Partie 1 Les limbes de la peur / Chapitre 1: Les moutons dans le pré au loups

par jackals400

Année 2297, l'humanité s'est unifiée sous le drapeau de l'union depuis prés de deux siècles après le fléau de la troisième guerre mondiale. Alors que l'union fête son bicentenaire une arme thermonucléaire touche Caelestis, la capitale de l'Union située sur Mars sur le plateau d'Amazonis Planitia prés du volcan d'Olympus Mons. Ce coup terrible portée par une faction indépendantiste de colonies eu pour conséquence de faire s'effondrer l'Union. De nombreuses planètes, lunes et stations spatiales proclamèrent leur indépendance, et nombre d'entre elles nourrissait de grandes ambitions et une puissante volonté d'expansion. La guerre qui en résultat dura prêt de 100 ans, bien plus tard cette période sombre fût appelée "Le siècle de feu".

N'aillant aucun appui et luttant désespérément les unes contre les autres, les colonies n'avaient aucun espoir de victoire ou de paix, il n'y avait que la guerre. Mais vers 2371, une arme changea radicalement le cour de la guerre. Un groupe de colonie orbitant sur l'un des points de Lagrange de la Terre relança avec succès un vieux projet militaire secret de l'Union, appelé « IronHeart » ou Armure de Combat Auto-Propulsée. Mais deux autre groupes de colonies eurent vent de ce succès, l'une d'Uranus, l'autre de Jupiter. Elles se battirent avec brutalité en orbite terrestre pour obtenir ce nouveau pouvoir qui conférerait la victoire à celui qui s'en saisirait. Après un combat acharné les forces venant de Jupiter volèrent le prototype et celles d'Uranus réussirent à copié toute les données techniques du projet. Quand aux colonies terriennes, elles disposaient par sécurité d'une sauvegarde dans un lieu sûr, ce qui leurs permis de continuer leurs recherches.

L'arrivée de cette nouvelle arme donna une puissance effrayante aux nations qui la possédait, n'ayant ni le temps ni les moyens de développé davantage le premier modèle, les trois puissances le produisirent en masse et conservèrent son nom de code : Alpha. Arme rapide, polyvalente et adaptable, il était parfait pour détruire les vaisseaux ennemis. Contemplant leur impuissance face à la montée des trois grands, les colonies qui étaient encore libre s'unirent pour tenter de contrecarré leurs plans, ce fût peine perdue, seule un ACAP pouvait battre un autre ACAP. Ainsi le système solaire se retrouva déchiré en trois camps, L'alliance Uranienne, la Coalition Terrienne et le Dominion Jupitérien, en à peine 11 ans la guerre éternel qui avait ravagé le système solaire prit fin en 2382.

Cela fait maintenant 21 ans que la guerre à cessé, elle s'était terminée avec la bataille de Dakara, la dernière station spatiale libre du système solaire, orbitant entre Mars et la grande barrière. Le Dominion avait tentée de la conquérir pour obtenir une tète de pont de l'autre côté du champs d'astéroïdes qui protégeait la coalition, mais après avoir prit possession de la colonies, les forces du Dominion furent attaquées par une flotte de la Coalition quatre fois plus grande. Dans la terrible bataille qui s'en suivit, la colonie fût détruite et tout ses habitants tués, Peu après cette tragédie un armistice fût signé entre les trois grandes puissances et la guerre cessa. En cette année 2403, les nations du système solaire se remettaient à peine de cette terrible guerre alors qu'elles se préparaient pour la suivante.

...

Quelque part dans l'orbite de Jupiter, un gigantesque tube d'acier tournait lentement sur lui même dans le vide de l'espace, il faisait prés de 30 km de long et 3 km de large, il s'agissait de la colonie militaire Jeremia. Une petite ceinture d'astéroïde artificielle gravitait autour d'elle et des points lumières se déplaçaient rapidement entre ces débris. Onze ACAP Alpha modèle 1 en formation de combat, dont l'épaule gauche été peinte en bleu avec un chiffre blanc par dessus, fonçaient à toute vitesse en zigzaguant dans la ceinture. L'armure de tète tourna son unique œil rouge vers deux autres armures sur sa droite, aussitôt l'œil clignota plusieurs fois pour leur transmettre un message en morse, afin que la transmission ne révèle pas leur position à un éventuel appareil ennemi. Ayant reçu les ordres du leader, les deux pilotes quittèrent la formation, disparaissant rapidement derrière un astéroïde. Mais à peine eurent ils disparus qu'une armure rouge sang, sortie de l'ombre d'un astéroïde et attaqua le groupe par derrière, aucun des membres de l'équipe bleu n'eut le temps de réagir, l'ACAP rouge tira avec son fusil hybride, un Gauss CS 280, et une pluie de balles s'abattit sur eux. Un premier Alpha fut abattu dans le dos, un second fut criblé de balles alors qu'il se retournait. Puis une voix entrecoupé de parasites résonna alors dans les écouteurs des pilotes de l'équipe bleue

