7 - Doudou, couche culotte et FBI (partie 2)

par FandeSerie

Cachette de Anderson

 

Bobby et Myles s'étaient arrêtés dans un vieil hôtel miteux où des souris faisaient la course sur le palier de la porte. Devant ce spectacle, Myles se retint pour ne pas traîner dans l'endroit et prendre Anderson le plus vite possible.

 

Bobby : Je comprends pourquoi Wallace s'inquiétait pour le témoin.

Myles : A défaut de prendre une balle dans la rue il pourrait attraper une maladie rare dans ce taudis.

Bobby : Ne te plaint pas mon vieux, Wallace aurait pu nous demander de rester là pour la protection.

Myles : Ma peau ne supporte pas les oreillers des motels.

 

Myles et Bobby arrivèrent devant la porte d'une chambre et y frappèrent en montrant leurs plaques du FBI.

 

Myles : FBI. Agent Manning et Leland.

 

La porte s'entrouvrit laissant apparaître un homme prêt à dégainer et plus que méfiant.

 

Homme : Entrez. J'ai été informé de votre visite.

 

L'homme s'écarta pour laisser entrer les 2 agents.

 

L'intérieur de la chambre était pire que l'extérieur du motel. Heureusement pour Myles, il n'aurait pas à dormir là puisqu'une autre chambre, dans un hôtel plus convenable, avait été louée pour assurer la suite de la protection.

 

Dans la chambre, qui n'était pas très spacieuse, était assis un autre homme. Il fixait les deux agents qui venaient d'entrer dans la pièce.

 

Bobby : Lequel de vous est Owen Anderson ?

 

L'homme se leva de sa chaise et ouvrit la porte d'un placard. Un autre homme apparut dans la pénombre, il était bâillonné et avait les mains attachées dans le dos.

 

Bobby : Vous êtes dingue ! Vous enfermez un témoin dans un placard.

Homme : C'était ça ou on le descendait nous même !

Myles : Les clés des menottes.

 

Myles et Bobby se fixèrent avant de détacher Anderson. A peine le bâillon enlevé que Anderson se tourna vers les 2 agents qui l'avait mis dans le placard.

 

Anderson : Je ferais un rapport sur vous ! La façon dont vous vous êtes comportés avec moi, je porterais plainte, je vous ferais retourner à la circulation.

Agent1 : Si au moins on m'assurait qu'on vous entendrait plus, je signerais tout de suite.

 

Les 2 agents qui avaient fait la première partie de la surveillance ramassèrent leurs affaires avant de donner une tape sur l'épaule de Bobby.

 

Agent1 : Bon courage !

Agent2 : Vous en aurez besoin !

 

Myles et Bobby regardèrent les 2 hommes quitter la chambre sous le regard accusateur de Anderson.

 

Anderson : Et maintenant, qu'est-ce qu'on fait ? On reste ici où on change de planque ?

Myles : Vous allez nous suivre. Le FBI se charge de l'affaire maintenant.

Anderson : Le FBI ? C'est super. Ca fait longtemps que vous êtes agents ? Je ne voyage pas avec des débutants.

Bobby : Rassurez-vous, on a assez d'expérience pour mener à bien cette mission.

 

Bobby et Myles se fixèrent. Le bâillon n'était peut-être pas une si mauvaise idée.

 

Rue de Washington.

 

Sue et Jack étaient partis à la recherche de Howie pour avoir des infos sur cette affaire. Wallace n'avait pas apprécié qu'on lui donne ce genre d'affaire. Elle n'était pas du genre à choisir des affaires pour monter en grade mais son service n'était pas l'endroit où l'on jetait les dossiers qui pouvaient paraître sans intérêt.

 

Jack prenait un peu de repos avec Mackenzie. Elle était adorable mais semblait inépuisable. Sue l'a tenait dans ses bras alors que Jack portait le sac contenant les affaires du bébé.

 

Soudain, Jack laissa son regard se perdre et contemplait l'image qu'il avait sous les yeux. Sue avec un bébé dans les bras. Il sourit. Peut-être qu'un jour ils seraient tous les deux dans ce parc, marchant côte à côte avec un bébé dans les bras, le leur.

