Chapitre 8 : La chasse est ouverte.

par TWICK

Chapitre 8 : La chasse est ouverte.

Une grande douleur lui tire une grimasse à son réveil. Avec du mal, elle aperçoit Alexander, les mains couvertes de sang en train de lui faire un bandage au niveau de son poignet. Mais ce n’est que beaucoup plus tard que Magaly se réveille vraiment dans sa chambre avec une grande douleur, mais cette fois, elle est plus profonde et surtout inguérissable. C’est son cœur qui saigne. Elle semble vide d’émotion.

Comme une automate, elle se dirige dans sa salle de bain, elle se regarde dans l’immense glace, où elle voit qu’on lui a fait des bandages à la cuisse droite, au bras droit, au poignet gauche et tout autour de ces cotes. Elle remarque de nombreuses coupures et griffures un peu partout. Après avoir enfiler un short et un larde tee-shirt, elle part faire un tour dans le parc pour se changer les idées.

Le jour ne va pas tarder à se coucher, le ciel est rose orangé, à première vue, elle devine avoir dormit toute la journée. Magaly se couche dans l’herbe pour admirer les nuages qui lui passent au dessus de la tête. Rapidement, elle est rejointe par un Alexander paniqué par son absence dans sa chambre.

- Tu devrais rester dans ton lit, tu as perdu beaucoup de sang et d’énergie hier.

- Peut être, mais j’avait besoin de réfléchir et le parc est un lieu paisible pour la réflexion.

Elle se lève mais très vite, elle retombe à genou sur l’herbe, des larmes viennent couler sur ces joues.

- Pourquoi ?, demande-t-elle entre deux sanglots. C’est moi qu’ils veulent mais c’est ceux à qui je tiens qui meurs autour de moi.

- Je ne peux pas te donner de réponse.

- Promets moi que tu ne vas pas me laisser toi aussi, que tu ne vas pas mourir. Promets le moi s’il te plait.

- Je te le promets, dit Alexander face à ces yeux remplis de tristesse, face à cette souffrance.

Il met une main dans son dos et l’autre sous ses fesses pour la ramener dans sa chambre. Il la dépose délicatement sur le lit et vient s’asseoir au bord du matelas tout près d’elle.

- Est-ce que par hasard tu te souviens si pendant la bagarre tu te serai fait mordre ?, lui demande le vampire en lui tenant une main.

- L’un des loups-garous m’a mordu à la cuisse pour me faire tomber au sol.

- Nicolas a vérifié, il pense que tu as été infecté par l’un d’eux.

- Chouette, dit Magaly avec indifférence puis elle se met a rigoler, d’un rire nerveux qui ne plait pas du tout au vampire.

Elle se lève d’un coup, se dirigeant vers son armoire.

- Qu’est-ce que tu fais, retournes te coucher immédiatement ?

- Je dois parler à ton conseil, informe-t-elle en enfilant un vieux jean noir troué et un débardeur rouge.

- Il faut que tu restes tranquille, tu as subit un lourd choc hier.

- Non, je dois leur parler maintenant.

Devant une si grande détermination le vampire s’incline. Il l’emmène auprès des membres du conseil qui sont dans une des ailes du manoir.

- Tu sembles aller déjà mieux, dit Winnoc, on pourrait presque croire que tu es guéri.

- C’est peut être le cas, conclue Magaly avec défi.

Les vampires la regardent étrangement, tout comme Alexander qui ne comprend plus rien.

- Qui est Iörek, qui est Dimitri, son maître ?

Les membres du conseil reste muet face à cette question, ce qui augmente le doute, qu’il cache quelque chose, dans la tête de la jeune femme.

- Soit vous me dites tout de suite qui ils sont, soit je me démerde pour trouver. Mais je ne crois pas que vous allez apprécier mes méthodes

- Dimitri est un vampire qui vient d’être déclarer depuis peu rebelle, explique Viridiana. Ils viennent tous les deux de Russie, mais ils vivent actuellement dans un temple pas loin d’ici.

- Dimitri est un vieux vampire qui voudrait avoir de nouveau le droit de jouer avec les humains comme dans les temps anciens, ajoute Lazare.

- Et vous ne faites rien. À quoi vous servez si vous ne savez pas faire le ménage ou l’ordre dans vos rangs ?