- Si l'on vous attaque par un angle mort ne faites pas l'erreur de vous retourné ou d'accéléré, dés que l'alerte de proximité sonne à vos oreilles vous devez brutalement changé de cap pour éviter l'attaque, ensuite accélérez et retournez-vous tout en restant le plus mobile possible.

Puis l'armure rouge disparût aussi vite qu'elle était apparue, aussitôt le chef de l'unité fit passer ses ordres à ses hommes et ils se séparèrent en deux groupes de trois et quatre Alphas. Virevoltant entre les rochers et autres débris spatiaux, chassant l'ACAP rouge. Pendant 20 longues minutes les deux groupes évoluèrent dans un silence radio total, les pilotes étaient tendus, leur adversaire pouvait surgir de n'importe où. Dans le cockpit d'un de ces géants d'acier portant le numéro 7, un jeune garçon d'à peine 18 ans tentait désespérément de résoudre le dysfonctionnement de l'un de ses propulseurs. De rage il releva la visière vidéo de son casque qui lui permettait de voir l'environnement extérieur à travers le seul œil que possédait l'ACAP, et commença à chercher d'où le problème pouvait bien venir. Des gouttes de transpiration coulaient sur son visage anxieux, si jamais l'armure rouge les surprenaient alors que son armure n'était pas complétement opérationnelle, il se ferrait taillé en pièces.

- Allez putain de machine ! Tu va fonctionner oui ? Hurlât-il en frappant son tableau de bord.

Le coup suffit apparemment à remettre en place les circuits défaillants et le propulseur fonctionna de nouveau.

- Quoi qu'en dise les techniciens d'aujourd'hui, un bon coup de pied comme dans le bon vieux temps et tout refonctionne. Murmura t-il pour lui même.

Il remit sa visière en place et c'est à ce moment qu'un message radio leur parvint de l'autre équipe.

- Merde ! Il nous à surpris ! Ici Leader 2, on va essayer de l'attiré vers vous comme prévu.

Utilisé les moyens de communications radios étaient dangereux dans l'espace, car ils donnaient votre position, il était donc imposé de ne s'en servir qu'en cas d'extrême urgence. Le chef du groupe leur fit signe de se dispersé et de se dissimuler dans les débris environnants. Ils n'eurent pas longtemps à attendre, à peine quelques minutes après s'être caché ils purent observer les lueurs des propulseurs de leurs camarades et de leur adversaire. Le pilote de l'armure n°7 était prêt, solidement cramponné contre la face caché d'un astéroïde il était invisible aux yeux de l'ennemi, mais sa nervosité augmentait à mesure que les éclats lumineux se rapprochaient. Les lueurs étaient suffisamment proches pour qu'ils puisse clairement distinguer les ACAP, il cibla l'armure rouge et attendît, c'était le chef qui leur donnerait le signale. La cible n'était plus qu'à un kilomètre et demi, puis 1 kilomètre, puis 500 mètres. La tension ne cessait d'augmenter à mesure que l'Alpha se rapprochait, 400 mètres, ça faisait un moment déjà qu'il était à portée efficace, 300 mètre, bordel ! Mais que fait 01 ! pensa le jeune homme avec anxiété en faisant référence à son supérieur, 200 mètres. Enfin le chef de leur unité ouvrit le feu et tout les autres membres de leur groupe firent de même, un déluge de balles s'abattit sur l'ACAP rouge, mais celui-ci réagit avec rapidité et évita les tirs ennemis. Alors qu'ils se retrouvait prit entre deux feux, il riposta à l'embuscade en tirant sur les endroits d'où provenait les tirs, mais il n'avait que peu de chance de les touchés tout en évitant leurs balles.

Toutefois l'un des membres de l'équipe d'embuscade paniqua lorsqu'une rafale passa juste à côté de lui, il fit l'erreur de quitté sa position et de se mettre à découvert.

- Michael ! Ne quitte pas ta position ! Ne pût s'empêcher de hurler le pilote de l'armure 07 à travers la radio, révélant ainsi sa position.