 

Un sourire apparut sur son visage et une drôle de sensation s'empara de lui. Cette idée le rendait tout simplement heureux. Pourtant de nombreuses fois, ses conquêtes avaient juste abordé le sujet mais cela lui donnait plus envie de fuir qu'autre chose. Mais avec Sue c'était différent.

 

Il aimait cette femme. Plus que tout au monde. Leur relation était bien trop récente pour envisager ce genre de projet mais il ne pouvait s'empêcher de le faire. Surtout lorsqu'il voyait Sue rayonner de cette manière avec MacKenzie dans les bras.

 

Avoir un enfant et fonder une famille avec cette femme, ferait de lui, le plus heureux des hommes. Il savait que s'il leur laissait un peu de temps, ses « rêves » deviendront réalité. Et il était prêt à tout faire pour que ce soit le cas et pour rendre Sue heureuse.

 

Ils s'asseyèrent sur un banc. Sue joua avec Mac et son doudou tandis que Jack surveillait les alentours pour voir si Howie pointait le bout de son nez.

 

La petite essayait d'attraper son doudou que Sue écartait à chaque fois. L'enfant éclatait de rire à chaque fois que le doudou s'échappait et venait lui toucher le bout du nez. Sue admirait ce petit être qui lui souriait. Mackenzie semblait si fragile et tellement petite. 

 

Avoir un enfant, elle l'avait imaginée, espérée et même rêvée et maintenant qu'elle était avec Jack, cette idée devenait de plus en plus présente et plausible. Elle y avait pensé de nombreuses fois.

 

Elle avait quitté son poste au FBI pour cet homme car elle le sentait spécial. A ses côtés, elle se sentait différente, comme si elle pouvait être elle-même. Et elle avait envie qu'il soit le père de ses enfants. Elle avait envie de fonder une famille avec lui. Mais elle n'osait pas lui en parler de peur de lui faire fuir. Ils avaient tout les deux été d'accord sur le fait qu'ils devaient prendre leur temps. Et elle ne voulait brusquer.

 

Alors que Sue portait son attention sur Mackenzie, elle sentit le regard de Jack posé sur elle. Elle leva les yeux et rencontra son regard. Elle lui sourit tendrement tandis que Mackenzie gazouillait et agitait son doudou devant Levy pour attirer son attention. Jack et Sue échangèrent un regard dont ils en avaient le secret quand Howie apparut.

 

Howie : Salut Jack, bonjour Sue. Et ce bon vieux Levy.

 

Levy s'assit près de Howie pour se faire caresser la tête.

 

Jack : Salut Howie ! On a des questions à te poser sur une affaire.

 

Howie aperçut le bébé dans les bras de Sue et s'approcha d'elle.

 

Howie : Qu'est-ce que c'est ?

Sue : Howie, je te présente Mackenzie.

 

Howie enleva son chapeau devant le bébé qui lui sourit. Elle était tellement adorable que Howie, qui d'accoutumer était un moulin à paroles, resta sans voix. Comme ému par l'innocence de ce nourrisson.

 

Jack : C'est ma nièce. Elle va rester quelques jours avec moi.

Howie : C'est dingue, vous ne l'auriez pas dit, j'aurais juré que c'était votre fille. Elle a le même regard que Jack.

Sue : C'est vrai qu'elle a des yeux magnifiques.

 

L'attention de Howie se reporta sur le bébé quand Jack le tira par le bras pour le faire répondre aux questions qu'ils avaient à lui poser. Après tout, ils étaient venus pour avoir des informations.

 

Jack : Howie, on voudrait des infos sur un bookmaker.

Howie : (regardant Mackenzie) Elle est si petite et elle a des toutes petites mains, c'est trop...

Jack : Howie...concentre toi un peu !

Howie : (reprenant ses idées) Un bookmaker ?

Sue : Jonathan Redans.

Howie : C'est un gros poisson.

Jack : Comment ça ?

 

Sue s'approcha des deux hommes pour participer à la conversation. Jack prit alors Mackenzie dans ses bras pour permettre à Sue de suivre la conversation plus tranquillement.

 

Howie : Je sais qu'à New York, Redans s'est fait coffré pour le meurtre d'un mauvais payeur.

Sue : Tu sais d'autres choses sur cette affaire ?

