les douze mois, il ne le saurait jamais. Donc il ne répondit pas exactement, se contenta d’hausser les épaules et dit, “Ouais, hé bien, Dean est Dean.”

Il n’ajouta pas, Dean est courageux et dévoué et tellement, tellement bousillé. Il n’ajouta pas, Dean est prêt à se sacrifier et se déteste et est généreux. Il n’ajouta pas, Dean est Dean et Sam l’aura toujours, toujours avec lui, même lorsqu’il sera salé et brûlé parce que ses cendres voleront d’elles-mêmes du feu vers les yeux et les cheveux et la bouche de Sam et elles y resteront, même si c’est seulement dans le souvenir de leur goût.

Il n’ajouta pas: on connaît les cendres, Ellen, toi et moi.