Mais il était trop tard, l'armure rouge ne le rata pas cette fois-ci, une nouvelle salve de balles le toucha de plein fouet. La jeune homme n'eut pas le temps de réagir qu'une autre salve s'abattit sur sa propre position, alors que les balles hypersonique arrachait des morceaux d'astéroïdes autour de lui, le jeune pilote entendit une alerte, son armure avait été touché par une balle au niveau de l'épaule droite. Il ne pouvait plus rester ici, sa position avait été découverte et il valait mieux tenter sa chance en quittant cet emplacement. Le jeune homme pilotant l'unité 7 accéléra à vitesse maximale, sa seule chance était de foncer aussi vite qu'il pouvait tout en évitant les tirs ennemis, il dût encaissé une impressionnante accélération. A peine eût il quitté sa cachette que l'Alpha rouge le poursuivit aussitôt. Profitant du trou béant dans la position des défenseurs laissé par les deux pilotes. De la transpiration coulait sur son visage, le jeune garçon fuyait aussi vite que possible avec la peur au ventre en espérant ne pas être touché. Une goutte de transpiration poussée par la force d'accélération coula dans son œil, mais il devait garder les deux yeux grand ouverts, la moindre erreur d'inattention et c'était la fin. Soudainement un grésillement désagréable bourdonna dans les écouteurs de son casque, puis une voix se fit entendre entre deux interférences.

- … Duit ….. jusqu'à ….. 24-13 ….e répète.... attire le …. usqu'au …. point 78-24-13.

Le pilote de l'unité 07 comprit le message, il changea de trajectoire pour se dirigé vers le point 78-24-13 en espérant survivre jusque là. Il y avait 24 kilomètres de trajet, ce qui représentait seulement quelques minutes de voyage, mais ces minutes furent un enfer. Malgré le fait qu'il n'y est pas de son dans l'espace et qu'il soit enfermé dans un cockpit sombre et froid, le jeune homme le sentait se rapproché, il avait l'impression que son dos et l'arrière de sa tète le brulait tellement il était persuadé qu'il se trouvait juste derrière lui. Il pouvait presque sentir son souffle sur sa nuque. Enfin il arriva en vue de sa destination, une station minière désaffectée accrochée à l'un des astéroïdes de la ceinture. Ils frôlèrent les vestiges délabrés de la station pendant seulement quelques secondes, mais ce fût bien suffisant. Les deux Alphas qui avait quitté le groupe au début de la mission s'y était planqué. Ils remplirent l'espace d'un feu nourrit, mais l'éclair rouge esquiva tout en se protégeant avec son bouclier. L'unité 07 se retourna et actionna ses propulseurs à pleine puissance pour cassé son inertie et repartir dans sa direction. Les 8 armures qui restait l'encerclèrent, il semblait n'avoir aucune chance de s'échapper ou de survivre pourtant il réussit à feinté une fois de plus. Actionnant le lance-grenade de son fusil, il tira pratiquement toute ses grenades sur la station et l'astéroïde à laquelle elle était accrochée, les explosions soulevèrent un imposant nuage de poussière et de débris qui fit diversion pendant quelque secondes, de nouveau la voix inconnue résonna dans les oreilles de tout les membres de l'équipe bleu.

- Utilisé le terrain à votre avantage est une excellente stratégie, seulement faites attention à ce que votre adversaire ne retourne pas cet avantage contre vous.

Profitant de l'effet de surprise l'armure rouge fonça sur l'une des unités alliée et la percuta de plein fouet, l'entrainant vers la mine abandonnée avant de le crashé violemment dans un amoncellement de débris, puis elle zigzagua entre les ruines de la station. Disparaissant à la vue de ses agresseurs. Caché dans l'un des trous béant s'ouvrant de le flanc de ce gigantesque débris spatial, l'armure de l'équipe bleu était bien dissimulée et avait une excelente vue sur l'extérieur. Malheureusement il n'était venue à l'idée du pilote que l'armure adverse puisse pénétré à l'intérieur de la station et ne le surprenne par derrière, ce qui fût malheureusement le cas. Une nouvelle explosion secoua la vieille épave, le second tireur embusqué vit une ombre dans le nuage de poussière et de débris, aussitôt il la prit pour cible, fit feu et la toucha à plusieurs reprises. Mais lorsque le nuage se fût dissipé l'ombre se révéla être l'autre membre embusqué de l'équipe bleu. Pendant qu'il avait retenu toute son attention, l'Alpha rouge avait foncé à toute vitesse entre les débris de la station qui volaient en tout sens jusqu'à lui, ayant ouvert le feu, sa position ne fût pas difficile à déterminé : Il se trouvait dans la tour de communication. Une fois qu'il fût arrivé au pied de celle-ci, l'ACAP rouge remonta à toute vitesse jusqu'à arrivé à hauteur de la cachette de son adversaire, il tira l'une de ses deux dernières grenades et fit volé en éclat son abri. Sur les onze armures du début, il ne restait plus que 5 membres à l'équipe bleu. Le chef de l'équipe paniqua, il tira plusieurs grenades sur l'ancienne station minière et fût bientôt imité par tout les survivants de son unité. De nombreuses explosions secouèrent l'immense amas d'acier et projetèrent un immense nuage de débris et de poussière dans l'espace.