Howie : D'après l'une de mes sources, Redans serait transféré à Washington D.C. pour être jugé.

Jack : Mais...

Howie : Redans n'a pas pour habitude de travailler seul.

Sue : Redans a un complice ?

Howie : Toujours selon ma source, un témoin aurait vu la scène mais en fait, le « témoin » travaillerait pour Redans.

 

Jack et Sue se fixèrent.

 

Howie : Il serait son comptable.

 

FBI, Bureau de Wallace

 

Sue et Jack étaient venus prévenir Wallace de la réelle nature du témoin. Wallace n'était pas du genre à envoyer son équipe dans un traquenard. Elle devait savoir pourquoi on lui avait donner ce dossier.

 

Wallace : C'est un sbire de Redans !

Sue : D'après l'informateur de Howie, Anderson, si c'est bien son nom, travaillait pour Redans.

Jack : D'après une de mes sources à New York, Anderson aurait réellement vu la scène mais la police aurait effacer son passer de trésorier véreux.

Wallace : Ils ne voulaient pas que les jurés ne le sachent.

Sue : C'est légal ?

Jack : Parfois, pour coincer un gros mafieux, nous sommes obligés de fermer les yeux sur le passé du témoin.

 

Wallace regarda les 2 agents assis en face d'elle avant de leur faire signe de quitter son bureau. Quand ils furent levés, Wallace lança un petit coup d'œil furtif autour d'elle.

 

Jack : Il y a un problème ?

Wallace : Ba vous savez... la petite chose que vous aviez ce matin...Ca porte des couches, boit au biberon et...c'est votre nièce.

Jack : Mackenzie est avec Lucy, comme on n'en avait pas pour longtemps...

Wallace : Je vois...enfin, continuer vos recherches et prévenez Leland et Manning de votre découverte.

 

Sue et Jack sortirent du bureau après avoir fait un hochement de tête pour signaler qu'ils avaient comprit.

 

Jack : Au début quand Wallace parlait de couches et de biberons, je croyais qu'elle parlait de Myles !

Sue : Tout le monde peut se tromper.

 

Bureau FBI

 

Lucy cajolait Mackenzie. Cette petite était adorable et souriait à toutes les personnes qui lui montraient un peu d'attention. Lucy avait toute de suite su s'y prendre avec elle.

 

Demetrius aussi était tombé sous le charme de cette enfant qui lui souriait et riait à toutes ces grimaces. Soudain, Lucy et Tara soupirèrent en observant le bébé dans sa nacelle.

 

Demetrius : Qu'est-ce qu'il y a ?

Lucy : (soupirant) Je me dis que le temps passe à une allure fulgurante.

Tara : C'est vrai. Il suffit de regarder autour de nous. Lucy est mariée, Sue est avec Jack, dans quelques années c'est Mackenzie qu'on verra aller à l'université...

Demetrius : Je suis sûr que vous aurez vous aussi votre famille avec des bambins qui courent partout dans votre jardin.

Tara : Pour ça faudrait déjà je trouve un homme, un qui pense à moi et qui m'aime.

Demetrius : Et Stanley ?

Tara : Et bien...on s'est séparé. Incompatibilité.

 

Tara envoya un rapide sourire et se pencha vers Mackenzie pour éviter les regards interrogateurs. Un silence plana dans le bureau pendant quelques secondes quand Lucy posa sa main sur l'épaule de Tara.

 

Lucy : Ne t'inquiète pas ! J'ai déjà fait des miracles.

 

Lucy arborait un immense sourire. Elle était très fière de son œuvre. Et même si Myles prétendait qu'elle n'y était pour rien, elle était sûre du contraire/ Il est vrai qu'elle n'avait pas eu beaucoup de mal vu la manière dont ses deux là se regardaient... mais cela n'avait pas été de tout repos non plus.

 

Demetrius sourit à cette remarque quand Sue et Jack entèrent dans le bureau sous le regard du trio.

 

Lucy : Voilà de quoi je suis la plus fière.

Sue : (étonnée) De quoi vous parliez ?

Tara : Nous étions nostalgique.

 

Elle avait dit ça en faisant suivre sa phrase d'un long soupir. Jack regarda Dem, s'approcha et prit Mackenzie.