- Jusque là, il a toujours été surveillé de près, il ne faisait que parler, informe Médard.

- C’est à lui qu’obéissent les loups-garous du Vatican. À croire que maintenant, il a lié le geste à la parole.

Elle commence à prendre le chemin de la sortie, mais avant de passer la porte, elle se tourne une dernière fois vers eux.

- Avant que j’oublie, merci beaucoup pour le coup de main, dit Magaly en réalisent une courbette.

- Je me suis bien amusé, avoue Winnoc.

- Moins que moi j’en suis sûr, conclue-t-elle en partant.

Elle retourne dans sa chambre. Elle prend la peine de fermer sa porte à clef même si elle sait très bien que si Alexander veut rentrer, il rentera. Elle attache tant bien que mal, les lanières de cuire qui lui permettent de maintenir ses sabres dans son dos. Mais le frottement, réveille la douleur de ces côtes. Magaly attrape ensuite son portable et se dirige vers la salle de bain pour être le moins entendu.

- Olic, c’est Mag………. J’accepte votre proposition si elle tient toujours bien sur…….. Rendez vous à mi-chemin dans la montagne près des reste d’une petite cabane…… à dans une heure.

Discrètement, elle sort de sa chambre pour aller dans le parc. Elle se dépêche d’aller au niveau du tas de bois, pour passer au dessus du mur d’enceinte comme à son habitude, puis fonce malgré la douleur dans la forêt pour aller au point de rendez-vous.

Magaly retrouve facilement Olic et les autres, car ils arrivent au niveau de la cabane en même temps qu’elle.

- Que s’est-il passé pour que tu sois dans cet état ?, demande Olic en la prenant dans ces bras.

- Les loups-garous du Vatican sont revenus. Ils sont éliminés presque tout un clan de léopards-garous dans la montagne.

- Mais pourquoi ?, interroge Sue.

- Car je sortais avec le fils du chef de la meute et que je passais beaucoup de temps avec eux. Je devais participer à la cérémonie de pleine lune, mais à cause d’un rendez-vous de dernières minutes, je ne suis pas partie là bas, explique-t-elle en versant des larmes qui fissent sur la chemise d’Olic qui la sert toujours contre lui pour la calmer. Je vais les tuer, je vais me venger même si grand-père m’a ordonné le contraire.

- Sais-tu où les trouver, car jusque là, on a fait chou blanc ?, demande l’un des jumeaux.

- Non, mais c’est moi qu’ils veulent donc on va faire l’inverse, c’est eux qui vont me trouver.

- Tes protecteurs ne vont pas être d’accord, tu as vu comment il a réagit la dernière fois ton loup-garou, informe Olic en la relâchent.

- Je m’en fou, et puis Nico n’est pas le pire, c’est son maître Alexander, qu’il va falloir convaincre. Et puis je ne suis pas en sucre, je ne vais pas fondre à la moindre averse car rien ne va comme prévu.

- Alors on va bientôt pouvoir jouer, déclare Blaise avec un sourire radieux.

Après avoir parler un moment sur ce qu’il fallait faire pour la mise en place du piège, Magaly retourne au manoir pour avoir une petite discussion avec son cher vampire.

- Ça te prend souvent de te sauver sans rien dire avec de telles blessures ?, demande Alexander totalement furieux.

- C’est assez fréquent quand on me donne l’ordre de rester au lit.

- Tu es comme ta mère, une vraie tête de mule.

- Je vais partir en chasse aux loups-garous dans une semaine, dit-elle comme si de rien était.

- Tu n’iras pas, j’ai promis de te surveiller, pas de te faire tuer.

- Je fais ce que je veux, content ou pas content c’est comme ça. J’ai besoin de savoir pourquoi il me veut.

- Tu n’as rien à gagner en faisant ça. Tu veux finir comme tout ceux à qui tu tenais ?

- Je m’en fou, j’en ai marre. Je veux que tout s’arrête. Je ne veux plus qu’on meure à cause de moi.

- Je ne peux pas te promettre que plus personne ne va mourir auprès de toi, car c’est la vie, lui explique-t-il en lui attrapant le visage pour qu’elle le regarde droit dans les yeux. On ne peut pas changer notre destin.