- Sur un champ de bataille, lorsque vous paniquez, vous êtes morts. Lança froidement la voix qui leurs donnaient des conseils depuis le début de la mission.

Soudainement l'armure rouge sortit de derrière un débris d'acier qui avait été projeté dans leur direction par l'une des explosions, avant que quiconque n'est eu le temps de réagir il cribla de balles le chef de l'unité et accéléra à vitesse maximale pour percuté de plein fouet l'un des membres de l'équipe bleu. Dans le mouvement il pivota et jeta sa victime sur un énorme panneau d'acier, il le heurta avec violence, secoué dans tout les sens avant de percuté son tableau de bord de plein fouet, il finit par sombré dans l'inconscience. Les trois derniers membres de l'équipe bleu ouvrirent le feu sur l'éclair rouge, mais celui-ci évitait leurs balles sans problème, cette bataille désespérée semblait être un jeu d'enfant pour ce monstre rouge, il se jouait d'eux depuis le départ. Les trois survivants décidèrent d'opéré un repli stratégique le temps de mettre au point un autre plan, ils accélérèrent autant qu'ils pouvaient supporté de Gravitées, ils s'étaient attendus à ce que l'Alpha rouge les suivent mais étrangement ce ne fût pas le cas. Cependant cela ne voulait pas dire qu'il avait abandonné sa traque. Alors qu'ils contournaient un astéroïde il surgit subitement devant eux, probablement s'était il caché dans l'un des cratères qui en recouvrait la surface, il tira sur l'ACAP le plus proche à bout portant. Surpris, les deux derniers survivants s'éloignèrent rapidement en ouvrant le feu sur l'ennemi.

- A la guerre on ne doit jamais baisser sa garde, « l'homme qui survit à tout les périls est celui qui reste sur ses gardes même lorsqu'il semble être en sécurité ». Ajouta la voix glaciale.

De nouveau l'armure disparût entre deux astéroïdes, l'unité 03 et l'unité 07 se collèrent dos à dos pour que chacun puisse couvrir l'angle mort de l'autre, leur seul moyen de quitté cet endroit était de faire des manœuvres synchronisées pour continuer à surveillé l'arrière de l'autre tout en se déplaçant. L'ennemi connaissant leur position actuel, le pilote de l'unité 07 jugea inutile de gardé le silence radio plus longtemps.

- Arad tu me reçoit ? Demanda le jeune pilote de l'unité 7.

- 5 sur 5, on dirait qu'il ne reste plus que nous Jonathan. Répondit le dénommé Arad.

- Écoute, il doit être quelque part autour de nous à nous observé et à attendre le bon moment, il faut absolument qu'on avance en se couvrant l'un l'autre.

- Ok, je passe en premier.

L'armure n°3 s'éloigna légèrement, mais au moment ou ses réacteurs s'apprêtaient à la propulsée, une alerte collision résonna dans les deux cockpits. Le pilote de l'armure n°7 accéléra brutalement par réflexe mais son camarade ne fut pas suffisamment rapide, une rafale le toucha de plein fouet.

- Dans un combat, votre adversaire ne vous laisseras pas le temps de réfléchir ou de vous organiser.

Une autre alerte résonna dans le cockpit, un objet beaucoup plus grand s'approchait à grande vitesse, le seul survivant de l'équipe bleu se retourna rapidement et ajusta son adversaire. Le doigt crispé sur la gâchette, une pluie de balles s'abattit sur l'armure rouge, mais celle-ci les évitait toutes par de brutales impulsions sur les côtés. Soudain, d'un mouvement rapide, l'ACAP rouge tira son épée, arme blanche équipée d'une lame à haute vibrations capable de trancher le métal comme du beurre. Impossible ! Il n'a pas le droit ! Pensa intérieurement le jeune pilote de l'unité 07. Il évita le coup porté par son ennemi grâce à une accélération violente, de nouveau il se retourna pour l'avoir dans sa ligne de mire, mais il avait disparu. Son ordinateur l'avertit qu'une source de chaleur se déplaçait dans son dos. L'armure se tourna aussi vite qu'elle pût, mais le pilote ne vit qu'une lueur fugace sortir de son champs de vision. Il était de nouveau passé dans son dos. Merde ! Il profite de l'une des faiblesse de ce vieux modèle d'Alpha, je ne peut pas me retourner assez vite pour le voir ! Alors que tout semblait perdu, une idée apparût spontanément dans son esprit. « retourner les avantages de l'ennemi contre lui » Bien évidemment c'était risquée, mais c'était son dernier espoir.