 

Jack : Je ne préfère pas savoir de quoi vous parliez... Et Mackenzie est trop jeune pour ce genre de chose !

 

Les filles sourirent à la remarque de Jack. Demetrius et Jack préférèrent s'éclipser pour ne pas devoir participer aux complots du duo de marieuse Sue/Lucy.

 

Hôtel en dehors de Washington D.C.

 

Anderson n'avait pas cessé de parler pendant tout le trajet jusqu'à l'hôtel. Bobby et Myles avaient même songé pendant une minute à l'abandonner sur une petite route pour avoir la paix. Seulement les représailles de Wallace auraient sans doute été pires que d'écouter ce type parler. Bobby, Myles et Anderson venaient de pénétrer dans une chambre d'hôtel plus confortable que celle où le témoin était retenu au préalable.

 

Anderson : Ah ! C'est plus agréable ici ! Je suis enfin dans un endroit qui me reflète, le luxe, la prestance, la classe !

 

Bobby s'approcha de Myles discrètement.

 

Bobby : Je crois qu'il t'a piqué ta tirade.

 

Myles lança un regard à Bobby qui voulait tout dire. Il était peut-être pointilleux sur les endroits où ils dormaient mais pas comme ce type qui trouvait toujours quelque chose à dire.

 

Myles : Anderson, vous dormirez ici alors que l'agent Manning et moi dormirons dans les 2 chambres à côtés.

Anderson : Très bien !

Bobby : Interdiction de passer une commande sans nous prévenir, interdiction de quitter la chambre sans nous prévenir et surtout je ne veux plus vous entendre jusqu'à demain.

 

Anderson haussa les épaula en signe d'indignation. Cet agent était bien rustre avec lui. Anderson allait pour la énième fois se plaindre quand le téléphone de Myles sonna.

 

Myles : (regardant l'écran) C'est Wallace.

Bobby : Elle nous appelle sans doute pour nous dire qu'on va être remplacé.

Myles : Leland ?

Wallace : (au téléphone) Il y a du changement Leland pour la protection du témoin.

Myles : Quel changement ?

Wallace : Il semblerait que nous ne connaissions pas toute l'histoire.

Myles : Ca change l'objectif de la mission ?

Wallace : Pour le moment, non. Mais comme vous allez devoir jouer les chaperons ce week-end resté sur vos gardes.

Myles : Très bien.

 

Myles s'approcha de Bobby et lui fit signe qu'il devait lui parler en privée au sujet de sa conversation téléphonique avec Wallace.

 

Les 2 agents entrèrent dans la chambre adjacente à celle de Anderson et fermèrent la porte pour ne pas que des oreilles indiscrètes entendent la conversation.

 

Bobby : Y a un problème ?

Myles : Wallace vient de me dire que notre témoin ne serait pas si angélique que ce qu'on a bien voulu nous faire croire.

 

Bureau du FBI

 

Il était déjà très tard. L'équipe avait rangé les dossiers qui traînaient et continuait les recherches sur l'affaire où Anderson servait de témoin. Encore des heures supplémentaires en perspectives.

 

Tara, Lucy, Sue, Demetrius et Jack n'avaient pas arrêté de la journée la chasse à l'info avec très peu de réussite. L'enquête était entre les mains du procureur qui ne voulait pas qu'on soulève trop de question autour du passé de Anderson.

 

Wallace entra alors dans le bureau.

 

Wallace : Alors ? Du nouveau ?

 

L'équipe se regroupa au centre de la pièce pour faire part de leur découverte.

 

Sue : J'ai re-contacté Howie qui m'a donné plus d'information. D'après lui, le procureur aurait fait un marché avec Anderson pour avoir ses aveux.

Jack : Anderson aurait accepté sans aucune hésitation.

Wallace : Etrange. Quel genre d'arrangement ont-ils passés ?

Sue : Pour le moment nous n'en savons pas grand-chose. Tous les dossiers sont bloqués puisque l'affaire est en cours d'instruction.

Wallace : On doit en savoir plus. Cette affaire ne m'inspire vraiment pas confiance.

 

Ce sentiment était partagé par les membres de l'équipe. Cette mission semblait trop facile et empreinte d'un mystère.  Un homme arriva dans le bureau et tendit un papier à Tara qui le parcourut rapidement.