- Laisses moi s’il te plait faire cette chasse, j’en ai besoin pour tourner la page.

- Je te laisse la faire mais avant je vais parler à tes amis les chasseurs, mais sans toi.

Alexander raccompagne Magaly dans sa chambre, où celle-ci appelle Olic pour lui proposer un entretient avec le vampire.

À bout de nerf et de force, elle s’endort sous la surveillance du maître des lieux.

Le lendemain matin, elle se réveille et au lieu de retrouver le vampire à ces côtés, elle trouve Nicolas.

- Comment va la miss qui aime faire peur à tout le monde en se sauvant ?

- Ça peu aller ! Que fais tu ici ?

- Dois-je te rappeler que j’habite ici la puce ?

- Arrête de m’appeler ainsi, j’aime pas ça !, dit Magaly en faisant la grimasse puis en lui tirant la langue.

- Je le sais très bien, c’est pour ça que je l’utilise.

Après un long silence et des regards pesants, Nicolas pose une main sur son épaule et lui fait une demande qui lui brûle les lèvres depuis le début.

- Peux- tu me montrer ta morsure, s’il te plait ?

- Ok, mais laisses moi enfiler un short avant, je ne vais pas me balader en sous vêtement devant toi. Tournes toi vers la porte même si je sais très bien que tu vas ressentir mes mouvements, ajoute-t-elle en cherchant ces affaires dans son armoire.

- Si tu veux, dit-il en se retournant vers la porte, pour ne pas la regarder s’habiller pour lui faire plaisir.

Nicolas enlève avec beaucoup de soin et de douceur, le bandage, laissant à l’air libre l’affreuse morsure.

- Purée, il n’y a pas été de main mort ce saligaud de loup-garou. D’un côté, il est mort maintenant, vu que je l’ai tué.

- Tu guéris beaucoup trop vite, ce n’est pas du tout normal.

- Ne cherche pas d’explication sur ce point, j’ai toujours trop vite guéri d’après tout le monde, dit-elle avec naturel.

- Peut être mais on va devoir attendre la prochaine pleine lune pour être sûr que tu n’as rien, la miss.

- Pas la peine puisque je te dis que je ne suis pas contaminée, je ne peux pas être contaminée, ajoute-t-elle en se levant de son lit.

Alexander qui vient de rentrer à son tour dans la chambre s’approche d’eux.

- Comment peux-tu être sûr de ne pas être contaminée ?, demande le vampire en lui attrapant le poignet avant qu’elle ne parte dans sa salle de bain.

- Je suis sûr de ne rien avoir car j’ai déjà été mordue plus d’une fois auparavant et ce n’est pas pour ça que je me transforme à la pleine lune tous les mois, explique-t-elle après avoir poussée un long soupire.

- Me permets-tu de prendre un peu de ton sang pour l’étudier, s’il te plait la puce ?, demande Nicolas avec sérieux. Je voudrais vérifier une chose.

- Si ça peut te faire plaisir, va y ne te gène pas.

- Ok je repasse tout à l’heure avec tout ce qu’il faut, conclue-il en lui déposant un bisou sur la joue avant de sortir de la chambre.

Comme Alexander l’a enfin lâché, elle passe dans la pièce d’à côtés pour se laver. Elle revient rapidement avec une serviette autour de la taille, les cheveux tout mouillés pour que le vampire l’aide à refaire son bandage au niveau de ses côtes.

Magaly frisonne sous ses mains non baladeuses, elle ferme les yeux pour oublier ce qui se passe autour d’elle.

- J’ai vu Olic, après que tu te sois endormie hier.

Elle tourne la tête vu qu’il est dans son dos pour le regarder droit dans les yeux pour qu’il lui explique la suite.

- Je te laisse partir en chasse, mais ils vont te surveiller de près.

- Merci beaucoup, Alexander, lâche-t-elle en même temps qu’un nouveau soupire de soulagement, avant de lui faire un grand sourire.

Elle retourne ensuite dans la salle de bain pour s’habiller avec son vieux jean noir troué et son débardeur rouge.

Jusqu’au jour déterminé pour le départ de la chasse, Magaly a passé ces journées à dormir, à lire ou à préparer ces armes. Elle a aussi de nombreuse fois parlée avec Viridiana et Lazare. En prenant beaucoup sur les vampires et surtout sur sa mère qui était bien connu d’eux.