Son armure mit de plus en plus de temps pour se retourner et le démon rouge ne cessait de se rapprocher, son ombre caressait les contours de l'ACAP blanc et bleu. Enfin, une opportunité se profila et l'Alpha rouge profita de cette ouverture. Il fonça dans sa direction, brandit son épée et l'abattit sur sa victime, mais soudainement celui-ci effectua une manœuvre évasive en accélérant brutalement et évita le coup. Tu est à moi maintenant ! L'imposante baïonnette accrochée à son fusil se mit à vibrer avant de fondre sur l'armure rouge, mais celle-ci para le coup avec une vitesse stupéfiante. Incroyable, quels réflexes, c'est bien un vétéran de la dernière guerre. Les deux antagonistes accélérèrent à puissance maximum, mais leurs lames ne pouvait supportée une tel pression et commencèrent à se fissurées. Des bruits effrayants provoqué par les torsions du métal résonnèrent aux oreilles du pilote de l'équipe bleu, mais ce serait la fin s'il cédait, cette éventualité se transforma en doute, et ce doute lui fit baisser sa garde. D'un mouvement rapide l'ACAP rouge attrapa son fusil et pivota sèchement, l'unité 07 se retrouva catapulté par le mouvement de son adversaire et par la puissance de ses propre réacteurs. Il se mit à tournoyé dans le vide de l'espace à une telle vitesse que cela en devenait dangereux pour lui, son ordinateur de bord enclencha une procédure d'urgence et réorientât les propulseurs de l'armure pour arrêter le mouvement tournant avant que la force centrifuge ne tue le pilote. Le jeune homme était au bord de l'évanouissement lorsque l'Alpha cessa de tourné sur lui même, à peine eût il le temps de reprendre ses esprits que son armure fût violemment secouée, plusieurs salves de balles s'écrasèrent contre son ACAP comme une grêle sinistre. Tout les équipements et systèmes de l'armure s'arrêtèrent de fonctionner. Devant ses yeux, le pilote de l'unité 07 vit seulement trois mots s'afficher en rouge devant ses yeux, trois mots qui exprimaient toute la réalité de sa situation : « Vous êtes mort ».

De nouveau la voix du pilote de l'Alpha rouge se fit entendre.

- Vous êtes tous morts et vous avez été incapables de tenir tète à un seul adversaire. Votre mission est un échec total, vous êtes vraiment le groupe de bleusailles le plus pathétique que j'ai jamais vu. On rentre à la base, Marco et Sarai vous vous occupez de Jack, il doit toujours être enseveli dans la tour de communication et Michael s'occupera de vérifier si Karl est toujours dans les vapes après la raclée que je lui est mise.

Aussitôt qu'il eût fini de donner ses ordres, toutes les armures de l'équipe bleu se remirent à fonctionné et se dirigèrent vers le dock spatial de la colonie militaire autour de laquelle gravitait la ceinture d'astéroïde artificielle.

Le dock spatial était un cylindre plus petit situé à l'extrémité de la colonie, contrairement au corps principal de la station il ne tournait pas sur lui même et donc n'était soumis à aucune gravité afin de facilité l'arrimage, le chargement et le déchargement des vaisseaux. Cependant un anneau auquel était attaché plusieurs hangars à ACAP l'entourait, tournant sur lui même, cet anneau créait une gravité légèrement supérieur à la normale pour des raisons utilitaires. La gravité intense de cette anneau permettait de lancer les armures dans l'espace avec rapidité et avec un minimum d'effort, si une attaques devait survenir, les pilotes n'aurait eu qu'a entrer dans le cockpit de leur ACAP, ouvrir la porte du hangar et se désarrimé pour être éjecté hors de la colonie avec force et vitesse.