 

Tara : Je viens d'avoir une réponse d'une amie qui travaillait sur le suivi de cette affaire.

Demetrius : Et qu'est-ce qu'elle peut nous dire ?

Tara : Aucun Anderson n'est témoin dans cette affaire.

 

Tous regardèrent Tara avec étonnement.

 

Demetrius : Et qui est-il alors ?

Tara : Son véritablement nom est James Laverty.

Jack : Le comptable de Tom Caine !

Tara : En personne !

 

Sue lança un regard interrogatif aux agents présents autour d'elle.

 

Jack : (signant) T-O-M C-A-I-N-E, l'un des plus gros mafieux de la côte est.

Demetrius : Avant que tu n'arrives ici, plusieurs équipes du FBI travaillaient déjà à son arrestation. Malheureusement sans succès.

Tara : Jusqu'au jour où, une équipe de surveillance à reçu un appel donnant des preuves d'un blanchissement d'argent.

Wallace : Je vais me renseigner de mon côté ! Essayez d'en apprendre plus ! Mais faites attention.... Ce genre d'affaire ne me plait pas.

 

Hôtel

 

Bobby, Myles et Anderson s'étaient regroupés dans la chambre de Anderson pour manger le repas du midi. Anderson avait été plutôt vague sur les raisons de sa mise en protection rapprochée, ce qui n'était pas pour plaire aux 2 agents.

 

Wallace les avait prévenu. Anderson n'était peut-être pas si honnête qu'il voulait bien le faire croire. Néanmoins, ils devaient le protéger jusqu'à ordre contraire de Wallace.

 

Myles : (à Bobby) Passe moi une canette, s'il te plait.

Anderson : Vous n'allez pas boire de la bière en service ? Je vais prévenir votre supérieur.

 

Bobby et Myles se fixèrent. Cela faisait un moment qu'ils n'écoutaient plus les propos de Anderson.

 

Bobby tendit une canette de coca à Myles qui but une gorgée. Tout avait l'air tranquille, peut-être même trop tranquille. Ce qui n'était pas du goût de Myles et Bobby.

 

Myles : Au faites...tu as ton cadeau de Lucy ?

Bobby : Oui, une super planche de surf. Quand je partirais en Australie pour les congés j'aurais une super planche. Pourquoi ?

Myles : Lucy n'a pas voulu me dire ce qu'elle m'avait rapporté...

Bobby : Je sais ce qu'elle t'a ramené !

 

Myles fixa Bobby avec des yeux ronds.

 

Myles : Vraiment ? Et qu'est-ce que s'est ?

Bobby : Si je te le dis ça ne sera pas drôle.

Anderson : C'est vrai ! Vous perdriez l'effet de surprise.

Myles : Donne moi au moins un indice !

Bobby : D'accord.

 

Myles était suspendu aux lèvres de Bobby qui jubilait intérieurement de torturer ainsi son collègue et ami.

 

Bobby : C'est jaune !

Myles : C'est tout ?

Bobby : C'est tout.

 

Bureau du FBI

 

Il était déjà tard. Mackenzie s'était endormie dans son couffin sous le regard ébloui de Jack. Elle était si paisible. Elle avait été adorable. Il ne l'avait presque pas entendu aujourd'hui. Un vrai petit ange. Il remit doucement la couverture sur l'enfant pour pas qu'elle est froid.

 

Sue observait la scène. Jack avait passé la journée à cajoler et protéger ce bébé. Et elle devait avouer qu'il était plutôt doué. Sa nièce avait l'air de l'adorer. Il avait l'air très proche de sa sœur aussi. Il lui avait parlé quelques fois d'elle mais elle ne s'était rencontrée que pour la première fois, ce matin.

 

Elle avait la sensation de se rapprocher de plus en plus de Jack, d'entrer encore un peu plus dans vie. Elle en était heureuse. En observant Jack et Mackenzie durant la journée, elle s'était surprise à imaginer ce que pourrait être sa vie avec Jack si cela devenait plus « officiel ».

 

Elle vit Jack jeté de temps en temps un œil sur Mac et elle ne put s'empêcher de sourire. Il ferait un très bon père...et un très bon mari. Elle n'avait aucun doute la dessus. Ce dont elle avait peur, c'est de savoir si elle, ferait une bonne mère. Cela devait être une réaction normale. Toutes les femmes devaient se poser cette question avant de fonder leur famille.