La vieille du départ, après que le soleil soit couché, elle a compagne les membres du conseil jusqu’à leur voiture.

- Ne fait pas trop de bêtise, petite, de nombreuses personnes t’apprécient et d’autre comptent sur toi, dit Viridiana après l’avoir serrée dans ces bras une dernière avant de monter dans sa voiture personnelle.

- Je vais essayer, mais je ne promets rien, car rester sage, ce n’est pas du tout mon truc.

- Essayer, c’est déjà un miracle venant de toi, quand on te connaît un peu mieux, conclue Lazare.

Les membres du conseil partent enfin, rendant le calme au manoir. Magaly retourne dans sa chambre pour revérifier et finir ces préparatifs, car tôt demain matin, elle sera sur le chemin de sa vengeance.

- C’est vraiment ce que tu veux, demande Nicolas en rentrant en douce dans sa chambre.

- Oui, j’ai besoin de savoir quelques choses qu’eux seuls pourront me donner.

- J’aurais à ton retour les résultats de ton sang, informe-t-t-il pour changer de discussion.

- Cool, tu verras alors que j’ai toujours raison.

- Toujours, je ne crois pas !, dit-il en rigolant et en s’approchant d’elle. Dans un mouvement rapide il l’a prend dans ces bras. Fait très attention à toi la puce. Reviens nous entière.

- Comptes sur moi. Et à mon retour, je pourrais recommencer à t’emmerder un peu plus.

Après une brève nuit, Magaly, armée jusqu’aux dents, va au rendez-vous, retrouver ses camarades d’armes pour partir enfin en chasses.

- Salut ! Vous êtes prés à jouer ?, leur demande-t-elle avec un grand sourire.

- Toujours, surtout avec toi comme chef, car ça veut dire beaucoup de bagarre et de jeu, explique Blaise en rangeant un fusil un pompe dans l’étui derrière son dos.

Ils forment tout un rond autour d’une vieille souche d’arbre, où ils ont mis une carte de la forêt.

- On a lancé à la rumeur, à travers les différents villages du coin, qui disait que tu allais faire une grande balade dans la forêt pour te remettre de tes émotions, annonce Olic.

- Chouette, en plus ça m’a manqué de ne plus crapahuter partout au milieu de la végétation très dense.

- On a surtout appuyé sur le fait que tu seras toujours toute seule, sans tes chers gardes les loups-garous et ton vampire, ajoute l’un des jumeaux.

- Dommage pour eux, je ne serai pas vraiment toute seule, je vais juste changer de garde du corps, dit Magaly en rigolant. Au fait, Léto vient avec nous.

- Léto…. Qui ?, demande Sue.

- Tu ne comptes quand même pas emmener ton loup ?, rétorque Olic en montrant le loup gris qui sort de derrière un arbre.

- Bien sur que si, il va nous mettre de masquer vos odeurs.

Après longue discussion, Léto finit par les accompagner dans la chasse.

Il a fallut une journée entière de marche à Magaly pour qu’elle décide de créer son campement à côtés de la rivière qui passe dans la forêt. Tranquillement installée autour d’un bon feu, elle essaye de regarder les étoiles à travers les branchages des arbres. Elle finit par s’endormir assez tard, emportée par la fatigue, avec auprès d‘elle Léto.

Sauf que sa nuit fut plus courte que prévue, car des hurlements bestiales se sont entendre tout près d’eux.

Elle sort son magnum de son étui, restant à l’écoute du moindre bruit. C’est quand elle entend un hurlement humain suivi de près par des coups de feu, qu’elle commence à s’inquiéter. Magaly attrape toutes ses armes et se dirige rapidement vers la source des bruits. En cours de route, elle comprend que le lieu qu’elle chercher et le lieu où normalement les jumeaux se sont planqués, elle accélère le pas.

Les hurlements et les coups de feu s’arrêtent d’un coup, laissant pour leurs bruits, ceux de la forêt.

Magaly n’est pas la seule à arriver sur les lieux. Olic l’attrape par la taille pour éviter qu’elle voit Sue et Blaise qui s’occupent des jumeaux.

- Laisses moi aller auprès d’eux. Qu’est-ce qu’ils ont ?, demande-t-elle en hurle sur son ami. Laisses moi y aller.