Le pilote de l'unité 07 synchronisa sa trajectoire pour tourner dans le même sens que l'anneau et s'approcha du hangar numéro 3 dont plusieurs portes était ouvertes, il se glissa dans l'un des cadres d'arrimage et de nombreuses pièces mécaniques se verrouillèrent sur son armure. Puis le cadre remonta pendant que la porte se refermait, une fois à l'intérieur du hangar et arrimé, le cockpit s'ouvrit et le jeune garçon pût enfin s'extraire de l'habitacle exigu. Une passerelle métallique se verrouilla immédiatement sur le torse de sa machine pour lui permettre d'accéder à un sas devant l'alcôve de son Alpha, le sas débouchait sur un couloir qui traversait le hangar d'un bout à l'autre. Étant épuisé et n'ayant plus la force de marcher le pilote retira son casque et emprunta l'un des deux tapis roulant qui permettait de rejoindre le vestiaire des pilotes. Il s'appelait Jonathan Ézéchiel, il avait 18 ans, des cheveux noirs mi-longs, des yeux verts, pas mal physiquement parlant et une petite cicatrice partait du côté gauche de son menton et traversait le coin de sa bouche. Cela faisait maintenant deux ans qu'il s'était engagé dans l'armée sans le consentement de ses parents, il l'avait fait lorsqu'il était devenu majeur à 16 ans, il en était venu à de tels extrémités à cause de leur attitude. Ils voulaient constamment dirigé sa vie, exigeant des résultats extrêmement élevés afin qu'il puisse intégrer les meilleurs écoles, l'envoyant en cours particuliers, lui faisant apprendre le piano puis le saxophone. Comme tout les enfants de son âge, à cette époque il désirait juste vivre sa jeunesse dans l'insouciance et dans cette optique il obéis bien sagement aux ordres de ses parents, travaillant dure pour avoir les meilleurs notes. De cette manière il pensait que s'il répondait aux attentes de ses parents ceux-ci lui laisserait vivre sa vie. Mais un soir, alors qu'il n'avait que quatorze ans, une fille qu'il aimait beaucoup lui déclara sa flamme et il répondit à ses sentiments, quelques jours plus tard il fit une surprise à ses parents en l'invitant à la maison.

Malgré le recul qu'il avait acquis avec les années, Jonathan avait encore du mal à croire ce qui s'était produit, jamais il n'avait vu ses parents dans cet état. Son père et sa mère prirent cette initiative et cette vérité nouvelle pour un acte de rébellion, « Une petite-amie ne fera que te distraire ! Tes notes vont baisser et tu n'accéderas pas a la place que nous avions préparer pour toi ! Tu sait quels sacrifices nous avons dût faire pour que tu puisse aller dans cette école privée ? » hurlait son père pendant que sa mère pleurait dans un coin. La scène était tout simplement surréaliste, comment ces deux adultes, avec lesquels il avait passer 14 années de sa vie, pouvaient ils s'emporter pour quelque chose d'aussi insignifiant ? Avec le recul, le jeune pilote avait comprit que ses parents avaient littéralement placer tout leurs rêves en lui, des espoirs de grandeurs qui étaient morts en même temps que la vigueur de leur adolescence. Sans compter qu'une petite-amie l'aurait légèrement détourner de ses parents et l'aurait peut-être entrainé sur un chemin ou ils ne pouvaient rien contrôlé. Avec le poids des années s'était enfui toute naïveté, il se rendait compte aujourd'hui à quel point c'était égoïste de leur part, d'autant que sa réaction à l'époque fût d'avoir honte, comme s'il avait commis une bêtise flagrante. Le jeune naïf qu'il était s'était senti coupable d'avoir trahit les attentes de ses parents et d'avoir négligé tout leurs sacrifices, sans considéré le fait qu'ils n'étaient qu'un duo de fascistes qui désiraient contrôler sa vie à sa place. Mais quelques semaines plus tard, comprenant qu'il commençait à ressentir ses premiers émois amoureux, sa mère lui présenta plusieurs jeune filles bien élevées et docile venant toutes de familles très respectables. Pour les connaître il dût se contenter de rendez-vous, bien évidemment ce n'était pas en tète à tète, les familles des deux partis était présents et il avait rarement le temps ou l'occasion de les connaitre vraiment. Puis après quelques rendez-vous avec différentes filles, ses parents lui demandèrent laquelle il préférait. Ce fût à ce moment là que pour la première fois il s'était mit à haïr ses parents.