 

Une famille. Elle se l'imaginait parfaitement bien. Une maison, un jardin et deux enfants courant après leur chien. Elle les regarderait blotti dans les bras de l'homme qui lui avait construit ce bonheur, Jack. Elle soupira en observant Jack ce qui ne passa pas inaperçu aux yeux de Lucy.

 

Elle porta son attention à son tour sur Jack et ce qu'elle vit la toucha. La paternité lui allait très bien. Elle imaginait très bien ce que pouvait ressentir Sue à cet instant. Elle vivait aussi une aventure formidable avec Dylan et maintenant qu'ils étaient mariés, ils envisageaient de nombreux projets. Cela allait très vite mais elle était heureuse. Elle avait trouvé l'homme avec qui elle allait passer le reste de sa vie et fonder sa famille. Elle ne pouvait pas être plus heureuse.

 

Elle s'approcha de son amie. Elle était aussi heureuse pour Sue parce qu'elle vivait la même aventure qu'elle. Dès la première fois où elle les avait vu ensemble, elle avait su qu'ils finiraient leur chemin ensemble. Ils étaient fait l'un pour l'autre. Et le regard que Sue portait sur Jack en ce moment, ne fit que confirmer les dires de Lucy. Ils avaient déjà fait le premier pas dans la bonne direction et ils n'allaient pas tarder à faire le reste, elle en était certaine. Elle sourit et posa sa main sur l'épaule de Sue pour lui signaler sa présence. La jeune femme tourna la tête vers son amie.

 

Lucy : C'est rare !

 

Sue l'interrogea du regard. Lucy regarda rapidement Jack puis sourit à Sue.

 

Lucy : Les hommes doués avec les enfants !

 

Sue ne put s'empêcher de regarder une dernière fois Jack avant de baisser les yeux puis regarda son amie.

 

Lucy : On a beaucoup de chance !

 

Sue lui sourit.

 

Lucy : Je devrais peut-être vous inviter à dîner Jack, Mac et toi comme ça cela pourrait donner des idées à Dylan.

 

Sue la regarda étonné.

 

Sue : Vous venez tout juste de vous marier .... ?

 

Lucy sourit de plus belle. Il est vrai que pour les personnes extérieures à leur relation cela pouvait sembler bizarre mais elle était sûre que Sue pouvait la comprendre.

 

Lucy : Ne me dis pas que tu n'y as pas pensé en voyant Jack et Mackenzie ?

 

Sue baissa les yeux. Elle avait vu juste.

 

Lucy : On n'y pense toute quand on a trouvé l'homme idéal !  Il n'y aucun mal à ça !

Sue : Pour Dylan et toi, oui... mais Jack et moi, cela ne fait que quelques mois que nous nous fréquentons et...

Lucy : 5 mois, 2 semaines et 3 jours.

 

Sue s'arrêta et fixa son amie. Elle tenait les comptes. Elle ne put s'empêcher de sourire de plus belle. Mais elle ne put s'empêcher de trouver qu'elle allait un peu trop vite en pensant fonder une famille avec Jack.

 

Wallace passait devant le bureau de l'équipe. Elle semblait elle aussi fatiguée par les recherches qu'elle avait faite. Elle s'arrêta devant la porte du bureau regardant l'équipe fournir un ultime effort aux recherches. Elle vit Lucy discutant avec Sue. Ce n'était pas dans son style d'écouter els conversation des autres mais elle ne voulait pas les interrompre. Elle resta un peu en retrait en observant les deux jeunes femmes.

 

Lucy rayonnait depuis qu'elle était revenue de sa lune de miel. Le mariage lui réussissait et Sue avait toujours cette joie et cette douceur qui se dégageait d'elle. Sa relation avec l'agent Hudson avait l'air de l'épanouir et se bien se passer. Elle était heureuse pour elles. Elles réussissaient où elle avait échoué.

 

Elles savaient gérer leur vie personnelle et leur vie professionnelle. Elle regarda rapidement le reste de l'équipe. Ils étaient tous à pied d'œuvre.