- Non, reste avec moi à l’écart.

Magaly ne l’entend pas ainsi, elle frappe assez fort Olic pour qui lâche un peu la pression, ce qu’il lui permet de partir auprès des autres. Elle regarde encore et encore, mais son cerveau ne veut pas ou refuse de comprendre que la marre de sang et les chairs étalées sur le sol sont aux jumeaux. Les corps sont étendu dans leur propre liquide vitale, les têtes n’y sont plus attacher. L’un d’eux, à la poitrine éclater, poumons et le cœur ailleurs sur la terre. Tandis que l’autre à ces entrailles dévorées.

Ce n’est qu’en entendant de nouveau hurlement que Magaly comprend et réagit enfin.

- Non………. Non……………..

Olic essaye de l’attraper, mais elle tombe à genoux sur le sol, se couvrant ainsi de sang. Léto vient se placer à côté d’elle, lui léchant le visage.

Quand elle sent une main protectrice venir se poser sur son épaule, elle se lève d’un bon, les yeux remplis de colère

- Que comptes-tu faire ? Magaly, arrêtes tout de suite, ordonne Olic quand il la voit enlever son collier.

Un grand vent rempli d’énergie tourne autour d’elle, le sang pénètre dans le sol, renforçant son énergie. Le vent enfonce d’un coup dans la forêt suivie de près par son propriétaire.

Des hurlements presque humains se font entendre non lion d’elle.

Magaly s’arrête nette, ce qui permet à Olic de revenir auprès d’elle.

- Qu’as-tu fais ?, demande-t-il en regardant ces yeux qui sont entièrement noir, totalement envoûtant

- Le vampire est à moi, il est en mon pouvoir.

Elle recommence à courir, semant de nouveau les trois chasseurs. Elle retrouve rapidement sa proie pliée en deux sur le sol à cause d’une force invisible.

- Je t’avais dit de partir revoir ton maître tu m’a désobéit.

- Et alors, tu ne peux rien contre moi, je suis un vampire, tu restes une humaine impure légèrement plus rapide que les autres.

- Faux, je n’ai plus rien d’une humaine depuis longtemps, lui avoue-t-elle en relâchant le pouvoir qui le maintient en place. Tu aurais dû partir.

- Vient avec moi et tu ne verras plus de mort.

- Même si je vient avec toi, il y aura toujours plein de mort autour de moi car je suis née de la mort, explique Magaly en sortant ses sabres. Bats toi maintenant.

Le vampire fait de même, il sort une épée. Ces yeux un peu violets brillent dans la nuit grâce aux rayons de la pleine lune.

- Appelles tes loups-garous auprès de toi, tout de suite.

- Hors de question, ils s’amusent avec tes amis les chasseurs.

- Quelque chose me dit que tu vas vite changer d’avis, informe-t-elle en s’approchant de lui, ce qui permet à Iörek de voir ces yeux.

- Impossible, c’est impossible, tu es vraiment la fille qu’il veut. Tu es vraiment son héritière, bafouille le vampire avec peur.

- L’héritière de qui ?, l’interroge Magaly en s’approchant un peu plus de lui.

Au lieu de répondre il se met en position de combat et l’attaque. Les lames s’entrechoquent, résonant dans la forêt. Comme de nouveau hurlement retentissent, Magaly accélère le rythme, blessant le vampire à la joue. Le sang de celui-ci coule le long de sa joue. La jeune nécromancienne fait rentrer son pouvoir par la plaie. L’énergie se repend dans tout le corps du vampire qui s’écroule sur le sol, les yeux vitreux.

Les trois chasseurs arrivent à ce moment.

- tu l’as tué ?, demande Sue.

Pour répondre à sa question, le vampire se relève, mais au lieu de les attaquer, il se place devant Magaly attendant ces ordres.

- Appelles tes loups-garous maintenant.

Le vampire sort de sa poche un objet qui ressemble fortement à un sifflet. Un bruit strident se propage dans la forêt, et les loups-garous rappliquent rapidement.

- Attention ils arrivent, annonce-t-elle en resserrant sa poigne sur le manche de ses sabres.

- Q’as-tu fais au vampire ?, demande Sue tout en scrutant les environs.