Ce n'était pas le fait d'avoir dût étudier assidûment pendant des années pour atteindre l'avenir qu'on lui imposait, ni même le refus d'avoir une infime parcelle de vie privée ou même de pouvoir choisir lui même sa petite-amie. Ce qui l'avait mit hors de lui c'était d'exhiber ces filles comme des morceaux de viande que l'on achetait selon ses préférences, tout comme lui, aucune d'elles n'avaient véritablement le choix. Et puis comment peut on appeler ça un choix lorsque l'on doit désigné quelqu'un ou quelque chose parmi une sélection extrêmement restreinte ayant déjà fait l'objet d'une pré-sélection ? C'est ce jour là qu'il se mit à voir ses parents comme une paire de dominateurs intolérants et égocentriques. Il avait donc continué de leur obéir bien sagement pendant deux longues années, consentant même à prendre pour fiancée l'une des filles qu'ils avaient choisi pour lui, heureusement il la voyait rarement afin « qu'elle n'interfère pas dans ses études ». Puis le jour ou enfin il était devenu adulte aux yeux de la loi, il quitta la maison familiale pour ne jamais y revenir. Il s'en souvenait comme si c'était hier, après qu'il se fut lever, il était descendu pour aller déjeuner avec ses parents qui, comme à leur habitude, montrèrent leur joie en ce jour important en le gratifiant d'un exceptionnel « joyeux anniversaire » prononcé sur le même ton qu'ils utilisait dans leur travail pour négocié un contrat difficile ou pour parler à un client ayant la fâcheuse tendance d'oublier de réglé ses paiements. Il déjeuna rapidement dans l'habituel joie de vivre silencieuse et monotone de la maison, avant de partir pour l'école. Juste avant de tourner au coin de la rue, il s'était retourné pour regardé une dernière fois cette maison ou il ne remettrait plus jamais les pieds, puis il était partit avec la satisfaction et l'approximative sensation de liberté.

Le fils de la famille Ézéchiel repensa en souriant à cette époque en imaginant une nouvelle fois le visage que ses parents avait dût faire lorsqu'ils avaient appris qu'il était parti définitivement. Mais pourquoi je repense à ça ? Cette époque est derrière moi de toute façon. Enfin il arriva aux portes du vestiaire et aperçu son meilleur ami l'attendant devant celle-ci : Arad Keynan. Il était grand, costaud, il avait la peau mate, un visage taillé à la serpe, d'étonnants yeux verts vifs et de longs cheveux noirs noués en dreadlocks. Arad était l'exact opposé de son ami, il venait d'une famille pauvre qui vivait dans l'une des zones industriels de Io, lui aussi avait dût quitté sa famille alors qu'il était encore jeune, non pour fuir, mais pour sauvés ses frères et sœurs. Pour soulagé sa famille et lui rapporté un peu d'argent il s'était inscrit au Programme de Sélection des Aspirants Cadets, ce programme permettait à de jeunes enfants d'intégré une école militaire gratuitement quelque soit son milieu ou ses capacités. Le génie de cette sélection résidait dans le fait que les postulants étaient évalué sur leur volonté et non sur leur capacités ou leur niveau scolaire, on leur donnait des cours, on leur faisait faire du sport et on les entrainaient au combat. Seul les meilleurs, ceux qui faisait tout pour atteindre l'objectif en dépit des obstacles, était sélectionné pour intégrer les meilleurs instituions militaires. Ce programme était à l'image de l'armée du Dominion, il se basait uniquement sur le mérite et la volonté. On pouvait dire que ce jeune garçon était partit de rien et avait réussi par ses propres moyens

- Et voilà le vainqueur de la mission ! Lança t-il ironiquement.

- Puisqu'apparemment tu est devenu amnésique suite à ta « mort » je te rappelle que le vieux m'a descendu moi aussi. Répondit Jonathan avec amusement.

- J'avais remarquer, mais ce qui compte c'est que cette fois-ci, c'est toi qui à survécu le plus longtemps, bien évidemment ce pilote fou à fini par t'avoir, et alors ? C'est un vétéran de la guerre et pas n'importe lequel ! C'est l'Éclair Rouge, le Cauchemar de Dakara ! Ce mec est l'un des meilleurs pilotes d'ACAP de tout le système, comment peux-tu penser qu'une bande de bleus tout juste sortit de l'école militaire puisse lui donner du fil à retordre ?

- C'est pas faux, mais c'est pas une raison pour avoir un mental de perdant comme toi !

- Ah touché ! T'as raison, même si l'ennemi est plus fort il ne faut jamais abandonner.

Ils entrèrent ensemble dans les vestiaires, mais à l'intérieur, ils constatèrent qu'ils étaient les seuls à être de bonne humeur, les autres membres de leur équipe semblait tous abattus et leur visages inquisiteurs se tournèrent vers eux, comme s'ils leurs reprochaient d'afficher des visages rieurs. Malheureusement pour eux ces regards sérieux n'étaient que le calme avant la tempête.

- Eh bien vous avez encore prit votre temps pour revenir vous ! Hurla une voix impérieuse.