 

Cette équipe était vraiment spéciale. Quand il avait une affaire, il l'a faisait jusqu'au bout sans se soucier du dire des autres services qui ne s'occupaient que des affaires médiatisées. Eux, cherchaient pas la gloire ou les feux des projeteurs mais seulement à faire leur travail.

 

Mais ils ne devaient pas oublier qu'ils avaient une vie et pour certains une famille. Wallace entra dans le bureau et s'avança près des agents.

 

Wallace : Il se fait tard. Vous devriez rentrer chez vous.

Tara : Nos recherches piétinent... Les dossiers en suspens sont terminés....

Wallace : Vous pouvez y aller. Je vous tiens au courant si j'ai la moindre nouvelle ! Bonne soirée.

 

Wallace regarda une dernière fois ses agents avant de quitter la pièce. Elle savait qu'ils n'auraient pas l'esprit tranquille en sachant leurs amis et collègues en mission. Mais au moins, ils seraient chez eux. 

 

C'était la meilleure nouvelle de la journée. Ils étaient enfin en week-end. Mais ils eurent tous une pensée pour Myles et Bobby. Ils ne savaient pas dans quoi ils s'étaient embarqués et cela, ils n'aimaient pas cela.

 

Tous commencèrent à ranger leur affaire pour quitter le bureau. D'habitude, l'ambiance était plus joviale... mais il faut dire que Myles y était pour beaucoup. Et puis Bobby adorait le taquiner.

 

Avant de partir, chacun fit un petit au revoir à Mackenzie, l'agent du FBI d'un jour.

 

Lucy : (à Jack) Tu vas pouvoir t'occupé tranquillement de ta nièce ce week-end.

Jack : Oui, si elle ne me fait pas tourner en bourrique, la petite coquine.

Tara : Parce que tu te laisses faire par les femmes Jack. Wallace t'as prévenu.

 

Jack esquissa un léger sourire en regardant Sue. C'est vrai qu'il avait du mal à résister à une jolie femme en particulier.

 

Tara s'approcha de Sue en lançant un petit regard en direction de Lucy.

 

Tara : Comme ça vous aurez de l'entraînement pour les vôtres.

 

Sue et Jack se fixèrent. Il fallait qu'ils remettent ça.

 

Jack prit la nacelle de Mackenzie délicatement pour ne pas la réveiller. Elle dormait profondément. Jack la contemplait, endormie et si paisible. Jack releva la tête.

 

Jack : Je voulais faire des courses mais avec Mackenzie...

Sue : Je peux venir avec toi si tu veux ?

Jack : Ca serait gentil !

 

Lucy et Tara se lancèrent un regard entendu. Ils essayaient encore de ne pas trop montrer leur relation au bureau seulement depuis qu'ils avaient avoué qu'ils étaient ensemble, chaque mot, chaque geste était étudié à la loupe par l'équipe.

 

Sue accompagna Jack et Mackenzie vers la sortie du bureau sous les yeux amusés des deux jeunes femmes.

 

Tara rangeait les derniers dossiers quand Lucy, qui s'apprêtait à partir s'approcha d'elle.

 

Lucy : Je me disais que ce week-end ont aurait pu se faire une sortie.

Tara : Je ne veux pas que tu te sentes obligée.

Lucy : Mais tu vas passer un week-end triste et mon sens aiguë de shippeuse est continuellement en alerte. Alors je te dis que d'ici lundi tu auras quelqu'un dans ta vie !

 

Tara esquissa un léger sourire. Elle ne voulait pas faire de peine à Lucy mais la séparation avec Stanley était encore récente et elle ne voulait pas brusquer les choses.

 

Tara : Tu sais Lucy, c'est gentil mais je ne suis pas encore prête à sortir.

Lucy : Je comprends...mais ne perds pas espoir ! Il y a un home qui t'attend quelque part.

Tara : Faut encore le trouver !

Lucy : Il est parfois plus proche qu'on ne le pense.

 

Les derniers mots de Lucy résonnèrent dans la tête de Tara. Et si elle l'avait déjà rencontré sans le savoir ? Non, elle ne sortait que rarement de son bureau. Mais peut-être que Lucy avait raison. Elle ne devait pas désespérée.

 

Tara : J'y penserai.

 

Les deux jeunes femmes quittèrent le bureau.