- Il est à moi, en mon pouvoir, on ne risque rien avec lui tant que je le tiens. Il est devenu mon joujou.

Comme les loups-garous se placent devant eux, les explications s’arrêtent là.

- Vous vouliez récupérer les loups-garous du Vatican, et bien les voilà, enfin ce qu’il en reste.

- Tu abuses Mag, on fait quoi maintenant ?, interroge Olic en regardant ces yeux noirs.

Magaly lâche l’un de ces sabres sur le sol et prend son magnum. Elle tire en pleine tête d’un des lycanthropes qui hurle de douleurs avant de tomber raide sur le sol.

- Ils vont les avoir, mais ils seront tous mort, explique-t-elle en continuant à tirer dans le tas.

Un nouveau combat commence, même Léto se joint à la danse.

Un des loups-garous saute sur Magaly, la plaquant contre le seul. Comme il ne bouge plus, Olic et Blaise s’approchent d’elle, mais d’un coup de pied plein placé, la jeune femme envoie valser le cadavre loin d’elle, en récupérant au passage son sabre. Elle fait un grand sourire à Olic et Blaise avant de repartir dans le tas.

Blaise monte dans un arbre avec un fusil à pompe vivant les loups-garous.

Les lycanthropes tombent un par un, soit par un coup de feu ou par une arme blanche.

Il reste plus qu’un loup-garou qui se bat contre Olic. Magaly décide donc de l’aider, mais au moment où elle arrive près d’eux, elle voit des immenses griffes pénétrer dans le ventre du chasseur. Les yeux d’Olic semblent sortir de leur orbite. Une fois, ce qui sert de main sortit du ventre du chasseur, celui-ci tombe lourdement en arrière, heurtant le sol de plein fouet.

- Non, hurle Magaly en se jetant sur le loup-garou qu’elle tue d’un coup de sabre net et précis en plein cœur.

Blaise et Sue se jettent sur Olic, quand ils remarquent que Magaly lui tient la main et elle pleure à chaude larme.

La souffrance du chasseur se fait ressentir sur ses traits qui sont tirés.

- Je suis désolé, je ne voulais pas.

- Je le sais, articule difficilement Olic en lui coupant la parole. Je ne t’en veux pas, ma puce……….

- Ne dis plus rien, gros bêta, lâche Sue en lui tapant légèrement sur la tête.

Olic attrape d’un coup Magaly pour la prendre une dernière fois dans ces bras.

- Prends soin de toi et va voir ce vampire seule, dit-il lentement en grimaçant et en détachant chaque syllabe.

- Tu vas guérir et on va le tuer ensemble. Tu vas venir avec moi.

Mais les yeux du chasseur se ferment, son souffle s’arrête.

- Tu n’as pas le droit de nous faire ça ! Non….. Pardon, hurle-t-elle en se levant d’un bond pour s’approcher du vampire.

- Magaly, que vas-tu faire ?, interroge Blaise en essayant de la retenir.

Le vent rempli d’énergie refait surface dans la forêt, libérant le vampire de son emprise.

- Vous êtes content……. Je vais aller le voir votre maître ? Lui crache-t-elle en le frappant de toute ses force au visage. Par contre, vous ne le reverrez pas.

Magaly prend un de ces couteaux qu’elle plante dans le cœur du vampire.

- Cette fois, il est mort.

Lâchant toutes ces armes sur le sol, elle par en courant, abandonnant les deux chasseurs.

Elle fonce dans la forêt à travers les arbres qui maintenant sont éclairés par le soleil. Parfois à cause de ces yeux qui sont brouillés par les larmes, elle tombe sur le sol, percute des branches. À bout de souffle, elle arrive tard au manoir, le soleil commence à se coucher.

Elle frappe comme une folle contre les lourdes portes qui sont fermées. Quand les portes s’ouvre enfin, elle ne cherche même pas à voir qui vient d’ouvrir, elle fonce encore pour aller dans sa chambre. Mais devant sa porte, elle s’effondre à bout de nerf, s’appuyant le dos contre le mur. Elle plaque ces jambes contre elle, formant un cocon, sa tête se balance au rythme de ses sanglots.

Alexander s’approche d’elle. Magaly l’entend parler à quelqu’un, mais elle ne fait pas attention, restant dans son état second.