Avec un soupir de lassitude les deux hommes se tournèrent vers la source de cette voix qui n'était autre que l'une de leur coéquipières. Devant eux se dressait une jeune femme au regard hautain et orgueilleux, uniquement vêtue d'un soutien-gorge et d'une petit culotte noirs qui faisaient parti des sous-vêtements féminins réglementaires de l'armée. La scène pourrait paraître incongrue aux yeux d'un civil, mais dans l'armée du Dominion on ne faisait pas de distinction, les hommes et les femmes étaient mélangés, ils devaient partagé les vestiaires, les douches et les dortoirs. Celle qui se tenait devant les deux derniers arrivés s'appelait Lydie Eliezer, ses cheveux étaient châtains, ses yeux étaient bleus et son visage aurait pût être superbe s'il n'était pas toujours aussi sérieux. Elle était originaire d'une famille plutôt aisée, toutefois son père avait été mutilé pendant la guerre, bien évidemment comme tout vétéran il avait bénéficier de soins spéciaux et ses blessures avait pratiquement disparues. Cependant il n'avait jamais réussi à s'en remettre et sa fille s'était engagé pour servir les mêmes engagements que lui, d'où son caractère bien trempé.

- Même Marco et Sarai sont revenus avant vous alors qu'ils ont dût allez chercher Jack dans la tour de communication ! Vous n'avez pas le droit de vous amuser avec du matériel militaire couteux qui ne vous appartient pas ! Fulmina t-elle.

-« Matériel militaire couteux » ? Ces vieux Alphas modèle 1 ? Soit sérieuse deux secondes, l'armée ferait du bénéfice si on les revendaient à la casse. Répliqua Arad. D'ailleurs, si on les endommageaient je me demande si on ne nous refilerait pas enfin les modèles 2 qu'on nous promet depuis des mois, sa nous permettrait peut-être enfin de pouvoir tenir tète au vieux.

La jeune femme s'apprêtait à répondre d'un ton cinglant lorsqu'une autre voix la coupa dans son élan.

- Ce qui compte ce n'est pas l'armure, mais l'homme qui la pilote, un âne, même dans le dernier modèle d'ACAP ultra moderne, reste un âne.

Tout le monde se mit au garde-à-vous instinctivement en entendant cette voix, il s'agissait du Capitaine Gabriel Damaris, le fameux « Éclair rouge », l'instructeur qui s'occupait de leur entrainement depuis qu'ils avaient intégrer cette unité d'élite. Il avait la cinquantaine, ses cheveux courts avaient déjà viré au blanc, son visage tanné gardait une incroyable force et ses yeux noirs et froids avaient le don de vous transpercer d'un simple regard. Tout ce qu'on connaissait de lui c'était les batailles auxquels il avait participé et les faits d'armes qui lui avaient valût de nombreuses médailles et distinctions, pour le reste il n'en parlait jamais, il était plus muet et sinistre qu'une tombe.

- J'espère vous voir au débriefing dans 15 minutes précisément, rompez.

Puis il quitta la pièce dans le silence, une fois que la porte automatique se fut refermé, touts les pilotes présents soupirèrent un bon coup.

- Bon sang, je suis sure qu'il continuera de nous tuer à la tâche même après notre mort. Murmura l'une des pilotes dans un soupir.

- On en serait pas là si vous montriez un peu plus de détermination et de concentration pendant les entrainements ! Hurla Lydie.

- Lydie, la volonté et la concentration ne sont pas des choses que l'on peut obtenir de ses hommes en hurlant ou en faisant des remontrance, de plus, je trouve que tu est mal placée pour donner des leçons vu que tu faisais partie des premiers à s'être fait descendre. Fit remarquer Arad.

- Mais … c'est pas de ma faute ! Il m'a prit par surprise, et par derrière ! Essaya de justifier la jeune femme.

- Comme notre instructeur bien aimé le dit souvent: « Dans une vrai bataille un adversaire ne vous laissera pas le temps de vous préparer à ses attaques, vous devez être prêt dés le moment ou vous vous êtes engagé dans l'armée ». Conclut Jonathan en citant l'une des innombrables maximes du capitaine Damaris.

La jeune pilote ne trouva rien à répondre aux arguments de ses coéquipiers et ils purent aller se changé pendant qu'elle ruminait sa défaite. Quelques heures plus tard, après un débriefing difficile pour ses jeunes recrues, le capitaine leurs donna une permission, chose plutôt rare chez lui. En réalité il avait un important rendez-vous avec un vieil ami, c'est pourquoi il avait donné quartier libre à son équipe.